La déflation n’est pas le problème, elle est le remède

Après tout quand le prix de nos consommations baisse, nous en sommes ravis. Et ce serait une mauvaise nouvelle ?

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La déflation n’est pas le problème, elle est le remède

Publié le 25 février 2015
- A +

Par Vincent Bénard.

nurse with syringe credits Marquette university  (CC BY-NC-ND 2.0)
nurse with syringe credits Marquette university (CC BY-NC-ND 2.0)

 

Pour 99% des analystes économiques médiatisés, la déflation est un « spectre », une « peur », une « angoisse ». La déflation serait terrifiante pour nos économies. En effet, la déflation, d’une part, renchérirait nos dettes (et nous sommes très endettés), et d’autre part, les consommateurs se diraient que « comme tout serait moins cher demain, mieux vaudrait consommer moins aujourd’hui », ce qui aurait un effet négatif sur le produit intérieur brut.

Il convient de remettre un peu d’ordre dans les idées parfois surprenantes de nos économistes « mainstream ». Après tout, intuitivement, quand le prix de nos consommations baisse, nous en sommes ravis. Et ce serait une mauvaise nouvelle ?

Notons que la plupart de ces analystes utilisent le terme « déflation » dans son acception « commune », à savoir « baisse des prix ». Ce n’est pas rigoureusement exact1, mais restons pédagogiquement accessibles, et contentons nous de l’approximation « déflation = baisse des prix ».

Des prix en baisse retardent-ils la consommation ?

Si l’on exprime le prix des choses non pas en bon argent, mais en temps de travail nécessaire pour l’obtenir, la déflation est l’ordre normal des choses : nous sommes chaque année un peu plus productifs, en témoigne la hausse continue du PIB par habitant, quand bien même nous aimerions qu’elle soit plus forte.

Illustration : le regretté historien de l’économie Jacques Marseille, dans La guerre des deux France, comparait les durées de travail au salaire moyen nécessaire (en minutes) pour acheter certains produits entre 1973 et 2002 :

Benard (tous droits réservés)

Impressionnant, non ?

Le fait que la quantité de monnaie varie plus vite que notre hausse de productivité du fait de l’action du fournisseur de monnaie (la banque centrale, avec les banques commerciales) n’y change rien : le prix de ce que nous consommons exprimé en temps de travail tend à diminuer. À une exception près, mais de taille, l’immobilier. J’y reviendrai. Cette « déflation par la productivité » (un économiste jargonnant vous dira : « schumpéterienne ») est assurément une bonne chose, même si le système monétaire fonctionne de façon à faire monter le « prix apparent » des choses.

Votre comportement d’achat serait-il modéré par la perspective de voir le prix de vos achats baisser en termes nominaux ? Imaginons que la quantité de monnaie évolue moins vite que notre production, induisant une « déflation visible » de 1 à 2% annuels. Est-ce susceptible de transformer les consommateurs en attentistes, comme le disent les économistes favorables à l’impression monétaire perpétuelle ? À l’évidence, non.

Le différentiel de prix entre une chose possédée tout de suite et une chose possédée plus tard, est appelé « prix de la préférence temporelle du consommateur », ou « prix du temps ». Nous pouvons constater que la plupart des consommateurs sont prêts à supporter un taux d’intérêt parfois élevé pour posséder quelque chose tout de suite plutôt que d’attendre plusieurs années pour en jouir. Une variation de -2% du prix des choses d’une année sur l’autre ne fait donc que modifier le prix de la préférence temporelle. Si des gens sont prêts à payer 7 ou 8% de plus une chose pour en disposer tout de suite en recourant au crédit, pourquoi une personne disposant d’une somme pour un achat différerait elle plus facilement celui-ci pour un prix de différence temporelle de seulement 2% ? Et si l’achat doit être fait à crédit, cela influera seulement sur le taux maximal que l’acheteur sera prêt à supporter (disons 4%). Et cela tombe bien, car les prêteurs, eux, ne seront pas obligés d’inclure le prix de l’inflation monétaire dans le taux qu’ils proposeront à leur client.

Au reste, cet argument théorique se vérifie largement dans le monde réel : les prix des produits électroniques chutent chaque année de bien plus que 1 à 2%, alors que leurs performances continuent de croître à la vitesse grand V. Cela pousse-t-il les consommateurs à différer leurs achats ? Bien sûr que non. De même la déflation par la productivité était la réalité vécue par tous les grands pays occidentaux au XIXe siècle. En effet, les monnaies étaient gagées sur une quantité fixe de métaux précieux, et leur quantité tendait à évoluer parallèlement, voire un peu moins vite que la quantité de nouveaux biens accessibles grâce à la révolution industrielle. Cela a-t-il empêché cette période d’être bénie en termes de croissance et de hausse du niveau de vie ? À l’évidence, non.

Autrement dit, l’argument des anti-déflationnistes qui vous disent que si demain, les prix baissent, les gens s’arrêteront de consommer, et feront chuter la croissance, est du pur pipeau.

La « déflation de productivité » est le moteur de nos économies

Au contraire. Si, pour un panier de consommation donné, les prix baissent, alors un même revenu vous permettra d’envisager de nouvelles consommations. Ce phénomène est évidemment renforcé par la déflation technologique qui vous permet de goûter aujourd’hui ce qui vous était inaccessible hier. Voici quelques courbes de possession de certains équipements ménagers en France depuis les années 60 (source Insee) :

benard2 (tous droits réservés)

Si les nouveaux produits trouvent une place dans les foyers, ce n’est pas uniquement parce que leur prix baisse, mais aussi parce que le prix des autres consommations baisse, en part relative de votre revenu. Que le système monétaire tende à traduire fidèlement cette baisse de prix ou, au contraire, à majorer le prix des choses un peu moins vite que vos revenus, n’y change rien : l’argent n’est qu’un instrument de « cotation », mais le phénomène sous-jacent, à savoir la déflation par la productivité, reste la norme. Et ce phénomène est donc fortement créateur d’opportunités pour les entrepreneurs. On peut même supposer qu’un système monétaire qui rendrait compte encore plus fidèlement des baisses de prix enverrait des signaux d’opportunité encore plus clairs aux entrepreneurs, en minorant les estimations de coûts futurs à supporter.

Vous me direz : « Mais si le prix de ce que je produis diminue, mon revenu ne va-t-il pas baisser aussi ? »

Bonne question, mais ce n’est pas ce que l’on observe généralement. En fait, les secteurs en gain de productivité vont d’abord couper dans le nombre de postes de travail, et les gains ainsi engendrés seront partagés entre les clients (baisse des prix), les actionnaires (hausse des bénéfices) et les salariés restants (hausse des salaires).

« Et ceux qui perdent leur emploi ? » Eh bien, dans une économie non entravée par des interventions intempestives de l’État (sur-fiscalité, sur-réglementation, etc.), ils se réemploieront dans les nouveaux secteurs dont l’éclosion est rendue possible par la « déflation de productivité » précédemment décrite, et à des niveaux de salaire généralement plus élevés que dans les anciens emplois. En France, le nombre d’actifs employés est passé de 21,5 millions à 26,3 millions de 1970 à 2011 (source WP), et si le chômage a augmenté, c’est uniquement parce que la population « prête à s’employer » a augmenté encore plus vite, et que les freins étatiques à l’économie retardent la vitesse de création de ces nouveaux emplois. Notons de surcroît que cette hausse du chômage fut la plus forte pendant les périodes de forte inflation (années 1973-1985), ce qui interroge sur l’intelligence de ceux qui prônent une « relance de l’économie par une inflation cible à 4% » et autres calembredaines.

Le processus que je viens de décrire est appelé « destruction créatrice » (terme introduit par l’autrichien Schumpeter) par les économistes, profession qui prouve ainsi qu’elle ne sait pas communiquer, car le phénomène, quoique vertueux comme nous venons de le voir, est difficile à vendre comme tel aux populations du fait de son nom barbare…

Et la dette ? Et l’immobilier ?

« Mais enfin, s’il y a déflation, les États endettés (et les entreprises) seront étranglés par leur dette et ce sera une catastrophe ! »

Vous avez entendu cet argument mille fois. A contrario, les mêmes vous disent qu’un « petit coup d’inflation diminuerait la dette ». Commençons par démonter cette deuxième affirmation. Vous avez tous entendu parler de ces propriétaires qui ont pu, grâce à l’inflation des années 70, ramener leurs mensualités à une part négligeables de leurs revenus, à condition toutefois que l’inflation ne leur ait pas fait perdre leur travail. Mais au moins ces propriétaires ne passaient pas leur temps à réemprunter ce qu’ils venaient de rembourser pour payer leurs dépenses courantes. L’État, lui, paie ses échéances mais réemprunte aussitôt une somme identique, plus la somme nécessaire au comblement de ses déficits. Il pratique le « crédit rechargeable permanent » ! Si l’inflation était de retour, les prêteurs aux États la réintégreraient dans les taux d’intérêts qu’ils lui consentent, et la charge d’intérêts liée à chaque renouvellement de tranche (« rollover ») de dette augmenterait. Désolé, mais en situation de rollover permanent, l’inflation n’est pas un remède miracle.

A contrario, dans un scénario de déflation, l’État devrait faire des économies pour ne pas voir sa dette s’aggraver mécaniquement. En effet, la croissance du PIB en termes courants est composée de la croissance réelle, celle que l’on donne à la télévision, et d’un coefficient déflateur, correspondant à l’inflation. Si le déflateur diminue, et si la croissance réelle est atone, alors le PIB peut décroître. Et donc le ratio Dette/PIB se détériorer.

Mais en contrepartie, une baisse des prix en termes courants aurait plein d’avantages pour un État réformateur : ses achats et ses coûts de fonctionnements diminueraient, et la déflation rendrait politiquement facilement négociable une vraie pause salariale. Par ailleurs, une libération fiscale et réglementaire de l’entreprise, à l’opposé des politiques actuelles, pourrait permettre d’envisager des croissances réelles très supérieures aux valeurs actuellement constatées, ce qui compenserait le coefficient déflateur négatif. Enfin, les rollovers demeureraient relativement bon marché car les taux d’intérêt resteraient naturellement bas, maintenant le service des intérêts à un niveau correct.

