Les 800 ans de la Magna Carta

King John Posts the Magna Carta to His Facebook Wall, from an 1864 woodcut credits Mike Licht via Flickr ((CC BY 2.0)

Retour sur l’un des moments forts de l’histoire du libéralisme politique…

Par Vladimir Vodarevski.

King John Posts the Magna Carta to His Facebook Wall, from an 1864 woodcut credits Mike Licht via Flickr ((CC BY 2.0)
King John Posts the Magna Carta to His Facebook Wall, from an 1864 woodcut credits Mike Licht via Flickr ((CC BY 2.0)

Saluons la presse qui fait son travail, en l’occurrence Le Figaro.fr signalant la commémoration des 800 ans de la Magna Carta, dans un article assez bien écrit.

La Magna Carta est peut-être un des premiers actes de libéralisme. En effet, son objet est de limiter le pouvoir arbitraire du roi. Elle préfigure les réflexions de John Locke ou de Benjamin Constant sur la limitation du pouvoir de l’État.

Bien sûr, la comparaison avec les temps modernes est limitée. La Magna Carta protège les nobles de l’arbitraire du roi, le peuple étant largement constitué de serfs. Elle protège aussi la liberté de circulation des marchands.

Cet anniversaire est l’occasion de rappeler ce que les Lumières Françaises doivent à la Perfide Albion. Voltaire et d’autres étaient inspirés par le développement des droits au Royaume-Uni. La première Révolution a été la Glorieuse Révolution de 1688. L’Habeas Corpus est aussi une invention britannique.

C’est aussi l’occasion de souligner le lien entre liberté et prospérité. Est-ce un hasard si c’est le pays qui a le premier protégé les droits de ses sujets (il n’y avait pas de concitoyens à l’époque), qui a connu le premier la révolution industrielle, et une expansion et une puissance fantastique ? Et surtout un niveau de vie pour sa population bien supérieur à celui du continent ? Je me souviens d’un texte du voyage d’un Anglais en France, fin 18ème ou début 19ème. L’Anglais était stupéfait par la misère des campagnes françaises. Les pays socialistes ont essayé de copier les techniques pour connaître la prospérité, mais ils se sont effondrés économiquement et socialement, car ce n’est pas la technique qui fait la prospérité.

Cependant, au-delà de la prospérité économique, la Magna Carta est le début de l’affirmation de la liberté de l’être humain, du rejet de l’oppression et de l’aliénation. Le début de l’humanisme, qui s’étendra peu à peu à tous.

Joyeux anniversaire !

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