Salaire minimum : ses effets à San Francisco

Quand le petit commerce ferme à cause du salaire minimum et non de la concurrence…

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waterstones in London credits Paolo Margari licence (CC BY-NC-ND 2.0)), via Flickr.

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Salaire minimum : ses effets à San Francisco

Publié le 23 mai 2015
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Par Aurélien Chartier, depuis les États-Unis.

waterstones in London credits Paolo Margari licence  (CC BY-NC-ND 2.0)), via Flickr.
waterstones in London credits Paolo Margari licence (CC BY-NC-ND 2.0)), via Flickr.

Bien que la tendance générale se trouve davantage à la centralisation, la politique aux États-Unis continue à rester largement décentralisée, notamment par rapport aux pays européens. Il est courant d’avoir des lois spécifiques à un État, un canton voire une ville. Un des exemples les plus représentatifs est le salaire minimum, l’équivalent du SMIC français. S’il ne se situe qu’à un raisonnable $7.25 par heure au niveau fédéral, il est plus élevé dans de nombreux États ou villes. La Californie a ainsi un salaire minimum de $9 par heure, l’Oregon est à $9.25 et Washington à $9.47. Le choix de ces trois États dans mon exemple n’est pas un hasard : ils forment la côte Ouest des États-Unis, réputée pour être plus à gauche politiquement que le reste des États-Unis. On les surnomme d’ailleurs officieusement Left Coast, jeu de mots sur le fait qu’ils sont à la fois sur la gauche de la carte géographique et politique américaine.

C’est donc sans surprise qu’on retrouve ces États dans le top 5 des États ayant le salaire minimum le plus élevé (les deux autres étant le Vermont et le Connecticut). De plus, la plupart des grandes villes de ces États ont des lois locales élevant encore le salaire minimum et la tendance est nettement à la hausse sur ces dernières années. Ainsi, Seattle prévoit de l’augmenter de $9.32 à $15 d’ici la fin 2017, soit une hausse vertigineuse de plus de 50%. Du côté de Portland, on est passé depuis février à $15 pour les employés municipaux, le taux pour les autres salariés restant pour le moment à $9.25. Mercredi dernier, Los Angeles vient juste d’adopter une hausse du salaire minimum de $9 à $15 d’ici 2020. Enfin, San Francisco et Oakland se sont alignés à $12.25 avec une hausse prévue à $15 pour la première ville dans les trois ans qui suivent. On est donc ici en présence d’une expérience à grande échelle sur les effets du niveau d’un salaire minimum.

La suite de cet article se focalisera davantage sur San Francisco.

En effet, les résultats de cette augmentation commencent ici à se faire sentir après le vote de cette loi en novembre dernier, qui imposait déjà une augmentation de $11 par heure jusqu’au taux actuel. Début février, le quotidien The New Yorker, pourtant orienté à gauche, relatait les soucis de la librairie Borderlands qui envisageait de fermer suite à la hausse du salaire minimum rendant ce commerce « non viable financièrement si soumis à ce salaire minimum ». Pourtant, son propriétaire Alan Beatts se déclare ouvertement favorable à cette mesure tout en reconnaissant qu’elle l’oblige « mathématiquement à fermer sa librairie ». Le salaire de ces cinq employés, dont un seul à temps plein, compte pour 42% de ses dépenses, ce qui donne un impact énorme au changement de législation. Après avoir envisagé de nombreuses solutions, Alan Beatts finit par annoncer la fermeture de sa librairie, regrettant que les petits commerces ne soient pas soumis à un salaire minimum moins élevé que les moyennes et grandes entreprises.

Comme le reste de l’article le décrit, cette annonce irrita de nombreuses personnes considérant qu’elle laisse à entendre que la cause principale de la fermeture de la libraire est la hausse du salaire minimum, et non la compétition d’Amazon et des e-books. Cela reflète une incohérence fondamentale de la gauche américaine qui, tout en reconnaissant généralement qu’il y aura potentiellement une perte nette d’emplois sur le court terme, pense que les effets sur le long terme seront positifs grâce à l’augmentation du pouvoir d’achat des moins aisés. Or, cette vision macro-économique ignore le fait que les magasins indépendants seront touchés nettement plus que les chaînes par la hausse du salaire minimum. Ces mêmes magasins indépendants sont généralement prisés des personnes en faveur de cette hausse car ils les considèrent essentiels à la vie communautaire du lieu où ils vivent. On pensera bien entendu ici à la célèbre citation de Bossuet : « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont il chérissent les causes. »

Plus récemment, le magazine conservateur National Review s’intéressait au cas de la librairie de comics Comix Experience qui existe depuis 1989. Son propriétaire et fondateur Brian Hibbs est depuis devenu un personnage important de ce milieu, tout en réussissant à rendre son magasin profitable chaque année depuis sa création. Ses premiers calculs indiquent cependant qu’il lui faudra obtenir une augmentation de ses bénéfices annuels de $80.000 pour rester profitable une fois le salaire minimum de San Francisco fixé à $15 par heure. Sachant que les comics américains ont leur prix imprimé sur la couverture, il lui est impossible d’augmenter ses prix. Rechignant à lancer une campagne de crowdfunding dans la lignée de Borderlands (à qui cette solution a offert un an de sursis), Brian Hibbs se montre amer sur cette hausse du salaire minimum.

« Bien qu’étant un progressiste vivant à San Francisco, je crois au capitalisme. J’aimerais qu’on laisse le marché régler ce problème. […] Nous sommes pour un salaire décent, un salaire minimum en principe…mais je pense qu’une loi qui ne vérifie pas que les gens puisse payer n’est pas la meilleure solution. […] Pourquoi empêcher deux personnes consentantes de s’arranger sur un salaire inférieur à x dollars de l’heure ? »

Restant fidèle à ces principes, Brian Hibbs a lancé un abonnement à un club dont les membres recevront chaque mois un comic sélectionné par son staff et seront invités à des soirées réunissant artistes et scénaristes de comics, le tout streamé afin d’attirer des membres vivant en dehors de la ville. Cette solution nécessite toutefois d’obtenir 334 abonnés dès juillet pour faire face à la prochaine augmentation du salaire minimum. On souhaitera bien entendu à cette initiative de réussir, la volonté entrepreneuriale de son créateur étant admirable.

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  • J’ai lu que Los Angeles avait prévu ce problème, ainsi son salaire minimum à $15 de l’heure ne s’appliquerait qu’aux entreprises de plus de 50 salariés. ça passera sans doute mieux.
    N’empêche ces gens auraient pu réfléchir un peu avant de faire ça.