En revanche, les politiques de quantitative easing monétaire mises en œuvre actuellement, tout comme celles qui ont contribué à la formation de la bulle immobilière US entre 2001 et 2005, et qui étaient censées lutter contre le risque de déflation, ont leurs inconvénients, à commencer par un gonflement des prix immobiliers. Voilà pourquoi un nombre croissant de Français affirment avoir du mal à faire face à leurs dépenses de logement, et se pensent à juste titre moins riches qu’il y a quelques années, alors que la statistique officielle montre, en toute bonne foi, que le revenu disponible moyen corrigé de l’inflation est en hausse. Le paradoxe s’explique aisément : le pouvoir d’achat nominal a augmenté, mais le pouvoir d’achat « après paiement des frais de logement » a souvent stagné voire diminué pour beaucoup de ménages2. Les gains réalisés sur les consommations courantes ont été absorbés par le secteur où l’État intervient le plus et alimente une pénurie dans les zones économiques les plus dynamiques. Ce que la déflation « schumpéterienne », privée, vous a permis de gagner, l’État vous l’a fait perdre !

Si les États (US ou français, qu’importe), avec les banques centrales, n’avaient pas tenté de contrebalancer un mouvement naturel de déflation par le crédit après l’explosion des bulles de 2001 (Internet) ou 2008 (Immobilière et financière), le prix de l’immobilier aurait peu ou prou suivi une trajectoire comparable à celui des autres biens de consommation, et aurait donc libéré de fortes marges de manœuvre dans les portefeuilles des ménages, permettant aux mécanismes vertueux décrits plus hauts d’être renforcés.

Alors, le problème, c’est la déflation, ou l’État ?

Par quel bout que l’on prenne le problème, une déflation régulière des prix liés à nos gains de productivité, sans que le système monétaire ne cherche à la masquer, créerait bien plus d’opportunités que de menaces pour les ménages et les entreprises, et donc l’économie en général. Mais, par peur de devoir s’attaquer sérieusement et rapidement au problème de leur surendettement, les États refusent qu’une monnaie « sincère » ne voie le jour, et préfèrent introduire des effets pervers bien plus graves, notamment sur les prix immobiliers, à votre détriment.

Liens


Sur le web

  1. Stricto sensu, la déflation est en fait une variation de la masse monétaire totale moins rapide que la somme des biens et actifs échangeables. La déflation peut certes entraîner une baisse des prix à la consommation, mais peut se manifester par d’autres symptômes. Elle peut aussi se traduire, par exemple, par une chute des prix concentrée sur des prix immobiliers. Ou peut-être demain, sur la baisse du prix de certaines obligations souveraines.
  2. Le statisticien du ministère du Logement, Jacques Friggit, montre que les prix du logement à l’achat ont presque doublé par rapport au revenu des ménages entre 1997 et nos jours (source).
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  • C’est très vrai. On entend tous les jours dans les médias des lamentations sur le risque de déflation, comme aussi on entend toujours les poncifs sur la consommation qui repart. De la part des journalistes, ce n’est pas surprenant, ils répètent ce qu’ils croient avoir compris de la vulgate keynésienne. Quant aux politiques, je me demande pourquoi, car je ne les crois pas ignorants, au contraire. Mais l’inflation est si pratique pour eux !

    Une déflation dangereuse en revanche, c’est la chute de la masse monétaire, l’adaptation ne peut qu’être brutale et difficile. Mais la encore, c’est le système bancaire mis en place par nos dirigeants qui est par construction fragile et instable.

    • Une chute de quelle masse monétaire ? M0 ? Dans tous les cas, je ne saisis pas du tout quand cela pourrait être un problème.
      Si M0 est divisé par 10 (sans modification dans sa répartition), tous les prix seraient simplement multipliés par 10, et il n’y aurait aucun impact sur la richesse des acteurs. Si l’Etat crame 10% de la monnaie qu’il détient, il nous rend tous 11,11% plus riches, et devient plus pauvre d’autant.

    • « Mais la encore, c’est le système bancaire mis en place par nos dirigeants qui est par construction fragile et instable. »

      Je ne pense pas.
      Le seul problème est la dépense publique délirante.
      La finance s’y serait opposé s’il était possible qu’elle tienne tête au pouvoir.
      Mais comme c’est vain, elle s’est laissée acheter…

  • « les prix des produits électroniques chutent chaque année de bien plus que 1 à 2%, alors que leurs performances continuent de croître à la vitesse grand V. Cela pousse-t-il les consommateurs à différer leurs achats ? Bien sûr que non. »
    Désolé de vous l’apprendre mais bien sûr que si . C ‘est méme le dilemme de chaque consommateur : lorsqu il convoite un produit , doit il l’acheter maintenant ou attendre un peu car il sait que son prix va baisser.
    De plus lorsque vous achetez un produit techno a un instant t et le meme produit 6 mois plus tard il a perdu de la valeur intraseque car d autres technologies sont apparues ce qui le rend desuet . Vous payez donc en definitive plus cher le produit par rapport à sa valeur intraseque : c’est un phenomene inflationniste .
    Par exemple pour etudier le phenomene d’inflation vous n’allez pas comparer le prix de l’iphone 5s il y a 1 an et son prix actuel mais vous allez comparer le prix de l’iohone 5s il y a 1 an au prix de l’iphone6 actuel : il y a donc eu une sacré iinflation.
    Je vais vous donner un exemple olus simple pour que vous compreniez le phenomene de deflation : les soldes .
    A l’approche de ceux ci on constate un report des achats des consommateurs qui preferent attendre quelques jours pour payer le meme produit moins cher

    • Les soldes sont un très mauvais exemple, je n’ai encore jamais vu une acheteuse attendre les soldes suivants. Attendre les soldes est juste un arbitrage entre un achat spot et un achat à terme en backwardation.

      • C’est exactement la definition du phenomene de deflation

        • @antoine :

          La définition du phénomène de la déflation, c’est tout simplement et tout bonnement la hausse durable du pouvoir d’achat de votre encaisse monétaire (L. Von Mises)

          • « déflation, c’est tout simplement et tout bonnement la hausse durable du pouvoir d’achat de votre encaisse monétaire »

            Oui ?!

        • La différence entre l’arbitrage spot/future et la prétendue attente en déflation, c’est que dans l’arbitrage la décision est prise non pas d’attendre, mais d’acheter pour une livraison et un règlement différés.

      • Elle n’attends pas les soldes suivants car 1) le produit convoité ne sera plus disponibles 2) il y aura eu une inflation des prix donc un produit qui vaut à l’instant T 100 euros sera soldé à 20% à 80 euros alors qu’aux soldes suivantes le vetement équivalent vaudra non plus 100 mais 100x(taux d’inflation lié au segment du vetement pour femmes ) et donc en appliquant 20% de remise il sera plus cher.
        3)rien ne permet de prévoir qu’aux soldes suivants le meme montant de remise sera appliqué
        4)car si l’on parle des soldes d’hiver , les soldes suivants sont ceux d’été et donc les vêtements ne seront pas les mêmes

        • Et donc même en cas de déflation, elle n’attend pas non plus, QED.

        • Elle n’attend pas les soldes, car seul les tailles hors normes restent, ou erreur d’assortiment, et son tour de taille ne correspond jamais à ce qui soldé. Et comme elle veut se faire plaisir, elle n’attend pas le 29 février pour renouveler sa garde-robe 🙂 🙂 🙂
          Autrement dit, la déflation, elle s’en tape le coquillard :mrgreen:

          • Que nenni mon cher, j’y connais pas grand chose en déflation alors je préfère vous lire et poser des questions mais alors qd vous me parler solde 🙂 là je peux vous dire que non, on n’attend pas le 29 février, les soldes sont finis depuis 2 semaines et c’est pas tout à fait vrai, certes les derniers jours il n’y a plus grand chose, mais sans etre une taille hors-norme, ni faire de grosses erreurs d’assortiment, moi j’achète quelques petites choses au solde 🙂 on trouve tjs un truc ou 2 😉 mais oui je m’en tape le coquillard de la déflation quand on parle fringue et j’imagine bien que je ne suis pas toute seule!

      • Les soldes je vois plutôt ça comme de la spéculation forte à la baisse sur une durée de quelques semaines.

        Je fixe un prix à partir duquel je suis prêt à acheter un produit, et quand le produit que je veux acheter atteint son prix j’achète.
        Si le prix après la première démarque est toujours trop élever je prends le risque d’attendre la démarque suivante et que le produit ne soit plus disponible, ou alors j’augmente mon offre et j’achète à un prix plus haut que ce que j’espérai.
        Ou alors si les stocks sont encore important et que je pense pouvoir faire une affaire encore meilleure j’attends la troisième démarque.

    • @ Antoine :

      Donc, à l’inverse, en période d’inflation, les gens se ruent dans les magasins pour tout consommer et ont une épargne zéro ?

      Cela fait 40 ans qu’il y a de l’inflation en France, et les français n’ont jamais autant épargné …

      En 2006, les téél écrans plats étaient très chères, et pourtant, on en a jamais acheté autant que cette année.

      Pourquoi ? les consommateurs croyaient que leur prix allaient augmenter ? Non, c’était juste la coupe du monde de football ….

      l’exemple des soldes est parfaitement ridicule …

      • Il y d’autres arbitrages que la simple variation des prix .
        Comme vous l’expliquez il y a d’autres facteurs exogenes qui rentrent en compte .
        Le phenomene de deflation est pourtant simple à comprendre c’est pour ça que je prenais un exemple aussi basique que les soldes car manifestement meme quelque chose de simple a comprendre n’est pas comprehensible par tout le monde .
        Consommer plus ne veut pas forcement pas dire depenser a tout va et ne pas epargner . De plus l’inflation a ete maitrisée en France justement pour eviter ce phenomene de desepargne ou les gens sont obliger de puiser dans leurs economies pour repondre a une croissance subite.
        L argument  » ceci est ridicule  » est lui meme parfaitement ridicule , je vous invite donc à developper votre reflexion 🙂

        • @ antoine : une simpla variation de pris de 2 à 3 % sur une péridoe d’une année ne suscite aucun arbitrage de consommation spécifique, contrairement à ce que vous affirmez.

          Les soldes n’est pas un phénomène de déflation, ce n’est pas lié à une quelconque hausse de productivité.

          C’est juste un phénomène temporel très court et très violent de déstockage des commerçants par la baisse des prix pour préparer la nouvelle collection et surtout pour éviter des futurs stocks de marchandises invendables.

