Quand ceux qui ne travaillent pas proposent de travailler moins

Philippe Martinez, le nouveau patron de la CGT prône une semaine de 32 heures.

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Quand ceux qui ne travaillent pas proposent de travailler moins

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 7 février 2015
- A +

La politique française souffre de nombreux maux, qui en éloignent un nombre croissant de citoyens. Ou, pour dire vrai, qui éloignent un nombre croissant de Français d’un statut de citoyen.

Les Français ont une influence à peu près nulle sur les décisions qui impacteront considérablement leur vie. Leur pouvoir se limite peu ou prou à l’expression périodique de leurs préférences quant à ceux qui prendront en leur nom de molles décisions souvent mauvaises et parfois appliquées.

La démocratie, c’est le renouvellement périodique des têtes d’affiches qui masquent le mur.

On leur interdit de disposer des moyens d’assurer leur propre sécurité. On leur prélève une part sans cesse croissante des fruits de leur travail. On leur interdit d’exprimer leurs opinions si elles contredisent (à tort ou à raison) la vision des élites. Ces droits sont en théorie inaliénables et garantis à chaque citoyen ; apparemment, des citoyens, il n’y en a pas.

Sauf, bien sûr, au sein de l’élite ; eux ont le droit d’exprimer autant d’âneries qu’ils sont capables d’en concevoir, bénéficient d’une protection rapprochée même au-delà de leur mandat, et paient (sans avoir à s’exiler) bien moins d’impôts que le Français moyen, même à niveau de revenus équivalent. Et les Français ayant un niveau de revenus équivalent sont difficiles à trouver.

Ils ont, il faut bien le reconnaître, une mission difficile : sans rien y comprendre et sans avoir jamais travaillé, ils tentent de réparer l’économie et de rafistoler la société.

Heureusement, ils sont pour cela appuyés par de grands intellectuels aux idées toujours fécondes. Pour bien se démarquer de ceux qui recommandent de travailler plus, les boîtes-à-idées-courtes sur pattes recommandent de travailler moins. Mais attention, pas n’importe comment.

Philippe Martinez, le nouveau patron de la CGT (qui n’aime pas les patrons, donc) prône une semaine de 32 heures. On notera le manque d’ambition du syndicaliste, qui aurait tout aussi bien pu avancer une semaine de 15 heures payées 35 en étendant à tous les Français cet avantage dont jouissent déjà ceux qui ont fait le choix (qu’ils imposent aux autres) de faire rémunérer leur pouvoir de nuisance plus que leur contribution.

En l’étendant pas tout à fait à tous les Français : uniquement à ceux qui travaillent, de moins en moins nombreux. Car l’objectif de la réduction du temps de travail (ne riez pas) est de créer de l’emploi.

C’est d’ailleurs dans ce sens que Laura Slimani, à la (petite) tête du Mouvement des Jeunes Socialistes, prône une réduction du temps de travail non sur la semaine, mais sur l’année – du moins, c’est ce qu’elle croit – en suggérant que chaque salarié se voit offrir une année sabbatique. Sur cette période, l’année sabbatique représente effectivement une belle réduction du temps de travail de 100%.

« Il y a plein de manières de réduire le temps de travail. On peut le faire dans la semaine, mais on peut aussi le faire dans l’année. Par exemple, en proposant une année sabbatique à chaque salarié. »

Et de justifier sa proposition par le succès des précédentes réductions du temps de travail :

« Je suis de ceux qui pensent, aujourd’hui, en 2015, au XXIème siècle, qu’il faut réduire le temps de travail. Pas uniquement en France, mais partout en Europe. Parce que la seule manière pour créer massivement de l’emploi ces dix dernières années, ce sont les 35 heures de Martine Aubry. »

Depuis les 35 heures, la France a connu des créations d’emploi. Et pas qu’un peu : massives, qu’elles étaient.

imgscan contrepoints 2013-2123 travailSur le papier, à condition qu’on ait l’esprit assez étriqué, la création d’emploi peut fonctionner. Imaginons un pays où 10 millions de personnes travaillent chacune 35 heures par semaine. Chaque semaine, ce pays utilise donc 350 millions d’heures de travail. En réduisant la durée du travail hebdomadaire à 32 heures, ce ne sont plus 10 millions de personnes qui pourront travailler, mais presque 11 millions ! For-mi-dable. Et complètement idiot, pour tout un tas de raisons : coût, productivité, compétences…

