Les banques centrales contre la croissance

Pourquoi les politiques monétaires sont des freins à la croissance véritable

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Les banques centrales contre la croissance

Publié le 7 juillet 2015
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Par Guillaume Nicoulaud.

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La croissance réelle à long terme d’une économie1, rapportée au nombre d’individus, repose fondamentalement sur la croissance de sa productivité. Cette dernière dépend en premier lieu et de manière évidente, du progrès technique qui se traduit par une accumulation de capital physique et humain de meilleure qualité. C’est ce qui permet, par exemple, aux ouvriers du secteur automobile de produire infiniment plus, en valeur, que leurs prédécesseurs d’il y a quelques décennies et donc, de bénéficier de niveaux de vie2 bien plus élevés. Le progrès technique nous permet de produire plus de richesses tout en économisant les facteurs de production ce qui, in fine, se traduit par un « gâteau » plus grand à se partager. En d’autres termes, la croissance du revenu réel par habitant repose sur l’accumulation et l’amélioration du capital physique et humain, c’est-à-dire de l’investissement, de la recherche et de l’éducation3.

Encore faut-il, bien sûr, que ces facteurs de productions soient alloués de manière optimale ou, du moins, de la meilleure façon possible étant donné les informations dont nous disposons aujourd’hui. Il serait contreproductif, en effet, de mobiliser nos ressources financières, nos efforts de recherche et nos meilleurs ingénieurs sur, par exemple et pour prendre un exemple fantaisiste, une machine à couper les cheveux en quatre dans le sens de la longueur. Dans une économie de marché raisonnablement libre, le critère de sélection fondamental c’est la profitabilité espérée du projet d’investissement4, la valeur actuelle nette (VAN), le taux de rendement interne (TRI) ou toute autre mesure équivalente. Un projet d’investissement profitable, par définition, créé de la valeur ajoutée ; laquelle, sommée à l’échelle d’une économie, s’appelle Produit Intérieur Brut ; lequel, en variation d’une période à l’autre, est habituellement désigné sous le nom de « croissance ».

Mais, parce que nous vivons dans un monde d’incertitude radicale, les investisseurs5 commettent régulièrement des erreurs. Parce que les choses changent et parce qu’il est presque impossible de prévoir dans quel sens, nous progressons à tâtons, à coup d’essais, de succès, d’erreurs et de corrections. Telle usine qui, lorsque sa construction a été décidée, semblait être un bon investissement se révèle finalement un gouffre financier ; tel diplôme qui, aux dires des spécialistes, ouvrait la voie d’une carrière prometteuse se révèle finalement sans valeur ; telle action qui, il y a dix ans, semblait un peu trop chère se révèle finalement avoir été un des meilleurs investissements de la décennie. C’est-à-dire que la capacité d’une économie à optimiser l’allocation de son capital repose notamment sur sa capacité à corriger les erreurs commises dans le passé.

Dans la théorie dite autrichienne du cycle (ABCT), les politiques monétaires d’assouplissement provoquent une expansion du crédit, pas de débat là-dessus, c’est l’effet explicitement recherché, qui s’accompagne généralement d’une mauvaise allocation des facteurs de production ; ce que les partisans des politiques monétaires contra-cycliques réfutent. C’est la première phase, celle du boom, qui, toujours selon l’ABCT ne dure que tant qu’elle est soutenue par la politique d’argent facile ; c’est-à-dire jusqu’à ce que la banque centrale, parce qu’elle perçoit des tensions inflationnistes, décide de durcir sa politique. À ce moment, expliquent Mises et Hayek, les investissements douteux apparaissent pour ce qu’ils sont ; les stocks s’accumulent, les capacités de production inutilisées et le chômage augmentent et, fatalement, un certain nombre d’investisseurs se retrouvent en situation de faillite, entrainant avec eux le système bancaire.

C’est, bien sûr, à ce stade que la banque centrale décidera d’assouplir sa politique monétaire afin, pour reprendre la terminologie keynésienne, de booster l’investissement privé et donc, de gonfler la demande agrégée jusqu’à ce qu’elle atteigne un niveau compatible avec le plein emploi. Selon les autrichiens, c’est peine perdue : après avoir été à l’origine des investissements douteux durant la période de boom, le volet monétaire du policy-mix ne fait que ralentir l’inévitable correction, la ré-allocation de capital physique et humain6, et préparer la bulle suivante.