    • Tiens, une obligation très lourde qui ne s’applique qu’aux entreprises de plus de 49 employés. Et je suppose que Los Angeles n’anticipe aucun effet pervers ?!

  • Exactement le même problème en France avec les prix imposés sur les livres et magasines.
    2500 libraires indépendants français aux revenus minimum. Comme indépendants parfois souvent inférieurs au SMIC avec des durées de travail titanesques. Parlons même pas des salariés des librairies et notre SMIC dissuasif. Ils sont quasi inexistants.

  • on peut aussi regarder par l’autre bout de la lorgnette :
    la disparition des emplois économiquement sans intérêt..telle cette bibliothèque ..qui pour survivre devra passer par les subventions ou le mécénat si vraiment on veut la garder comme une œuvre dans un musée.
    ce salaire minimum peut permettre aussi un progrès économique en accord avec l’évolution d’une société tout en paraissant un progrès social et de gauche !

    • euh… sans intérêt pour qui ?
      au départ, il y a une entreprise rentable.
      puis vient l’état qui ajoute des réglementations, des obligations, des interdictions, qui prend des taxes, des impôts, qui donne des amendes pour non respect des réglementations, des obligations, des interdictions…
      à la fin, le patron de cette entreprise jette l’éponge et ferme sa boutique.
      et un commentateur qui n’a rien compris au film qui s’est pourtant déroulé sous ses yeux (certes sur des dizaines d’années…) et qui dit, si ce n’est pas viable sans subvention, autant laisser couler, c’est un emploi économiquement sans intérêt.

      • une entreprise nait et meurt et renait sous une autre forme ou est perdue a jamais.
        si elle sait s’adapter en dégageant des bénéfices elle survivra …est ce la faute de l’état si le consommateur se tournent vers autre chose ?
        dans le cas de cette librairie si elle n’est pas capable de donner un salaire décent pour que ses employés vivent…plus d’employés et on n’en parle plus. est ce la faute de l’état ? surement indirectement et probablement non car l’économie exige des martyres , rien ne doit être éternel d’où l’imbécilité des subventions a une entreprise d’état ou privée les rendant immortelles au prix de la mort d’entreprises tout juste viables ou de non naissances

        • Réactitude tu nous sors toujours ce concept de la destruction créatrice pour justifier le SMIC.

          La destruction créatrice est un phénomène naturel sans interventionnisme car c’est le marché qui décide.
          Là c’est la réglementation qui tue l’entreprise.

          Je ne sais pas ce qu’est un salaire décent mais je sais ce qu’est un contrat avec les 2 parties qui donnent leur accord.

          • la réglementation tue l’entreprise…..j’espère que ce n’est pas le but mais pour un gvt la réglementation est créatrice d’électeurs , c’est l’unique critère qualité de leurs actions .
            un salaire décent…c’est au minimum ne pas avoir besoin de l’argent de l’état …le smic sert a ça , augmenter les recettes de l’état en supposant que de toute façon ils ne peuvent rien pour diminuer le nombre de chômeurs..c’est une solution de facilité permettant d’atteindre rapidement leur objectif electoral

            • « un salaire décent…c’est au minimum ne pas avoir besoin de l’argent de l’état … »

              Waouh… l’argent de l’état ? L’état travaillerait-il ? L’argent de l’état n’existe pas… c’est l’argent des contribuables.

              Au lieu que ce soit l’état qui subventionne le SMIC avec l’argent des contribuables, ce sont les entreprises… donc les salariés et les consommateurs… donc les contribuables… est-ce différent ? Non.

        • dans le cas de cette librairie si elle n’est pas capable de donner un salaire décent pour que ses employés vivent…plus d’employés et on n’en parle plus

          Vous remplacez librairie par … gouvernement !!! Employés par … fonctionnaires !!!
          Dites voir, pourquoi personne n’a mis le SMIC à 20000 Euros ❓ Sont-ils idiots de ne pas y avoir pensé plus tôt ❓

          Cela donne :

          dans le cas de ce gouvernement si il n’est pas capable de donner un salaire décent pour que ses fonctionnaires vivent…plus de fonctionnaires et on n’en parle plus

          Moi, j’aime bien cette idée … je ne dois pas être le seul 🙂 🙂 🙂
          Et cela pourrait bien se produire … !!!

    • Décréter un emploi « sans intérêt » est un jugement de valeur ignoble, asocial, pour ne pas dire social-traître. Comment une loi modifiant artificiellement le marché pourrait-elle être en accord avec la société ? La société s’exprime véritablement à travers le marché libre, pas à travers des lois artificielles. Les emplois détruits par les lois politiciennes sont pourtant justifiés du point de vue des lois économiques, puisqu’ils existaient avant ces lois.

      Le marché libre rend les individus autonomes des pouvoirs politiques tandis que la politique n’a d’autre objet que d’asservir les individus. Mais voilà, le pouvoir politique déteste l’économie. Parce que l’économie est un puissant contre-pouvoir, le politique fait l’impossible pour détruire l’économie, notamment à l’aide des politiques discrétionnaires des gouvernements ou des BC. Lorsqu’une loi contrevient à la régulation par le marché, elle est tout simplement illégitime et immorale. Elle réduit la capacité d’expression de tous au profit des quelques prétentieux qui font mine de représenter l’opinion du public alors qu’ils ne sont que l’opinion publique, mensonge destiné à asservir le plus grand nombre au profit de quelques intérêts particuliers. Seul le marché libre représente l’opinion réelle du public.

      Parce qu’elles réduisent le potentiel d’expression de la société, on comprend sans effort inutile que les lois instituant des planchers (ou des plafonds) en matière salariale sont des régressions économiques. A cause de ces lois, des centaines de millions d’individus sont exclus, privés des bienfaits des marchés libres, privés de tout espoir d’amélioration de leurs conditions économiques et sociales. Les chômeurs et les pauvres exclus de la société à cause des lois politiciennes insanes ne l’ignorent plus et expriment leur rejet de la politique en refusant de voter.

      Le progrès social n’est ni de gauche ni de droite. Le progrès social ne dépend pas des positionnements politiques factices. Il est loin au-dessus des abjectes contingences partisanes.

      • bien entendu , le SMIC ne doit pas exister , le marché doit déterminer le salaire , pas l’état . mais l’état à ses problèmes personnels a résoudre ( ce ne sont pas les nôtres) , il a le pouvoir de faire , il fait et jusqu’à présent cela lui réussit ..pour nous c’est une autre histoire. mais qui sommes nous..rien nous ne faisons pas le poids , ils ont gagné jusqu’à ce que leur système implose de lui même .

