L’étalon-or comme ascenseur social

L’étalon or n’est pas seulement un remède aux déficits : il peut redynamiser la mobilité sociale verticale !

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L’étalon-or comme ascenseur social

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 12 février 2015
- A +

Par Florent Ly-Machabert.

jumping brain credits emilio garcia (CC BY-NC 2.0)
jumping brain credits emilio garcia (CC BY-NC 2.0)

 

Voltaire n’est pas le plus connu des experts des questions monétaires. Il n’en est pas moins un véritable prophète, affirmant que « toute monnaie de papier retrouve un jour inexorablement sa valeur intrinsèque : zéro ». Il nous ramène ainsi à ce qui fonde la valeur de la monnaie fiduciaire, la confiance, et à la seule conclusion qui vaille sur l’état actuel du système monétaire international reposant sur l’émission ex nihilo de papier monnaie par des banques centrales qui en détiennent le monopole : qu’il est au bord de l’écroulement. Dans ce contexte, un pays a plus à perdre que les autres au motif que sa banque centrale bénéficie du privilège exorbitant d’émettre la monnaie internationale : les USA.

Devant cette situation et après quelques rappels simples, je me propose de souligner les atouts économiques et sociologiques de l’étalon-or, tant pour remédier aux déficits que pour redynamiser la mobilité sociale verticale.

Le modèle théorique de l’étalon-or est un système autorégulateur qui soumet les États à une contrainte forte en matière de création monétaire. Si aucun accord international n’a jamais été signé en la matière, il repose néanmoins sur plusieurs règles simples. La première est que chaque État définit officiellement un pair métallique, équivalence entre sa monnaie et un poids fixe d’or, la banque émettrice (centrale ou non) devant assurer la libre convertibilité des billets en or. Trois autres règles doivent être respectées : la liberté des changes, les libres entrée et sortie d’or du territoire et la non-intervention discrétionnaire de l’émetteur, le stade ultime du système-or résidant dans la disparition pure et simple du monopole d’émission de la monnaie, au profit d’une concurrence entre banques de second rang.

Dans ces conditions, l’étalon-or garantit la stabilité des changes et l’équilibre de la balance des paiements : devant une hausse excessive de l’euro contre le dollar sur le marché des changes, les agents français s’acquitteront rationnellement de leur dette vis-à-vis des USA en convertissant leurs euros en or ce qui stoppe la hausse ; c’est le point de sortie d’or. Réciproquement, en-dessous d’un certain cours de l’eurodollar, les agents américains renonceront aux lettres de change tirées sur Paris (devises) pour un paiement or, ce qui fait baisser le dollar ; c’est le point d’entrée d’or en France. Les marges de fluctuation sont donc très étroites. De même, un pays qui connaît un déficit extérieur structurel voit sa monnaie se déprécier, atteindre la sortie d’or, ce qui contracte sa masse monétaire et conduit donc, en vertu de la théorie quantitative, à une baisse des prix qui redynamise ses exportations et rééquilibre sa balance des paiements. Cette autorégulation, dont Rueff a montré qu’elle pouvait occasionner des faillites, interdit la création de faux droits et le recours à l’inflation.

Ce système monétaire rigoureux, qui a fonctionné en Europe de 1870 à 1914 (parfois combiné à l’argent-métal), s’est cependant heurté au non-respect des règles et au laxisme politique, souvent par électoralisme. Il dysfonctionne en effet dès qu’une monnaie tente de s’imposer comme étalon à la place de l’or : ce fut le cas de la livre sterling (on a parlé d’étalon-sterling), du fait de la politique discrétionnaire et de stérilisation des mouvements d’or par la Banque d’Angleterre ; c’est aujourd’hui le dollar qui, bien qu’inconvertible depuis 1971, n’en reste pas moins la monnaie internationale.