Supposons que les Autrichiens aient raison et que leur description du cycle est, au moins dans les grandes lignes, conforme à la réalité : à quoi devrions-nous nous attendre, dans des économies développées comme les États-Unis ou l’Europe où ces cycles monétaires s’enchaînent depuis plusieurs décennies ? Eh bien à une baisse continue du taux de croissance de la productivité et donc, du potentiel de croissance de nos économies. Les malinvestissements seraient créés durant les périodes de boom et, parce que la politique monétaire ralentit la ré-allocation du capital durant les phases de récession, nos économies ne parviendraient plus à se purger ; progressivement, année après année, les gains de productivité seraient de plus en plus faibles et la croissance, dès lors, stagnerait.

C’est évidemment ce que nous observons et, si j’en crois le dernier rapport annuel de la Banque des Règlements Internationaux, il est très peu probable que ce soit une simple coïncidence. Selon Jaime Caruana7, « les travaux de la BRI ont récemment permis d’établir qu’un boom financier avait tendance à affaiblir la croissance de la productivité, en déplaçant les travailleurs et d’autres facteurs de production vers des secteurs où la productivité croît plus lentement. Contrairement à ce qu’il se passe lors d’une récession normale, cette mauvaise affectation de la main-d’œuvre exerce durablement des effets négatifs sur la trajectoire de croissance de la productivité, et donc sur la production potentielle au lendemain d’une crise financière. »

Je laisse à chacun le soin de comparer les prédictions de l’ABCT8 avec ce que trouve la BRI de façon purement empirique. Sans m’autoriser de raccourcis épistémologiques hasardeux, je me contenterais de noter que ça colle drôlement bien et que tout se passe comme si Mises, au moins dans les grandes lignes, avait vu juste dès 1912. Partant, il y a deux façons de voir les choses : la première consiste à continuer aveuglément à appliquer la potion magique néo-keynésienne sans se poser de questions :  « c’eut été pire si l’on avait rien fait » et « si ça ne fonctionne pas, c’est qu’on a pas fait assez. » ; et la seconde consiste, a minima, à reconsidérer très sérieusement l’ABCT et, au besoin, à l’améliorer. Quel que puisse être votre a priori sur la question, vous ne pouvez plus l’évacuer d’un revers de main.


Sur le web

  1. Cette remarque ne vaut naturellement que pour les économies de marché. Dans une économie de type socialiste, la notion de croissance n’a aucun sens si ce n’est une mesure de l’accroissement du volume des différentes productions décidées par le planificateur.
  2. Notamment si vous rapportez la croissance des salaires réels au nombre d’heures effectivement travaillées.
  3. Il s’agit ici d’une conception très utilitariste de l’éducation : une nation d’ingénieurs est infiniment plus productive qu’une nation d’ouvriers non qualifiés ; pensez, par exemple, à nos contemporains allemands et chinois.
  4. Ce qui s’applique aussi à des études.
  5. Ce qui s’applique aussi à des études.
  6. Qui, selon Mises, prend naturellement du temps dans la mesure où investisseurs et employés tendent à s’accrocher à l’espoir d’une reprise.
  7. Jaime Caruana, DG de la BRI, 28 juin 2015.
  8. Voir, par exemple, Mises, L’action humaine, XX, 9.
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  • Bonjour,

    lorsque l’on ajoute à cela l’avalanche de règlementation intervenue sur les 40 dernières années, on réunit assez bien les conditions propices à une non croissance de long terme.

  • Excellent article!
    Merci.

  • L’erreur de l’école Autrichienne est de croire au mythe du multiplicateur monétaire, c’est-à-dire croire que la création monétaire des banques privées (le crédit) est déterminé par la base monétaire produite par les banques centrales. Ce n’est d’ailleurs pas la seule école de pensée économique à faire cette erreur, c’est également le cas de sa cousine néoclassique. Mais dans la réalité la causalité est inverse comme l’ont montré Kydland et Prescott. Les banques privées accordent des crédits, créent de la monnaie et ensuite la banque centrale adapte la base monétaire pour permettre aux banques de se refinancer auprès d’elle. Cette conception est bien entendue en totale contradiction avec les présupposés idéologiques de l’école autrichienne. A leur théorie du cycle je préfère l’explication des cycle par Minsky qui me semble davantage correspondre avec la réalité économique et financière

    • « la causalité est inverse comme l’ont montré Kydland et Prescott » : puisque vous les avez lus, vous ne manquerez pas de nous offrir une ou deux citations dans le texte (avec le lien qui va bien), explicitant cette fameuse causalité inverse qui reste un mystère pour beaucoup.