  • Toutes ces attaques contre le principe d’un salaire minimum me laissent perplexe.
    Peut-être existe-il des excès dans sa mise en place ?
    Il n’en reste pas moins que l’objectif est de permettre à tout travailleur de vivre décemment de son travail.
    Pensez vous que cela soit possible pour un SMICARD contraint de vivre dans ou proche d’un grand centre Urbain ?

    • Le problème n’est pas là, généralement une entreprise compense ces augmentations en augmentant ses prix ou en réduisant ses investissements, ce qui est dommageable pour la classe moyenne qui ne bénéficiera donc pas de cela. Les travailleurs sous-payés sont une minorité, saper la majorité pour aider une minorité n’aidera pas car si la majorité voit son pouvoir d’achat rogné il consommera moins.

      Demander à ce que la croissance du salaire minimum augmente légèrement plus que l’inflation serait moins douloureux à long terme tout en aidant ces travailleurs.

      • Si je comprends bien votre commentaire, vous ne remettez pas en cause le principe d’un salaire minimum, mais plutôt son augmentation excessive et brutale. Sur ce point, je suis d’accord avec vous.

        Pour mémoire, en 2013 + de 13% des salariés en France étaient payés au SMIC (source DARES).

        Le SMIC est également un repère fréquent dans l’élaboration des grilles de salaires et concerne donc, de manière indirecte, beaucoup plus que les 13% ci-dessus. Cela commence à faire un belle minorité.

        • Ils étaient 10% 2 ans avant (2011) ce qui tend à contredire que ça influe sur les salaires supérieurs : le smic nivelle par le bas. Cette hausse de 10% à 13% vient de l’augmentation de juillet 2012 de 2.6% du smic pour fêter « moi président ». Vérifiez d’ailleurs avec votre ou les salaires de votre entourage et vous verrez que là ou vous gagniez 4 fois le SMIC vous n’en gagnez maintenant que 3 fois 20 ans après : le smic nivelle par le bas.

          Le SMIC en instituant un salaire minimum trop élevé pour les non qualifiés n’encourage pas les gens à se qualifier : qqun avec un CAP est souvent payé comme qqun sans qualification. Le SMIC cannibalise les salaires supérieurs et à l’extrême limite détruit ces emplois… c’est ce qui va se passer à San Francisco et on accusera des causes extérieures.

        • les syndicats de profs commence à découvrir l’eau chaude (et à s’en plaindre) : il y a quelques décennies le prof débutait à 2x le SMIC et terminait sa carrière à 5 x. Maintenant il commence au SMIC + peanuts et termine à 2,5 SMIC…

    •  » Il n’en reste pas moins que l’objectif est de permettre à tout travailleur de vivre décemment de son travail.  »

      Les salaires que versent généralement les employeurs aux salariés sont décents. Ils deviennent indécent une fois que l’état leur a fait les poches.

      D.J

    • Manouk : « Il n’en reste pas moins que l’objectif est de permettre à tout travailleur de vivre décemment de son travail. »

      C’est au travailleur de juger si son salaire est décent et si travailler à ce prix est plus profitable pour lui, compte tenu de sa situation à un instant « T », que le chômage rétribué ou le non-travail sans indemnité.

      Avec le salaire minimum cette décision est prise pour lui, de force, par quelques bureaucrates très éloigné de sa réalité.

      Pourquoi diable donner le droit de vote à des gens qu’on estime trop stupide pour décider s’ils doivent ce lever tous les matins ou pas pour un certain tarif ?

      • « C’est au travailleur de juger si son salaire est décent et si travailler à ce prix est plus profitable pour lui, compte tenu de sa situation à un instant « T », que le chômage rétribué ou le non-travail sans indemnité. »
        Ça parait tellement évident 😉

  • Ce n’est pas parce que le modèle économique de la librairie de quartier ne fonctionne pas face aux chaînes de distribution qu’il faut rejeter la faute sur le salaire minimum.

    Le problème c’est le modèle économique pas les salaires dont les minima sont les mêmes pour tous.

    • LOL… le modèle économique fonctionnait jusqu’à ce que la réglementation mette son nez dedans… mais bien sûr ce n’est pas la faute à la réglementation…

      • Non, jusqu’à ce que des chaînes de magasins ne leur fassent une concurrence sévère.

        Le Salaire minimum ne fait qu’avancer une échéance inéluctable.

        La règle est la même pour tous.

        • Ce n’est pas parce que « la règle est la même pour tous » que ça rend la règle équitable.

          Taxez à 80% les 500,000 premiers euros de chiffre d’affaires et à 0% le solde et appliquez cette règle à toutes les entreprises… et ensuite vous pourrez dire que le modèle économique des petites entreprises n’est pas viable et que c’était inéluctable.

          Si de grandes entreprises se développent c’est simplement que ça permet de répartir des charges fixes sur un plus grand nombre de salariés (effet d’échelle). Les salaires représentent plus de 60% des charges fixes dans une petite entreprise mais 30% dans une grande et les petites entreprises sont donc plus sensibles aux hausses de salaire.

          A vous lire on croirait que le commerce de proximité est un non sens économique et on se demande alors pourquoi la part des hypermarchés diminue actuellement et qu’il y a de plus en plus de petites épiceries qui se transforment en Carrefour City.

          Dans d’autres pays il n’y a pratiquement pas d’hypermarchés. Par exemple en Australie il n’y a que des 7/11, Coles etc qui sont de petites ou plus rarement moyennes surfaces.

          • En l’occurence sur le salaire minimum, la règle est équitable !

            En outre, si vous abaissez, ou supprimez le salaire minimum, cela profitera à la grande entreprise qui aura encore plus de moyens de laminer ses concurrents petites entreprises. On tourne en rond.

            • cela profitera à la grande entreprise qui aura encore plus de moyens de laminer ses concurrents petites entreprises. On tourne en rond.

              Non, les pays développé sans Smic laminent quasi tous la France au classement du dynamisme des petites et moyennes entreprises. (Allemagne, Danemark, Finlande, Suède, Suisse)

              Le Smic n’est pas la seule cause, coté imbécilité législative et fiscale la France est championne, disons que c’est une pierre de plus dans le fardeau.

            • @ Manouk

              Vous pensez qu’il suffit de dire que quelque chose est équitable pour que ça le soit ?

