UMP : la posture incohérente

Que révèle l’élection législative du Doubs de l’état de l’UMP aujourd’hui ?

Par Jacques Garello.

DHT 13-19 credits Christian Bobart  (CC BY-NC-SA 2.0)
DHT 13-19 credits Christian Bobart (CC BY-NC-SA 2.0)

 

Les élections du Doubs ont déclenché une belle cacophonie à l’UMP avant la réunion du comité central le soir même. Le chef était plutôt gêné et son étoile a pâli. NKM, première vice-présidente, dont tout le monde sait qu’elle est écolo-gauchiste, voulait le « Front Républicain » tandis que Wauquiez et Bertrand choisissaient le ni-ni et l’abstention. Le Maire, quant à lui, respectait les électeurs du Front, un tiers des votants que l’on ne peut écarter du jeu démocratique. Quant à l’UDI, elle s’est déclarée par le truchement du président Lagarde, en recherche d’alliance électorale avec l’ « UMPS ».

Il faut dire que la défaite du candidat UMP était inattendue et que le PS a bénéficié de l’actuelle cote d’amour du Président et du Premier ministre.

UMPLe trouble et l’impuissance de l’état major de l’UMP devraient alerter les adhérents de ce parti, mais alertent aussi les libéraux et tous les Français désabusés de la classe politique parce que c’est en vain qu’ils attendent depuis des mois qu’il y ait enfin quelque doctrine et quelque programme sérieux. Au sein de l’UMP, il y a autant de « sensibilités » que de leaders. La seule chose qui fait accord c’est que Sarkozy est le Président, qui n’est d’ailleurs pas aimé de tout le monde. Alain Juppé a pris les devants et se situe évidemment dans la tradition gaulliste du Front Républicain. Mais c’est toujours le vide intellectuel qui règne à l’UMP, où l’on attend sans doute les choix d’investiture pour les prochaines cantonales.

Finalement le Comité a tranché : liberté aux citoyens, pas de consigne de vote – c’est bien le moins que l’on pouvait attendre d’un parti sans vision d’avenir, sans choix de société et, bientôt, sans électeur.


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