Grexit : le scénario catastrophe

Que se passera-t-il quand le gouvernement de la Grèce reconnaitra qu’il ne pourra pas rembourser une de ses dettes à son échéance ?

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Tsipras credits Lorenzo Gaudenzi (CC BY-NC-ND 2.0)

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Grexit : le scénario catastrophe

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 21 avril 2015
- A +

Par Jean-Pierre Chevallier.

Tsipras credits Lorenzo Gaudenzi (CC BY-NC-ND 2.0)
Tsipras credits Lorenzo Gaudenzi (CC BY-NC-ND 2.0)

Pour répondre à cette question, il est nécessaire d’être très concret et de donner d’abord une réponse précise et technique portant sur l’analyse du bilan de la Banque (centrale) de Grèce (au 31 mars).

Le fait que l’État grec ne pourra pas rembourser une de ses dettes à son échéance signifiera qu’il sera alors en défaut de paiement et qu’il sera donc dans l’obligation d’imposer ultérieurement et durablement à tous ses créanciers un large abandon de leurs créances dont la valeur pourrait tomber… à quasiment zéro (à la limite en cas de non remboursement total des dettes publiques).

Première conséquence : la Banque de Grèce qui a à son actif 30,9 milliards d’euros de titres (rubrique 7) constitués principalement de mauvais bons du Trésor grec devra comptabiliser une perte au pire de ce montant de 30,9 milliards (en supposant que l’État grec ne remboursera pas la totalité de ses dettes) et au mieux de 15 milliards d’abandons (forcés mais volontaires !) de ses créances (en supposant que l’État grec ne remboursera que la moitié de ses dettes),

Document 1 :

chevallier doc 1 21 avril 2015

Par ailleurs, les banques grecques qui ont acquis également pour un certain nombre de milliards d’euros de mauvais bons du Trésor grec, seront également en faillite.

La Banque de Grèce qui leur a prêté 107,3 milliards d’euros (rubriques 5 et 6 de l’actif) devra donc comptabiliser elle aussi une perte au pire de ce montant de 107,3 milliards (en supposant que l’État grec ne remboursera pas ses dettes), et au mieux de 50 milliards d’abandons de créances (en supposant que l’État grec ne remboursera que la moitié de ses dettes) !

Comme le montant des capitaux propres de la Banque de Grèce était fin mars de… 815 millions d’euros (rubrique 13), elle sera de ce fait immédiatement indubitablement en faillite !

Document 2 :

chevallier doc 2 21 avril 2015

Une banque centrale en faillite est une banque qui n’existe plus, donc la Banque de Grèce sera de ce fait hors de l’euro-système.
C’est simple, clair, facile à comprendre.
Ce sera alors le point de départ d’une chute de dominos…

Les conséquences seront terribles, d’abord pour les Grecs en Grèce car, n’étant plus dans l’euro-système, l’euro ne sera plus la monnaie officielle de la Grèce.
Comme il est inconcevable qu’un pays comme la Grèce se retrouve sans monnaie officielle, les autorités grecques devront en adopter une, en ressuscitant la drachme par exemple, dont le cours par rapport à l’euro sera défini officiellement, mais qui devrait chuter assez rapidement en fait.

Dès lors, deux monnaies circuleront en Grèce : de (relativement) bons euros qui resteront en circulation sous la forme de billets (27 milliards d’euros) et de pièces, et la drachme que personne ne voudra conserver mais qui sera l’unité monétaire des comptes bancaires, là où se trouve l’essentiel de l’argent (la masse monétaire M3 est actuellement de 173 milliards d’euros).

Le KO tournera vite au chaos car beaucoup de Grecs seront ruinés. Ils auront des difficultés à vivre normalement et même à survivre.

C’est toujours ce qu’il se passe quand les systèmes bancaire, financier et économique s’écroulent dans un pays.
La meilleure référence est à ce sujet celle de l’Argentine qui avait arrimé pendant une dizaine d’années son peso au dollar des États-Unis.

Grèves, manifestations violentes, trafics, contrebande, État impuissant, cas dramatiques… seront le lot commun de la plupart des Grecs avec un très fort ressentiment anti-européen et antiallemand.

Hors de la Grèce, les turbulences seront très fortes…

D’abord, les dirigeants de la BCE seront obligés de comptabiliser leurs pertes qui devraient être de l’ordre de 100 à 200 milliards d’euros, ce qui ne posera pas de problèmes majeurs car les capitaux propres de la BCE sont de 500 milliards.

Il en sera de même pour le FMI.

