Journée de l’Afrique : un continent aux multiples contrastes

Le 25 mai, c’est la journée de l’Afrique qui vise à encourager le rapprochement entre les peuples africains et d’origine africaine pour renforcer l’unité africaine, favoriser la paix et la stabilité du continent.

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Journée de l’Afrique : un continent aux multiples contrastes

Publié le 25 mai 2015
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Par Isidore Kwandja Ngembo

African Renaissance Monument - Jeff Attaway - CC BY 2.0
African Renaissance Monument – Jeff Attaway – CC BY 2.0

« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots »
Martin Luther King

Le 25 mai, le monde célèbre la journée de l’Afrique. Cette journée est commémorée chaque année en Afrique et dans la diaspora africaine pour encourager le rapprochement entre les peuples africains et d’origine africaine afin d’agir ensemble pour renforcer l’unité africaine, favoriser la paix et la stabilité pour le développement et le progrès socioéconomique du continent.

Pour un petit rappel, le 25 mai est une date mémorable de la signature de l’acte constitutif de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) en 1963, devenue par la suite l’Union Africaine (UA) en 2002, à Addis-Abeba en Éthiopie par les Pères de l’indépendance Africaine.

En effet, divisée en 54 États dans une superficie de plus de 30 millions de kilomètres carrés, avec plus d’un milliard d’habitants, soit près de 16% de la population mondiale, l’Afrique est une partie de la planète terre qui regorge suffisamment de ressources naturelles et humaines susceptibles d’être transformées en richesse réelle au bénéfice de ses habitants.

À tous ceux qui ont à cœur l’Afrique et son avenir, cette journée qui lui est dédiée est une occasion de réfléchir froidement et débattre de la situation politique, économique et sociale actuelle du continent, mais aussi du comportement des acteurs qui animent ces différents secteurs de la société africaine.

Comment se porte l’Afrique ?

L’Afrique est un continent qui connait encore des graves difficultés l’empêchant de décoller collectivement et tendre vers son émergence. Il y a un réel problème de gouvernance démocratique. C’est une infime minorité de la classe dirigeante qui détient la quasi-totalité des richesses du continent. On n’y trouve pas de structures sociales fiables de redistribution équitable des maigres ressources financières dont elle dispose à une frange importante de la population qui croupit dans une misère indescriptible.

L’Afrique a beau être considérée comme berceau de l’humanité, elle sert juste à endormir ses enfants mais n’arrive pas à procurer de la nourriture suffisante à leur faim, des soins de santé et une éducation de qualité. Et pourtant, elle regorge d’immenses ressources minérales, forestières et énergétiques qui pourraient servir de levier pour créer de la richesse et procurer du travail à sa population.

Pour mieux comprendre la situation actuelle, il faut remonter aux années 1960, lorsque les différentes entités territoriales administrées par les colons accédaient à leur indépendance. René Dumont avait déjà soulevé un certain nombre des préoccupations qu’il considérait comme étant un handicap majeur au développement du continent africain. Son ouvrage publié en 1962 et intitulé « L’Afrique noire est mal partie » avait dressé un portrait peu reluisant des conséquences de la décolonisation et révélé des réalités que les Africains d’alors se refusaient de voir en face.

Certains intellectuels et surtout l’élite politique africaine trouvaient scandaleuse une telle prédiction qui ramait à contre-courant des espoirs qui régnaient à l’époque et de la vague d’euphorie suscitée par le mouvement des indépendances africaines qui balaya tout le continent.

Hélas, 53 ans après, « L’Afrique Noire est mal partie » de R. Dumont reste encore d’actualité. L’Afrique piétine encore et semble n’avoir toujours pas trouvé ses repères. Le continent africain est miné de l’intérieur par des conflits armés, des guerres civiles et ethniques souvent instrumentalisées de l’extérieur, avec tout ce que cela comporte de violations des droits de la personne, prédations des ressources naturelles, etc.

À cela s’ajoute la question l’exercice du pouvoir politique dans un État de droit et de respect de textes fondamentaux qui régissent la gestion de la Res publica. La situation actuelle au Burundi en est une illustration.

L’idéal des Pères de l’indépendance africaine, celui d’unir le continent et promouvoir l’intégration économique, s’est révélé au fil des années comme un cauchemar, sinon un rêve lointain et difficilement réalisable. L’Afrique est plus que jamais divisée et ne peut parler d’une seule voix sur un certain nombre de sujets cruciaux d’intérêt continental.