On pourrait attendre d’une jeune fille ambitieuse, dont l’esprit n’a jamais été contaminé par le moindre vrai travail, qu’elle apporte des idées nouvelles et pense à l’avenir. Au lieu de cela, elle propose toujours plus des mêmes recettes défaitistes qui, partant du principe que la France ne créera pas réellement d’emploi et qu’il faut diviser celui qui s’y trouve encore, ne parviennent qu’à en détruire.

L’avenir proche nous apportera de grands progrès, à condition de préparer un tant soit peu le terrain. Car le changement n’est bénéfique que si l’on s’y adapte, ce qui requiert une certaine flexibilité. Renforcer un peu plus la rigidité qui paralyse déjà la France est exactement l’inverse de ce qu’il faudrait faire.

En matière de temps de travail, il conviendrait de permettre aux entreprises et leurs salariés de déterminer ensemble la charge et le temps de travail, les niveaux de rémunération et les conditions de travail.

Il conviendrait également de cesser de subventionner à tout va certaines entreprises au motif de les protéger de celles qui, en toute logique, devraient les remplacer. De supprimer les monopoles et rentes dont certains bénéficient mais dont tous paient le coût, qui empêchent eux aussi les nécessaires adaptations.

À force de refuser de s’adapter, la France a pris du retard – plusieurs années, sans doute plusieurs décennies. La croissance est déjà atone, le chômage croît rapidement ; rien ne prépare les bouleversements de l’économie et du travail qui surviendront dans les prochaines années.

Au mieux, la France peut espérer stagner alors que d’autres tireront profit de ces évolutions. Mais il est bien plus logique et bien plus probable que ceux qui n’auront pas su s’adapter chuteront, que les innovateurs et les innovations fuiront les pays les moins attractifs, que les entreprises s’inscrivant dans un écosystème obsolète le deviennent elles aussi.

Ce dont la France a besoin, c’est de réelles réformes : une réduction massive des dépenses, une réduction autant que possible de la dette, une suppression de tous les obstacles à la production et à l’échange. Ce sera douloureux pour beaucoup, car le retard à rattraper est important et les ajustements seront violents. Mais mieux vaut tôt que tard ; pour les ajustements, il n’y a pas de jamais.

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  • Si travailler moins peut créer de l’emploi alors réduisons le temps de travail à zéro.
    Le chômage c’est l’emploi et le socialisme c’est magique.

    • C’est dans les 3 fonctions publiques percluses de faux fonctionnaires qu’il convient de réduire le temps de travail à zéro, de même que les dépenses de fonctionnement à due proportion. L’Obèse, c’est plus de 1200 milliards par an. L’Etat normal, juste régalien, c’est moins de 300 milliards (police, justice, armée, diplomatie), et encore moins lorsque la la dette socialiste aura été remboursée.

    • Bien vu ! leur théorie est un pur sophisme, une contradiction mathématique évidente. En somme une arnaque.

    • C’est vrai qu’à la limite, le RSA payé au SMIC, c’est pas mal.
      Qui osera ❓

    • non, n’allez pas à l’extrême.
      Mais la semaine de 32 heures pourrait s’envisager aux conditions suivantes :
      – sans augmentation de la pression fiscale (donc augmentation de productivité);
      – fermeture sélective des frontières, et hausse de TVA (avec baisse du taux réduit)
      – automatisation des processus de production.
      Et report de l’age de la retraite (accroissement sur la vie de la durée de travail)

      Bref, peu de création de postes, mais réduction du chômage.
      mais ça requiers la « sortie de la zone DM » !

      Le programme de Marine Le Pen ! Je sais c’est dur à entendre !

  • ben moi en tout cas , je bosse de moins en moins mais ce n’est pas mon choix ;du coup je gagne moins , je dépense moins et l’état me prend moins de cet argent dont il a tant besoin ;finalement , je me laisse un peu aller puisque de toute façon , plus tu gagnes , plus on te prend …..j’y gagne en santé , je suis moins fatigué ;

  • J’aime particulièrement bien le « on pourrait proposer une année sabatique »

    Papa noël qui propose des cadeaux qu’il a pillé chez les autres… comme c’est gentil !