              La suppression du salaire minimum profiterait aux grandes entreprises ? Non les salaires dans les grandes entreprises sont plus élevés. Fail.

              http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=224

              Vous êtes plein de contradictions et c’est vous qui tournez en rond :

              – vous convenez que le salaire minimum pénalise les petites entreprises mais que c’est inéluctable mais que sa suppression avantagerait les grandes entreprises… faudrait savoir

              – vous dites que le SMIC influence les salaires supérieurs mais vous ne tenez donc pas compte de l’impact qu’il pourrait avoir sur les salaires supérieurs dans les entreprises, dont les grandes entreprises.

              Vous avez simplement décidé idéologiquement que c’était bien et c’est donc bien mais à ce moment là répétez le devant votre glace.

        • « Le Salaire minimum ne fait qu’avancer une échéance inéluctable.

          En final Mr le Juge, ce meurtre n’est pas quelque chose de si grave que ça… cette personne allait bien mourir un jour ou l’autre, je n’ai fait qu’avancer une échéance inéluctable…

    • Mais, vous avez parfaitement le droit d’être naïve. Augmentez le SMIC ❓ Très bien, le nombre de caisses automatiques augmentera. Pourquoi croyez vous qu’il y a des queues monstres au Carrefour à Signy ou à Ferney ❓ A Auchan ou je fais mes achats, je vais toujours aux caisses automatiques.

      Résultat ❓ Des emplois NON QUALIFIÉS SUPPRIMÉS. Certes, il reste une caissière de compétition, un dixième de poste d’informaticien ultra-qualifié.

      Mais le bougre ou bougresse qui ne sait rien faire, qu’en faites-vous ❓ Des allocations pour rester à domicile à se déqualifier encore plus à ne rien faire du tout ❓ Ne pensez-vous pas que le bougre/bougresse va haïr votre belle société réglée comme du papier musique ❓

      Le problème, c’est qu’aujourd’hui, le bon sentiment, c’est devenu comme du papier chiotte que l’on jette après usage. Il n’y a plus de service après-vente. Et c’est devenu la spécialité de nos nouveaux curés du PS. 🙁 🙁 🙁

      • Si je suis votre raisonnement, il faudrait abaisser les salaires pour empêcher que le progrès technologique ne détruise les emplois des personnes non qualifiées.

        Alors, petit exercice : Quel salaire permettrait d’empêcher l’implantation de caisses automatiques ?

        Le coût d’une caisse automatique est d’environ 15.000 euros. Elle est amortie sur 3 ans, soit environ 416 euros par mois.

        Soit, au mieux, un équivalent salaire de 320 euros brut/mois (déduction des charges patronales), sachant que la caisse automatique fonctionne 24/24.

        Vous pensez que c’est une solution ?

        • Vous proposez d’interdire les caisses automatiques, avec un SMIC à 20000 EUR comme solution ❓

          Je ne propose rien. Je souligne que si vous poussez un paramètre de l’équation dans un sens, d’autres paramètres partent dans l’autre sens. Vous ne pouvez touiller comme vous le souhaitez, c’est l’affaire de l’entrepreneur. Se mettre dans ses pieds, c’est l’entraver et générer du chômage.

        • Selon Manouk il est donc préférable de prendre $500 à quelqu’un qui travaille pour les donner à quelqu’un qui ne travaille pas plutôt que de lui permettre de gagner ses $500 lui-même.

          En final il aura toujours $500 mais c’est mieux !

          • Non, selon Manouk, tout travail mérite salaire et celui-ci doit permettre de vivre dignement.
            Mon propos s’arrête là.

            • Ben non, cela ne s’arrête pas là : tout le monde est bien sûr pour. Il faut juste pouvoir.

            • Et Manouk si votre travail ne produit que 500E on doit quand même vous en donner 1400 ?
              On les prend où ?

              • Et s’il ne produit plus que 100 euros, on fait comment ? On restaure des pratiques d’un autre temps ou d’un autre monde ?

                Dortoir collectif, bol de riz, 12h00 par jour à la tâche, premier boulot à 12 ans.

                Possible, mais moi je préfère crever !

                • 100E ? Pourquoi l’exagération continuelle ? J’ai pris l’exemple de 500Ecar c’est justement le niveau des revenus de remplacement type RSA.
                  On peut vivre avec 500E quand c’est du revenu de remplacement mais pas avec 500E quand c’est un salaire ? Elle est où la magie ?

                  Un employeur n’a pas intérêt à sous payer un employé par rapport à un minimum vital (non réglementé) ne serait-ce que pour le voir à l’heure et en forme au boulot tous les matins.

                  Mais vous ne répondez pas à la question : la différence vous la prenez où ? Et la magie décrite ci-dessus elle est où ?

                  • En fait, avec à minima 5.5 Millions de chômeurs pour environ 500.000 postes à pourvoir, l’offre de travail est pléthorique pour une demande particulièrement faible. Naturellement, si vous acceptez que la valeur du travail soit fixée par le marché, celle-ci aura tendance à tendre vers 0.

                    Soit vous acceptez la règle du marché soit vous fixez un minima à 500 euros, il faut choisir !

                    Petite correction en passant, avec 500 Euros on ne vit pas, on survit tant bien que mal et malheureusement on en crève aussi.

                    Sur l’intérêt de l’employeur : Après une nuit de sommeil dans son dortoir, et un repas au réfectoire, son employé sera en forme. Pas libres et pas heureux mais en forme. Les bon maîtres avaient compris cela avant vous dans leur exploitation de cannes à sucre. Plus proches de nous, les exemples ne manquent pas a travers le monde et en particulier en Asie, ce qui n’empêche pas les usines de tourner et de fournir allègrement le marché. Et puis de toute les façons, ça se bouscule au portillon, un de perdu …

                    Ceci étant, pour être en cohérence avec votre point de vue sur le salaire minimum et sur la nécessité de laisser le marché fixer la valeur travail , il vous faut aller au bout de votre logique et proposer la suppression de la protection offerte à l’ensemble des salariés (CDI, Grille de Salaires des CCN etc.)

                    Cela permettrait de renégocier les salaires régulièrement (de haut en bas de l’échelle), de supprimer l’effet inflationniste de l’ancienneté et de facilité le retour à l’emploi des chômeurs (certes au dépend des actifs).

                    Cela aurait le gros avantage de provoquer une forte contraction des revenus, de provoquer un mouvement déflationniste et in fine de nous permettre de vivre avec 500 euros / mois.

                    Qu’en pensez vous ?