Y a-t-il un avenir pour l’Afrique ?

Il y a lieu de dire simplement que là où les afro-pessimistes voient le verre à moitié vide, les afro-optimistes voient plutôt le verre à moitié plein. En effet, il y a une Afrique qui bouge et dont les images ne sont pas souvent montrées dans les médias notamment occidentaux.

Certes, l’Afrique fait encore face à des défis énormes sur les plans de l’éducation, la santé, la gouvernance et la gestion de l’environnement. Il y a un manque de nourriture, d’eau potable en abondance, d’énergie électrique et de structures de soins de santé de qualité.

En ce qui concerne les questions liées au processus démocratique, notamment l’organisation des élections libres et transparentes, le Nigéria, la plus grande puissance économique du continent, a donné une leçon de démocratie et de l’alternance pacifique. Espérons que les autres suivront ce bel exemple.

Toutefois, il est important que chacun comprenne que l’instauration de régimes réellement démocratiques, de la bonne gouvernance et de l’indépendance de la justice sont les principes importants pour régler durablement les maux du continent.

Avec les taux de croissance enregistrés ces dernières années, une population jeune et de mieux en mieux formée, et d’immenses ressources naturelles, je suis de ceux qui pensent que l’Afrique est un continent d’avenir, que son développement est possible, à condition que les africains comprennent sérieusement qu’il est impérieux de repenser l’école, les structures de gouvernance et de gestion de ressources naturelles, etc.

Les Africains doivent éviter de tomber dans le fatalisme, le pessimisme et la résignation ; au contraire, ils doivent avoir la conviction qu’il est possible de procurer de l’avenir aux milliers de jeunes Africains aujourd’hui abandonnés à leur triste sort, ces jeunes qu’on a vu manifester au « Printemps arabe » (en Tunisie, Égypte, Libye et dans une moindre mesure en Algérie et au Maroc), le mouvement « Y’en a marre » au Sénégal, le « Balai citoyen » au Burkina Faso ou encore le « Filimbi » en République démocratique du Congo.

Ces manifestations illustrent bien le degré de frustration des jeunes Africains qui osent défier les régimes en place, quand d’autres affrontent la mort chaque jour en tentant d’embarquer à bord de bateaux de fortune à la recherche d’une « vie meilleure » en Occident.

« Faisons de l’Afrique l’arbre de vie. Pour maintenir les liens qui déterminent notre destin, consacrons-nous tous au combat pour une paix durable et la justice sur Terre. Unissons-nous tous et travaillons dur afin de donner le meilleur de nous-même à l’Afrique, berceau de l’humanité et source de culture… » Extraits de l’hymne de l’Union Africaine

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  • S’il y a un monument particulièrement sujet à polémique, au cœur d’un véritable scandale et qui n’est surtout en rien « africain », c’est bien le Monument de la Renaissance africaine. Et réalisé par des Nord-Coréens qui plus est. Ce choix n’est peut-être pas très judicieux pour illustrer la journée de l’Afrique, d’autant plus sur un webzine dédié aux libertés politiques et économiques… Toutefois l’article est instructif et bien écrit, offrant un très intéressant panorama de la situation et des enjeux en Afrique – merci à l’auteur Isidore Kwandja Ngembo

    • Le projet du monument a été confiée à l’architecte sénégalais Pierre Goudiaby Atepa.L’œuvre a été « dessinée » par le président Wade qu avait été initiée par le célèbre artiste sénégalais Ousmane Sow .

      • Précisément : pour avoir « dessiné » ce monument, l’ex-président s’est octroyé au titre de la propriété intellectuelle 35 % des recettes engendrées par la visite du monument et la fréquentation des infrastructures attenantes – tout en imposant au passage que son fils préside le conseil d’administration de la fondation chargée de la gestion. Si seulement ces 35% correspondaient à la part qu’il était prêt à assumer de sa poche pour le faire construire… Mais le coût, plus de 15 milliards de francs CFA (24 millions d’euros), tout simplement exorbitant dans un contexte de crise économique, a essentiellement été réglé en troquant des terrains publics, littéralement bradés dans ce contexte au plus grand mépris de l’intérêt général. Ce genre de statue est la véritable incarnation d’un système corrompu, et n’inspirera jamais une quelconque renaissance par son érection mais plutôt par sa chute.