    • Dans l’esprit de ce que propose Cavaignac plus haut, on devrait obliger tous nos politiciens, élus ou non, à prendre une année sabbatique. Aucun doute que tout le monde s’en porterait mieux.

      • Ou au contraire à bosser un an… pour une fois et pour une vie entière, c’est pas grand chose, mais gageons que ça changera dramatiquement leur point de vue sur l’existence, l’économie, le monde, toussa…

  • Les trente cinq heures, voire maintenant trente deux, ne sont pas de la politique économique: C’est un symptôme, une façon de penser le monde: Au fond, les socialistes pensent que les individus n’existent pas: Il n’y a que des masses d’unités interchangeables et non individualisées. On peut donc créer 10% d’emplois en plus en réduisant les heures travaillées de 10%. C’est la même mentalité qui permet a mme vallaud belkacem que garçons et filles c’est la même chose, et qui justifie toutes les diverses politiques démentes d’ingénierie sociale.

  • « En matière de temps de travail, il conviendrait de permettre aux entreprises et leurs salariés de déterminer ensemble la charge et le temps de travail, les niveaux de rémunération et les conditions de travail. »

    Si en essence je me retrouve globalement dans votre discours, la phrase précédente me fait réagir. En effet si vous souhaitez vous faire entendre (ailleurs que sur Contrepoints), encore s’agira-t-il de convaincre. Or sur un marché de l’emploi un peu tendu, si vous laissez les parties libres de s’arranger entre elles, ne craignez-vous pas que cela entraîne une course au moins-disant ? Les quelques kilos du code du travail permettent au moins de protéger l’honnête travailleur, et moi Président ne saurais revenir là-dessus.

    • Ah oui ça, le code du travail protège bien ceux qui ont du travail. Ceux qui n’en ont pas sont délibérement sacrifiés 🙁

    • Calimero: « Les quelques kilos du code du travail permettent au moins de protéger l’honnête travailleur, »

      Non, seul 11% des nouveaux contrats sont des CDI, malgré les surcoûts et les limitations des CDD les entrepreneurs n’ont plus le choix, les marges des entreprises françaises sont les plus basses d’Europe.

      En fait, ces mesures de « protection » détruisent de l’emploi et empêchent ceux qui sont sortis du marché d’y retourner. La Suisse a un code du travail de 20 pages contre 3500 en France et le taux de chômage est de 3.5%. (et 3.6% chez les jeunes… 25% en France)

      La seule et unique protection du travailleur, c’est un marché de l’emploi dynamique et pléthorique, donc avec le moins de contraintes possible. Vous ne pouvez pas plus obliger un entrepreneur à embaucher et ne pas licencier que vous pouvez forcer les gens à se marier et ne pas divorcer.

      • En plus court et d’une logique implacable:

        Si vous interdisez aux gens de divorcer, ils ne se marieront plus et c’est bien logique.
        Rendre le licenciement très difficile et couteux a eu exactement le même impact sur l’emploi.

      • Sans oublier de rappeler qu’en Suisse, le salaire médian, c’est 5000 euros/mois contre 1500 et des cuillères en France. Qui a parlé de moins disant social ?

    • comment ne pas comprendre que justement ces quelques kilos du code du travail ont pour conséquence que chaque artisan a pour attitude rationnelle de ne pas embaucher son premier employé ?

  • « Et ses réponses » ?

    La votre aussi…

  • « au sein de l’élite ; eux ont le droit d’exprimer autant d’âneries » A l’évidence « élite » n’est pas le bon adjectif… car dire des conneries ou des mensonges est ce une qualité ?

  • Il est logique que le temps de travail diminue puisque la productivité à s’est considérablement amélioré depuis la première domestication. Et puis il faut abolir le travail obligatoire et instaurer le revenu universelle… Vendre librement son temps voilà une (r)évolution de la démocratie et puis ceux qui n’ont pour ambition que le travail… ils seront libre de le faire mais à autre tarif.