              • Gameover vous dites :

                « La valeur travail vient du prix. Le prix n’est pas l’addition de valeurs travail mais c’est l’inverse. Le prix des profuits ou servivces étant quant à lui déterminé par le marché »

                Si le salaire est fonction de la valeur travail qui est elle même fonction du prix sur le marché, alors il y a un gros bug quant au salaire correspondant à la valeur travail de l’ouvrier d’une unité de production sous traitante d’ un célèbre fabricant de téléphone. C’est peut être la raison pour laquelle ce célèbre fabricant, qui ne sait plus quoi en faire, planque ces liquidités dans les paradis fiscaux.

                Un peu de régle parfois cela fait du bien !

                • Merci de rester dans les fils de discussion originaux ! Sinon c’est difficile à suivre.

                  Pas de bug : il semble que vous n’ayez pas compris pourquoi des entreprises externalisent des services ou de la production : c’est pour payer un prix sur un marché concurrentiel et non des salaires en interne.

                  Et pourtant vous avez bien utilisé le mot « sous-traitance ». Le sous-traitant est moins cher qu’une production en interne quand bien même Apple s’installerait en Chine sous son propre nom : un sous-traitant est multi produits, s’il fait moins de produits X, il fera plus de produits Y et il aura toujours de meilleures machines qu’un producteur intégré. Et il y a assez de sous-traitants dans le monde pour que le marché soit très concurrentiel. Donc les salires des sous-traitants s’établissent en fonction du prix du produit sur le marché et un téléphone sorti d’usine c’est 200 à 250E de production pure (hors développement hein).

                  Si Apple fait de l’argent c’est bien… lancez vous si vous pensez que c’est rentable et que c’est de l’argent facilement gagné… Chouette le marché est libre !

                  Et là on voit bien que le prix du téléphone sur le marché (800E environ) n’a rien à voir avec la valeur du travail inclus dedans même si en final la différence n’est pas si importante que cela : Apple fait environ 200E de bénéfice net par téléphone… il en vend juste quelque centaines de millions…

    • Manouk: « Ce n’est pas parce que le modèle économique de la librairie de quartier ne fonctionne pas « 

      Le total des charges en France atteint 65% pour les PME. Dire qu’un modèle économique ne fonctionne pas en ignorant les effets d’un tel boulet est absurde.

      • Le sujet de l’article « Salaire minimum : ses effets à San Francisco ».

        Je décortique :
        – Salaire Minimum
        – San Francisco

        Vous me parlez de charges (Fiscales ?, Sociales ?) en France.

        Hors contexte

        • Sans rire, il vous a échappé que cet article écrit en français sur un site libéral français vise à critiquer le SMIC français ?

          A part ça, la Californie est un des états les plus socialistes d’Amérique et elle se place même au deuxième rang mondial, juste devant la France, pour la taxation du capital.

          Même plus basses, les charges sur les librairies suffisent à mettre en difficulté votre « modèle économique des librairies » comme l’écrivent les intervenants.

    • Le problème, c’est que vous ne voulez pas ou parfois ne pouvez pas payer suffisamment cher vos produits pour que la caissière du super marché et ses collègues puissent « vivre dignement de leur travail ».

      Faut arrêter votre hypocrisie… Quand vous achetez un produit chinois qui a son équivalent produit en France mais plus cher, c’est que vous considérez que celui qui a fabriquer ce produit en France vie ou survit dignement de son travail mais que vous ne voulez pas qu’ils vive dignement à vos dépens !

  • Comme partout dans le monde des politiques sont la pour créer des réglementations sans jamais en assumer les conséquences. La loi de l’offre et de la demande ne peut pas être contourné sans effets négatifs. Mais les politiques sauront communiquer sur l’aspect qui les arrangent pour êtres réélus.

  • Pas besoins d’instaurer un salaire minimum si l’état arrêtait de spolier les salaires des travailleurs en charges sociales, impôts et autres taxes. Mais essayez de faire entrer cela dans la tronche des socialos premiers responsables des salaires brut amputé par l’état pour financer tout et n’importe quoi.

    D.J

  • Toujours les mêmes articles et commentaires faciles sur le smic, l’exemple d’une bibliothèque est délicieux, surtout celle de l’article !

    • Surtout quand ceux qui en parlent et théorisent sur ce sujet ne sont pas les plus concernés !

      • Pas les plus concernés ❓

        Qu’en savez-vous exactement ❓ On peut-être concerné soit-même ou par un proche ou une connaissance.

        • A mon avis, si en pied de votre bulletin de salaire vous aviez un net a pyer de 1.137 euros, vous n’aimeriez pas que l’on vous explique que vous êtes bien trop payé !

          • Je dirais plutôt qu’il manque d’entrepreneurs pour me donner un choix de gagner un peu plus, de monter l’échelle. Comme vous avez tabassé les entrepreneurs, ils ont cessé d’entreprendre en fRance.

            Mettez donc le SMIC à 20000 EUR que l’on rigole un peu. Et essayez de fermer les frontières…

            • En fait, si je comprend bien votre idée, c’est de faire bosser des lampistes avec des salaires misérables, créér une tension sur le marché afin de vous permettre de mieux négocier votre salaire et progresser dans l’echelle sociale.

              • Manouk : « En fait, si je comprend bien votre idée »

                Un intrus s’est glissé dans la phrase ci-dessus, sauras-tu le détecter ?

                • Relisez votre commentaire du 24 mai 15h15. Vous y avez glissé un bel intrus !
                  « les pays développé »

              • Bonjour Manouk
                Voir revoir Edgar l’exploiteur… et réfléchir non dogmatiquement.
                https://www.youtube.com/watch?v=fGKFTUVQPTM

                Cordialement

                • Magnifique film de propagande !

                  Indignons nous !

                  • J’ai bien dit non dogmatiquement
                    Evidemment si une vidéo qui va à l’encontre de votre doxa est de la propagande, je ne peux rien faire pour vous.
                    Toujours cordialement.

                    • Je n’ai pas de DOXA. Par contre j’ai quelques questions à vous poser :

                      – Comment, avec quelles méthodes et selon quelles références est fixée la valeur travail de votre balayeur ou celle de la secrétaire ?

                      – Savez vous calculer votre valeur travail ?

                      – Que se passe-t-il quand le salaire maximum fixé en fonction de cette valeur travail, est inférieur aux ressources nécessaires à couvrir les besoins primaires (les travailleurs pauvres) ?

                      – Pensez vous honnêtement que l’on puisse être libre et indépendant avec un salaire de misère comme le prétend votre film ?