  • Si l’Afrique veut être prospère, elle doit choisir la liberté économique. Le problème de l’Afrique c’est le socialisme. L’Afrique est très socialiste. Tant que l’Afrique ne sera pas débarrasser de l’influence du marxisme et du socialisme, elle est condamné à rester pauvre

  • Article nuancé, signe d’un argumentaire pragmatique, néanmoins, le point essentiel n’est pas abordé. Effectivement, vous citez les problématiques de l’Afrique (la démocratie, l’éducation, la santé etc) sans jamais énoncer les sources de ces problèmes. Comme le souligne cette célèbre phrase, il faut prendre le mal par la racine, ainsi par ce procédé, nombre des problèmes auxquels est exposé l’Afrique apparaissent :

    1. Les conséquences de l’esclavage et de la colonisation : 300 ans d’esclavage suivi de 120 ans de colonisation ont complètement disloqués tout un continent, acculturés et appauvris les peuples engendrant ainsi un retard abyssal de l’Afrique sans aucune réparation de tout ces dommages.

    2. La Conférence de Berlin de 1884 : où les puissances européennes décident de se partager, tel un gâteau, les territoires africains en vue de l’exploitation de ces innombrables ressources. Ici, les tracés des frontières ont été fait sans aucune considération des ethnies, des cultures et histoires des territoires, en somme ce tracé cherchait volontairement à rassembler différentes ethnies sous une même région, s’assurant ainsi d’une Afrique indéfiniment instable, quoi de mieux pour exploiter leur ressources… ne disons pas « Diviser pour mieux régner » ?

    3. La Françafrique : forme de néo-colonialisme suite à la décolonisation africaine dans les années 60, ainsi les États africains apparaissaient indépendants dans la forme mais soumis dans le fond, la France via ses succursales pétrolières, gazières et minières, s’appropriant les ressources en toute liberté via les marionnettes et guignols que sont ces chefs d’État africains servant leurs intérêts personnels et français.
    Cette françafrique était si vraie et si importante qu’un homme d’État détaché de toutes les instances démocratiques agissaient dans le secret le plus total, on le nommait « Monsieur Afrique », cet homme fût Jacques Foccart, qui agissait en toute discrétion sous l’ordre privé du Président de la République française afin de s’assurer des intérêts en Afrique.

    4. La disparition inexpliquée des grands chefs d’États indépendants : Lumumba, Sankara etc tout ces hommes partisans d’une Afrique libre et indépendante, tous retrouvés morts. Sankara le disait lui-même lors de son discours en Éthiopie, « après ce discours vous risquez de me retrouver mort » et ce fût le cas…

    5. Le FMI, la Banque Mondiale et autres institutions : via des politiques d’ajustement structurel, où ces institutions prêtent de l’argent en l’échange de privatisation des services publics et réduction des budgets publics, les États africains ne peuvent donc développer leurs structures et investir dans le développement des établissement scolaires, hospitaliers etc.

    Il est impossible de tout développer dans un commentaire, un résumé quelque peu explicatif était donc de mise. Mais ce qui ressort de tout cela, c’est que l’Afrique retrouvera sa grandeur que si elle est réellement libre et détachée de toutes ces influences occidentales et maintenant asiatiques (notamment la Chine) enragées par le contrôle des ressources africaines.

    • N’importe quoi. En gros, si on vous écoute c’est la faute des autres ( plus spécialement des occidentaux). Cet argument est tjs très facile c’est d’ailleurs pour cela qu’ il est très utilisé depuis la nuit des temps. Ce n’est certainement pas avec les gens comme vous que l’Afrique va devenir prospère. Des études ont montré que les pays où les gens considéraient qu’ils étaient responsables de leurs problèmes étaient économiquement plus développés que les pays où les gens considéraient que ce sont des facteurs extérieures qui sont responsables de leurs problèmes. Par exemple, en général, dans les pays protestants, les gens considérent plus facilement qu’ils sont responsables de leurs propres problèmes que dans les pays catholiques (qui sont moins prospères). L’un des gros problèmes des pays arabes ainsi que des pays d’Europe du sud et d’Afrique c’est cette tendance à tjs rejeter la faute sur les autres.
      Loin de moi de vouloir défendre la colonisation mais celle ci a clairement développé l’Afrique. Que l’on veuille ou non, la colonisation a aussi apporté bcp de bonnes choses à l’Afrique.
      Si vous prenez un pays comme la république démocratique du Congo, on estime à plusieurs décennies le temps nécessaire pour que ce pays retrouve le niveau de vie qu’elle avait au moment de l’indépendance.
      Là où l’Occident nuit le plus à l’Afrique c’est quand elle veut imposer ses valeurs( démocratie, droits de l’homme,..) à l’Afrique. Il faut laisser les africains avec leurs propres valeurs. Je pense que les africains feraient bien d’inventer leur propre modèle de démocratie qui fonctionne en Afrique car le modèle actuel donne le pouvoir à l’ethnie majoritaire et provoque des tensions ethnique es.
      L’assassinat d’un certain nombres de chefs d’États est la conséquence de la guerre froide. Il fallait stopper l’influence communiste par tous les moyens. Cela a concerné le monde entier pas que l’Afrique