    • Très tentant. Si je vous envoie mon RIB, quand ferez-vous le premier versement de mon revenu universel ?

      • L’argent occidental euro dollar aujourd’hui n’ayant aucune valeur… puisque basé sur rien… je ne vois aucune difficulté a imprimer des billets pour financer le revenu universel plutot que de faire tourner la même machine à billets pour soutenir la spéculation parasite, des banques frauduleuses, ou un systéme monétaire mafieux. La liberté à un sens, tout le monde n’aspire pas à servir…un maître.

        • Faire tourner la planche à billets n’est pas anodin, c’est un impôt caché. Êtes-vous pour, ou préféreriez-vous un système monétaire sain ? Il faut choisir ses causes.

          Si je comprends bien, pour que vous n’ayez pas à travailler, il faudrait que d’autres vous paient à ne rien faire ?

          • Il y a deux mille ans, un certain Jésus marchait sur l’eau et multipliait les pains.
            Alors pour Grégoire, multiplier les billets n’a rien d’original. Cela a, pour lui, un petit goût de miracle ❗

    • Grégoire: « ils seront libre de le faire mais à autre tarif. »

      Et ils vont joyeusement travailler pour ne toucher que 1/100 de leur salaire, le reste allant dans les poches de ceux qui ne veulent pas se crever au travail. Les candidats vont se bousculer !

      Grégoire est le suave rappel du niveau de réflexion socialiste. :mrgreen:

      • Les gens libres ne vendent leur temps qu’au tarif qui leurs parait juste… et justement le RU permettrait de remettre sur la table tout le processus « travail » datant de la domestication de l’homme. Il est peut être temps d’évoluer vers une plus entière liberté, vers une plus véritable démocratie.

        • Bien sûr, il suffit de faire tourner les rotatives 24/24 et le tour est joué. Certains s’y sont essayé : Russie de Lénine (1918), république de Weimar (1923), Hongrie (1946), Zimbabwe et Venezuela récemment, avec des résultats fabuleux.

    • Ce que ça doit être merveilleux d’être socialiste.

    • « Abolir le travail obligatoire » : mais le travail n’a jamais été obligatoire. Chacun est en effet libre, et c’est parfaitement respectable, de choisir de crever de faim.

      Certes, les gains de productivité sont immenses. Mais ils ne vous appartiennent pas. Les gains de productivité appartiennent à ceux qui les réalisent. Les gains de productivité s’échangent contre d’autres gains de productivité, ceux que vous acceptez de créer. Pour espérer profiter des gains de productivité d’autrui, il va falloir bosser dur à votre tour. Ne comptez pas autrui pour vous entretenir à l’oeil !

      L’imaginaire socialiste est décidément bien fécond quand il s’agit de justifier la glandouille. S’ils mettaient autant d’énergie à créer des richesses, donc à être réellement solidaires de leur prochain (à l’opposé de cette fausse solidarité proclamée qui se paye de mots creux), au lieu de chercher à le piller, le monde serait indubitablement meilleur.

      • Chacun est en effet libre, et c’est parfaitement respectable, de choisir de crever de faim.

        Disons plutôt de vivre très modestement, et très souvent, de se les geler faute de toit.

        • Vivre modestement ne signifie pas qu’on ne travaille pas et qu’on n’a pas de toit. Les moines par exemple vivent fort modestement et pour autant ils s’activent continûment pour préserver leur autonomie, pour ne pas être à la charge de qui que ce soit. Ce choix de vie est parfaitement respectable.

      • Biensur que le travail est obligatoire (sauf pour les rentiers) puisque sans fric difficile de bouffer… La glandouille du moins ce qui vous parait être, ne l’est pas forcement pour celui qui « glande ». C’est quoi vos richesses ? Croyez vous que le mot richesse se limite… à la consommation et à ses chaines et chantages ?

        • Nécessaire, pas obligatoire.

          Ce que vous faites dans votre temps libre ne regarde que vous. Mais pourquoi avez-vous besoin d’un revenu universel si vous vous affranchissez de la consommation ?
          Créez votre richesse, quelle qu’elle soit, et échangez-la librement avec autrui. Sinon, autrui travaillera et une partie de son temps de travail ira à votre entretien. Il sera, de fait, votre esclave. Est-ce ce que vous voulez ?