En l’absence de planche à billets, l’équilibre budgétaire apparaît enfin comme une exigence structurelle de l’étalon-or, ce système étant incompatible avec une classe étatique improductive (peut-être socialement nécessaire) et donc avec le déficit budgétaire. L’étalon-or suppose alors qu’il n’y ait aucune fonctionnarisation de l’exercice du pouvoir, afin qu’aucune nomenklatura ne puisse réduire la fluidité sociale. Le gold standard signerait donc la fin de l’ordre pyramidal international, tant par le rééquilibrage du partage des richesses qu’il induit, que le rétablissement d’automatismes de marché et l’amélioration de l’égalité des chances dans la concurrence internationale. Dans un contexte d’explosion démographique, l’étalon-or universel n’est pas seulement une question d’efficacité, mais aussi de justice.

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  • L’étalon or n’empêche en rien la planche à billet. Et la planche a billet n’est vraiment nocive que quand la monnaie est indexée sur l’or…

    Le volume des valeurs virtualisées (actions, obligations privées et publiques, dettes et placements, achats à termes spéculatifs, immobilier, comptes courants, etc… ) qui n’existe que par la confiance est devenu tellement énorme par rapport au volume de monnaie ‘papier’ et au stock d’or mondial, que votre proposition semble complétement surréaliste : c’est la porte ouverte à toutes les spéculations à terme et cela redonnerait une puissance énorme aux banques centrales et aux trésors publics, qui clairement feraient ce qu’ils voudraient des épargnes privées…

    J’ai du rater un truc, mais quelle drôle d’idée de vouloir redonner à l’Etat un pouvoir quasi divin ?

    Le problème n’est-il pas que les banques privées et les banques centrales ne fonctionnent pas ensemble et que les Etats essaient de réguler à l’envers, c’est à dire dans un sens conservatoire afin de garder le contrôle fiscal vu les dettes qu’ils ont, alors que le rôle des banques centrales devrait être de redistribuer de la valeur au lieu d’essayer d’en prélever et de combler des balances extérieures déficitaires, que le rôle des banques devrait être de financer l’économie au lieu d’augmenter les distorsions du marché (dont les Etats sont les principaux bénéficiaires et principales victimes en même temps)

    • Peu de commentaires mais en tout cas le votre ne m’a pas convaincu du tout. La réflexion de Voltaire par contre elle me parle. Simple et précis c’est un art n’est ce pas ?

      • 🙂 cette citation est un joli sophisme :

        « Toute monnaie (quelle qu’elle soit) retrouve un jour inexorablement sa valeur intrinsèque : zéro » : on ne boit pas plus de l’or que du papier en plein désert ou six pieds sous terre.

        Ceci dit, en me relisant, j’admet que cela n’était pas très clair :

        La valeur d’une monnaie d’a de sens que par les transactions que l’on opère avec et tous les moyens qui consistent à l’indexer sur une valeur de référence n’ont comme effet que de donner du pouvoir aux personnes qui détiennent cette référence, parce qu’à ce moment là, il possèdent le pouvoir sur la monnaie.

        En l’occurrence, l’Etat et les banques centrales qui seraient dépositaires du stock d’or.

        • Pas mieux, l’état n’a pas a définir ce qu’est une monaie.

        • « 🙂 cette citation est un joli sophisme :

          « Toute monnaie (quelle qu’elle soit) retrouve un jour inexorablement sa valeur intrinsèque : zéro » : on ne boit pas plus de l’or que du papier en plein désert ou six pieds sous terre. »

          Si vous entendez par là que la valeur dépends de l’utilité, vous faites le même genre de sophisme.

          « La valeur d’une monnaie d’a de sens que par les transactions que l’on opère avec et tous les moyens qui consistent à l’indexer sur une valeur de référence n’ont comme effet que de donner du pouvoir aux personnes qui détiennent cette référence, parce qu’à ce moment là, il possèdent le pouvoir sur la monnaie.

          En l’occurrence, l’Etat et les banques centrales qui seraient dépositaires du stock d’or. »

          Tout à fait. L’étalon-or, ce n’est pas la panacée, mais c’est quand même plus stable que ce qu’on a aujourd’hui, et surtout, ça supporte moins bien les manipulations.
          Le mieux, ce serait des monnaies libres, et c’est ce qui va fatalement se passer, vu que les monnaies numériques sont en train de faire sauter ipso facto le monopole des états sur la monnaie. Et ce d’autant plus vite que les états semblent avoir décidé de les y aider en pourrissant systématiquement leurs monnaies.

