Un périple autour du monde : de passage au Salvador et au Honduras

Rencontres et expériences contrastées avec les habitants du Salvador. Quand l’hospitalité, la défiance et la religion s’en mêlent…

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Un périple autour du monde : de passage au Salvador et au Honduras

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 15 avril 2015
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Parce qu’un con qui marche va toujours plus loin qu’un intellectuel assis, deux frères sont partis sur les routes depuis de longs mois, traversent les frontières, les villes et les campagnes à l’occasion d’un tour du monde à durée indéterminée, sans casques ni golden-parachutes. Au fil de leur voyage, ils livrent leurs impressions sur des expériences qui les ont marqués.

Aujourd’hui, le Salvador et le Honduras.

Par Grégory.

Nous nous retrouvons au Salvador via la frontière sud le lendemain de l’attaque avortée de nos bandits manchots. Le pays est peuplé, trop peuplé. Six millions d’habitants entassés comme des sardines et pas moyen de trouver un coin camping tranquille la plupart du temps. Les paysages sont moins beaux qu’au Guatemala, la saleté et les chiens écrasés sans surprise, toujours omniprésents, ainsi bien évidemment que les vautours.

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Notre premier soir fut encore riche en émotions. En pleine partie d’échecs, perdus dans les champs loin des regards indiscrets, nous apercevons quatre silhouettes s’approcher à la tombée de la nuit. Alex décide d’aller à leur rencontre puis voit que nos visiteurs sont armés. Je le rejoins, deux autres hommes nous contournent sur la droite, deux à gauche, ça pue. 24h après avoir échappé de justesse à une attaque, cette fois nous sommes cuits. Ils commencent à nous demander d’un air tendu qui on est, ce qu’on fait là, le temps pour eux de bien nous encercler. Ils parlent beaucoup pour des bandits, et eux n’ont pas de cagoules. Il fait nuit désormais, et ils nous demandent de les suivre. On ne peut pas vraiment refuser et nous finissons par nous rendre dans une ferme. Rassurés sur leurs intentions, nous comprenons que nous avons affaire à une équipe de fermiers qui avaient peur qu’on tue leur bétail pour le voler. Nous sommes parfois assez sauvages dans notre alimentation mais nous aimons encore nous approvisionner chez le boucher pour les beefsteaks. Et puis, nous n’avons jamais trouvé de restaurant proposant ces charmants petits iguanes (20$ pièce au bord de la route) :

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Nous aurons finalement droit au gîte (un hamac) pour la nuit et quelques explications de la vie au Salvador. Eux gagnent 7$ par jour, ce qu’ils considèrent comme un bon job, même s’il faut travailler jusqu’à 15h, jour et nuit pour monter la garde. Beaucoup rêvent du passage jusqu’aux États-Unis, ce qui coûte jusqu’à 8000$. L’un de nos hôtes y a vécu 21 ans illégalement et a fini par se faire expulser pour une raison obscure. Son unique objectif est d’économiser suffisamment pour y retourner, même s’il ne rechigne pas à passer voir les bonnes amies du coin qu’il nous recommande longuement. Elles font apparemment un travail admirable pour 5$. Son patron est un passeur, son réseau est bien ficelé : il conduit les émigrants jusqu’au Mexique et son frère se charge ensuite d’éviter les nombreux barrages routiers mexicains. Bon courage à vous les gars ! Nous avons croisé la route de nombreux expulsés des États-Unis depuis le Mexique et tous souhaitent prendre le risque d’y retourner. On risque un an de prison en cas de récidive.

Nous éviterons désormais le camping sauvage au Salvador si nous apercevons le moindre pékin à l’horizon et passerons ainsi deux nuits bien différentes dans deux familles.

La première, éduquée et ouverte nous accueille derrière son énorme portail métallique et ses barbelés. On nous offre la douche, une nourriture beaucoup plus riche que les habitudes alimentaires d’Amérique centrale et la présence d’un gosse adorable qui n’arrêtait pas de piailler, et que nous le comprenions n’avait que très peu d’importance pour lui. Ils ne semblent pas très aisés, la maison est très sommaire et les deux parents ont des boulots de base. Mais leurs cerveaux fonctionnent à plein régime et ils ne veulent pas se contenter de mal survivre. Le contenu des assiettes est souvent révélateur de la mentalité locale. Les deux parents partis travailler le lendemain matin, le gamin est autorisé à sécher l’école pour profiter seul de sa matinée avec les deux Français de passage, sûrement plus enrichissant pour lui que le système scolaire salvadorien. Une famille sans trop d’argent mais sûrement pas sans idées.