        • Grégoire: « puisque sans fric difficile de bouffer… »

          Les indiens d’amazonies font des journées de chasses qui durent jusqu’a huit heure, dans la jungle tu serais exténué au bout de deux heures de marche mon pauvre petit.

          En fait ta demande c’est surtout que les autres se crevent le cul pour que toi pendant que tu glandouille.

        • En France, les rentiers sont les fonctionnaires et les retraités. Et uniquement eux. Et eux aiment que le travail soit obligatoire pour les entretenir. Pas étonnant, le socialisme est le plus grand système esclavagiste jamais imaginé.

    • Et puis il faut abolir le travail obligatoire

      Le STO, cela c’était sous régime … socialiste ❗

    • Le revenu universel est une bonne idée après s’être posé la question de qui le paie.
      Papy Mougeot, c’était pour faire avancer le Schimilimilibimliibili…

    • Comment financez-vous votre allocation braguette, pardon, votre revenu universel si le temps de travail diminue en permanence ?

  • J’ai lu ca cette semaine et j’ai explosé de rire ! J’ai trouvé la blague très bonne !

    • bonjour jeff,ce serait en effet hilarant si ces gens n’étaient éminemment à l’origine de la ruine de bien des industries ,de l’activité de nos ports , de la disparition de notre flotte commerciale ;et autres méfaits inavouables comme l’affaire des « subsides  » de l’ UINM .
      Comment également pouvons nous tolérer de « dictat » d’un syndicat de surcroit communiste , pas même représentatif de 3/4 % des salariés de ce pays ?

  • Encore que, se « résoudre » à travailler moins, et gagner moins, si ça pouvait être un choix délibéré des gens, je comprendrais, chacun fait ce qu’il veut après tout, et si l’employeur est d’accord…

    Par contre je ne comprends pas la logique de passer de 39 à 35 puis 32H… Pour un salaire identique.
    Pour autant que j’en sache, l’argent ne pousse pas dans les arbres, non ? Si les multinationale pratiquant l’évas… l’optimisation fiscale à gogo, pourraient se le permettre, quid des petits et moyennes entreprises qui ne le peuvent pas ? Et d’autant plus dans le contexte économique actuel ?

    Finalement l’État ne cesse de favoriser les grosses multinationales au détriment de toutes les entreprises de moins grosse envergure… Encore le jeu de la concurrence faussée…

    • Finalement l’État ne cesse de favoriser les grosses multinationales au détriment de toutes les entreprises de moins grosse envergure…

      Poussez le raisonnement plus loin, vous vous arrêtez au milieu du marigot ❗

      Encore le jeu de la concurrence faussée…

      Poussez, poussez, et pas que les avants de Bayonne :mrgreen:

    • Camille: « Si les multinationale pratiquant l’évas… l’optimisation fiscale à gogo »

      Vous payez les produits des multinationales moins cher je vous signal. Vous tenez tant que ça a donner encore plus d’argent à l’état qui gaspille au moins 100 milliards par année sans même arriver à nourrir les plus pauvres tout en ajoutant une dette ubuesque à leurs enfants ?

      1er règle: une entreprise ne paie jamais d’impôts, les individus oui.

      Camille: « Finalement l’État ne cesse de favoriser les grosses multinationales »

      Le capitalisme de connivence et le corporatisme existe et est même important en France, mais si ce que vous dites était vrai les multinationales seraient fiscalement restées en France. et ce n’est pas le cas évidemment.

      Camille: « quid des petits et moyennes entreprises qui ne le peuvent pas ? »

      Tout le socialisme se résume dans cette indéniable réalité: les gros se barrent, et les petits se font tabasser par les socialistes.

  • C’est vrai, 32h c’est idiot !
    Il faut le Revenu Inconditionnel d’Existence, ou Revenu de Base, ou …
    Cette mesure est autrement plus radicale et efficace qu’un passage aux 32h

    • Vous proposez de verser à chacun un revenu ? J’espère que vous avez les poches bien garnies, sinon le revenu universel ne fera pas long feu.