          • Non, je n’entend pas que la monnaie a une valeur intrinsèque, c’était juste pour démontrer le sophisme de la valeur intrinsèque, l’utilité.

            Je ne suis pas d’accord sur le coté stabilité, ni sur les monnaies libres : rajouter des monnaies libres ne ferait que créer des cloisonnements artificiels, qui n’ont qu’une seule issue possible, se transformer en cloisonnements réels : ce qui se passe dans les pays à monnaie de singe avec le dollar : certaines monnaies se dévaloriseront, pénalisant leurs possesseurs bêtement : cela revient à faire plein de petits Etats bananiers.

            Ce n’est pas parce que les monnaies seront libre que l’on gérera plus facilement les volumes, à moins de laisser les monnaies libres faire de la planche à billet – et dans ce cas, j’achète des actions tout de suite 🙂

            Car dans le fond tout le problème vient de la gestion des volumes de monnaie : les bulles inflationnistes et déflationnistes, quand les volumes de monnaie ne correspondent pas à la monnaie circulant dans l’économie, ne correspondent pas à la monnaie nécessaire à l’économie : quand l’argent est trop rare ou pas assez, déstabilisant le marché du crédit et déconnectant les taux d’intérêt des rendements réels.

            Et pour gérer cela, le moins il y aura de banques centrales, le mieux cela sera.

  • Tiens, à propos de planche à billet, la Deutsche Bundesbank vient d’annoncer qu’elle allait participer à auteur de 10 milliards au QE de SuperMariole, soit tout de même 1/6e du total du programme. Mais que va-t-il rester aux autres ? Encore mieux, elle promet de racheter exclusivement des bons allemands pour « limiter les risques ». Notez l’humour cruel de ce brave Jens…

    Comme l’Allemagne est plus ou moins à l’équilibre budgétaire, ces achats de souverains vont servir à recycler sans effort les dettes allemandes passées, celles de la réunification, probablement en rallongeant leur maturité car il y a peu de chance que la BC teutonne s’amuse à payer les taux d’intérêts négatifs des échéances courtes. Du coup, le marché des souverains allemands sera encore plus étroit et ses taux bas alors que, dans le même temps, les pays gérés n’importe comment par les incompétents notoires que nous connaissons bien, s’enfonceront un peu plus dans la gabegie dépensière et mineront la crédibilité de leurs propres BC nationales. Après la Grèce, à qui le tour de faire défaut ? Quand il s’agira de revenir aux monnaies nationales, ces dernières vaudront-elles seulement le prix du papier nécessaire pour les imprimer ?

    Avec ce QE hautement néfaste, la fragmentation de la zone euro qui s’affiche désormais sans aucun complexe promet d’être passionnante à observer. Ils ont exigé le QE, ils l’ont eu. On n’a pas fini de déguster.

    • Après la Grèce, à qui le tour de faire défaut ?

      L’Espagne.
      Le Portugal veut rembourser une partie du prêt du FMI en avance. Il devrait arriver à s’en sortir.

      • Possible. Ceci dit, l’Espagne fait quand même quelques réformes pour de bon et commence même à en récolter les fruits.

        Compte tenu de leur refus obstiné de se réformer, ce sont plutôt l’Italie et la France qui tiennent la corde. Voilà trop longtemps que ces deux pays font semblant, qu’ils se payent la tête de leurs « partenaires ».

        Après le QE, lorsque leurs BC respectives seront gorgées des actifs sans valeur de leur propre Etat, et que le reste de l’Europe, qui aura entre temps consciencieusement évité d’acheter les actifs « risqués » (selon la définition allemande), refusera de leur venir en aide, qui va sauver qui ? L’Obèse impécunieux ou la BC ruinée ? Ou l’inverse ?

        Ce QE est économiquement inutile et presque certainement néfaste. Mais c’est en revanche un énorme piège à cons, béant. Sans aucun doute, nos gouvernants vont s’y précipiter.