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La veille de traverser la frontière du Honduras, nous avons vécu une expérience tout autre, à la fois usante et drôle. À la tombée de la nuit, nous demandons l’hospitalité dans une ferme où l’on nous indique un coin pour poser les tentes. La conversation d’abord très formelle tourne rapidement sur la religion à leur initiative, un sujet qui semble leur tenir à cœur. La famille précédente vivait sur le terrain d’une église mais le sujet n’avait pas été abordé.

Soit, nous ne sommes pas croyants mais n’avons rien contre. Tant qu’on n’essaye pas de faire du prosélytisme. Premier choc donc, à l’annonce de notre athéisme. La tolérance, l’humour, rien ne les calme et nous sommes assaillis de questions. La doyenne est la plus virulente pendant que les autres autour ricanent  : « Mais vous croyez à l’enfer tout de même ? Et qu’est-ce que vous direz à Dieu quand il vous présentera la note ? » Je sais pas… enchanté, ravi que vous existiez, c’est une bonne nouvelle ! Et toute une série de pourquoi. Mais peu importe que l’on soit croyant ou pas si on agit bien avec son prochain, non ? « Non ». Et on en prend plein la tronche pendant 1/2h.

Pas de pot pour eux, j’ai lu la Bible, j’ai entamé le Coran, donc sans être très bon, je connais un petit peu le sujet. Je veux bien rester poli mais il y a un moment où je ne peux m’empêcher de répliquer un peu sèchement, quitte à me trouver un autre coin camping en pleine nuit. Jusqu’ici les croyants que je connais ne prêchaient que la tolérance donc si eux ne sont pas capables de le faire, on va se défendre aussi. Pas la peine de débattre une croyance, on ne les convaincra pas plus qu’on ne convainc un adversaire politique. Je leur dévoile tout le bien que je pense du Dieu de l’ancien testament auquel ils sont si attachés et leur révèle un fait qui ne leur plaît pas vraiment : les Musulmans croient au même Dieu que les Chrétiens. Ça proteste dans tous les sens mais ils sont bien obligés d’avouer à demi-mot qu’ils y connaissent que t’chi !

Enfin, la question suprême arrive : « Et comment avez-vous été créés ? » Je vois bien où elle veut en venir et je joue au con. Nous venons de nos parents. Et avant ? De nos grands-parents et ainsi de suite jusqu’à ce que je sorte l’histoire des hommes préhistoriques, des singes, etc. Hilarité générale, nous descendons du singe ! N’importe quoi ! Tout ça, accrochez-vous bien, c’est un livre, mais c’est pas vrai, faut pas y croire. Nous sommes abasourdis par tant de bêtises.

Nous nous empêtrons encore quelques minutes dans la virulence anti-darwinienne puis décidons qu’il est l’heure de monter les tentes et manger. C’est alors que nos hôtes nous encerclent toute la soirée, observant nos moindres faits et gestes, comme des singes ayant découvert le monolithe noir de Kubrick. Mon Dieu que c’était lourd ! Notre popote de spaghetti les impressionne tout autant que le moindre mot prononcé en français. Ils feraient mieux de passer un peu plus de temps sur Wikipédia que dans leur église. En partant le lendemain matin, ils remettent le couvert au cas où nous ayons été touchés par la grâce durant la nuit.

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Nos expériences les plus marquantes au Salvador auront donc été nos soirées camping. En une petite semaine nous aurons goûté aux esprits les plus conservateurs, aux plus ouverts, et puis aux craintes d’une bande de fermiers de la violence qu’un tel pays peut offrir à ses habitants. À part le premier soir, nous ne nous sommes jamais sentis en danger. Les fusils à pompe sont tout autant de sortie qu’au Guatemala mais on finit par s’acclimater.

La réputation du prochain pays, le Honduras, nous fait un peu plus peur car c’est apparemment le plus dangereux d’Amérique centrale. Ça va crescendo jusqu’à maintenant. L’objectif est simple : nous coupons au plus court pour rejoindre le Nicaragua sur la route principale, le chemin que prennent la plupart des touristes ne souhaitant pas s’y attarder. Peu avant la frontière, une école primaire nous offre un spectacle en accord avec la soirée précédente : une bande de gamins haut comme trois pommes crient « Jésus ! Jésus ! Jésus ! » comme en transe devant leur prof. Dites donc, y a encore du chemin à parcourir…

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Dès notre premier jour, une équipe TV du Honduras nous arrête pour une interview, elle voulait savoir ce que nous faisions ici en vélo. L’évènement était apparemment assez rare pour mériter un passage télé. Interview, 10 minutes d’enregistrement pendant que nous roulons et un essai de pédalage non concluant pour l’assistante.