      • Ce n’est pas sur. Vous l’accompagnez évidemment de la suppression de toutes les autres subventions, aides, allocations, compléments de ceci et de cela, etc etc et bien sur de tous les gens charges de gérer ces paperasses , et le budget s’en portera probablement mieux. Ca obligera aussi les politiciens a devenir créatifs dans leur recherches de clientèles, ou même, qui sait, honnêtes.

      • mr Batptiste , cela existe déjà , cela s’appelle le RSA , les tickets de mairie, les transports gratuits , les restos du coeur , le minimum vieillesse , la CMU , l’APL etc …bien sur , cela demande quelques efforts pour profiter de tout et qui dit ‘effort ‘ dit travail , c’est donc totalement ‘libéral’ car fondé sur le mérite et l’égalité tout en étant ‘socialiste’ car cela semble très généreux !

  • « bien sûr, au sein de l’élite ; eux ont le droit d’exprimer autant d’âneries qu’ils sont capables d’en concevoir »

    Il y a surtout un manque total d’auto-critique et d’humilité chez tous ces braves gens :
    – le fait de ne pas reconnaître que l’ENA ou des écoles de journalisme ne leur a pas donné les compétences nécessaires pour diriger efficacement ou avoir une vision exacte du monde
    – la croyance aveugle que la politique peut changer le monde et l’humanité
    – la bêtise de croire qu’une statistique permet de conclure et d’évaluer les effets réels de leurs décisions et de plus sur le long terme.

    On entend régulièrement ces politiques ou ces élites réécrire l’histoire : prétendre que les 35 heures ont créé de l’emploi, que Fordisme est l’avenir de l’économie. En vérité, le simple fait qu’il existe des économistes de gauche et des économistes de droite aux vues diamétralement opposées montre que l’économie n’est pas une science et que toutes ces psudo-élites, politiciens, économistes, philosophes ou autres ne maîtrisent rien et brassent du vent, en battant des bras d’autant plus rapidement que des élections approchent ou qu’ils ont un livre à vendre.

    En revanche, quand il s’agit de regarder honnêtement et sans parti-pris chez nos voisins ou dans le passé ce qui (semble) marcher ou pas, il n’y a plus personne.

  • C’est un peu dilué , mais avec plus de concision c’est un point de vue très réaliste !

  • que faire des exclus en nombre de plus en
    plus croissants. Ces individus qui ont été refoulés par l’éducation nationales parce que sans diplôme. ?

    • Certains ne sont vraiment pas faits pour les études. Dans les pays qui ont un faible taux de chômage chez les jeunes, la filière apprentissage est beaucoup plus développée qu’en France.

      Forcer à rester en étude ceux qui n’ont pas la vocation, c’est abaisser le niveau général et gaspiller l’argent des citoyens pour rien.

    • Ces gens là ont des talents qui ne demandent qu’à être exercés. Pourquoi ne pas les encourager à créer des entreprises tout simplement ?

  • bah , si on fait la moyenne sur toute une vie normalement active , 30 h garanties serait génial , comme pour les fonctionnaires , et cela ne mettrait pas la France en péril bien au contraire

  • On ne peut pas interdire au nouveau chef de la CGT d’exprimer ses opinions, aussi délirantes et dangereuses soient-elles. Soyons libéral tout de même. On pourrait même en rire si un noyau dur de quelques millions d’individus mal éclairés n’adhérait à cette pensée magique.

    Soyons clair, l’objectif ce n’est pas de faire 2 ou 5 ou même 8 pour cent aux élections quand on est libéral. L’objectif c’est d’abord de mettre l’umps dehors. Là, il n’y a qu’une seule solution.

    • Je suis bien de votre avis sur le droit à la CGT d’exprimer ses idées. Ce qui me gêne c’est que la tribune est réservée à une frange peu représentative de la société;les autres courants de pensée sont tout simplement baillonés.

    • En tant qu’honnête citoyen correctement éduqué, vous avez deux obligations morales : respecter la liberté d’expression et dénoncer le mensonge sans faiblir quand vous le croisez.