        • Si Podemas obtient gain de cause, ce sera mal parti pour l’Espagne.
          Sinon, ce sera la fRance, et peut-être l’Italie qui tiendra a être médaille d’or.
          la fRance sera sur le podium : COCORICOn ❗

          Pour la Grèce, c’est bien parti pour le coup de grâce, et la le Drachme ne sera pas un drame ❗

          Et pendant ce temps, l’Allemagne va alléger sa dette en rachetant ses obligations à long terme.

          • « Si Podemas obtient gain de cause, ce sera mal parti pour l’Espagne. »

            Quelques dirigeants européens partagent sans doute votre avis, ce qui peut les inciter à faire un exemple en provoquant l’échec des négociations actuelles. Tant pis pour les Grecs !

    • Le QE est ventilé par pays en fonction du % de PIB par rapport au PIB de la zone euro. Par contre, la France et l’Allemagne possédant la plus grande partie de la dette grecque … va savoir quelles obligations pourries vont partir en PQ …

  • Podemos est empetré dans des corruptions, c’est le premier parti Espagnol à frauder le fisc avant d’avoir même gouverné !
    D’habitude les politiques deviennent corrompus « à l’usage », ce Podemos n’a pu attendre !
    Mais les merdias de gauches Français ne s’en font pas l’éco.
    Toutes les leçons de morales que Podemos donnait aux autres partis, se retournent contre eux : mensonges, fraude fiscale, se couvrir les uns les autres en cas de fraude, financements occultes,
    la caste…

  • Une question me taraude : La valeur intrinsèque de l’or est zéro n’est-ce pas ? Tout comme celle de tout objet. Tout dépend des circonstances, de l’offre et de la demande.

    Alors pourquoi vouloir faire un étalon-or ? Ça n’a pas plus de sens qu’un étalon-crème Chantilly, un étalon-parapluie ou même un étalon-papier.

    La seule chose qui ferait tenir debout un système mondial basé sur le golden standard est donc la confiance que l’or va garder plus ou moins la même valeur. D’autant que ce dernier a une utilité industrielle, vitale ou quotidienne très limité. On en revient alors à la même faiblesse que le système actuel, avec seulement de gros coffres souterrains remplis de métal jaune profondément inutile.

    Toute monnaie est basée sur la confiance, puisqu’elle sert aux échanges qui sont eux-mêmes basés sur la confiance. C’est donc le principe de base. Vouloir donner encore plus de pouvoir aux institutions étatiques sur ce principe est donc parfaitement injustifié (je suis même étonné de voir de tels propos sur un site libéral). Le système monétaire à encourager est le système privé via l’effet multiplicateur du crédit (auto-adapté à l’économie) ainsi que les monnaies libres (notamment les cryptocurrencies)

    • D’autant que ce dernier a une utilité industrielle, vitale ou quotidienne très limité.

      Pouf pouf pouf : essentiel pour les contacts électriques. En dentisterie, inégalable pour les prothèses. Trouvez autre chose d’équivalent : vous ferez fortune :mrgreen:

      On en revient alors à la même faiblesse que le système actuel, avec seulement de gros coffres souterrains remplis de métal jaune profondément inutile.

      Pas faux, mais la solution actuelle permet de faire n’importe quoi, en particulier toutes les démagogies pour rester au pouvoir. Si donc on a pas abandonné le pouvoir à des cancres, qu’est-ce donc ❓

      Sinon, la libre circulation des monnaies est une bonne idée.

      • Ce n’est pas en contrôlant la monnaie (surtout si c’est l’Etat qui contrôle) que l’on empêchera l’Etat de faire n’importe quoi … c’est du fantasme : ca n’a jamais marché et ca ne marchera jamais.

        Il n’y a qu’une solution pour réguler l’Etat : découper tout en petites entités avec fonds propres et comptabilité, mettre en place des conseils de surveillance citoyens et supprimer l’impunité légale de ces entités. Même si on ne fait cela qu’avec seulement 1/4 de l’Etat, ca changerait la vie de tout le monde.