                      – Êtes vous fataliste au point d’accepter sans condition le nivellement par le bas que nous impose la mondialisation et d’imposer aux plus faibles la responsabilité d’y remédier ?

                      Comme je l’indique plus bas dans mon commentaire du 25/05, les statistiques du chômage sur 9 pays européen, ne montre aucune corrélation entre salaire minimum et chômage. C’est un faux problème.

                      Voilà pourquoi je suis pour un salaire minimum.

                      Il existe d’autres vrais problèmes :

                      – La complexité du code du travail,
                      – Les taux de prélèvements sur les salaires,
                      – Les politiques de redistribution excessives,
                      – Les 35h00

                    • C’est une question piège… coquin !

                      La valeur travail vient du prix. Le prix n’est pas l’addition de valeurs travail mais c’est l’inverse. Le prix des profuits ou servivces étant quant à lui déterminé par le marché.

                      D’ailleurs des gens changent de travail pour gagner plus. Ils n’ont pas pris subitement de la valeur. ils vont juste travailler dans une entreprise qui pourra se permettre de mieux valoriser leur travail (valeur / valoriser)

                      Des entreprises externalisent des services pour payer un prix au lieu d’un travail, le prix du service étant tributaire du marché. De plus ça leur donne plus de flexibilité.

                      Si vous avez un doute sur la relation prix –> valeur travail, pensez aux oeuvres d’art…

              • En fait, si je comprend bien votre idée, c’est de faire bosser des lampistes avec des salaires misérables, créér une tension sur le marché

                Eh bé, vous leur prêtez des intentions aux employeurs. Ils n’ont que cela à faire ❓

                • Je parle de vous et de votre commentaire pas des employeurs dont je fais parti.

                  • Ah, vous êtes employeur, enfin soit-disant. Combien d’emplois créés ❓ Aucun ❓ Facile de venir raconter n’importe quoi…
                    Occupez vous d’abord de vos, soit-disant, employés, et non de ceux des autres.
                    Croyez le ou pas, je pense que vous pencherez vers la version négative, si vous augmentez vos soit-disant employés, vos soit-disant collègues patrons devront faire la même chose.
                    Montrez l’exemple avec votre soit-disant entreprise au lieu de venir chialer par ici qu’on peut mettre un SM.

                    • @MichelC

                      Cher Michel

                      Vous vous emportez, vos propos dépassent votre pensée j’espère !

                      Petite précision dans votre vocabulaire « Chialer », cela veut dire défendre son point de vue ?
                      Rassurez vous, je l’ai compris comme ça.

                      Mon entreprise se porte bien, mais employés aussi, ils sont en général payés au dessus du SMIC, ce qui leur convient bien.

                      Et vous, cher Ami, que faites vous dans ma vie ?

                    • Mon Cher Michel,

                      J’ai une autre question, quand vous dites « par ici » :

                      Pouvez vous m’indiquer à quel parti politique, à quelle organisation, à quel courant de pensée, ou encore à quelle église, que sais-je, il faut adhérer, appartenir s’affilier pour venir « Chialer Ici » ?

                      Vous m’obligeriez en me répondant promptement.

                      Bien à vous

                    • Cher Michel,

                      Je suis contrit, mais j’ai une autre question à vous poser, pardonnez-moi.

                      Le C de MichelC, a-t- il un rapport avec les 3 lettres qui manquent au pseudo de FUCIUS contributeur ici ?

                      Sans vouloir vous offensez bien entendu.

                      Bien à vous

          • Manouk: « vous n’aimeriez pas que l’on vous explique que vous êtes bien trop payé ! »

            Surtout que cette interprétation révèle de graves lacunes en lecture si ce n’est en économie.

            Le SMIC et la fiscalité qui va avec fait payer une double facture aux smicard: la précarité du fait de la disparition d’une flopée de petit boulots qui assèchent ce marché et la baisse des salaires du fait de la pénurie de travail dans ce segment.

            Le salaire médian suisse est de 5000 euros avec 3.6% de chômage des jeunes alors qu’il est de 1675 euros en France avec 24% de chômage.

            • Pardonnez moi si Je ne suis pas économiste comme vous. En fait vous nous expliquez qu’il faut supprimer le salaire minimum pour augmenter les salaires.

              • Seul les ignorants et quelques collectivistes peuvent croire qu’un salaire fixé immuablement par la loi va donner les résultats attendu, le dynamisme économique ne se décrète pas, c’est absurde.

                Une caissière Suisse débutante gagne plus qu’un ingénieur français.

                • « Seul les ignorants et quelques collectivistes » : Même façon de procéder que ceux que vous décriez. Vous même, ignorant ? collectiviste ? savant ? devin ?

                  • Non car il y a force arguments dans tous les commentaires ici.
                    En face on a juste : c’est équitable, il faut un salaire minimum sinon des gens vont mouriiiir.

                  • J’aurais pu écrire « les enfants et les naïfs » notez. Il faut avoir le cerveau collé à la glu pour ne pas voir le décalage énorme qu’il existe entre la volonté de la législation française, une des plus fournie au monde, et le résultat.

                    Détail navrant dans toute cette « solidarité », un Smicard, qui ne gagne déjà pas bien lourd se verra imposer à hauteur de ~35% au moins tandis que le patron va devoir le payer 13% de plus.
                    En bref, alors que le salaud de patron l’entrepreneur paie 1646 € et il ne reste au salarié après passage de l’état « solidaire » que 855 euros.

                    • Cher, ce sont vos accusations péremptoires à tout ce qui ne vous ressemble pas, qui sont hors contexte et usantes. Laissez ces termes au vestiaire, supposez que d’autres, adeptes d’une société réellement libérale, puissent avoir des divergences avec votre propre conception. Sans cela, vous procédez exactement de la même manière que ceux que vous désignez comme étant des « collectivistes », s’ils ne sont pas de votre avis, c’est qu’ils ont tort, autrement dit, vous êtes un totalitaire, comme eux.
                      Croyez le, nos avis ne divergent que de peu mais, ils ne sauraient être semblables, sinon à vivre dans un enfer totalitaire, ce sont ces différences et leur acceptation qui font du libéralisme ce qu’il est.
                      Personnellement, tout ce qu j’ai pu lire au sujet du smic ne me convainc pas, surtout pas cet article de commande, truffé d’erreurs et d’approximations (!), encore moins vos explications et celles d’autres qui n’ont, in fine, aucun argument recevable, sinon à reprendre en boucle des poncifs entendus ailleurs. Pour autant, je suis libéral.