      • « Loin de moi de vouloir défendre la colonisation mais celle ci a clairement développé l’Afrique » voilà bien une attitude classique de ne pas reconnaître ses erreurs ou du moins chercher à les minimiser… En pensant ainsi, vous défendez la colonisation et avait un regard tout à fait colonisateur et réducteur de l’Afrique. D’ailleurs les colons, avaient pour premier argument « aider l’Afrique » ou encore « civiliser l’Afrique ».

        Ce qui est assez drôle, des « hommes civilisés » ont agis comme la plus basse des réflexions intellectuelles considérant que la couleur de peau distingue l’humain de celui qui n’est pas humain. Par ailleurs, qu’il y a t-il de civiliser dans le fait de piller… ?

        Connaissez-vous vraiment la définition de colonisation ? La colonisation se traduit par une expansion territoriale qui s’opère à travers une domination politique (l’État colonisé est dirigé par le colonisateur), domination militaire (imposition de l’armée coloniale) et domination économique (exploitation des matières premières tels que le pétrole, le gaz, l’or, le diamant ou encore les matières primaires alimentaires, en un mot, le pillage).

        Ainsi par la colonisation, les colons français, anglais, belges et autres pays occidentaux ont pendant un siècle pillés l’Afrique de ses richesses (alors que l’Afrique sortait à peine de 300ans d’esclavage inhumain occidental…), ce qui se traduit par un retard énorme dans son développement économique et sociétal, par ailleurs une acculturation a été mis en place, où leur culture et éducation ont été réduits à néant pour être remplacés par la culture occidentale, c’est l’exemple du français parlé par ces pays d’Afrique de l’Ouest. D’ailleurs ce contrôle était tel que leur monnaie était le Franc CFA (qui existe encore aujourd’hui) contrôlé par le Trésor français, n’oublions pas que CFA signifie « Colonie Française d’Afrique »…

        Ensuite, la Françafrique, qui existe encore aujourd’hui est la cause principale du retard africain, en effet comme il a été dit dans l’ancien commentaire, la Françafrique est un mécanisme pour parer à la décolonisation, Charles de Gaulle l’avait clairement expliqué en mettant en scène pour reprendre ses mots « une cellule Afrique ». Ainsi, encore aujourd’hui les pillages existent c’est bien pour ça que lorsque l’armée française intervient en Afrique sous couvert de protéger la démocratie africaine alors qu’en réalité il s’agit de protéger les gisements pétroliers et gaziers, ainsi que l’uranium, les diamants et autres, qu’on parle « d’intérêt français en Afrique ». Parle t-on d’intérêt africain en France ? Non…

        Vous savez, pour constater ce pillage, il suffit d’avoir un simple réflexe, par exemple comment se fait-il que Total (l’une des plus grandes entreprises de pétrole et de gaz) peut-elle être aussi puissante ? La France est pourtant dépourvue de pétrole et de gaz. La réponse est simple, sa richesse vient de l’Afrique via la colonisation et aujourd’hui la Françafrique. Sans ce mécanisme de Françafrique, Total et de manière plus large la France (y compris les autres pays colonisateurs) ne serait pas cette grande puissance économique.

        Alors non il ne s’agit pas de mettre toute la faute sur les « autres » car les responsables africains ont et continuent de trahir leur peuple, mais ces « autres » ont joués un rôle fondamental dans la pauvreté africaine alors que ce continent est le plus riche en matière première.