          Une politique commerciale ponctuelle d’un acteur économique sans lien avec une quelconque hausse de productivité générale n’estpas ce que l’on appelle la déflation.

          Maintenant que j’ai développé l’évidence, j’espère que vous vous rendez compte du ridicule de votre affirmation ?

          Je suis même étonné que vous n’ayez pas développé votre réflexion sur celle-ci avant de la lancer ?

          • Mais peu importe le phénomène sous jacent aux soldes , le consommateur n’analyse pas les variations de productivité mais juste le résultat sur les prix .

          • Désolé de devoir vous donner un cours d’économie mais les soldes sont pris en compte dans le calcul de l’inflation , c’est donc totalement un phénomonène lié à l’inflation.

            • @ antoine : désolé de devoir vous donner un cours d’économie approfondie :

              les soldes sont prise en compte dans le calcul de l’inflation, et font évoluer l’inflation julte le mois des soldes, mais l’inflation est un phénomène plus général que l’on quantifie sur une année entière au minimum (et encore).

              Ce n’est pas parce que le commerçant d’à côté vends ses yaouts qui périment bientôt un peu moins cher que l’on peut qualifier la situation de déflation des prix.

              Encore une fois, les soldes sont un épiphénomène dans un marché plus globalde formatino des prix.

            • Merci pour le cours d’économie, Herr Professor. Vous ne prépareriez pas un Nobel des fois ❓

          • « @ antoine : une simpla variation de pris de 2 à 3 % sur une péridoe d’une année ne suscite aucun arbitrage de consommation spécifique, contrairement à ce que vous affirmez. »

            Allez demander aux japonais si une variation des prix de 3% ne suscite pas d’arbitrage sur la consommation (chute de la consommation de 8% et 2,5% sur 2014 suite à la hausse de TVA d’avril 2014)

            • Quand les prix augmentent au Japon, la consommation chute. Et vous voulez nous faire croire que ça prouve que quand ils baissent, les consommateurs attendent et la consommation chute !

            • @ antoine : encore un mauvais exemple :

              Ces 2 % ne se sont pas produit par phénomènes diffus et multiples sur divers produits de façon imprévisible : il y a eu une hausse de 2 % des prix liée à une décision unilatérale d’un gouvernement en une nuit.

              2 % en une nuit sur tous les produits vendus et 2 % en 365 jours quand vous ne savez pas où se situent les 2 % et sur quels produits, c’est tout tà fait différent …

    • Et vous en faites quoi des iphone 5S qui continuent à être vendus neufs pour moins cher? Pourquoi allez chercher son prix d’il y a un an pour faire une comparaison? ça n’a pas de sens

    • D’ailleurs la foule s’est amassée devant les iStore seulement 6 mois après la sortie de l’iPhone 6 plutôt que le jour même, tellement les gens ont différé leur achat dans cette techno.

    • J’vous comprends pas : si vous avez les moyens, vous attendriez que l’iphone 5 divise son prix par 2 ❓
      Ce n’est pas ce que l’on observe : ruée, files d’attentes à soviet, stocks épuisés en peu de temps dans le but de repartir avec le bijoux.

      • « Ce n’est pas ce que l’on observe : ruée, files d’attentes à soviet, stocks épuisés en peu de temps dans le but de repartir avec le bijoux. »
        c’est ce qu’on appelle de la lobotomie liée à de la bonne propagande – pardon – publicité

    • Tout comme il y a des limites au taux d’intérêt qu’on est prêt à payer pour obtenir le bien convoité plus tôt.
      Tout est dans le prix du temps.

      Mais cela ne justifie en rien le catastrophisme lié à la déflation.
      L’économie de marché n’a aucun problème pour s’y adapter.
      Seul l’État socialiste a besoin d’inflation.
      Mais l’impossibilité du socialisme est un fait, et les faits sont têtus.

    • « Je vais vous donner un exemple plus simple pour que vous compreniez le phenomene de deflation : les soldes . »

      C’est malheureusement un très mauvais exemple. Si la déflation est la baisse soutenue, durable, des prix, alors il est évident que les soldes ne peuvent rien nous apprendre sur les effets de la déflation sur le comportement des consommateurs. On sait que les soldes sont des événements éphémères qui se produisent très occasionnellement. Les soldes, par conséquent, sont des occasions à saisir. Mais la déflation est la situation où les gens ont vu les prix baisser depuis un certain temps déjà (e.g., 10 ans), et qu’ils s’attendent, par conséquent, à voir les prix tomber encore et encore. La déflation n’est pas une « occasion » à saisir.

      De toute façon, je n’ai aucune preuve que la déflation par la productivité induit les gens à consommer moins. Au contraire, durant la déflation de 1873-1896 au UK, la consommation était plus forte encore qu’à l’ère de 1855-1873 où les prix étaient stables (malgré quelques fluctuations en haut et en bas).

    • Soldes : promesses (parfois bidon) de prix divisés par 2 en attendant quelques semaines

      « Tendance à la déflation » : prix qui baissent peut être de 1 à 2 % en un an

      lol

    • Et la période symétrique aux soldes, celles d’introduction d’une nouvelle gamme ou tout est 2 à 3 fois plus cher, et ou tout le monde se précipite pour saisir cette occasion unique s’appelle ❓

      Les sedlos ❓

  • De meme votre raisonnement sur le credit est faux . En effet meme si le prix reel est plus cher , le prix perçu sera moindre du fait des faibles montants des mensualités .
    Encore un exemple pour que vous compreniez 🙂 : lorsque vous achetez une maison : vous discutez de son prix reel mais en definitive ce que vous regardez c’est la somme que vous allez depenser chaque mois . Vous ne comparez donc pas le prix de la maison par rapport à vos depenses courantes mais les mensualités du credit par rapport à vos depenses courantes . Exemple : vous ne dites pas  » je peux m’acheter une maison à 300 000 euros  » mais  » je peux m’acheter une maison à 300 000 euros car celà me reviendra à 1 000€ par mois « 

  • La déflation n’est pas un remède, c’est un symptôme. Il ne faut pas se placer du côté du consommateur, mais de celui du vendeur. La déflation est le signe qu’il a plus de mal à vendre que par le passé. S’il l’a prévu, comme en informatique, et qu’il offre des produits plus performants pour renouveler le marché, pas de problème. S’il ne l’a pas prévu ou qu’il ne peut pas maintenir ses marges, comme le producteur de porcs, on est dans le lisier.

    • @ MichelO :

      La déflation est le cours normal des choses, cela veut simplement dire que grace à la concurrence, les gains de productivité des entrepreneurs se répartissent vers les consommateurs.

      Pour tout ces sujets là, pas la peine de lire Schumpeter.

      Il suffit de lire le chapitre « les machines » de « ce qui se voit et ne se voit pas » de F. Bastiat.

      Tout est expliqué limpidement depuis plus de 160 ans ….

      • Sauf qu’il y a 160 ans , la structure de consommation n’était pas du tout la même et se résumait souvent à de la consommation alimentaire.
        Il est bien évident que les decisions d’achat dans le domaine alimentaire ne peuvent pas être reportées à dans 2 mois 🙂

        • @antoine : devant la bétise de votre réponse, je me demande si vous le faite exprès ou si vous êtes un parfait ignorant (un cuistre dans ce cas là).

          lisez d’abord ce chapitre de Bastiat, et vous vous rendrez compte de l’inanité de votre réponse (à aucun moment, il ne fait référence à la consommation alimentaire) …

      • L’ordre normal des choses est que la déflation, ou plus exactement les gains de productivité et l’abondance de l’offre qui en sont la cause, soit anticipable. Les interventions gouvernementales sur le marché qui ont l’effet de faire baisser artificiellement les prix de manière imprévue (par exemple, les sanctions contre la Russie qui ferment ce débouché) ont un effet catastrophique, dont la déflation est la traduction visible mais pas la cause.

      • La déflation est le cours normal des choses DANS LE CAPITALISME.
        Dans l’économie de marché, qui est la seule possible.

        Mais dans le socialisme, le vol étatique et la distribution du butin nécessitent l’impôt et l’inflation.

        « Quand des soldats heureux réduisaient les vaincus en esclavage, ils étaient barbares, mais ils n’étaient pas absurdes. Leur but, comme le nôtre, était de vivre aux dépens d’autrui; mais, comme nous, ils ne le manquaient pas. Que devons-nous penser d’un peuple où l’on ne paraît pas se douter que le pillage réciproque n’en est pas moins pillage parce qu’il est réciproque; qu’il n’en est pas moins criminel parce qu’il s’exécute légalement et avec ordre; qu’il n’ajoute rien au bien-être public; qu’il le diminue au contraire de tout ce que coûte cet intermédiaire dispendieux que nous nommons l’État? »
        http://bastiat.org/fr/l_Etat.html

  • La « destruction créatrice » de Schumpeter n’est absolument pas établie. Les chiffres de croissance de la population active sont plus liés à la croissance du nombre de fonctionnaires qu’au développement de l’emploi dans le secteur marchand.
    D’autre part votre hypothèse sur l’augmentation des prix de l’immobilier pilotée soit par l’interventionnisme de l’État (France) ou des taux de crédit trop accommodant (USA) n’explique pas pourquoi les prix de l’immobilier au Royaume Uni sont si hauts, sans intervention de l’État et avec des taux d’intérêt relativement élevés pratiqués par la Banque d’Angleterre.
    Il n’en reste pas moins que votre article soulève de très nombreux points factuels et pertinents et permet de contrebalancer des pseudo-vérités trop facilement acceptées sur le rôle de l’inflation négative.

    • @ Christian M :

      « la destruction créatrice » de Schumpeter n’est absolument pas établie ????

      Depuis quand un fait, une évidence, la réalité, n’est pas établie ???

      Cette destruction créatrice n’est que l’expression verbale inventée par Schumpeter pour décrire les phénomènes économiques qui se passent dès qu’il y a hausse de la productivité liée à l’innovation.

      point à la ligne.

      Votre seconde affirmation est totalement fausse : croire que la population active augmente parce qu’on augmente le nombre de fonctionnaires est l’exact inverse de la réalité : On estime que 2 emplois sont détruits quand on crée un emploi de fonctionnaire.

      Ce ratio est vérifié en France depuis 40 ans et partout dans le monde…

      Les prix de l’immobilier sont hauts à Londres, pas en Angleterre, et la banque d’angleterre n’a jamais été ausi accommodante que depuis 5 ans !!!