        • Pour moi, libre circulation implique l’absence de « régulations » et autres âneries hypocrites. Parce que justement cela a tendance a mettre l’état à nu, à faire plus d’efforts en continu, ce qui est très loin d’être le cas actuellement. Si la Grèce veut revenir au Drachme, qu’elle le fasse et paie ses fonctionnaires et ses délires en Drachme, mais le privé continue librement avec l’Euro ou avec le DM, ou autre. Et vous pouvez remplacer [Grèce,Drachme] par [fRance,FRF].

          • Une double monnaie, comme au bon vieux temps des pays communistes où une partie du pays mangeait des patates (quand il y en avait) et où une minorité du caviar payé en dollar ?

            • WTF ?

              Vous voulez donc du communisme pour tous pour ne laisser personne sur le bord de la route ❓ Cool :mrgreen:
              Remarquez que c’est la solution actuelle.

              Non, les fonctionnaires et tout ce qui est étatique payés en monnaie d’état, et le privé en Euros. Et vous laissez les commerces (et entreprises) décider ce qu’ils acceptent.

              Si le peuple bouffe de la patate et les élus du caviar, comme c’est le cas actuellement, que des gens comme Mélanchon ou Hollande en train de se goinfrer avec du Béluga pointent les riches et non leurs politiques, le peuple aura compter ses patates, tient 5 patates au lieu de 6, et non le riche qui bouffe du poulet de Bresse ce « riche » que l’on désigne comme bouc émissaire bien commode.

              De toutes façons, il existe plusieurs façons d’accommoder la sauce avec les monnaies.
              Et ne pourquoi donc les « riches » ont des actions, de l’or, et de l’immobilier au lieu d’avoir bêtement un stock de billet d’Euros en palettes ❓

              • Heureusement que les ‘riches’ n’ont pas des tonnes d’or dans des coffres ou des billets plein leurs matelas, on en serait revenu au XIX° siècle, avec une déflation chronique, un essors économique ultra limité et des politiciens professionnels … quoique, on en est pas loin, surtout en France.

                Ah, quand l’argent devient cher …

                Il y a des moments où la « logique » de certains libéraux en France et en Europe me fascine : ils mélangent QE et dévaluation et donc refusent le QE, préférant s’en prendre plein les dents pendant 5 ans … pour finir par faire un QE. Ils sont fascinés par la notion marxiste de la monnaie (valeur de référence) et donc défendent les monnaies nationales et les monnaies indexées, qui sont les armes de destruction massives les plus efficaces dans les mains des Etats.

                Le plus drôle dans toute cette histoire, c’est que les Allemands qui ont refusé pendant des années le QE, vont en profiter big time, au détriment des autres pays, en particulier de nous (qui l’avons demandé) … il suffit de regarder la position du budget allemand, leur balance extérieure et de regarder la dépendance de l’économie Française envers les banques …

                Ah … marxisme, quand tu nous fait tout lire à l’envers !

                • « Ah … marxisme, quand tu nous fait tout lire à l’envers ! »

                  Ça, vous le faites très bien sans l’aide de Marx. Personne ici ne soutient les monnaies nationales. La position de MichelC est celle de la liberté de la monnaie. Ce qui est aussi la mienne et celle de pas mal de monde sur ce site.

                  Quant au QE, si les Allemands en profitent, tant mieux pour eux. Mais j’estime pour ma part qu’on a déjà eu largement assez d’inflation comme ça. Et puis surtout, ce n’est pas le rôle de l’état d’intervenir dans la monnaie.

                  • ?

                    J’ai du mal comprendre « Si la Grèce veut revenir au Drachme, qu’elle le fasse et paie ses fonctionnaires et ses délires en Drachme » …

                    Et l’article porte aussi sur l’Etalon or, monnaie indexée, qui ne vaut pas mieux que les monnaies nationales.

                    Mais si vous le dites … no pb !

                • Heureusement que les ‘riches’ n’ont pas des tonnes d’or dans des coffres ou des billets plein leurs matelas, on en serait revenu au XIX° siècle, avec une déflation chronique, un essors économique ultra limité et des politiciens professionnels … quoique, on en est pas loin, surtout en France.