      Le mensonge est la limite morale bien connue de la liberté d’expression. Le mensonge est un crime au même titre que le vol ou le meurtre. Le mensonge méprise la nature humaine de ceux qui en sont les victimes. Le socialisme est la plus vaste propagande mensongère des temps modernes, la plus grande entreprise de déshumanisation que les âmes criminelles ont inventé pour détruire leur prochain. Le socialisme est incompatible avec le XXIe siècle civilisé.

        • Certes, et ce jugement sur le parti socialiste n’est pas un mensonge. Ce qui serait un mensonge, en revanche, ce serait de laisser croire que les autres partis politiques, tous les autres, valent mieux que celui-là. Nous n’avons affaire qu’à des bonimenteurs qui, avec leurs grands airs supérieurs, ne nous vendent que des salades pour garder indéfiniment leur fromage. Mauvaise cuisine… Des élites, c’est hors des partis qu’il faut les chercher, et la France n’en manque pas! Ne votons plus jamais pour des candidats soutenus par des partis politiques, quels qu’ils soient, mais pour des citoyens libres.

          • ça va exister à la présidentielle 2017 des citoyens libres ?

            • Oui, ça ne tiens qu’à nous! L’association des citoyens du vote blanc, par exemple, va chercher les 500 signatures pour présenter un candidat dont le programme sera de donner la parole aux citoyens pour qu’ils écrivent une nouvelle Constitution. Et s’il n’y a pas de candidats libres, il suffira de déposer une enveloppe vide dans l’urne, pour que le système actuel cesse de fonctionner. Et si un candidat d’un parti est élu, c’est qu’il y aura eu assez de benêts pour voter pour eux. On a les dirigeants que l’on mérite….

              • ce que vous proposez ne fonctionne pas : même si tous les votants mettent un bulletin blanc ou nul, il s’en trouvera au moins un, ne serait ce que le candidat qui vote pour lui même, et cela suffira pour valider l’élection.
                il aurait même la satisfaction d’être élu à l’unanimité des suffrages exprimés. et ça lui suffirait. peut être qu’il engueulerait juste sa femme de ne pas avoir voté pour lui, mais ce n’est même pas sûr, la satisfaction de se repaître pendant 5 ou 6 ans à la mamelle étatique compensant ce petit désagrément pour son égo.

  • Pour réduire le taux de chômage, il serait souhaitable de restaurer les emplois fictifs à la Mairie de Paris, à SOS racisme ou à la MNEF.

  • Le monde du travail est tout à fait capable de s’auto gérer. Dès que les politiques se sont mis à penser pour lui, tout s’est cassé la figure. Sous couvert de lutte contre la misére, de temps de travail humain, de protection sociale du travailleur, nos représentants politiques/syndicaux ont détruit le tissu productif.
    Il suffut de voir comment se porte notre Industrie, qui s’asphixie chaque jour de plus en plus face à une société dite de loisirs.
    Il y aura forcement un choix à faire et très rapidement : causer ou manger.

  • si on a 10 millions de travaileurs à 35h/semine en réduisant à 32 on peut fraire travailler 11 millions : oui sauf que dans ce cas leurs salaires devront être baissés en proportion …
    Qui sera d’accord surtout les bas salaires ??

  • on pense ainsi partager la richesse, on va juste partager la pauvreté.
    Pourquoi pas?…

  • Merci pour cette analyse rafraîchissante, que malheureusement aucun oligarque ne lira, ou qu’aucune « élite » au pouvoir ou qui en rêve ne pourra comprendre, de sa tour d’ivoire. Certains disent (aveuglés qu’ils sont par les discours lénifiants de ces personnages, ou parce qu’ils lèchent leurs bottes espérant une part de fromage) que les partis sont indispensable pour sélectionner les élites. Si c’était le cas, comment se fait-il que nos universités et nos grandes écoles n’aient pas le statut de parti politique! C’est la constitution de 1958 qui a consacré la main mise des partis politiques sur le pouvoir, concession faite par le général pour faire avaler sa Constitution, nécessaire à la sortie de crise (dont les partis étaient à l’origine!) mais dont il connaissait les risques. Lorsqu’il tenta de la faire évoluer vers plus de démocratie, ce sont encore les partis politiques qui contribuèrent, par leurs discours attisant les peurs, à lui faire échec. Comment en sortir? Ne plus jamais voter pour un candidat qui est soutenu par un parti, mais notre système fait qu’une seule voix suffit pour être élu. Alors, la rue semble le seul recours, mais on sait malheureusement comment cela se termine, au détriment des plus faibles, à moins d’un miracle.

