Mea culpa

Slate et Le Monde m’ont permis de prendre conscience d’une erreur dans un précédent article, en déployant au passage la profondeur d’analyse qui les caractérise. Mea culpa, et merci à eux.

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KIosque à journaux avec Le Monde (Crédits : MPhotographe, licence CC-BY-NC-ND 2.0), via Flickr.

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Mea culpa

Publié le 28 mars 2015
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Samedi dernier, je publiais sur Contrepoints un éditorial intitulé « Non au parachute doré des élus ». Cet article contenait des informations erronées ; dès que nous en avons eu connaissance, la rédaction et moi-même avons rectifié le tir en supprimant l’article. Je présente mes excuses aux lecteurs pour les avoir induits en erreur.

Plusieurs médias ont mis en avant les erreurs de l’article, et il faut les en remercier. Slate.fr a été le premier à réagir. Puis ce fut, plus récemment, le tour du Monde, qui est allé jusqu’à mettre un lien vers une archive de l’article paru sur Contrepoints. Merci à eux, donc, pour leur zélée vigilance ; ils ont pris la peine de rectifier une information qu’ils n’avaient initialement pas couverte du tout.

Pour avoir aimablement pointé l’erreur de Contrepoints, ils n’en ont pas moins oublié de citer le média qui constituait la source de mon éditorial : Le Figaro. Un oubli tout à fait anodin, à n’en pas douter.

Concrètement, les députés n’ont pas voté un parachute doré pour l’ensemble des élus, mais une indemnisation de fin de mandat pour certains élus locaux. Pour Le Monde, cela change tout, et le journal apporte d’éclairantes précisions.

Grâce au texte, les élus locaux toucheront pendant plus longtemps une « indemnité différentielle », même s’ils retrouvent une activité professionnelle1. Et cette activité professionnelle leur est garantie, puisque les fonctionnaires réintègrent automatiquement l’administration et que les entreprises sont contraintes de réintégrer les employés qui font le choix de s’engager en politique.

Cette indemnité prolongée n’est donc ni plus ni moins qu’un cadeau fait aux élus locaux, un privilège de plus octroyé aux élus par les élus. L’article était erroné dans la lettre, mais pas dans l’esprit. Et il est surprenant que Slate et Le Monde, si prompts à relever une erreur, n’en profitent pas pour faire le point sur les différents privilèges dont bénéficient les élus : outre des rémunérations élevées, ils bénéficient par exemple de retraites très confortables à des conditions avantageuses, de logements de fonction pour certains, de nombreux services mis à leur disposition et de budgets importants pour leurs bonnes œuvres et le recrutement de collaborateurs qu’ils choisissent souvent parmi leurs fidèles, leurs proches et leurs familles.

Et tout cela est apparemment tout à fait normal aux yeux de nos pointilleux journalistes. Il faut dire que les élus leur accordent, à eux aussi, quelques avantages : Le Monde reçoit des millions d’euros de subventions chaque année. Ses actionnaires n’auraient bien évidemment pas les moyens de débourser une telle somme, et le principe même de cette subvention ne pose bien entendu aucun problème de déontologie et d’éthique à nos amis journalistes – qui bénéficient d’ailleurs d’une confortable niche fiscale. 7 650 euros par an, tout de même. Mais il n’y a absolument aucun risque – aucun, vous dis-je – que des journalistes partiellement rémunérés par l’État2, dont l’employeur est subventionné par l’État, soient biaisés et se montrent sélectivement pointilleux.

Un citoyen objectif pourrait cependant légitimement se demander si une carrière politique doit automatiquement donner droit à tant de privilèges, et s’interroger sur l’esprit d’une loi qui vient les renforcer alors que de plus en plus de Français sont au chômage, que l’endettement déjà colossal et les impôts déjà écrasants continuent d’augmenter. Renforcer les privilèges des élus est-il dans ces conditions une saine priorité budgétaire ?

Cette extension de l’indemnité de fin de mandat vient renforcer les différences de traitement entre citoyens. Les indépendants, par exemple, n’ont pas non plus accès à Pôle Emploi ; leur régime de protection sociale est bien moins favorable, pour un coût bien plus élevé, que celui – par exemple – des fonctionnaires.

La presse française est massivement subventionnée, au nom de la pluralité et de son rôle crucial de contre-pouvoir. Les journalistes qui y travaillent bénéficient de niches fiscales avantageuses. Et ils choisissent de jouer à plein leur rôle de contre-pouvoir en défendant des choix budgétaires plus que douteux qui renforcent l’inégalité entre citoyens devant la loi. Surtout si cela passe par la mise en avant d’erreurs occasionnelles commises par des médias réellement indépendants.