Les hommes politiques diront qu’ils auront tout fait pour ne pas en arriver à cette situation.
Les centaines de milliards de prêts accordés généreusement par les États européens ne seront jamais remboursés, ce qui ne fera qu’accentuer l’€-crise surtout dans les pays du « Club Med ».

Les marchés d’actions plongeront, le cours de l’euro baissera par rapport aux autres monnaies dont le dollar (US$).
Les rendements de bons de Trésors de l’eurozone baisseront encore, d’autres, plus vulnérables s’envoleront.
Un désordre durable s’accentuera dans la vieille Europe continentale en crise.

La croissance et l’inflation des États-Unis seront contenues grâce à ces turbulences, ce qui est absolument parfait pour les Américains qui garderont leur leadership sur le Monde libre.

Bien entendu, comme l’euro est une monnaie contre nature et comme la zone euro est un asile de fous, les fous qui sont à la tête des autorités peuvent continuer à prendre des décisions en dehors de toute logique bancaire, financière et économique, ce qu’ils ont déjà fait en laissant perdurer une situation qui n’aurait jamais dû se produire (la Grèce n’aurait jamais dû intégrer la zone euro, et l’ayant fait, elle aurait dû en sortir en douceur avant d’en arriver à ces extrémités).

Ce qui se sera passé dans la zone euro aura toujours été en dehors de toute logique élémentaire.

  • Cliquer ici pour voir le dernier bilan de la Banque de Grèce.

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  • C’est exactement parce que les détails techniques sont connus, validés, inévitables… que la Grèce ne sortira pas de l’Euro.

    Désolé pour la tautologie, mais c’est fondamental.

    Ce que Chevalier et de nombreux autres analystes ne comprennent pas est que le Système se défend toujours.

    Vous croyez réellement que la BCE et la superstructure du pouvoir en Europe (les bruxellois) accepteront un échec et mat… pour 300 malheureux milliards de « dettes » ?

    Pour un simple élément technique : c’est à dire le défaut d’un état ?

    C’est risible.

    Quelques rappels :
    -le Japon en 1990 aurait dû imploser (bulle immo entrainant toute la finance) : 25 ans après le Japon est toujours là

    -septembre 2008 :la faillite de Lehman aurait dû entraîner tout l’édifice, les CDS auraient dû être activés, faisant imploser le système bancaire.
    Bilan : bailouts massifs, directs et indirects. 5 ans après, ça va très bien pour eux merci.

    -2012 Chypre : là encore, les CDS auraient dû être activés, les banques auraient dû faire faillite. 3 ans après, ils sont toujours là.

    -2012 : crise des taux obligataires sur les états européens du sud. Là encore, défauts en cascade. Tout le système aurait dû imploser .La BCE est intervenue, en direct et en sous main. 3 ans après, on nous pompe l’air avec la « recovery » en Italie et en Espagne.

    Bref. Vous commencez à comprendre.

    Il y a 2 déclarations, de 2 ingénus en chef, qui permettent de comprendre contre quoi nous luttons.

    -Draghi : « save Euro whatever it takes »

    -Juncker : « when it becomes serious, you have to lie »

    Le viol des règles, la tricherie généralisée… sont de simples leviers pour eux.

    Dès lors, Chevalier et tous les autres ont raison techniquement… jusqu’à ce que le Système change la technique ! C’est aussi simple que cela.

    La Grèce ne sortira pas de la zone Euro.

    • Bien vu. L’euro n’est pas une aventure monétaire à écrire, c’est le jalon essentiel à la religion qui s’est emparée de l’Europe. Nous n’avons pas des gens rationnels et pragmatiques qui nous gouvernent et qui dirigent ce truc, ce sont des religieux qui ne peuvent supporter la moindre critique de leur dogme. Ils seront prêts à tout.

      Quand je vois les pays qui ont été tentés par l’€ : On n’en leur parle même plus. Quant aux pays baltes, il n’y a rien dans leur ralliements récents.

    • Sous la dictature communiste, les annonces de propagande soviet concernant la solidité enthousiasmante de son épargne (et donc de son crédit) furent tout à fait les mêmes. L’erreur égocentrique à l’Ouest était de croire que ces mensonges étaient destinés à « l’ennemi capitaliste ». Les mensonges étaient destinés avant tout au peuple lui-même bien sûr.