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On a bien eu du mal à énoncer quelques points positifs sur le pays puisque non seulement nous venions d’arriver, mais les locaux ne nous étaient pas apparus franchement sympathiques jusqu’ici. Pour la première fois depuis longtemps, des gamins honduriens réclament des dollars à grand renfort de mains tendues sur notre passage, et les paysages du Honduras sont si secs que nous peinons à croire que nous sommes sur la côte Atlantique. Pas le pays rêvé pour le peu qu’on en a vu mais il fallait bien mentir un petit peu pour leur faire plaisir. La prochaine fois qu’on croise la route de créationnistes, on fera de même…


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  • Eh béh heureusement que vous êtes athées et pas Discordiens, vous auriez eu droit à un exorcisme sauvage improvisé…

  • Dommage de n’être passés que dans la partie la plus sèche du Honduras. Le pays mérite plus que ses clichés :
    https://youtu.be/Yb18Rubr5Es

  •  » parce qu’un con qui marche vas bien plus loin qu’un intellectuel assis …  »

    théoriquement, un qui roule ( et qui n’est pas forcément con … ) va encore trois fois plus loin !

  • ça fait pas rêver dis donc, il faut dire que le Salvador et le Honduras ont encore un niveau de développement très faible. Et puis ils sont déjà si nombreux aux USA : 2 millions de personnes ayant des origines salvadoriennes alors que le Salvador n’a que 8 millions d’habitants.

  • Bonjour,
    J’ai récemment vécu 4 ans au Salvador. Des « touristes » comme vous deux, qui pensent vivre l’aventure ultime, j’en ai vu passer des dizaines. Aucun n’avait tenu compte des avertissements donnés notamment sur le site du ministère des affaires étrangères (qui ne raconte pas que des bêtises) concernant les dangers de ces pays. D’autre part, je vous trouve pédant dans vos commentaires au sujet des autochtones. Je suis athée moi-même, mais si ces gens sont heureux de croire en un Dieu ou l’autre, je ne m’acharne pas à leur apprendre la théorie de Darwin.
    Les commentaires comme « nous sommes abasourdis par tant de bêtise » ou encore « notre popote de spaghettis les impressionne »… démontrent que vous avez un énorme complexe de supériorité. Etes-vous en voyage pour vous conforter dans vos capacités intellectuelles supérieures ou pour vous ouvrir aux autres ?
    Bref, j’adore ce site Contrepoint.org, et je ne comprends pas la présence sur ce site libéral de votre carnet de voyage, jetant un regard plutôt méprisant sur ces pays.
    Je vous souhaite toutefois bonne route et, compte-tenu de votre mépris (là aussi) de dangers bien réels, beaucoup de chance pour terminer votre périple sans encombre grave.

    • Votre commentaire est gratiné :
      « Des « touristes » comme vous deux, qui pensent vivre l’aventure ultime, j’en ai vu passer des dizaines » : Les auteurs ce sont-ils targués de ça ? et quel vécu que le votre !
      « Aucun n’avait tenu compte des avertissements donnés notamment sur le site du ministère des affaires étrangères (qui ne raconte pas que des bêtises) » : Pas mal, vous supposez que les auteurs n’aient pas connaissance (non plus) des avertissements du ministère, vous terminez par une dénégation.
      « […] vous avez un énorme complexe de supériorité », j’ai bien aimé votre : « j’ai vécu 4 ans au Salvador »… précédent ça, vous précisez que étant athée « vous même », ce rajout est fort péremptoire.
      « mais si ces gens sont heureux de croire en un Dieu ou l’autre » : tout en étant conditionnel (si), vous n’hésitez pas à apostropher (!) dites moi, qu’est ce que vous en savez ?
      « Etes-vous en voyage pour vous conforter dans vos capacités intellectuelles supérieures ou pour vous ouvrir aux autres » : les deux mon général, qu’est ce qui vous dérange ?
      « vous avez un énorme complexe de supériorité » : votre commentaire se résume à cette phrase lapidaire qui en dit long sur votre tolérance prétendument libérale.
      « Bref, j’adore ce site Contrepoint.org… » : on s’en fiche totalement ! précision péremptoire et inutile, surtout précédée par un « bref » qui en dit long.
      « … et je ne comprends pas la présence sur ce site libéral de votre carnet de voyage… : m’est avis qu’il y beaucoup de choses que vous ne comprenez pas… d’autant que cette remarque vient se heurter à celle-ci « mais si ces gens sont heureux de croire en un Dieu ou l’autre… »
      « Je vous souhaite toutefois bonne route… » : faux, vous souhaitez qu’ils se vautrent dans les pires mésaventures et tant pis pour eux ! c’est le « toutefois » qui vous trahi, la aussi péremptoire.
      4 ans au Honduras ? l’île de Guanaja, réputée pour sa consanguinité ?