Il faut dire que nous n’avons pas les mêmes valeurs : Contrepoints refuse toute subvention et exprime une réelle pluralité d’opinions. Nous n’avons pas non plus fait les mêmes erreurs. Tout le monde ne peut pas annoncer par erreur la mort de Martin Bouygues et une libération d’otages, ou détruire en toute décontraction 50 000 clichés photographiques perdus à jamais.

Toujours est-il que Le Monde tient à informer ses lecteurs que les élus locaux seront désormais sanctionnés en cas d’absentéisme, sans offrir une nécessaire mise en perspective : lorsque de telles sanctions ont été imposées aux sénateurs, elles n’ont pas réellement été mises en pratique.

Sans se demander non plus si la réintégration forcée d’un salarié dans son ancienne entreprise après 12 ans d’absence est réellement justifiée par le fait que l’élu puisse tout simplement choisir de conserver son contrat pendant la durée de son mandat, alors que les autres citoyens doivent bien souvent choisir entre leur engagement et leur carrière. Et sans préciser, par exemple, si l’élu n’exerçant plus son activité accumule tout de même des droits à la retraite.

Sans se demander si l’engagement politique est une cause si digne et noble qu’elle donne le droit à ceux qui l’embrassent de retrouver automatiquement leur emploi après leur mandat, qu’ils soient fonctionnaires ou salariés du privé, alors que nos voisins allemands et britanniques ne concèdent pas les mêmes largesses – et ont imposé aux fonctionnaires de démissionner pour mener à bien leur mandat.

Il semble donc admis, pour nos sympathiques journalistes, que les candidats à une élection aient aussi droit à un congé pour faire campagne aux frais de la princesse – une fois de plus, s’engager pour une autre cause requiert d’investir son propre temps. Qu’après son mandat, l’élu défait soit non seulement assuré de retrouver son emploi, mais bénéficie en plus d’une indemnité pour éviter un retour trop brutal à la réalité salariale du Français moyen. Il semble admis, en somme, que les élus soient des privilégiés, quitte à ce que les avantages de la fonction suscitent plus de vocations que les idées.

Que les citoyens soient donc rassurés : les journalistes (bénéficiant de niches fiscales) travaillant dans les journaux (subventionnés) de notre beau pays ont heureusement relevé l’erreur factuelle dans mon édito, ce qui leur permet, sans même en avoir l’air, de défendre bec et ongles les privilèges des élus. Merci à eux.

  1.  À condition que leur salaire soit inférieure à leur rémunération en tant qu’élu.
  2. La niche fiscale leur apporte un complément de rémunération nette par rapport au salarié moyen.
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  • Bravo pour cet édito et …sa rectification . L’Etat a demandé des « efforts » a une grande majorité de francais . Plusieurs élus ont bien suggéré une diminution de quelques % de leurs rémunérations et avantages …vite rentrés dans le rang sous la pression de tous les autres , tous partis confondus . !!!!Le citoyen aurait aimé qu’ils montrent l’exemple …en cette période de crise …qui est plutôt une mutation …ils se montrent adeptes de la notion du « ce qui est acquis est acquis  » , qui est contraire a toute adaptation et évolution . Ne nous étonnons pas de la montée des Extrêmes !

  • Au moins les erreurs sont admises, et vous en êtes excusés, ça arrive aux meilleurs d’entre nous 🙂

    Pour les élus et les journalistes il y a clairement un sérieux problème déontologique, moral..Il faudrait une association citoyenne et indépendante, non liée au monde politique, pour surveiller les élus et mettre leur veto à ce genre d’indemnités et privilèges qu’ils s’octroient pour eux.

  • Si le Monde et autres rectifieurs d’erreurs à la marge ont publié un article à ce sujet, vous devriez exercer votre droit de réponse sur leur journal. Sans quoi, votre message restera celui d’une erreur pour les médias.

  • Un lien svp sur les articles de rectification de Slate et du Monde. Je n’arrive pas à les trouver.

  • Libération, Le Monde, Le Nouvel Observateur et un paquet de titres régionaux se goinfrent avec notre argent. Le pire étant l’insupportable Médiapart, gavé d’argent public et qui passe son temps à se la jouer à l’Inquisiteur moralisant.
    A lire d’urgence:
    Benjamin Dormann. Ils ont acheté la presse. Editions Jean Picollec, 2014.

  • C’est noble de votre part de présenter vos excuses à vos lecteurs/rices, je suis surprise, cela devient de plus en plus rare!

  • Super article. Les deux claques sont mises avec brio à nos amis les journalistes socio-démocrates pour être polie.

    et pour les journalistes on peut ajouter un code du travail sur mesure qui fait qu’ils ont une convention collective très très spéciale et surtout qu’il ne faut surtout pas faire un dossier de presse dans lequel il y a pas un petit gadget sympa ou une invitation gratuite.

