Discours au Panthéon : la déception

Le regard de René Le Honzec.

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Flanby l’a joué finement : impossible de discuter de la pertinence des choix au Panthéon, impossible de parler de récupération. Mais réussir à relier Mme Anthonioz-de Gaulle à Palmyre ou Boko Haram, Jean Zay à la réforme du collège, fallait oser. Il l’a fait, parce qu’un socialiste, ça ose tout. En discourant, Hollande ne voyait pas des cercueils, mais de belles urnes prometteuses pour sa réélection de 2017. L’émotion passée, des médias se sont rendu compte qu’ils avaient été manipulés, les critiques sont venues quand même. (« Loin de la solennité et de la hauteur historique attendues, François Hollande est redescendu un peu trop vite au niveau de la réponse tactique du Président d’aujourd’hui, voire au discours-programme du candidat de demain. » Courrier Picard). Mais en attendant, le copain Cambadélis a été élu avec 70% à la tête d’un PS tenté par l’anorexie. Encore un bon profil : trucage dans ses diplômes relevés par Médiapart, condamnations pour abus de biens sociaux (affaire Argos, 2000 ; affaire de la Mnef 2006). On peut dire que le PS est en ordre de bataille pour les présidentielles.