      • Moi j »apprécie beaucoup le point de vue des frangins en règle générale, et sur le Salvador aussi. Par contre, je n’ai pas compris le vôtre: êtes-vous d’accord, par exemple, avec ceci:
        http://diplomatie.belgium.be/fr/Services/voyager_a_letranger/conseils_par_destination/amerique_latine_caraibes/le_salvador/ra_el_salvador.jsp
        et avec wiki: »Le Salvador est le pays le plus dangereux au monde avec 114 meurtres pour 100 000 habitants sur la période 2003-2004 et 67 en 200815. Entre 2004 et 2008, plus de 16 000 personnes ont été assassinées dans ce pays15. L’Institut de médecine légale du Salvador estime que le nombre total de meurtres est passé de 3 802 en 2005 à 3 928 en 2006 et qu’il est redescendu à 3 491 en 200716.

        40 % des meurtres seraient dus aux gangs particulièrement violents qui sévissent dans ce pays, les maras, d’après la justice et la police, et un certain nombre à des milices de citoyens qui souhaitent faire justice eux-mêmes, selon le quotidien El Diario de Hoy, au Salvador »
        Les frangins ont eu beaucoup de bol, non?

        • Les frangins ont eu du bol. Peut être, et alors ? Que ne comprenez vous pas dans mon commentaire ?

        • Oui, tout à fait, ils ont eu beaucoup de bol.
          Et contrairement à ce qu’affirme Alarm, mon souhait que tout se déroule sans encombres pour eux est bien réel et sincère. Là-bas, malgré le fait que ce gens soient très pieux, certains d’entre eux (ceux qui constituent les gangs notamment mais pas « que ») peuvent vous dessouder pour vous prendre 5$ ou votre téléphone portable.
          Alors je persiste à dire que ceux qui se comportent comme ces deux touristes font preuves d’une certaine inconscience et ne doivent pas avoir totalement conscience des dangers encourus.
          Mais ce n’est que mon avis…

        • Oui, cher René Le Honzec. Je suis tout à fait d’accord avec ce que vous avez glâné sur le net au sujet du Salvador. Le danger est bien réel, et mon commentaire va dans ce sens. Ce que je regrette, c’est qu’à la lecture de ce sujet (mais à priori j’ai lu « en travers ») les deux cyclards n’ont pas tenu compte des avertissement du MAEE au sujet des dangers encourus ; sinon ils n’auraient même pas tenté de poser leur bivouac en pleine nature. Ils ont eu beaucoup de chance, car contrairement à ce qu’ils avancent dans une réponse qui m’est apportée, les agressions ou les meurtres n’ont pas lieu que dans les zones urbaines, notamment lorsqu’ils s’agit de « touristes » (denrée très rare au Salvador). Mais ça, ça les regarde après tout !
          Encore une fois, ce que je regrette dans cette narration, c’est ce ton méprisant qui ne fait preuve d’aucune indulgence envers des gens qui pour la plupart ne reçoivent que peu d’éducation. Mais bon, peut-être ai-je lu « de travers » et puis après tout, j’y ai vécu 4 ans, mon avis ne vaut pas grand chose à côté de leur longue expérience.

      • Whouahou !
        Vous devez être sacrément plus intelligent que moi.
        Vous êtes de la famille de ces deux « touristes », non ?
        Mon commentaire ne vous plait pas, je suis heureux de ne pas vous ressembler.

  • en amérique latine ( j’allais dire latrine … ) même les communistes crois en dieu … c’est à désespérer !