                    • Il faut distinguer salaire minimum et prélèvements, salaire minimum et coût du travail, salaire minimum et redistribution.

                      Vous opposez Patron et SMICARD qui ont pourtant un intérêt commun à pérenniser et développer l’entreprise.

                      Le problème n’est pas le salaire minimum mais la politique confiscatoire de l’Etat Français, qui spolie autant le patron que ses employés.

                    • Avec plus d’entrepreneurs, vous verrez que le SMIC est inutile 🙂

                    • Jeanbois : « s’ils ne sont pas de votre avis, c’est qu’ils ont tort, autrement dit, vous êtes un totalitaire, comme eux. »

                      En traitant de totalitaire ceux qui ne pensent pas comme vous, vous avez tort autrement dit vous êtes totalitaire.

                      Vous êtes risible.

                    • Manouk : « Vous opposez Patron et SMICARD »

                      Non.

                      Manouk : Le problème n’est pas le salaire minimum mais la politique confiscatoire de l’Etat Français, qui spolie autant le patron que ses employés.

                      Le Smic est une cerise de plus sur le gâteau législatif et fiscal empoisonné.

                    • Ilmryn : Décidément vous osez tout ! c’est du reste à ça que je vous ai reconnu. Sortir une phrase de son contexte pour tenter d’en tirer avantage, relève de la plus pure escroquerie.

                    • Jeanbois: « s’ils ne sont pas de votre avis, c’est qu’ils ont tort, autrement dit, vous êtes un totalitaire, comme eux. »

                      Je la remet juste par plaisir, c’est délicieusement idiot. 🙂

                    • Jeanbois: « s’ils ne sont pas de votre avis, c’est qu’ils ont tort, autrement dit, vous êtes un totalitaire, comme eux. » « Je la remet juste par plaisir, c’est délicieusement idiot. »

                      Si vous ne percevez pas votre contradiction, il n’y a plus rien à faire pour vous… hallucinant.

                    • @ Jeanbois

                      « Pour autant, je suis libéral.

                      Je ne prétends pas qu’il n’y a qu’un seul libéralisme mais soutenir un salaire minimum et se prétendre libéral, ça m’interpelle. Les libéraux ont quand même une base commune concernant la propriété et le fait qu’il faille laisser faire le marché : certains posant des limites sur ce laissez faire, d’autres moins, d’autres non mais tous s’accordent sur des subventions zéro.

                      Mettre en place un salaire minimum c’est une subvention : je vais me répéter mais si vous produisez pour 500E mais qu’on vous achète cette production 1500E, qui paie la différence ? Le salaire minimum est alors une taxe sur la production intérieure avec ses effets logiques sur l’emploi intérieur.

                • « Une caissière Suisse débutante gagne plus qu’un ingénieur français ».

                  Et là vous nous expliquer que c’est la faute au SMICARD que l’ingénieur français est mal payé ?

                  « le dynamisme économique ne se décrète pas, c’est absurde »

                  Citez moi un seul pays qui n’intervient, d’une manière ou d’une autre, dans la régulation de son économique ?
                  Citez moi un seul pays qui ne protège pas, d’une manière ou d’une autre, son économie ?

                  On ne décrète pas on régule, ou on régule par décrets si vous voulez.

                  • Manouk: « Et là vous nous expliquer que c’est la faute au SMICARD que l’ingénieur français est mal payé ? »

                    Non, mais tu n’es pas outillé pour comprendre.

                    Manouk: Citez moi un seul pays qui n’intervient, d’une manière ou d’une autre, dans la régulation de son économique ? Citez moi un seul pays qui ne protège pas, d’une manière ou d’une autre, son économie ?

                    Tu as quel age pour avancer une telle ânerie binaire ?

              • En Suisse, pas de SMIC, et le salaire médian suisse est de 5000 Euros ❗
                C’est donc qu’il ne peut-être utile, CQFD.

            • Taux de chômage au Luxembourg 2014 : 5,9%
              Taux de chômage au Royaume Uni 2014: 5,5%
              Taux de chômage au Pays Bas 2014 : 7,2%
              Taux de chômage en France 2014 : 10,3%

              Tous ces pays ont instauré un salaire minimum (dont le plus élevé est au Luxembourg)

              Taux de chômage en Italie 2014 :12.9%
              Taux de chômage en Allemagne 2014 : 4.8%
              Taux de chômage Danemark 2014 : 6.4%
              Taux de chômage Finlande 2014 :8.8%
              Taux de chômage Suède 2014 : 7.6%

              Tous ces pays n’ont pas de salaire minimum.

              Quelle corrélation peut-on faire entre salaire minimum et taux de chômage ?

              • Si vous rajoutez la Suisse … absolument aucune corrélation.
                Il faut donc chercher d’autres paramètres plus pertinents.

                • Refaites la même chose avec la dose de paperasserie infligée aux entreprises, aux prélèvements masqués sur salaires. Le niveau du salaire minimum. Vous trouverez peut-être d’autres effets.

                  N’empêche que vous rendez la vie plus difficile aux sans-emploi non qualifiés, la marche étant plus difficile à gravir.

                  • Je ne conteste pas, loin de la, que les charges et contraintes qui pésent sur les entreprises en France sont excessives et contre productives. Par contre je considére que le salaire minimum est une bonne chose.

                    C’est un point de vue qui, même s’il n’est pas partagé, se défend.

                    • ‘…je considére que le salaire minimum est une bonne chose.’
                      Evidemment avec ce genre d’argument le discussion est close.
                      Pourquoi un salaire minimum?
                      Parce que JE trouve cela bien.

                    • Un SM trop élevé ne peut être que néfaste. Donc trouver quelque chose de néfaste soit « bien », cela donne à penser sur l’absurdité du SM et de leurs défenseurs.

                    • @MichelC

                      Vous dites :

                      « Un SM trop élevé ne peut être que néfaste. Donc trouver quelque chose de néfaste soit « bien », cela donne à penser sur l’absurdité du SM et de leurs défenseurs. »

                      On pourrait aussi bien dire :

                      Un SM trop faible ne peut être que néfaste. Donc trouver que quelque chose de néfaste soit « bien », cela donne à penser sur l’absurdité de la suppression du SM et de ses défenseurs.

                • MichelC : « Si vous rajoutez la Suisse … absolument aucune corrélation. »

                  Le terme « cherry picking » a du être inventé pour la méthode à Manouk. lol
                  21 des 27 pays de l’UE ont un Smic dont le Portugal, la Grèce, l’Espagne etc. etc.