      • je croyais vous avoir déjà répondu sur un autre article. Bon, afin de vous éviter trop d’efforts en cette période de canicule, voici le lien https://www.minneapolisfed.org/research/qr/qr1421.pdf. je vous invite à lire la fin de la page 16 et le début de la page 17.Voici ce qui est écrit : « Il n’existe pas de preuve que la base monétaire ou bien M1 conduisent le cycle, bien que des économistes continuent de croire à ce mythe monétaire. Tant les séries de la base monétaire que celles de M1 sont en général pro-cycliques et, parfois, la base monétaire est légèrement en retard sur le cycle ».

        • Malheureusement, vous ne répondez toujours pas sur le fond du sujet. A quel moment les auteurs cités déduisent-ils que les banques privées déterminent les politiques monétaires (votre interprétation) quand ils se contentent de démontrer l’inanité des politiques discrétionnaires des banques centrales (véritable objet de leur travail) ? On désespère de lire une citation qui lèverait explicitement l’ambiguïté. Vos interprétations sont peut-être intéressantes mais elles ne sont que cela.

          Par ailleurs, leurs travaux n’égratignent en aucune façon l’analyse autrichienne des cycles économiques. Ils auraient même plutôt tendance à la confirmer, au vu des cycles lisibles sur les graphiques du document que vous citez. Si les interventions désordonnées de la Fed n’ont aucun effet positif sur la croissance (effet retard clairement démontré), en revanche on doit au moins s’interroger sur, sinon affirmer, leurs effets négatifs sur la croissance (les baisses du PNB suivant quasi-systématiquement les hausses de la masse monétaire). De même, on note que les reprises coïncident étrangement avec les phases de déflations, révélant l’autre mythe des effets bénéfiques imaginaires de l’inflation tellement désirée par nos politiciens et banquiers centraux socialo-keynésiens pour financer leur collectivisme débridé (les graphiques sont en page 16).

          Comme vous êtes en forme, malgré ou grâce à la chaleur, vous tenterez également de nous expliquer la proximité (le cousinage) que vous croyez observer entre les écoles autrichiennes et les néoclassiques, en dehors du fait que tous construisent leurs théories sur les fondations de prédécesseurs forcément communs, quitte à les critiquer.

          • savez-vous à quoi correspond l’agrégat monétaire qu’on nomme M2 ? Si non allez d’abord réviser et on en reparle. Si oui, visiblement vous n’avez pas lu ce que je vous ai conseillé de lire. mais peut-être ne comprenez-vous pas l’anglais. dans ce cas dites-le moi et je traduirai avec plaisir.

            La théorie autrichiennes des cycles se base sur le mythe du multiplicateur monétaire, avez-vous compris ce que c’est ? Sinon dites le moi je vous explique. Si vous ne voyez pas en quoi le fait que les BC n’ont pas d’impact sur la création monétaire et le crédit accordé par les banques c’est que vous n’avez rien compris (comme je le suppose).

            Le cousinage provient notamment de leur croyance commune en la loi de Say.

            J’attends les réponses à mes questions, petit comique.

            • Les banques centrales fixent le prix auquel les banques privees se refinancent, donc elles influencent fortement la demande de credit. Sans parler des regles de Bales et autres joyeusete qui influencent fortement la quantite et le type de credit qu’octroient les banques privees ( i.e. Elles achetent de la dette publique en masse, ce qui facilite d’autant le malinvestissement que l’Etat produit toujours genereusement quand il depense). Maintenant essayer donc de nier le rapport de cause a effet entre la politique monetaire de QE de la BCE et la baisse des taux sur les obligations d’Etats, notamment sur les pays les plus depensiers de la zone…

              • « Les banques centrales fixent le prix auquel les banques privees se refinancent, donc elles influencent fortement la demande de credit. » Vous pouvez le formuler comme vous le voulez, c’est faux et démontré par Kydland et Prescott.