      Renseignez vous un peu avant d’affirmer des contre-vérités aussi flagrantes ….

      • @Stéphane
        Je me suis peut être mal exprimé. Il ne s’agit pas de contester la hausse de la productivité liée à l’innovation. Il s’agit simplement de relever que la création d’un nombre d’emplois dans le secteur marchand en quantité équivalente n’est pas démontrée.
        Dans l’article il est fait mention d’une population active augmentant de 4.8 millions entre 1970 et 2011 ce qui est largement attribuable à la croissance du nombre de fonctionnaires puisque le taux de croissance du nombre de fonctionnaires a été 3 fois plus rapide dans la fonction publique que la croissance de la population active. Et oui, en France, on sait créer des emplois de fonctionnaires mais cela ne peut pas cacher que l’emploi marchand se porte mal et surtout ne peut pas expliquer que la destruction créatrice est bien à l’œuvre pour créer de nouveaux emplois.

        Votre remarque sur les prix de l’immobilier à Londres peut parfaitement être transposée à la France, où les prix de l’évolution des prix de l’immobilier parisien n’ont rien à voir avec l’évolution des prix en province.
        Enfin, sur les taux d’intérêt, c’est exact que les taux de la banque d’Angleterre sont bas mais restent au dessus des taux de la BCE.

        • @Christian M :

          Le taux d’activité de la population en France se traine au plus bas des pays développés depuis plus de 40 ans, et parmi les gens en activité, il y a substitution progressive des emplois marchands par les emplois de fonctionnaires et les chomeurs.

          C’est bien la preuve non pas que la destruction créatrice ne fonctionne pas, c’est juste la preuve que la destruction créatrice n’est pas à l’oeuvre en France !!!

          L’économie est figée, il n’y a plus de gains de productivité depuis très longtemps, donc plus de destruction créatrice.

          Les google, amazon, facebbok microsoft, apple, etc etc etc ne sont pas français …

        • Le nombre d’emplois marchand a bien été poussé à la hausse par les gains de productivité.
          Mais il l’a été à la baisse par le recrutement de fonctionnaires.
          Les deux effets se sont neutralisés.
          Sans le recrutement de fonctionnaires, l’emploi aurait progressé du double.

          Cet exemple illustre l’impossibilité de se fonder sur l’observation en économie.
          Surtout en pseudo-démocratie socialiste (tous les pays occidentaux), où les contraintes étatiques sont en perpétuel mouvement.
          Il faut procéder comme en philosophie: Raisonner logiquement sur la base de concepts valides.

        • Absolument faux : depuis 40 ans, la France a créé des dizaines de milliers d’emplois … en Chine, en Inde etc …

          Vous raisonnez en regardant le petit bout de la lorgnette : depuis 40 ans le taux d’activité salarié dans le monde n’a fait qu’augmenter.

    • Ouhlalalaaaa 🙂
      Le taux directeur de la BoE est de 0,5%.
      Elle a aussi lancé un QE de 375mds £ par an qui participe a la flambée boursiere et immobiliere ( le surplus de monnaie est placé dans les avtifs financiers et immobiliers ) et a surtout lancè en 2012 le programme Funding for Lending en 2012 qui permet de faciliter l’octroi de credit immobier .
      La flambée de l’immobilier a Londres est donc totalement liée a l’octroi d’argent facile

  • Dire que la déflation c’est la « baisse des prix » est bien entendu réducteur.

    La déflation est le médicament, après… les excès.

    La déflation corrige les excès, tout simplement.

    Voilà pourquoi :
    -il est vain de la « combattre » : l’entropie l’emporte toujours
    -et il est amoral de chercher à la « combattre »

    Le bon sens populaire l’a toujours compris : « les arbres ne montent pas jusqu’au ciel » etc.

    En face, nous avons le syndicat des cloportes, des rentiers, des clients des politiciens qui cherchent désespérément à sauvegarder leurs rentes, leur positions… et qui tous poussent des cris en démonisant la « déflation ».

    L’entropie n’a que faire de leurs petits cris apeurés. On ne peut pas arrêter la nature, avec des slogans moralisateurs et en tenant d’effrayer le populo.

    Nous allons…. les déflater. Tout simplement. 😉

    L’Etat, les mafias pseudo publiques, et tous leurs clients…

    La déflation de ce point de vue est l’instrument notre libération.

    • Le combat politique actuel pour obtenir l’inflation serait comique sans la promesse misère qu’il porte.
      En effet la vanité de cette manoeuvre désespérée est évidente.
      Quand les pauvres ne pourront plus manger, le discours pro-inflationniste sera mal accueilli !
      Et impossible de redistribuer davantage: Toute hausse des taux d’imposition se traduira par une baisse des recettes fiscales.

      Le marché ne trouvera pas indéfiniment des solutions.
      Le populo réalise-t-il que la baisse générale de qualité de certains produits n’est rien d’autre que de l’inflation ?

  • L’essai « Déflation et liberté » de Guido Hülsmann, est désormais disponible dans sa traduction française en édition papier.

    • P.S. Voir aussi (en anglais) « Less Than Zero. The case for a falling price level in a growing economy » de George Selgin

      http://www.iea.org.uk/sites/default/files/publications/files/upldbook98pdf.pdf

      • Tiens, tiens, mr Couvreur…

        J’aime bien le fait qu’un super crack en économie intervienne ici. Ça va me changer (et en bien). Voici une info importante. Un des arguments proposés par les anti-déflationnistes est que la déflation (même productivity-driven) accentue la debt burden. Vous avez bien fait de citer Selgin, vu que c’est de très, très, très loin le meilleur bouquin sur le sujet, comme je l’ai fait remarqué l’autre jour. Selgin nous dit que si les dettes augmentent dues à la hausse de productivité, cela signifie que les revenues de tout le monde augmentent également. Donc la charge de la dette n’est pas plus élevée. Aussi, il est normal selon lui que les prêteurs voient aussi leurs revenues augmenter, grâce aux gains de productivité, sous l’effet des dettes nominales constantes.

        Mais ce n’est pas tout. Selgin dit aussi que, théoriquement, il y a des raisons de croire que les businessmen ne sont pas myopes. Si les prix montent constamment, les prêteurs demandent un taux d’intérêt nominal plus élevé. Mais si les prix diminuent constamment, ce sont les emprunteurs qui négocient un taux plus bas. La raison tient en un seul mot : expectations. Et empiriquement c’est vrai. D’abord pour la déflation de 1873-1896 aux USA, où Robert Higgs (1971, pp. 97-99) raconte que les taux d’intérêt nominaux ont diminué durant la déflation. La même chose s’est produite durant la déflation de 1873-1896 au UK. Dowd & Harrison (2000) ont conduit une étude économétrique, i.e., analyse de cointegration. Ils ont conclut que les taux d’intérêts sont bien positivement corrélés durant toute la période 1821-1913 au UK, et que le paradoxe de Gibson n’est donc pas restreinte aux périodes de guerres. Chadha & Perlman (2014) ont analysé le UK également, pour la période 1702-1913 et ils sont parvenus aux mêmes conclusions. La raison invoquée par les historiens est la même. Quand les prix diminuent au fil des années, les gens s’attendent à la possibilité que cela continue, et négocient des taux d’intérêts plus profitables pour eux, et donc, pour l’investissement.

        Néanmoins, concernant le paradoxe de Gibson (i.e., corrélation positive entre prix et taux d’intérêt) n’a pas été validé partout, si j’en crois les nombreuses études que j’ai lues. Peut-être est-ce dû au fait que les banques centrales interviennent, manipulent un peu trop les taux d’intérêts. Dans les deux périodes citées plus haut, l’économie fut quand même plus libre marché qu’aujourd’hui, les crises beaucoup plus soft (contrairement aux mythes soutenues), selon Beckworth (2007) et Newman (2014) pour les USA. Cela a pu être un facteur important.

        Beckworth, D. (2007). The postbellum deflation and its lessons for today. The North American Journal of Economics and Finance, 18(2), 195-214.
        Chadha, J. S., & Perlman, M. (2014). Was the Gibson Paradox for real? A Wicksellian study of the relationship between interest rates and prices. Financial History Review, 21(02), 139-163.
        Dowd, K., & Harrison, B. (2000). The Gibson paradox and the Gold Standard: evidence from the United Kingdom, 1821-1913. Applied Economics Letters, 7(11), 711-713.
        Higgs, R. (1971). The transformation of the American economy, 1865-1914: An essay in interpretation. New York: Wiley.
        Newman, P. (2014). The Depression of 1873–1879: An Austrian Perspective.

  • (a) Signalons tout d’abord que la théorie quantitativiste établissant le lien entre évolution de la masse monétaire et évolution des prix est loin d’être valide. L’économiste de l’entre-deux guerre Aftalion a mené une étude empirique sur différentes périodes montrant qu’on pouvait tout aussi bien avoir une corrélation positive que négative, difficile donc d’en conclure à la relation de cause à effet : hausse de la masse monétaire implique hausse des prix.

    (b) Qu’il faille moins d’heures de travail pour produire ou acheter certains produits ne permet en rien de conclure au fait que le prix devrait être plus bas. En effet, la valeur d’une heure de travail n’est pas nécessairement la même en 1973 ou en 2002. On peut justement estimer que cette heure de travail a plus de valeur étant donné qu’elle permet de produire davantage pendant la même durée.

    (c) Lorsque vous écrivez « Votre comportement d’achat serait-il modéré par la perspective de voir le prix de vos achats baisser en termes nominaux ? Imaginons que la quantité de monnaie évolue moins vite que notre production, induisant une « déflation visible » de 1 à 2% annuels. » La question est un peu biaisée, étant donné que vous prenez une échelle de temps un peu longue. Il conviendrait davantage de regarder la baisse de prix sur un mois, le report de consommation sur quelques mois est plus crédible que sur un an. Il semble évident qu’une baisse des prix même de 200% sur 10 ans ne conduira pas à un report de la consommation, l’échelle de temps n’est pas adaptée au comportement des consommateurs.