      Dans les années 80, même sans capter radio free america, plus personne n’y croyait là-bas, certes – mais le régime de « république démocratique » socialiste trouvait encore à survivre en rançonnant ses propres dissidents – que l’ouest sauvait contre des devises. Evidemment c’était là le comble de la bassesse, mais il dura aussi un certain temps. Quand le rideau de fer s’est enfin levé, la réalité pu être dévoilée dans toute sa non-splendeur aux yeux de l’Ouest ébahis. Il restait vraiment peu de chose debout à part cette fierté indécrottable de quelques vieux « industriels socialistes » : des industries délabrées avec 30 ans de retard, deux générations sacrifiées par corruption et injustice généralisée.

      Mensonges ou pas mensonges de la BCE la seule véritable inconnue dans la crise grecque reste finalement toujours sujette à l’appréciation subjective : que deviendra notre crédit après tout cela ? Celui de la Grèce ? De l’Europe ? Quelles richesses réelles pourront encore être créées puis épargnées individuellement par nos enfants dans les prochaines décennies ?

    • Le système del ‘URSS s’est défendu 70 ans.

      on voit à la fin ce que cela a donné ….

  • « Grèves, manifestations violentes, trafics, contrebande, État impuissant, cas dramatiques… seront le lot commun de la plupart des Grecs avec un très fort ressentiment anti-européen et antiallemand. »

    Alors que la faute sera au gouvernement incompétent qu’ils ont élus? Même après ça ils refuseraient de reconnaître leur tort? Il y aura forcément des gens et politiciens intelligents pour accuser Tsipras j’espère.

    « La meilleure référence est à ce sujet celle de l’Argentine qui avait arrimé pendant une dizaine d’années son peso au dollar des États-Unis. »

    L’Argentine a eu la chance d’avoir des ressources en matières premières, le boom de ces commodities aura permis au pays de relever la tête, du moins jusqu’à récemment.
    La Grèce n’a ni matières premières, ni population jeune et une économie non compétitive et non diversifiée. Je vois pas comment le pays s’en remettrait ou rattraperait rapidement ce qui a été perdu depuis 2009. Emigration massive à prévoir, plus grand encore que maintenant.

    « La croissance et l’inflation des États-Unis seront contenues grâce à ces turbulences, ce qui est absolument parfait pour les Américains qui garderont leur leadership sur le Monde libre. »

    Euh même sans crise grecque ce leadership serait parfaitement intact, ces dernières années les USA ont eu une croissance économique supérieure à l’UE, et c’était déjà le cas durant les 90s et 2000s donc je trouve cette phrase bizarre. Bref ils resteront leader du monde libre quoiqu’il arrive, leur économie étant bien plus performante et leur population plus jeune et en plus forte croissance.

    • En 1893, 10 % de la population a émigré après la crise …

      • S’il se passe la même chose cette fois le pays va avoir de gros problèmes vu que la population est déjà âgée et en diminution, sans oublier que les diplômés partent les premiers, et ça signifie que les talents nécessaires à la reconstruction économique et politique du pays ne seront plus là, ni les grands créateurs d’entreprises, ni ceux payant les retraites.
        Cela a déjà lieu depuis des années mais si ça empire…

  • Une crise de ce genre en Grèce aurait au moins l’avantage de détruire les arguments des Podemos, FN et autres qui vantent les politiques de Tsipras et l’érigent en modèle.

    Mais quand même, j’ose pas imaginer le quotidien des Grecs après ces faillites et pertes d’argent, le chômage est déjà si élevé, les salaires ont tellement baissé, les pénuries sont graves. L’extrême gauche va tout détruire derrière elle..

    • Ils n’avait qu’anl’imaginer eux-mêmes avant de voter extreme gauche… je veux bien croire que leurs partis sont aussi pourri que les autres mais a ma connaissance, le nouveau gouvernement pas plus que les precedent n’ont l’intention de reduire reellement le nombre de fonctionnaires et d’elus, de remettre les remuneration a l’heure etc…

      Alors tout ceci est du baratin: ces voleurs ne sont pas idiot, il profites justes de discuter avec des idiots pour en obtenir le maximum maisnsi la grece sort de l’Euros, nce gouvernement est definitivement perdu et adieux réélection!
      Alors qu’en baisant encore un peu ceux qui travail et en diminuant au miniminum les salaires et pension, ils vont encore reussir a obtenir une ralonge…