                La BCE rachète les dettes des Etats, ce qui fait baisser les taux, et alors ? Quel rapport avec le sujet qui est « les crises monétaires ». Je rappelle au passage que la BCE rachète des emprunts d’Etats auprès de banques privées. Ce qui ne fait que confirmer ce que je dis. Le problème vient des banques privées qui font n’importe quoi.

            • Edifiante réponse qui permet à chacun de se faire une idée précise de vos « qualités ».

              Tiens, oui, parlez nous de M2, la discussion va devenir absolument passionnante.

              Et on attend toujours une citation qui prouverait que vos interprétations pittoresques sont autre chose qu’une pathétique falsification de la pensée de vos deux victimes du jour. Il est de notoriété publique que Kydland et Prescott sont des « ennemis de classe » désignés à la vindicte haineuse des militants endoctrinés. Pour parvenir à leurs fins, deux méthodes ont leur faveur : l’attaque frontale par le discrédit et l’insulte ou la falsification qu’on espère subtile des travaux, pour tenter de leur faire dire autre chose ou même l’inverse de ce qu’ils ont pourtant démontré avec brio. Tout ceci est tellement banal… Friedman, autre victime de choix (surtout depuis qu’il est dans l’autre monde, c’est plus facile), est lui aussi régulièrement falsifié.

              « croyance commune en la loi de Say » : ah, le bouquet final ! Bravo, quel feu d’artifices (dans les deux sens du terme) !

              • vous niez donc que l’école autrichienne croit en la loi de Say ? Comique, va ! Mais on est pas là pour rire, on nivelle par le haut, vous vous êtes trompé d’endroit. Allez sur clown.fr.

                Vous voulez une citation ? Vous êtes vraiment une feignasse ou alors vous ne comprenez pas l’anglais. je vais donc vous assister encore une fois…..

                Voilà ce qui est écrit dans le lien cité précédemment p. 17 : « La différence M2-M1 pilote davantage le cycle que M2, qui ne l’explique qu’aux trois quarts ». Je résume M2 explique le cycle aux trois quarts et apparemment M2-M1 l’explique mieux !

                Comme vous savez ce que sont M1, M2, vous comprendrez. Mais si vous êtes ignorant (comme je le pense) n’hésitez pas à demander des explications.

                encore une fessée et le pire c’est que vous en redemandez.

                • On en tient un bon, peut-être même un champion dans son genre.

                  « Croyance » : le mot clé de votre ridicule incise à propos de Say. Encore bravo, vous correspondez pile poil à la définition de Revel, établie en toute probabilité avant même votre conception.

                  Sinon, toujours des interprétations farfelues auxquelles se mêlent de plus en plus d’agressivité gratuite, mais toujours aucune citation explicite, dans une tentative désespérée de dissimuler l’évidente falsification de la pensée de ces économistes.

                  Personne n’est surpris.

                  • soyez plus explicite lorsque vous m’accusez de manquer de précision et de ne pas expliciter : qu’est-ce qui vous paraît abscons, qu’est-ce que vous ne comprenez pas dans les propos de Kydland et Prescott ?

                    Je parle de croyance en la loi de Say, tout comme je parlerai de croyance en la théorie de la phlogistique pour expliquer la combustion des corps. Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’expliquer, la loi de Say ne permet pas de comprendre et de décrire le fonctionnement d’une économie de production capitaliste. C’est pour cela que je parle de croyance.

      • Mais Antonino vous répond toujours … à l’avance …

        Il est parfaitement vain de lui poser la moindre question… Ne l’oubliez pas …

        • au contraire n’hésitez pas me poser des questions, j’aurais le plaisir de vous répondre et souvent de vous instruire.

  • C’est la production industrielle qui crée la croissance et non la consommation boustée par le crédit des banques.
    Comme la production industrielle est partie de France, on est mal barrés pour voir de la croissance, ou ce sera de manière sporadique, comme récemment, les prix du fioul étaient si bas, que de nombreux particuliers ont remplis leurs citernes pour l’hiver prochain…C’est cela la croissance Française : les dépenses de chauffage.

    • +1 hélas …
      Pour augmenter le PIB seule solution, augmenter les impôts …
      Bon c’est comme augmenter la dose d’héroïne à un malade souffrant mille douleurs : il finira bien par ne plus rien sentir pour l’éternité … … …

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