    (d) Vous prenez l’exemple du secteur de l’électronique ou numérique. Mais en réalité votre exemple ne correspond pas tellement à votre propos, bien au contraire. L’équipement des foyers en matière d’électronique s’est justement fait très progressivement, suivant la courbe des prix, ce qui économiquement parlant est similaire à une position attentiste (j’attends, parce que je présume que le prix va baisser, pour m’équiper en matériel informatique, téléphonique, internet, etc) . Bien entendu à l’heure actuelle, étant donné que quasiment tout le monde est connecté et du fait de l’obsolescence programmée, l’attentisme n’a plus lieu d’être (je ne crois pas que beaucoup accepteraient de rester un mois sans connexion même si le prix chuter de 50% !), un exemple pour mieux comprendre. Ce n’est pas parce que le papier toilette va baisser de 50% dans un mois que vous allez vous en priver si vous en avez besoin….

    (e) Outre le problème de l’attentisme nuisible à l’activité économique (je ne crois pas qu’un créancier accepte l’argument « je vendrai mon produit dans quelques mois, tôt ou tard), la déflation pose un problème que vous n’évoquez pas : la baisse des profits et donc in fine de l’investissement. Le contre-argument classique est celui-ci : si les prix baissent, tous les prix baissent donc le profit réel est inchangé (je raccourcis un peu mais c’est quasiment texto). Plusieurs remarques à cela. D’abord déflation ne veut pas dire baisse de TOUS les prix, mais d’une moyenne (on peut bien évidemment discuter de l’indice des prix qui pose des problèmes essentiels). Ensuite, et c’est là le plus important, et argument est trop « statique ». Le processus de production est dynamique, prend du temps. Dans l’hypothèse de prix stables, cela ne pose aucun problème, mais dans l’hypothèse déflationniste, que se passe-t-il ? les intrants sont achetés au début de la production (à ce moment, le prix de la production est à un niveau n). S’il y a déflation, cela signifie que le prix des intrants a diminué, mais cela n’a aucune influence sur la production puisqu’ils ont déjà été achetés, par contre cela a un impact sur le prix de a production qui est inférieur à n. Ce qui signifie une baisse de profit REEL par rapport à une situation où les prix sont stables.

    (f) Cela amène à se poser la question de l’endettement non pas public mais privé. En premier lieu, pour les entreprises, comme expliqué en (e) cela signifie baisse de profit et donc une part des profits plus importante pour rembourser l’endettement. Pour les particuliers, on aurait la même situation si déflation entraînait baisse des salaires. Pour essayer de conserver son profit réel, l’entreprise aura tendance à réduire ses salaires ou à licencier. Vous dites que les salaires ne baisseront pas, possible, mais dans un système totalement libre, ils devraient, s’ils ne baissent pas c’est justement grâce à l’action syndicale, mais par contre des licenciements conduiront à une baisse de salaire. En effet, vous dites que les salariés licenciés seront employés dans les nouvelles industries, mais c’est là encore une vision trop statique de l’économie. Rien ne permet d’affirmer que l’embauche sera instantanée, au contraire, on peut supposer qu’étant donné ce sont des nouvelles industries, il faudra un temps de formation pour des salariés de l’ancienne industrie. Or pendant ce temps de formation, le remboursement de la dette sera plus difficile du fait de la perte de salaire.

    • axopl :

      (a) La réponse est non. Quand on dit que la masse monétaire augmente les prix, on raisonne compte tenu que tous les autres facteurs sont maintenus constants (ceteris paribus). Cela inclut aussi les gains de productivité. En ce cas, les autrichiens parleront d’inflation relative.

      (e) Comme je l’ai dit dans mon commentaire ci-dessus, les profits ne sont pas plus bas en situation de déflation, car la charge de la dette compense la hausse des revenues suite à l’effet de la productivité. Et c’est sans compter les possibles baisses de taux d’intérêts suivant les attentes de baisses de prix. Votre hypothèse selon laquelle les prix des produits ne s’ajustent pas immédiatement aux changements de productivité (et donc des coûts) est fausse. Selgin (1997) dans « Less than Zero » nous dit que c’est exactement le contraire. Enfin, l’omission fatale de votre argument est que vous oubliez totalement que les gains de productivité impliquent une hausse des revenues. De tout le monde. Donc l’idée des profits dépressifs, est franchement douteuse.

      (f) Votre commentaire semble ignorer le fait que tous les prix ne sont pas nécessairement flexibles. Certains prix sont assez rigides, et bougent doucement. C’est le cas du prix du travail, i.e., le salaire nominal. Mais comme Selgin le démontre dans son livre, c’est plutôt le régime de prix stable qui génère des déséquilibres. Un régime de prix stable force les salaires nominaux à bouger, mais ce n’est pas le cas pour la déflation. Mais aussi, compte tenu que les taux de productivité peuvent fluctuer avec le temps, le simple fait que la productivité diminue pour quelques raisons que ce soit, rendra impossible le remboursement des dettes. Dans ce cas, comme Selgin le propose, il s’agit de permettre aux prix d’être indexés au taux de productivités. Un régime qu’il appelle « productivity norm ». Un autre argument contre la stabilité des prix est qu’un tel régime cache le phénomène d’inflation relative, et cela suffit à promouvoir la formation de bulles économiques, et donc, de crises subséquentes. Il explique bien dans son livre pourquoi un régime de prix stable est infiniment pire que la déflation, et aussi pourquoi l’inflation est encore pire. Concernant le fait que les emplois détruits ne seront pas compensés, il faut savoir que les petites entreprises sont apparemment celles qui en créent le plus, ce qui ne m’étonne pas, vu qu’elles ont beaucoup de perspective de profits et de croissance (comme dit dans « Le grand méchant marché » de Landier & Thesmar). Selon Fred Buzzeo, http://mises.org/library/small-business-and-jobless-recovery, les réglementations gouvernementales imposent des coûts beaucoup plus élevés pour les petites firmes que pour les grandes. Je pourrai, personnellement, même ajouter le salaire minimum. Vu que les coûts de production des grandes firmes sont beaucoup plus faibles, ils peuvent supporter des coûts de salaires plus élevés. Donc, le salaire minimum détruit la concurrence en plus d’augmenter le chômage. J’avais entendu dire que Wal-Mart, à une époque, soutenait les hausses de salaires minimums aux USA. Officiellement, c’est pour l’acte disons philanthropique, mais officieusement, ce fut sans doute pour détruire la concurrence.

      Selgin, G. (1995). The Case for a “Productivity Norm”: Comment on Dowd. Journal of Macroeconomics, 17(4), 733-740.
      Selgin, G. A. (1995). The ‘Productivity Norm’ versus Zero Inflation in the History of Economic Thought. History of Political Economy 27 (4): 703–35.
      Selgin, G. A. (1997). Less than Zero: The Case for a Falling Price Level in a Growing Economy. London: Institute of Economic Affairs.
      Selgin, G. A. (1999). A Plea for (Mild) Deflation. Cato Policy Report 21 (3). Retrieved from http://www.cato.org/pubs/policy_report/v21n3/cpr-21n3.html.

  • Excellent article, clair et net, merci à Vincent Benard.

    En tant que consommateur, je dis aussi merci à tous les agents économiques qui se bougent pour me proposer des produits et des services moins chers et plus performants qu’il y a 10 ans. C’est évident dans la high-tech (PC, téléphone, TV, accès Internet…) mais aussi dans l’automobile (ABS, ESP, climatisation de série… pour le même prix). C’est aussi visible (quoique plus difficilement) dans l’alimentation, dont la sécurité sanitaire a augmenté de manière phénoménale alors que la part de l’alimentation dans la consommation des ménages diminue.

  • Le raisonnement de cet article est tronqué. Il est vrai que l’argument du différé de consommation en période de déflation est est stupide mais il vise avant tout à ne pas parler de la monnaie et de ses modalités d’émission à la population.
    La vraie cause, celle qui rend la déflation comme une mauvaise chose est celle ci :
    L’argent n’est ni plus ni moins qu’une émanation des banques privées (la banque centrale décide d’un volume de monnaie, elle ne prend que des titres en garantie en échange de sa monnaie centrale : opération de refinancements de titres :mises et prises en pension). La banque centrale, c’est en quelque sorte la pierre philosophale de notre système, elle transforme le plomb en or…
    Ainsi, lorsque l’activité économique se détraque (récession), les banques prêtent moins (et/ou les agents économiques empruntent moins). L’émission de monnaie se tarie mais il faut quand même rembourser la dette existante (destruction monétaire). Du coup l’argent se raréfie donc il prend de la valeur donc les prix baissent du fait non pas d’un gain de productivité mais d’une augmentation de la valeur de la monnaie. Pour 1 € on a plus de « choses ». Les gens très riches le reste et le devienne encore plus mais pour les gens pauvres, l’argent étant plus rare il est plus dure à trouver (à gagner). D’où une augmentation de la pauvreté, des inégalités, etc.
    A contrario une inflation est nuisible aux puissants qui voient leur richesse (donc leur pouvoir) s’éroder de jour en jour. Pour les plus pauvres (y compris les classes moyennes), l’argent est plus facile à trouver, la thésaurisation n’est pas une bonne opération donc l’activité économique repart. L’inflation forte rime souvent avec pleine emploi (voir les trente glorieuses). A critiquant les politiques keynésiennes, vous ne faites au mieux que de soutenir nos gouvernements qui nous ont mis dans cette situation de puis des années mais pour les riches « tout roule ». Regardez la bourse, on frôle les 5000 points. Du pure délire.
    A quand une politique monétaire en faveur du plus grand nombre ? Mais pour cela il faudrait que l’on soit souverain sur notre monnaie donc souverain tout court…

    • A contrario une inflation est nuisible aux puissants qui voient leur richesse (donc leur pouvoir) s’éroder de jour en jour.

      Donc il faut de plus en plus d’inflation pour rétablir l’égalitude :/ \: :mrgreen:
      Sauf que les riches ont les moyens d’échapper à l’inflation. :mrgreen:

      Pour les plus pauvres (y compris les classes moyennes), l’argent est plus facile à trouver

      Ils le trouvent dans les poubelles des banques :mrgreen:

      • Pour l’égalitude je sais pas mais oui « l’inflation c’est l’anesthésie du rentier ». Sinon pourquoi la BCE, émanation des banques privées, a un objectif d’inflation très faible (2%). A contrario les monnaies locales ou alternatives ont en général un taux d’inflation très élevé pour encourager à consommer local et rapidement. Et ça marche :
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiemgauer

        Quant aux riches qui pourraient échapper à l’inflation… Je vois pas bien comment. Sauf bien sûre à s’expatrier, argument tarte à la crème sans réel justification. Aujourd’hui on n’a une inflation quasi nulle (conforme aux exigences de la BCE donc) et les riches tentent tout de même d’expatrier une partie de leur fortune. A ce petit jeu, on trouvera toujours plus misérables… comme pour toute forme de délocalisation.
        Cela a au moins le mérite de prouver qu’au-delà d’un certain montant, l’accumulation en capital n’a aucune utilité économique voir devient nuisible au plus grand nombre, mais c’est un autre sujet…

        • Quant aux riches qui pourraient échapper à l’inflation

          Simple : grosse inflation sur l’Euro. Conséquence : liquidation du cash en Euro, bascule dans des fonds en actions EUR, $, CHF… . Achat d’or, d’immobilier sous diverses formes, divers types de fonds existent dans plusieurs monnaies. Rien que des actifs qui suivent l’inflation sans perdre de la valeur et qui très souvent rapportent.