        Autre point, difficile de comprendre votre mépris à l’égard du socialisme. L’esclavage et la colonisation trouvent leurs aspirations dans le libéralisme où les grands penseurs libéraux justifiaient ces méthodes, en considérant l’Homme Noir comme sauvage et non humain. D’ailleurs la DDHC de 1789 en est le plus bel exemple, alors qu’on énonçait la liberté et l’égalité des Hommes, on mettait en esclavage l’Afrique…

        Par ailleurs, vous oubliez que le libéralisme c’est l’accumulation du capital, ainsi ce sont ceux qui détiennent le capital qui dictent les règles (il n’y a qu’à observer le rôle et la puissance des lobbys, ou encore dans certains pays dit démocrate comment les partis vivent sur les financements des multinationales ou encore la main mise de ces dernières sur les médias, difficile de parler d’indépendance de la presse quand on appartient à des grands groupes, c’est l’exemple du Figaro appartenant à une multinationale d’armement, Dassault), alors que dans une démocratie, ce sont les citoyens qui devraient dicter les règles.

        Le libéralisme est la défense d’intérêt particulier où le commun n’est pas pensé, alors que c’est pourtant le socle de la démocratie. Vous oubliez également les méfaits du libéralisme, où la privatisation est le maitre mot. Pensez-vous qu’il est normal de privatiser les hôpitaux, l’école, les services publics alors qu’ils sont la garantie d’un accès pour tout citoyen aux éléments les plus essentiels ? Difficile de défendre une santé privatisée où les plus aisés peuvent se soigner. Difficile de défendre une éducation privatisée où les plus aisés pourront avoir accès à l’éducation. Auriez-vous donc oublié que le premier rôle de l’État réellement représentatif des citoyens et garant de la démocratie est de protéger et garantir le bien être des citoyens ?

        Pis encore, l’État semble aujourd’hui sur le chemin de sa propre destruction avec la négociation actuelle des traités qu’on nomme TAFTA, ACS, TISA, GMT où les multinationales pourront attaquer l’État si ce dernier prend des mesures qui vont à l’encontre de l’intérêt de l’entreprise, ainsi les lois contre les produits dangereux pour le consommateur sont des mesures qui vont à l’encontre de l’entreprise, l’État devra payer des dommages et intérêts à l’entreprise. La mort de la démocratie où le capital a pris l’ascendant sur le citoyen…

        Enfin, il ne s’agit pas de dire qu’il faut être socialiste ou libéral, cette tendance à tout mettre dans une case est destructeur, car le monde n’est ni blanc, ni noir, mais gris.

  • article intéressant produit par Kwandja, mais le problème de développement de l’Afrique peut s’expliquer par des raisons culturelles. En effet ce continent est victime de son hospitalité, sa solidarité sans limite, ses pratiques culturelles très coûteuses telles que les baptêmes, les mariages et les funérailles. Pour cela le modèle de développement capitaliste n’est pas la solution. Il faudrait donc penser un modèle socialiste qui prenne en compte les réalités africaines.

    • Le socialisme n’a jamais marché et cela ne marchera jamais. Divers études ont montré que la prospérité économique était lié à la liberté économique.
      L’un des problème d’Afrique est justement le socialisme et le manque de liberté économique.
      Un conseil, lisez le site libre Afrique.
      La pauvreté mondiale a diminué de moitié ces vingt dernières années grâce au capitalisme.
      PQ l’Afrique anglophone s’en sort mieux que l’Afrique francophone ? Car elle est moins socialiste. La France a influencé ses ex colonies avec le socialisme
      Il y a trop de bureaucratie en Afrique et pas assez d’entreprenariat. L’Afrique doit inciter a l’entreprenariat si elle veut s’enrichir

    • Le socialisme c’est le vol, le socialisme pervertit la notion de solidarité en la rendant obligatoire. Je ne vois pas ce qu’il y a de moral dans le socialisme qui n’est ni plus ni moins que la spoliation de son prochain et qui est motivé par l’envie et la jalouisie

    • Un point commun entre le chili, la Corée du sud, Taïwan, Singapour,…. ? Simple tous ces pays sont passés en quelques décennies de pays du tiers-monde à pays développés. Tout cela grâce à la liberté économique. Les pays africains ont qu’à suivre leurs exemples et choisir aussi la liberté économique

  • Bien sûr qu’il y a un avenir pour l’Afrique. C’est le prochain continent à se développer après l’Asie et l’Amérique du sud. Et au lieu de rattraper des africains qui essaient tant bien que mal à venir en Occident et en France en particulier, l’Occident et la France feraient mieux d’implanter des écoles et des écoles de prestiges (BEP, CAP, école Centrale) et des institutions (Musée du Louvre, Beaubourg,…)

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