  • Au passage Slate avait gentiment qualifié Contrepoints de site « ultralibéral » et Contribuables Associés d' »association d’extrême droite ». La classe.

    • Ça sonne comme une insulte dans leur plume, laissez-les donc.
      On les traite bien de « Sociaux-démocrates » pendant ce temps-là.

    • slate est pourtant un site plutôt intéressant. il reste un média de bonne qualité comparé au reste des médias. cela dépent aussi fortement des articles (et des auteurs). Il n’est pas rare de trouver des articles complétements nuls ou des articles de propagande. je connais peu de médias qui quand ils se trompent font un mea culpea. s’ils faisaient cela, la plupart des médias devraient faire plusieurs mea culpea par jour. avant, j’essayais de lire une large panel de médias (rue 89, le nouvel obs, le fig,aro,…) pour avoir les différents points de vueet pour faire preuve d’ouverture d’esprit. mais à force de voir à quel point les médias donnaient des infos fausses, j’en ai eu marre. je n’ai pas que cela à foutre donc j’ai arrêté. le fait de lire pas mal de médias m’a permis de me rendre compte que la plupart des médias avaient des positions identiques: ils font de la propagande socialiste, anti israélienne, immigrationniste, pro islam, antiarmes,…..donc que cela ne servait à rien de suivre plein de médias différents. voilà le paysage médiatique francais selon moi: le meilleur site d’info est atlantico. VA bien que très partial est intéressant car contrairement aux autres médias, il ne fait pas parti de la pensée unique. le figaro est le moins médiocre des grands journaux, il y a parfois des articles pas mal sur le figarovox. Slate et Courrier international ont des articles intéressants. le meilleur site libéral (même si ce n’est pas un site d’info) s’est contrepoints. Mediapart, le monde, libération, rue 89,….sont juste des torchons de propagande socialistes totalement inintéressants

    • il y a déja des médias qui ont dit que contrepoints est d’extrême droite. typique des gauchistes, tjs à dénigrer leurs adversaires en voulant les faire passer pour des gens d’extrême droite, des fascistes. l’ultralibéralisme n’existe pas, contrepoints est juste libéral manifestement, slate n’a pas compris le principe de contrepoints (à moins qu’ils n’aient pas voulu comprendre): c’est un site avec une pluralité d’auteurs libéraux de différents courants qui ne sont pas spécialement d’accord entre eux. alors oui, il y a des auteurs (anarcocapitalistes ou libertariens) que je trouve trop extrémiste mais il y a aussi des auteurs très modérés. qualifier contrepoints d’ultralibéral n’a doublement aucun sens: d’abord, parce que l’ultralibéralsime n’existe pas, c’est juste un terme péjoratitif utilisé par les antilbéraux. et ensuite, Contrepoints est composé d’ une pluralité de voix libérales. qualifier contrepoints d’ultralibéral est un excellent moyen pour décrébiliser contrepoints en faisant passer ce site pour un site d’extrémiste sans aucune argumentation. moi ce que je me suis toujours demandé c’est si les journalistes mentent délibérement ou bien s’ils sont juste complétement faconné par leur idéologie socialiste. je pense que c’est surtout la seconde option. cependant, il est clair que parfois, ils déforment volontairement la réalité (surtout en cachant certains faits). l’une des causes de la vision biaisée des médias est l’AFP qui est très à gauche (voire parfois d’extrême gauche). 70 % des infos des journaux proviennent de l’AFP alors forcément si déja à la base l’info est tronquée…..

      • « il y a déja des médias qui ont dit que contrepoints est d’extrême droite »

        J’ai fait un truc très simple avec mes collègues qui sont à peu près tous d’extrême-gauche et qui me disent sans cesse que je suis d’extrême-droite parce qu’ultra-néo-hyper-machin-chose-libéral sauvage mangeur d’enfants.

        J’ai pris spécifiquement les propositions économiques qui figurent dans le programme politique du parti nazi de 1925 sans leur dire ce que c’était. Je leur ai demandé de dire sur une échelle de 1 à 7 combien ils étaient d’accord (1=pas du tout d’accord et 7 = tout à fait d’accord) avec chacune des propositions (ils ont globalement coché entre 4 et 7 à chaque proposition).

        Je leur ai ensuite demandé de deviner de quel parti ces propositions émanaient. Ils m’ont tous dit que c’était un parti très à gauche voire d’extrême-gauche. Je leur ai demandé si, cochant 1 à peu près à chaque proposition, cela faisait de moi quelqu’un d’extrême-droite. Ils m’ont répondu que oui.