      1- le gouvernement grece ne se tirera pas une balle dans le pied, il prefera en tirer une ou deux dans les têtes allemandes ou europpennes…
      2- La grece va continuer a foutre une merde phenomenale car aujourd’hui elle en vie: c’est son pouvoir de nuissance qui lui fournir l’auditoire…
      3- La grece va detruire l’Europe: lorsque les peuples en auront marent de payés pour une mafia a l’interieur de l’Europe, lorsqu’ils realiseront qu’ils n’y a aucun moyen technique de foutre la grece dehors, alors ils se tourneront massivement vers les partis euroceptique et populiste pour en sortir eux-mêmes avant qu’il ne soit trop tard…
      4- il est deja trop tard, nul ne saurait predir quand cela va se finir, la seule chose certaine, c’est que cela va tres mal finir…

    • Certes, mais il ne faut pas trop exagérer quand même, la Grèce est dans un bien pire état que la France, niveau dette, indice de liberté économique (130éme contre 73éme), compétitivité, corruption, démographie, émigration des talents, IDH, et même politiquement (Extrême gauche, nazisme, poutinisme…)

      • Sans compter que l’assise démocratique est plutôt faible en Grèce, il y a de nombreux nostalgiques de la dictature des colonels parmi la police et l’armée (qui occupe une place prépondérante pour un si petit pays.)

        • la grèce , comme tous les pays doté d’un voisin inquiètant , a une armée surreprésentée . et comme tous les pays qui ont une armée surreprésentée , la démocratie y est ( peut-etre ) en suspend … finalement , la solution viendra peut-etre de là ?

  • comme dit très bien Olivier Delamarche : « Sortons la Grèce maintenant et arrêtons les dégâts ! » https://www.youtube.com/watch?v=cazNlx6tnO8
    maintenant il faut aussi prendre en compte le jeu politique. l’économie c’est une chose, la politique s’en est une autre. si on prends en compte les facteurs politiques, on peut douter que la grèce sorte de l’euro. bien sûr, ce n’est impossible mais il a des chances pour que la grèce reste dans l’euro. je pense que personne ne peut prédire avec certitude l’avenir de la grèce et dire si elle va sortir de l’euro ou si elle va rester

  • « (la Grèce n’aurait jamais dû intégrer la zone euro, et l’ayant fait, elle aurait dû en sortir en douceur avant d’en arriver à ces extrémités). »

    C’est précisément pourquoi le Grexit sera une bonne nouvelle. Je ne crains pas trop pour l’euro, du moins s’il survient très prochainement, ce sera une grosse turbulence mais rien qui puisse l’achever. Eh puis un euro faible ce n’est pas si bon pour les USA.

  • Si la Grèce sortait de l’Euro, celui-ci baisserait-il ou monterait-il ?

    Je doute que les USA soient en croissance.
    Ils ont manipulé les indicateurs macro pour le donner à croire, car les keynésiens croient que l’économie est affaire d’optimisme, de psychologique (c’est aussi pourquoi ils claironnent que la croissance est là, et solide, alors qu’elle est au mieux poussive et douteuse).
    C’est une erreur, l’économie est réelle et l’optimisme des acteurs correspond à leur perception de leur contexte, des informations micro que les macro-économistes keynésiens ignorent. Mais ces derniers rejettent le réalisme et surtout la modestie et s’obstinent contre toute raison à croire leurs semblables irrationnels, alors qu’eux-mêmes seraient rationnels…

    Dès lors dilapider l’épargne pour acheter l’optimisme est stupide et contreproductif. C’est autant d’épargne perdue pour former du capital productif, qui enrichit les capitalistes mais plus encore les travailleurs.

    • Les USA sont en croissance, c’est clair, net et précis, même pas discutable.
      Les ventes de voiture sont revenus à des niveaux élevés, de même que la croissance de l’immobilier est là même s’il y a encore du progrès à faire, la consommation est là, la croissance de l’emploi est là, les investissements sont là.

      Les Américains ont rien manipulé du tout, ils peuvent pas manipuler les chiffres de la croissance, c’est une démocratie et les données publiques sont accessibles, les économistes et sociétés du monde entier le verraient aussitôt car ça ne concorderait pas aux signes sur place.
      En Chine ils font ça et automatiquement il y a des doutes énormes sur la croissance réelle même s’ils essayent de limiter la transparence au max.

      • C’est pour cette raison, les données publiques etc., que la Grèce n’a pas pu maquiller ses comptes…

        Oh wait! ™

      • On a pas vu les mêmes chiffres …

        Les USA manipulent les chiffres, les chiffres sont presque toujours annoncés bon avant d’être révisés à la baisse, 0,1 % de croissance au Q1 2014 avant de tomber à -2,1%, les chiffres du chômage avec la population active qui baisse … salaire médian en baisse …

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