  • C’ est du journalisme de terrain , du vécu , texte , photos , normalement placé dans la rubrique Culture de ContrepointS , les acteurs sont les auteurs et là c’ est vraiment gratuit !

    • Du vécu ?
      Quelques jours dans un pays et on prétend en connaître la population ?
      Ils auraient voyager avec un tour operator, il en serait ressorti la même analyse.

  • Pas la peine non plus d’aller si loin pour photographier des tas de détritus…
    j’ai beau relire, je ne vois vraiment pas l’intérêt de partager une telle vision d’un voyage , sinon de se rassurer sur son propre sort. C’est, à mon sens, une démarche totalement égoïste.

    • Salut jejeroromeumeu,
      Vous y avez vecu 4 ans, tres heureux pour vous. En plus, vous y avez survecu, c’est beau. Personnellement, je n’ai traverse ces pays que parce qu’ils etaient sur mon chemin pour la Colombie, je n’avais aucune envie de vivre l’aventure ultime au Salvador, ces pays ne m’ont jamais attire. D’autre part, nous evitons les villes et ne roulons pas la nuit dans ces pays. Vous qui etes un puits de science, vous devez aussi savoir que ces gangs agissent surtout en zone urbaine.
      Nous n’avons passe que quelques jours dans ces pays et ne decrivons que ce que nous avons vecu pendant ces quelques jours. On a jamais pretendu autre chose. Coyez moi, j’aurais aime pouvoir decrire autre chose. Si vous lisez de travers c’est pas de ma faute.
      Les fermiers creationnistes ont voulu parler religion. Je suis athee et pense que la religion apporte toujours beaucoup dans ces pays. Seulement j aime qu’on respecte aussi mon opinion. On a toujours conserve un ton courtois ce qu’ils n’ont pas fait. J’ai simplement evoque Darwin en reponse a leurs questions. Mon espagnol n’est pas assez bon pour que je puisse m’acharner dessus de toute facon. Je n’ai jamais generalise leur comportement au reste de la population. Bref, vous avez lu ce que vous vouliez lire. Bon vent.

      • Votre commentaire se montre plus modéré que votre narration. Vous n’assumez pas le ton qui m’a paru méprisant envers ces gens.
        Je ne me vante pas d’y avoir vécu 4 années, je pensais que de préciser cela « légitimerait » mon commentaire par rapport à votre grand vécu dans la zone.
        Maintenant, je ne comprends pas (et ne vois aucun intérêt) l’angle de vision de votre périple. J’espère qu’il vous en restera autre chose que ce que vous voulez bien raconter (lu en travers ou pas).
        Bonne route.

        • J’assume totalement le ton que j’ai employé. Ces gens nous ont méprisés alors que nous sommes restés courtois. Je me moque d’eux sans problème en retour. Je suis aujourd’hui en Afrique, et les gens ne sont pas plus éduqués qu’en Amérique centrale. Je les trouve pourtant beaucoup plus sympathiques, humbles, ouverts à la discussion.

          Sur le fait d’être allé dans ces pays, la raison est simple. D’une part ils étaient sur notre route, d’autre part nous avons rencontré quelques cyclistes qui y étaient passé sans problème. L’un d’eux y retournait même pour la 2 ou 3e fois et un autre avait 200 000km dans les pattes et une bonne expérience du monde. Les cyclistes suivent souvent les conseils des autres cyclistes et il y en a beaucoup en Amérique centrale. Les locaux sont souvent de très bons conseils aussi et beaucoup moins alarmistes que ce qu’on trouve sur internet. Les recommandations des gouvernements des pays où je suis passé me font généralement rire.

          On ne décrit que NOTRE voyage pendant quelques jours, pas l’ensemble du pays. Donc mon vécu dans la zone n’a aucun intérêt ici. Quand on aime pas et qu’on a rencontré des cons, on n’hésite pas à le dire comme on a pas hésité à dire qu’on avait été reçu juste avant par une famille géniale. Je vois des détritus partout au bord des routes, je le dis aussi, et si les paysages m’impressionnent par leur beauté, idem. Je n’ai pas trop aimé l’Amérique centrale donc je le dis, l’inverse pour les USA. Si ça ne colle pas à l’expérience d’autres voyageurs, soit. Ça m’est égal.

          Les blogs de voyage ont en général un ton trop idyllique que j’essaye d’éviter. Voilà en gros l’angle de vision de notre périple auquel je n’avais jamais trop réfléchi avant votre commentaire plus bas.

          Bonne continuation

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