        Et là, j’ai porté l’estocade finale: je leur ai dit que c’était le programme économique du parti nazi en 1925, et que finalement j’étais très content d’être à l’opposé politique de ce parti de « gauche » dont ils adhéraient aux propositions…….je vous dis pas leur tête quand en partant je les ai même remercié de me mettre à l’extrême droite, donc le plus loin possible de ce parti qu’ils avaient eux-même mis à l’extrême-gauche.

        Un grand moment de plaisir. Jouissif 🙂

        • Serh gut, mein Kamerad!Pour mémoire, le NSDAP: » National-Sozialiste deutsche Arbeiter Partei « , Parti national-socialiste des travailleurs Allemands »….

      • « alors oui, il y a des auteurs (anarcocapitalistes ou libertariens) que je trouve trop extrémiste »

        Dites radicaux dans leur défense de la liberté, mais extrémistes ça fait nazi, faut pas déconner.

    • « Contribuables Associés d’ »association d’extrême droite ». La classe. »

      Les manifestants anti RSI ont bien été décrits comme trop souvent « mâles blancs commerçants » par un journaleux du Monde. Peut-on bien prendre l’allusion?…

  • Entièrement d’accord, j’avais lu l’article du Monde et à la fin je me suis dit qu’ils étaient vraiment passé à côté de la plaque … Le pire c’est qu’ils disent que le texte n’était pas fait pour les départementales. Effectivement non, les socialistes le voulaient pour les municipales de 2014 !
    «Le loi entrera en vigueur au 1er janvier 2016. On voulait initialement qu’elle s’applique aux municipales de 2014 mais le calendrier parlementaire n’ a permis de voter le texte que maintenant» Citation de Philippe Doucet, le rapporteur du texte. La citation est sur l’article du figaro. Et après ils prétendent que les « décodeurs » sont objectifs …

  • Le Monde (le « journal,de reference ») s’est bien sûr excusé pour avoir annoncé que c’est le commandant de bord qui s’était verouillé dans la cabine de pilotage. Ah non ? Il a seulement démenti ?
    Oui mais ses journalistes sont reçus à l’Elysée, ils ont droit à beaucoup d’indulgence et aussi celui de donner des leçons.

    • « journal,de reference »

      Comme Je suis partout?

    • « Le Monde (le « journal,de reference »)  » c’est plutôt: Le Monde (le « journal,de propagande »). normal qu’ils soient recu à l’Elysée vu qu’ils font de la propagande socialiste.

  • Article saignant.

  • Pour bien nous culpabiliser et nous faire mieux accepter le paiement des impôt nos prêtres administrateurs nous récitent le préchi précha divin, que l’ argent public c’ est pour la solidarité Amen, pour la santé Amen , les hopitaux Amen , les malades Amen , la police Amen.. ….Tu parles, les impôt servent en priorité a engraisser nos administrateurs et à arroser les différentes clientelles électorales afin que tous ces nababs soient élus ou reélus.

  • Sacré contre-pouvoir effectivement la presse « charlie » française classée 39e pour l’indice de la liberté de la presse

    Avec tout le fric et les avantages qu’ils reçoivent des élus pas étonnant qu’ils montent au créneaux dès qu’on égratignes leurs privilèges.

  • A noter qe l’indemnité des députés non réélus ou ne se représentant pas dure, elle, trois ans.

  • Nos médias quels qu’ ils soient qui font sciemment ou non de la désinformation ne font pas de mea culpa
    Le journal local que j’ achète parfois contenait une double page le 18 mars pour la  » 26 eme semaine de la presse et des médias dans l’ école  » une super ocase pour désinformer qu’ ils n’ ont pas raté en fait tout est vrai sauf l’ explication sur la démocratie c’ est un chef d’ oeuvre de manip qui ne vient pas du journal je suppose mais de  » prestataires  » j’ y reviendrai ( si possible

  • Tiens bon, Baptiste!

  • Journaliste idéologue.
    N’oublions pas le soutien aux Khmers rouges de LIBERATION et du MONDE :http://cambodge.blogs.liberation.fr/2009/10/15/libe-les-maos-et-les-khmers-rouges/

    N’oublions pas les lamentables attaques contre Jean-François REVEL

    N’oublions pas que maintenant nous sommes forcément des « ultra » libéraux, au même titre qu’auparavant nous étions forcément des anticommunistes « primaires ».

    L’excommunication et le dénigrement sont les méthodes habituelles de ces pseudo journalistes.
    Ils ont tous les droits puisqu’ils sont dans le camp du bien.
    Luttons pour supprimer toutes subventions à la presse.

  • Excellent édito, il est sain et respectable de reconnaitre ses erreurs, même petites. On ne peut pas en dire autant des journalistes de Slate et du Monde qui démontrent encore une fois qu’ils défendent la caste politique et ne servent plus de contrepouvoirs

  • Les commentaires sont fermés.

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