        • Votre avis sur la question me fait pensez que vous n’êtes pas vous mêmes concerné.

          J’espère au moins que vous les invitez à déjeuner vos connaissances ? Cela mettra du beurre dans les épinards.

          Et vous leur dites à vos connaissances qu’ils sont bien trop chers payés par rapport à leur valeur travail ?

          Je serais curieux de connaître leur réaction.

        • Votre avis sur la question me fait penser que vous n’êtes pas vous mêmes concerné.

          J’espère au moins que vous les invitez à déjeuner vos connaissances ? Cela mettra du beurre dans les épinards.

          Et vous leur dites à vos connaissances qu’ils sont bien trop chers payés par rapport à leur valeur travail ?

          Je serais curieux de connaître leur réaction.

          • C’est curieux votre obsession à regarder ce que contient la bouche du voisin. C’est très gamin comme comportement. Occupez-vous de votre bouche et de votre famille.
            Et non, je n’ai de cuillère en argent, encore moins en argent, dans la bouche. Vous n’en savez rien 🙁

            Quant à inviter quelqu’un qui aurait des problèmes, je ne suis pas malhonnête comme vous tentez de l’écrire. Il va de soit que je ferai en fonction de mes moyens. Quant à dire à des connaissances qu’elles sont trop bien payées, heureusement j’ai cette chance que vous ne semblez pas avoir, ces connaissances sont conscientes de leur valeur, et je ne vais pas tenter de les intoxiquer avec des idées stupides dans le style ou elles seraient exploitées par un méchant patron voleur d’employés abusés et exploités jusqu’au trognon.

            • @MichelC

              Non je ne regarde pas ce qui est dans la bouche de mon voisin, c’est très impoli.

              Je vois surtout ce qu’il n’y a dans celle mon prochain et je m’inquiète que l’on veuille lui en mettre encore moins.

              Ma bouche et celle de ma famille se portent bien, je vous en remercie.

              Je suis heureux de savoir que vous et vos connaissances soyez correctement payés par vos employeurs.

              Un petit conseil cependant, méfiez vous des accidents de la vie et des accidents de parcours, et ne claironnez pas trop fort la nécessité de supprimer le salaire minimum.

            • Une dernière chose Michel, et après, promis, je vous ne vous importune plus.

              Dans votre monde de bis-nounours, il n’y a que des gentils patrons. Tant mieux, les règles ne sont en général pas faites pour eux.

              Dans mon monde, il y a une majorité de gentils patrons, mais aussi quelques méchants patrons, et c’est surtout pour eux que l’on imagine des règles.

              Mais visiblement nous n’habitons pas le même monde.

              Au fait sur quelle planète vivez-vous ?

              • Manouk: « Dans mon monde, il y a une majorité de gentils patrons, mais aussi quelques méchants patrons, et c’est surtout pour eux que l’on imagine des règles. »

                Et vous confiez cette régulation à des gentils politiques qui ne seront pas du tout la cible des lobbys qui ont bien compris ou étaient les leviers à actionner pour accéder aux privilèges comme les faits le démontrent très bien en France et ailleurs.

                Un libéral c’est quelqu’un qui considère que votre « remède » est pire que le mal et vous, vous confondez encore le merveilleux monde de Disney avec la réalité.

      • @ Manouk

        « Surtout quand ceux qui en parlent et théorisent sur ce sujet ne sont pas les plus concernés ! »

        Si, tout le monde est concerné car c’est aussi un paramètre de l’emploi plus qualifié. Quand vous détruisez des emplois de base, vous affectez toute la châine des emplois environnants : là si vous supprimez les emplois de proximité de ce libraire, vous supprimez l’emploi du transporteur et dans toute la chaîne du transport, l’emploi du take away au coin de la rue, l’emploi du laveur de carreaux, l’emploi du comptable etc…

  • En France quand le libraire au smic a fini ses 90H par semaine, il doit remplir le compte de pénibilité des ses employés travaillants 35Heures.
    Mais bon ! 15USD/heure me semble quand même un minimum pour vivre à l’heure actuelle.
    Si le commerce n’est pas rentable, il faut arrêter ou en changer.
    Portland c’est la France ? ! 15$ pour le fonctionnaire et 9.25$ pour le public…
    Le SMIC emmène le chômage : si votre employé coûte 2 400USD/mois et la machine pour faire son travail 24H/24 48 000$ : alors on devra remplacer l’employé par une machine !

  • Le salaire minimum n’augmente pas le pouvoir d’achat des pauvres, mais le diminue.
    Même ceux qui conservent leur emploi.
    En effet les pauvres consomment du travail à salaire minimum, bien plus que les riches.
    Or ce travail va leur coûter bcp plus cher.
    Ils en consommeront donc bien moins.

    Par ailleurs, beaucoup perdront leur emploi et devront émigrer loin des rives du Pacifique à leurs frais, ou précipiter la faillite des États socialistes qui les bordent.
    En effet non seulement la robotisation va apporter des solutions moins chères, mais encore ils seront surclassés par des chercheurs d’emploi plus productifs qu’eux.

    Bref, le socialisme vient encore de frapper durement les pauvres.
    Et comme en parallèle il continue de créer des dollars à la pelle pour financer les délires socialistes de Washington, l’inflation va finir de les mettre à la rue…
    Le socialisme aime les pauvres, c’est pourquoi il fait son possible pour développer la pauvreté.

    En réalité, on ne peut servir aucun objectif vertueux au moyen de la violence.
    C’est ce qu’un homme est venu nous le dire il y a 2000 ans.
    Pas étonnant que les socialistes le détestent…

    • « Le salaire minimum n’augmente pas le pouvoir d’achat des pauvres, mais le diminue.
      Même ceux qui conservent leur emploi.
      En effet les pauvres consomment du travail à salaire minimum, bien plus que les riches.
      Or ce travail va leur coûter bcp plus cher.
      Ils en consommeront donc bien moins.

      Oui, une façon très consensuelle de dire que les pauvres achètent des produits fabriqués par les pauvres (je note!) Et en plus lors des grands lâchers de pognon dans les années 80 ce sont les importations qui en ont profité : donc les pauvres ne sont pas patriotes… mais c’est parce qu’ils n’en ont pas les moyens tout simplement…

    • « Le salaire minimum n’augmente pas le pouvoir d’achat des pauvres, mais le diminue.
      Même ceux qui conservent leur emploi. »

      Ce sont les Allemands qui bénéficient depuis peu d’un SMIC qui peuvent confirmer ou non votre affirmation.

  • Les commentaires sont fermés.

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