          Croyez moi : vous ne baisez pas un milliardaire avec de l’inflation. Au contraire.

          • Michel C a raison. Les plus grands rentiers de France sont restés des rentiers dans les années 70-80. La création des nouvelles grandes fortunes, c’est a dire l’enrichissement des pauvres, se fait systématiquement dans les périodes d’innovation (Shumpeter encore) mais d’autant plus que ces grappes d’innovations sont accompagnées d’une monnaie stable, qui permet un climat également stable aux affaires.

            On a vu comment l’inflation du Zimbabbwe a aidé les pauvres dans les années 2000. On a vu comment les riches zimbabweens s’en sont tous tirés en se barrant avant que ca leur pète à la gueule.

            Le dollar américain dans ses phases les plus inflationnistes n’a jamais vu de milliardaires se faire ruiner par la baisse du dollar.

          • Vous avez raison mais je ne vois pas en quoi l’inflation ou la déflation résout ce problème. Par définition des gens riches le sont rarement en monnaie, ils placent leur économie/excédent en biens immobiliers, sur les marchés financiers… L’inflation stimule (en général) l’économie et réduit souvent les inégalités, mais le problème est avant tout et il est important de le souligner un excédent de capital.

            • Vous touchez donc des gens des classes moyennes, qui sont soit mal informés, soit dans une position délicate (en retraite par exemple)

    • Ce sont les États qui font monter la bourse, pour justifier des taux d’intérêt bas qui, dans le capitalisme, signifient que le capital est surabondant.
      L’argent n’est pas plus facile à trouver pour les pauvres en cas d’inflation: Tout dépend à qui le pouvoir décide de le donner. Quand il s’agit de maintenir les taux bas, ce n’est pas les pauvres.
      Les pauvres ont au contraire intérêt à ce que les prix baissent, et pas leurs revenus.

      Opposer comme vous le faites capital et travail est une erreur que Bastiat avait démystifiée dès avant 1850.
      « Quand le capital augmente, la part du propriétaire ou capitaliste — augmente en valeur absolue, — diminue en valeur relative; la part du travailleur (ou du consommateur) augmente — et en valeur absolue et en valeur relative… »
      http://bastiat.org/fr/de_la_rente.html

      Lorsque le capital croît, ses revenus aussi; mais la valeur du travail davantage.
      Donc TOUT LE MONDE Y GAGNE: Les intérêts légitimes sont harmoniques et non opposés.

      Hélas les socialistes s’obstinent dans l’erreur d’imaginer des antagonismes sans fin que seul leur pouvoir illimité et vigilant sur leurs semblables peut empêcher de causer un désastre général.
      C’est ainsi que le lot commun de l’humanité est le collectivisme et la misère, et non pas la liberté et prospérité…

      • Merci pour le lien. C’est toujours un plaisir de lire les textes de Bastiat. Le style est un peu passé, mais il est autrement plus concis que celui de Piketty….

  • « A contrario, dans un scénario de déflation, l’État devrait faire des économies pour ne pas voir sa dette s’aggraver mécaniquement. »
    Malheureusement, ce n’est pas ce qui se passe dans la vraie vie. Dans la vraie vie, le politicien réformateur qui veut faire des économies, n’a aucun avenir politique, le bon peuple ne veut pas entendre parler de se serrer la ceinture. Le politicien malin, lui, promet des lendemains qui chantent, du bonheur sans effort et les riches payeront. Il est élu triomphalement. Dès son élection, les syndicats et autres acteurs du vivre-ensemble montent au créneau pour demander la redistribution des économies générées par la déflation aux fonctionnaires et aux plus démunis. Le politicien malin, qui pense déjà à la réélection accepte. Au lieu des économies prévues, les déficits explosent par double effet de levier, déflation et augmentation des dépenses.
    La déflation c’est peut-être bon sur le papier. Dans la vraie vie, c’est comme la Grèce : prix en baisse et déficits qui explosent.

    • Le politicien malin je dirais, avant tout brailleur dans son discours pour montrer qu’il est fort 😉

    • Dans la vraie vie, c’est comme la Grèce : prix en baisse et déficits qui explosent.

      Le Drachme ne sera pas un drame pour la Grèce qui sera alors en état de grâce :mrgreen:
      Sinon, ce qui va exploser, ce sont les bombes de l’extrême gauche :mrgreen:

  • Les prix baissent parce que la consommation baisse et non l’inverse.
    Avec une monnaie stable et une économie prospère, les prix baisseraient bien que la consommation progresse.

    Le bobard anti-déflationniste n’a donc aucun sens.
    C’est le socialisme qui a besoin d’inflation pour spolier sans imposer.
    Je préfère cette formule: Que l’État se finance par la création monétaire plutôt que par l’impôt, qui est infiniment complexe et perturbateur.

    Mais l’enjeu n’est pas là: Il est dans l’activisme étatique dont le socialisme est indissociable.
    Ce recours forcené à la violence pour soumettre autrui à un ordre moral, pour imposer un ordre artificiel aux autres hommes, est une spirale de perversion.

    « Et alors vous crierez contre votre roi que vous vous serez choisi, mais l’Eternel ne vous exaucera point. »
    Sanuel 8.18

    • Je suis désolé mais votre raisonnement est trop scolaire, vous avez trop lu Ayn Rand…
      Vous assimilez État = Socialisme, donc État spoliateur (par l’impôt et/ou par l’inflation).
      Mais vous devriez peut être sortir car en effet nous avons un état interventionniste mais nullement pour redistribuer des richesses voir même pour relancer l’économie. Hélas !
      Aujourd’hui nous avons bien un état socialiste (je ne fais ici pas de différence entre PS, UMP, centristes qui ont grosso modo la même politique économique) mais uniquement envers les plus riches.
      L’État d’aujourd’hui n’est nullement un agent économique au service du plus grand nombre voir même des plus pauvres. L’État est aujourd’hui le garant des plus riches et maintient l’ordre établi. Il garantit le droit de propriété et sert d’assureur en dernier ressort (cf les milliards versés aux banques qu’on appel aujourd’hui dette publique).
      A contrario toutes les dispositions fiscales redistributives issues de la force du travail ne visent qu’à rendre les riches encore plus riches. Les faits pullulent et ils sont têtues, il faut vraiment être un idéologue obtus pour ne pas s’en rendre compte.
      Quant a la défense de la déflation, il faut sacrément nier les évidences économiques actuelles (chômage, pauvreté, …) pour la défendre. Bien sûr si vous êtes actionnaires ou rentier, c’est à dire que vous vivez du travail des autres, je comprends mieux…

      • D’accord avec le milieu, pas avec la conclusion.

      • « Quant a la défense de la déflation, il faut sacrément nier les évidences économiques actuelles (chômage, pauvreté, …) pour la défendre. Bien sûr si vous êtes actionnaires ou rentier, c’est à dire que vous vivez du travail des autres, je comprends mieux… »

        Bien sur si vous etes un parasite endetté qui vit sur le pognon des autres, en les traitant de radins, vous pouvez etre contre la déflation…

        P.S: Les rentiers ne sont jamais riches que de la demande que les autres ont de leurs ressources. Vous n’aimez pas les rentiers? Vous n’aimez pas les rentes? Vraiment? Ou vous n’aimez le fait que ces gens vous facturent le service qu’ils sont capables de vous rendre alors que vous en êtes bien incapable vous même?

        • Définition wikipédia du rentier : « Un rentier est un individu qui ne travaille pas, mais qui vit de ses rentes et des revenus de ses investissements ».
          Quels différence y aurait-il entre un chômeur qui passerait son temps à jouer aux courses de chevaux et un rentier qui passerait son temps à spéculer ou à vivre de ses rentes ?

          • La différence vient de lorigine de la mise: Un rentier joue l’argent qu’il a gagné par son travail ou que ses parents lui ont légué. Un chomeur joue avec des subventions prélevées de force sur le travail des autres.

            Merci d’avoir posé la question.

            • Euh non un chômeur a cotisé et a travaillé pour avoir droit au chômage. Par définition un rentier prélève l’excédent de richesse du travail des autres. Il n’a cotisé à rien.
              Quant à la fable de rentier qui a crée les richesses dont il dispose, tout les chiffres disent le contraire (et lorsque que c’est le cas, c’est tellement infime qu’on pourrait appeler ça l’exception qui confirme la règle).
              On en arrive alors à la question des valeurs : un employé au chômage car cassé par le travail à la chaine a t-il plus de mérite qu’un héritier ou qu’un investisseur chanceux ?
              Ce que vous appelez libéralisme n’est ni plus ni moins que la primauté de la valeur capital sur la valeur travail. Et si vous posiez le problème dans son intégralité, en mettant de côté cette idéologie consensuelle, peut être arriverez vous à d’autres conclusions.
              Ce sont donc bien les hommes qui définissent les règles et les valeurs qui régissent nos sociétés, « nul naturel ou invisible » là-dedans…

              • Par définition un rentier prélève l’excédent de richesse du travail des autres. Il n’a cotisé à rien.

                Faux. Il peut très bien manger son capital, soit directement, soit car il l’a mis en viager.

              • « Par définition un rentier prélève l’excédent de richesse du travail des autres. Il n’a cotisé à rien. »

                Alors là vous déformez gravement la définition de wikipedia que vous avez copiée un peu plus haut. Vous sous-entendez que la rémunération du rentier n’est pas légitime? La propriété c’est le vol? Réveillez-vous, on a fait du chemin depuis Proudhon.