                  Surtout, on y revient. Trouvez moi quelqu’un qui a des millions en cash, sur du long terme, ne serait-ce que dans une banque ❓ Quant à l’essor économique limité actuel, posez vous la question de savoir si la punition fiscale appliquée aux actions est un bon ou un mauvais facteur. Les obligations seraient moins demandés, il y aurait un poil moins de résidence secondaires, et plus de cash disponible pour les entreprises. C’est bel et les biens les politiciens qui en sont responsables. Les gens cherchent des refuges en cas de chahut. Alors venir me me parler de la monnaie de la patate et de la monnaie du caviar, alors là MEGALOL. On y est!

                  Ah, quand l’argent devient cher …

                  Pardonnez moi, mais je ne vous suis pas. L’argent est cher par définition, parce que nous tous, ou presque sauf 1 à 5 %, en manquons.
                  Maintenant, si vous avez la recette pour faire comme Jésus-Christ qui marchait sur l’eau et multipliait les pains, je suis intéressé. Application pratique : vous avez peut-être une entrée (occulte) à la BCE ❓ Non mais, sans rire.

                  Il y a des moments où la « logique » de certains libéraux en France et en Europe me fascine : ils mélangent QE et dévaluation et donc refusent le QE, préférant s’en prendre plein les dents pendant 5 ans … pour finir par faire un QE. Ils sont fascinés par la notion marxiste de la monnaie (valeur de référence) et donc défendent les monnaies nationales et les monnaies indexées, qui sont les armes de destruction massives les plus efficaces dans les mains des Etats.

                  Pour le QE, peut m’importe du moment que l’on fait des efforts significatifs. J’ai bien remarqué que les allemands allaient en profiter, et au moins eux, ils auront l’avantage et pas seulement les inconvénients. Pour les autres, cela pourrait être plus douloureux à digérer.
                  Les pays qui ont fait des efforts significatifs, ce sont l’Irlande, le Portugal et l’Espagne. Ces pays peuvent très bien faire comme l’Allemagne, et d’ailleurs l’Irlande et le Portugal veulent anticiper les remboursements de prêts du FMI.
                  La monnaie nationale, c’est voulu par les étatistes, pas par moi, ni aucun libéral. Ainsi leurs caprices sont auto-financés par un impôt caché. Trouvez-moi un parti parmi l’UMP, PS, FN, PdG, UDI et j’en passe qui ne voudrait pas de l’EUR ou du FRF et qui proposerait une monnaie avec un stock d’or de 20%. Que vous, ou moi, ne le vouliez pas, on sera bien obligé de faire avec ces monnaies nationales, européennes ou commune comme l’EUR.
                  Quant à la valeur de la monnaie, n’oubliez pas que des personnes âgées ont put mettre leur capital en rente viagère, pas toujours indexée, on touche un peu plus de rente. Même si le cas est rare, ce n’est pas une raison pour faire n’importe quoi avec la monnaie et la rendre ultra-périssable-fondante.
                  La BNS a pris une mesure intéressante avec son taux d’intérêt négatif de 0.75% sur les dépôts des banques. Voilà qui est intelligent, transparent et qui rapporte aux cantons, donc y compris aux pauvres que vous citez si goulûment, plutôt que d’imprimer des wagons de palettes de billets avec des résultats incertains. Et ils ont bien tardé avec leur taux de change à 1.20.

                  Faites ce que vous voulez avec la monnaie, mais ne venez pas me raconter des sornettes. J’attend la stricte vérité et rien d’autre.

                  • Ah, quand l’argent devient cher : je voulais dire quand le crédit devient impossible à trouver. Exactement ce qui s’est produit au XIX° quand les monnaies indexées et les bas de laines empêchaient les liquidités de circuler, ce qui ne laissait le crédit accessible qu’à très peu de gens. Assez semblable à ce qui se produit actuellement.

                    Je suis d’accord avec vous : on y revient et des idées comme l’indexation de la monnaie sur l’or créent ou renforcent ce genre de problème : le manque de cash dans l’économie, ce qui était quand même le propos d’origine.

                    Désolé, j’avais compris que dans votre proposition de retourner au Drachme, vous souteniez le retour de monnaies nationales.