                Si le rentier n’a pas volé son patrimoine, alors il a travaillé pour l’obtenir. Si ce n’est lui c’est quelqu’un d’autre qui lui a transmis son patrimoine. Allez faire un tour sur la fiscalité de la transmission et vous verrez le poids des taxes pour les patrimoines conséquents. Cette fiscalité-là est progressive, elle aussi.

                • « Si le rentier n’a pas volé son patrimoine, alors il a travaillé pour l’obtenir. Si ce n’est lui c’est quelqu’un d’autre qui lui a transmis son patrimoine »
                  Je ne dit pas que toute forme de propriété est du vol (encore faudrait-il remonter à la propriété originelle : des terres obtenues en général par violence ou par passivité). Je dit juste que la primauté du capital sur celui du travail n’est qu’une question de valeur et de mentalité.
                  Néanmoins merci pour cette échange mais nous n’avons décidément pas le même référentiel de pensée (Bien que j’ai raisonné un temps comme cela).

                  • encore faudrait-il remonter à la propriété originelle : des terres obtenues en général par violence ou par passivité)

                    Qu’en savez-vous ❓ Après le retrait des glaciers, les forêts ont poussé dru. Et les peuplades arrivant de l’est ont défriché ces terres, dont une bonne partie grâce aux moines catholiques. Ce n’est en aucun cas du vol.

                  • Bien, on progresse. Si vous admettez la légitimité de la propriété privée honnètement acquise, on progresse 🙂

                    Maintenant demandons nous à quoi sert le capital des « rentiers » (que d’autres préfèrent apeler « épargnants » ou « investisseurs »). Réponse: à moins d’être stérilisé (valises de billets dans un coffre ou sous un matelas) le capital peut être soit consommé soit investi dans des supports plus ou moins rentables (voire pas rentables du tout comme dans l’achat d’or ou le prêt à taux zéro à un proche). Dans tous les cas, le capital monétaire est réinjecté dans l’économie (commerces, employés de maison, logements, bureaux, terres agricoles, outils de production…) Il sert donc à produire du travail. Plus il y a de capital plus on peut produire. Opposer capital et travail n’a aucun sens.

                    Le « rentier » et le « prolétaire » sont faits pour s’entendre. La rémunération du capital est une contrepartie indispensable pour motiver le « rentier » à prendre des risques.

                    • Absolument, la notion de capital selon Marx (c’est à moi, personne n’y touche) n’a aucun sens : à part les billets planqués dans les matelas, la richesse dégagée est réinvestie dans l’économie : l’économie n’est pas une pizza dont on découperait des morceaux, l’économie est une machine vivante dont le fluide vital serait la monnaie.

                      Les rentes ralentissent l’économie car ne produisent pas de valeur ‘per se’ : les rentiers ne travaillent pas, mais les rentes ne sont que les parties émergées de l’iceberg : pour 5% de rente, il y a 95% de fortune investie dans l’économie et ces 95% sont absolument nécessaires.

                      En fait, ce n’est pas tout à fait vrai que les rentes ralentissent l’économie : les ‘ponctions’ faites sur le travail (que ce soient les intérêts ou même les impôts) accélèrent par contrainte la productivité des investissements, tant que le montant reste raisonnable : au dessus d’une certaine quantité, ils deviennent confiscatoires et découragent. Ce qui est veut dire par exemple que taxer les hauts salaires plus que les bas salaires fait augmenter les hauts salaires…

                    • Tout à fait.
                      Et c’est là que l’on voit que le socialisme tente de diviser les gens, quittent à ce qu’ils se tapent dessus, afin de prendre et garder le pouvoir.

              • @lyrric :

                « le libéralisme n’est ni plus ni moins que la primauté de la valeur capital sur la valeur travail » – désolé, mais un tel sophisme m’a fait hurler !

                Le « Capitalisme » est une invention … de Karl Marx qui a donné sa version de l’économie dans laquelle intervient ce constructivisme qu’est le capital.

                Le capital est un homme de paille : la source de tous les maux de la société et la source du malheur des prolétaires… et comme toujours dans les discussions mettant en scène un homme de paille, les partisans et les détracteurs utilisent des mauvais arguments.

                Le libéralisme n’est pas le capitalisme : le libéralisme n’est pas une théorie économique débile inventée par un détraqué dans le seul but de critiquer ce qu’il n’arrivait pas à mettre en pratique, de promouvoir une utopie hédoniste et de satisfaire ses ressentiments antisémites.

                Une fois cela entendu, nous pourrons peut être avoir une discussion.

                • « nous pourrons peut être avoir une discussion. »
                  N’est ce pas ce qui se passe ici, une discussion ?

                  « Le libéralisme n’est pas le capitalisme : le libéralisme n’est pas une théorie économique débile inventée par un détraqué »
                  Une précision, le capitalisme, c’est le pouvoir au capital. C’est le détenteur du capital qui décide (cf exemple du droit de vote des salariés dans les entreprises). Le capitalisme n’est pas une méritocratie, une aristocratie ou une forme de coopération humaine optimale. Dans la théorie économique (et ce n’est pas moi qui le dit) il faut que pour que le système fonctionne laisser les acteurs agir comme bon leur semble, c’est pour ça que le libéralisme n’est qu’une extension du capitalisme (ne pas perturber cette auto-organisation des ressources).
                  Mais au final le capitalisme n’est qu’un choix de société, à nous de pousser pour en limiter le pouvoir afin d’en réduire les effets néfastes.
                  PS : Je suis désolé de vous dire ça mais en ce qui concerne les théories économiques « débiles » de MARX (faut oser quand même), il avait juste quand même décrit les phénomènes actuels. Car il ne faut pas se faire d’illusion, les travailleurs ne ressentent pas les « bienfaits » du capitalisme et de la « crise actuelle régulatrice ». Ils manifestent leur mécontentement par les urnes d’où la question comment allier ce « merveilleux » capitalisme avec la Démocratie. On commence à avoir des réponses car le pire dans tout ça, c’est que le système étant à bout de souffle (le capitalisme ayant été sauvé à plusieurs reprise par l’État), il n’a d’autre choix désormais pour survivre que de devenir totalitaire (ex. Suède, 49-3, Commission européenne, référendum…).

                  • « le capitalisme, c’est le pouvoir au capital » … exactement ce que je dit : une théorie débile basée sur le pouvoir.

                    Le libéralisme est basé sur le libre consentement, le pouvoir est une notion socialiste : le libéralisme est basé sur la disparition des pouvoirs ou tout du moins sur l’équilibre des pouvoirs consentis par des contre pouvoirs et la séparation des rôles.

                    Avant de faire des amalgames ridicules, renseignez vous sur ce qu’est le libéralisme.

                    A moins que vous soyez comme une vaste majorité de gens : complétement intoxiqués par la propagande socialiste et qui ne peuvent pas penser que le monde puisse fonctionner sans ‘pouvoir’ : sans maman pour vous dire ce que vous pouvez faire.

                    • Je suis désolé de vous contrarier mais le capitalisme c’est le pouvoir au capital, c’est ainsi. Et d’ailleurs le droit est construit autour de ce choix (voir la constitution est la prévalence du droit de propriété sur d’autres droits vitaux). Vous pouvez défendre ce système qui a un fondement théorique (smith, ricardo, friedman, hayek, etc.) mais vous ne pouvez pas défendre ce système si vous n’avez pas compris ça.
                      L’entreprise appartient a ceux qui apportent le capital pas aux salariés et les médias soi-disant socialistes nous le rappellent à longueur de journée dès qu’une délocalisation a lieu. Ce sont donc bien les actionnaires qui ont le pouvoir dans l’entreprise (donc par extension de notre société), comment peut-on nier cela ?
                      Il y a bien dans la vraie vie ceux qui possèdent le capital et qui peuvent investir et ceux qui n’en ont pas et qui n’ont d’autres choix que de mettre leur force de travail à disposition des détenteurs du capital (certes il y a le libre consentement celui de travailler et de vivre ou celui de ne pas travailler et de mourir, quel choix !).
                      Il y a par ailleurs une forme de contradiction entre un supposé libre consentement des individus et un ordre qui s’imposerait de lui même par le biais de l’offre et de la demande (qui par définition impose un prix).
                      Il n’y a nul propagande « socialiste » dans mes propos, je ne fais que vous faire réviser les fondements des théories économiques que vous défendez. Rien de plus…

                    • On tourne en rond : je vous explique que le ‘capitalisme’, le ‘pouvoir au capital’ n’a rien à voir avec le libéralisme : que cette vision de l’économie est socialiste, pas libérale.

                      Je ne défend pas une seule seconde se système, je (comme les autres libéraux sur ce site) dit que ce système est dévoyé, complétement pourri dans sa forme actuelle : que le manque de liberté dans le ‘capitalisme’ en fait un monstre et que rajouter des contraintes, des réglementations, des codes etc… en essayant de corriger ses perversions ne fait qu’augmenter le problème.

                      D’ailleurs que la grande majorité des problèmes viennent de là : des tentatives de contrôler le système, de contrôler l’économie, de forcer l’économie à rentrer dans le modèle marxiste de la pizza et des bas de laines.

                      Il n’y a jamais été question dans l’économie d’imposer un quelconque ordre, ou de dire que l’économie impose un ordre quelconque : c’est encore une notion socialiste.

                  • « le capitalisme, c’est le pouvoir au capital. »

                    Les salariés aussi ont du pouvoir. Ce ne sont pas des moutons que les méchants actionnaires tondent tranquillement. Les actionnaires sont les propriétaires de l’entreprise. Ils ont besoin des salariés. Il y a donc un rapport de force entre les deux qui trouve son équilibre par la négociation (quand les partenaires sont suffisamment intelligents pour trouver un terrain d’entente).

                    La relation est à peu près la même entre le propriétaire et le locataire d’un logement. Idem entre le propriétaire d’une terre agricole et le cultivateur. Idem entre un fournisseur et un client. Le capitalisme n’est pas une doctrine politique, c’est juste une des composantes de l’économie réelle.

                    « le système étant à bout de souffle […] il n’a d’autre choix désormais pour survivre que de devenir totalitaire »

                    Oui. Et le contraire du totalitarisme c’est la démocratie, avec comme devise liberté, égalité, fraternité. Si les fondateurs de la République française ont mis liberté en premier c’est qu’ils avaient compris quelque chose…

                  • Pour les libéraux, le capitalisme de connivence (que vous décrivez) est du socialisme de droite : Marx a coupé le monde en deux : à droite les riches, à gauche les pauvres et a fondé une doctrine (la lutte des classes) qui est un appel à la haine et à la violence : la droite et la gauche doivent se battre jusqu’à la fin des temps pour le pouvoir : pouvoir qui revient ‘au peuple’ (c’est à dire à personne sauf aux escrocs qui arriveront à se faire passer pour le peuple)

                    Depuis le XIX°, la société réfléchit en terme de pouvoir … ce qui ennuie tout le monde ou presque : les gens ne sont intéressé que par deux choses : avoir la possibilité de faire ce qu’ils ont besoin ou envie et éviter de paniquer pour le futur tout les matins.

                  • Eh bé, la Suède totalitaire ❗ Vous y allez fort, même très fort ❗

                    • Des manœuvres politiques tout à fait normales dans une démocratie : contrairement au 49.3 qui est un passage en force, les partis suédois se sont mis d’accord entre eux.

                      Connivence : clairement, mais totalitarisme aucunement.

                      Le totalitarisme est un régime à parti unique, n’admettant aucune opposition organisée et dans lequel l’État tend à confisquer la totalité des activités de la société : l’Allemagne Nazie et surtout les pays communistes sont des totalitarismes.

                      La France n’est pas un totalitarisme, même si l’Etat tend à confisquer les activités de la société : les partis sont trop nombreux et largement trop organisés, dans un seul but : mettre leurs dirigeant sous le robinet à pouvoir (et à pognon pour le FN et le FG)

                    • lyrric , vous êtes socialiste dans l’âme, indécrottable.
                      Vous critiquez le fait que des partis socialistes se mettent d’accord, pour que les élections se tiennent à la date prévue. Connivence, oui. Ou est le scandale ❓

      • « (cf les milliards versés aux banques qu’on appel aujourd’hui dette publique). »

        De quoi parlez-vous? Les prêts aux banques en difficulté après l’épisode subprimes ont été remboursés avec intérêts. La dette publique d’aujourd’hui ce n’est pas de « l’argent versé aux banques », c’est de l’argent qui a été dépensé ces 40 dernières années en salaires de fonctionnaires, en achats des administrations, en prestations sociales…

      • « toutes les dispositions fiscales redistributives issues de la force du travail ne visent qu’à rendre les riches encore plus riches.  »

        Piketty, sors de ce corps!

        L’IRPP à taux progressif et l’ISF (qui taxe aussi les économies issues de la force du travail) sont des disposition fiscales qui ne favorisent pas vraiment les riches. Au fait, c’est quoi un riche?

      • (cf les milliards versés aux banques qu’on appel aujourd’hui dette publique).

        Sans les banques, l’état ne placerait plus ses obligations pourries. Du coup, aucun déficit ne serait plus possible. Choc garanti. Toutes ces subventions à des assoces : exit. Exit un tas d’autres distributions…

      • Un actionnaire vit du travail des salariés. Un salarié vit du capital des actionnaires. Il n’y a pas a les opposer, ils forment une équipe qui ont le même objectif de faire prospérer leur entreprise.

        • Quel monde merveilleux vous dépeignez là !
          Le problème c’est que le capitalisme est construit sur l’idée que la somme de nos égoïsmes doit nous conduire vers le l’optimum économique et la meilleurs allocation des ressources. Autrement dit il sa fondation n’est pas la coopération mais la concurrence. Intrinsèquement cette harmonie que vous décrivez ne peut exister. Ce serait d’ailleurs contraire aux principes du capitalisme… Et c’est bien pour ça que les salariés n’ont pas le droit de vote aux conseils d’administration des SA.
          Néanmoins et vous avez raison, dans plein d’entreprise une forme coopération constructive existe dans certaine entreprises mais ce n’est nullement du aux lois économiques (ni même aux lois tout court), c’est uniquement qu’une entreprise est fait avant tout d’hommes avec leurs désirs, leurs émotions, leurs honneurs, leurs névroses…

          • « Intrinsèquement cette harmonie que vous décrivez ne peut exister. Ce serait d’ailleurs contraire aux principes du capitalisme »
            Vous êtes juste resté encore aux mentalités de 20ème siècle (ou travaillez dans une entreprise qui n’a pas encore compris ce principe et sera donc morte dans 20 ans). Allez voir comment ça se passe dans les entreprises de croissance, et vous comprendrez pourquoi elles sont justement « de croissance ».

  • Il y a dans ce bon article des phrases qui le décrédibilisent:

    « Mais en contrepartie, une baisse des prix en termes courants aurait plein d’avantages pour un État réformateur : ses achats et ses coûts de fonctionnements diminueraient, et la déflation rendrait politiquement facilement négociable une vraie pause salariale.  »

    Faux, Quand les prix baissent les Etats se contentent d’acheter plus de choses avec le meme budget. Leurs couts baisseront mais leur intervention augmentera. La France évolue par crise, pas par réforme. Il faut que la France plonge et aille droit dans le mur que les choses changent vraiment de sens. Les dépenses ne baisseront qu’avec la faillite.

    « Par ailleurs, une libération fiscale et réglementaire de l’entreprise, à l’opposé des politiques actuelles, pourrait permettre d’envisager des croissances réelles très supérieures aux valeurs actuellement constatées, ce qui compenserait le coefficient déflateur négatif. Enfin, les rollovers demeureraient relativement bon marché car les taux d’intérêt resteraient naturellement bas, maintenant le service des intérêts à un niveau correct. »

    Bien que cette phrase soit inspirée, et conforme à la science économique (la vraie) elle commence par un prémice irréalisable en France (sauf guerre civile):  » une libération fiscale et réglementaire de l’entreprise ». Ça, en France, ça n’existe pas. Ça n’existe pas un peu, c’est n’existe pas rarement, ça n’existe pas du tout.

    Heureusement, l’auteur, plein de bon sens finalement, finit sur une note bien plus réaliste:
    « Mais, par peur de devoir s’attaquer sérieusement et rapidement au problème de leur surendettement, les États refusent qu’une monnaie « sincère » ne voie le jour, et préfèrent introduire des effets pervers bien plus graves, notamment sur les prix immobiliers, à votre détriment. »

    En effet l’Etat continuera de vous pourrir la vie si ça lui permet de manipuler des foules de crétins qui croient ses promesses et lui permettent de se maintenir en place.

  • Le début de votre raisonnement est juste, mais s’enfuit ensuite :

    La crise de 2008 a fait disparaitre de la masse monétaire et l’argent est devenu ‘cher’ ou rare, l’évolution technologique a créé de la richesse, etc…

    Le point est principalement que maintenant les monnaies sont non indexées, ce qui change absolument toute la donne : là où les raisonnements économiques basés sur la notion de capital avaient du sens, il faut introduire ce facteur : une énorme partie (pour ne pas dire tout) du ‘capital’ est en fait complétement virtuelle : sa valeur n’a de sens que dans un ‘absolu’ qui n’existe plus puisque la valeur de la monnaie est donnée par le capital…

    Le marché donne une indication des prix, et ne fixe plus les prix : la monnaie est devenue une marchandise comme les autres, soumise au marché : le crédit et l’épargne ne sont plus du capital mais des matières comme les autres, il manque juste l’étape ultime : la libéralisation complète des taux.

    Le seul point qui permette encore aux monnaies d’avoir un effet sur l’économie, est le fait qu’il existe plusieurs monnaies et que le périmètre de valeur de ces monnaies soient restreint.

    Les phénomènes de déflation et d’inflation sont en énorme partie dus à des échanges entre pays : si le coût d’une heure de travail en Chine (ou dans les pays de l’Est) était identique à celui d’une heure en France, la création de richesse se serait produite plus lentement par manque de main d’œuvre en France, d’où une tendance inflationniste par hausse des revenus et raréfaction des produits.

    Il suffit de regarder le graphique de l’inflation en Chine et de le comparer à l’évolution du PIB/habitants et à la balance du commerce extérieur pour se rendre compte que l’inflation et la déflation ne sont pas des phénomènes intrinsèques.

    • La crise de 2008 a fait disparaitre de la masse monétaire à mon avis indûment créée lors des 2 ou 3 années précédentes.

      • C’est tout à fait vrai mais par la faute à qui ?
        L’endettement des ménages s’est substitué aux salaires (qui n’avaient pas augmenter pendant longtemps).
        Les banques, les courtiers, les instruments financiers complexes (titrisation) ainsi qu’une confiance aveugle envers les dirigeants de ces organismes et des agences de notation et avec la duplicité du gouvernement américain ont créé ce crack mondial. Pour sauver les banques nos gouvernements ont jouer les assureurs en dernier ressort mais avec des finances amputés par les effets ce cette même crise (récession, chômage, etc.). Voilà à quoi nous mène le laisser-faire…

        • Bon sang mais c’est bien sûr! Tous les ménages qui ont emprunté pour acheter leur logement alors qu’il n’avaient pas les moyens de rembourser, ils sont innocents, bien entendu, ce sont les méchants financiers qui les ont obligés à souscrire de crédits pourris.

          Enlevez vos lunettes roses cher ami, les responsabilités du crash de 2008 sont largement partagées.

        • Demandez plutôt aux autorités US pour quelle raison elles ont laissé cette pyramide de Ponzi de développer en n’appliquant pas la réglementation existante et qui était suffisante. ❗
          Et ah bon , les salaires n’avaient pas augmenté depuis longtemps en fRance. Quelle tristesse. :mrgreen:
          Sinon, les banques remboursent les prêts de l’état, avec intérêts, et même plus-values dans le cas de la Suisse. :mrgreen:

  •  » ses achats et ses cout de fonctionnement ( de l’état ) diminuerait …  »

    on voit mal l’état baisser les salaires des fonctionnaires ! ou alors il va faire sacrément chaud …

  • Article intéressant mais simplificateur sur au moins 3 points : la baisse de prix donc déflation peut être due à une demande insuffisante plutôt qu’à une hausse de productivité ; la hausse des prix de l’immobilier est due plus à une offre insuffisante de logements qu’à une politique monétaire offrant des liquidités et à une politique étatique favorisant le crédit immobilier à taux bas même si elles le favorisent ; l’idée schumpétérienne de destruction créatrice selon laquelle les nouveaux chômeurs retrouvent un emploi dans de nouvelles activités fonctionne à condition qu’il y ait de nouvelles activités et que ces chômeurs aient la formation et les compétences requises or ceci ne marche pas aujourd’hui.

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