                    Le taux d’intérêt négatif revient exactement au même que le rachat de dettes du QE, mais a des effets pervers sur l’économie : les prêts sur fond propres n’ont plus aucun sens, ce qui rend le marché du crédit entièrement dépendant de la banque centrale et pousse à la thésaurisation vers des valeurs refuges improductives : l’or (ou n’importe quoi d’autre) à 0% de production de richesses devient compétitive vs le -0,75% – d’où le retour vers le bas de laine.

                    • Désolé, j’avais compris que dans votre proposition de retourner au Drachme, vous souteniez le retour de monnaies nationales.

                      Disons que le retour à une monnaie nationale peut être une solution forcée dans le cas de la Grèce qui ne veut faire aucun effort. L’UE pourrait laisser une marge de manœuvre à ce genre de pays moyennant la libre circulation de l’Euro dans le privé, voire monnaie officielle du privé. Bien entendu, le libre choix de la monnaie serait idéal. Au lieu de faire porter le chapeau à l’Allemagne qui n’y peut rien, ce serait les politiciens locaux qui en feraient les frais. Vous me direz qu’ils seraient encore capable de trouver des prétextes « c’est pas moi, c’est la faute à la grosse Berta », mais ils l’auraient moins facile.

                      Le taux d’intérêt négatif revient exactement au même que le rachat de dettes du QE, mais a des effets pervers sur l’économie

                      Seuls les dépôts à la BNS > 100000.- CHF sont frappés. Toutes les banques s’y mettent et répercutent. Peu de gens modestes seraient touchés. Il faut voir si les entreprises sont aussi touchées, et cela pourrait être un effet négatif. Effet positif, il me semble que cela devrait inciter les banques à prêter aux entreprises.
                      Frapper les obligations de la confédération de cette mesure devrait être abusif dans la mesure ou cela impacte les caisses de pensions qui sont obligées d’avoir ces billets. Sauf énorme déflation bien entendu.

                      Toute mesure a des effets positifs et négatifs, suivant comment elle est appliquée.

                    • Que les Grecs se débrouillent pour rendre l’argent qui appartient aux autres après on verra …

                    • Tout à fait.

                      Cependant vu la politique du pire menée par la Grèce, à moins que ce ne soit la politique du Pirée,
                      ce pourrait être … aux calendes grecques !

    • « La valeur intrinsèque de l’or est zéro n’est-ce pas ? : non !

      • La valeur intrinsèque, ça n’existe pas. La valeur est un rapport. On « vaut » quelque chose. La valeur d’un bien ou d’un service n’a de sens que dans le cadre d’un échange, par rapport à un autre bien ou service.

        Relire Bastiat pour s’en convaincre. Par exemple: http://bastiat.org/fr/de_la_valeur.html

        • Pour Neomatix , merci de ces précisions. J’avais la flemme…

          Devoir rappeler constamment ce qu’est la valeur devient lassant à la longue mais ça en dit long sur le manque profond de culture économique élémentaire chez nos concitoyens. Maudite EdNat socialiste qui malmène les cerveaux au lieu de les former !

          • … votre commentaire était loin d’être clair, j’avais compris que vous souteniez que l’or avait une valeur intrinsèque.

            Ouf 🙂

            Virus EdNat :

            – la monnaie est une valeur intrinsèque définie par rapport à une référence (l’or)
            – comme le crédit est une escroquerie (postulat marxiste matérialiste et au passage antisémite)
            – comme cette référence est en quantité limitée et donc la monnaie, le capital est en quantité limité
            – comme il faut du capital pour créer du capital
            – donc : le capital se concentre chez les plus riches

            L’économie revue et corrigée : escroquerie intellectuelle dispensée généreusement.

        • Et l’or et le platine, seront toujours demandés.
          L’or est incomparable dans les prothèses dentaires, ne casse pas comme la céramique. J’en ai dans les dents.

          Et les besoins de ces métaux augmentent avec la population et les besoins en énergie (moteurs à pile à combustible). Et inversement.

          Bien entendu, le prix ne sera que rarement fixe. C’est la vie, et il faut s’y faire.

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