  • La semaine de 32h, pour les fonctionnaires quelle horreur! Beaucoup, notamment en Corse où le climat est insupportable, ont en moyenne (et comme un certain nombre est consciencieux, vous imaginez pour les autres!!) deux mois de congés maladie par an….

    • Pourquoi toujours parler des fonctionnaires ? Et les autres ?
      Les fonctionnaires ne sont ils pas en minorité comparé au salariat, dans ce pays ?

      • parce beaucoup de fonctionnaires ( pas tous bien entendu mais une fraction anormalement élevée) et en particulier des fonctionnaires territoriaux sont la caricature du travail et contribuent à plomber gravement les comptes publics.

      • Camille: « Les fonctionnaires ne sont ils pas en minorité comparé au salariat, dans ce pays ? »

        Certes, mais ils ont véritablement l’oreille du pouvoir via leur corporations et les « représentants » du peuple français qui ne représentent en fait que l’état.. et donc les fonctionaires. Ce qui explique les privilèges indus dont ils disposent au détriment de tous.

        Les petits fonctionnaires sont les « idiots utile » du système, ils touchent seulement quelques friandises en échange de leur crédulité et de leur appuis.

        • « Ce qui explique les privilèges indus dont ils disposent au détriment de tous »

          Les extrapolations foireuses et les amalgames en carton me font toujours ricaner.
          Quelle est la différence entre un urgentiste du SMUR, un pilote de chasse, un technicien des services vétérinaires et un enseignant de ZEP? Aucune, ce sont tous des fonctionnaires enfin euh je veux dire des privilégiés qui sucent le sang de la patrie comme des vampires.
          Par contre, une formidable entreprise comme DASSAULT ou BOUYGUES ne touchent jamais d’argent public, ça va de soit…sans parler de tes pourritures d’élus pour qui tu votes…

          • Je suis contre l’argent public pour les grandes entreprises, contre le corporatisme et contre les privilèges astronomique des élus, les soi-disant « responsables » qui ne sont responsable de rien. 188 milliards d’emprunts sur 410 milliards de budgets de l’état en 2015, soit 45% de déficit c’est de l’escroquerie. Les « responsables » devraient aller en taule et au lieu de parader dans les médias (subventionnés) et de récolter l’admiration des abrutis.
            http://www.lepoint.fr/economie/la-france-va-devoir-emprunter-188-milliards-d-euros-sur-les-marches-02-10-2014-1868686_28.php

            Tu tombes mal avec tes exemples qui sont pile-poil les petits fonctionnaires que je mentionnais, ils se crèvent le cul pour des salaires de merde et on leur accorde quelques miettes de fausse sécurité, les pauvres ne savent même pas qu’avec 5000 milliards de dette totale un tel déficit leurs retraites vont tomber à l’eau.
            http://www.challenges.fr/economie/20130611.CHA0587/les-3-000-milliards-de-dette-que-nous-cache-l-etat.html

            Tu parles des profs de ZEP qui touchent de la merde malgré un budget colossal pour l’EDNAT, normal, tout le fric est bouffé par leur bureaucratie bien avant d’arriver jusqu’à eux. Et ces « idiots utiles » vont continuer à voter pour les hauts fonctionnaires, ceux qui empilent de la mauvaise bureaucratie et de la clientèle électorale payée avec l’argent-gratuit-des-autres.

            Et tu justifies toute cette merde avec les fonctionnaires des tâches régaliennes, les pauvres, comme la police et la gendarmerie dont le budget a diminué de 20% en 5 ans pour atteindre royalement 1.42% des dépenses des administrations publiques en 2015…

            Les subventions aux associations de merde c’est 3,5 fois le budget de la police & gendarmerie:
            http://www.observatoiredesgaspillages.com/2009/05/associations-les-subventions-les-plus-delirantes/

  • Créer de la richesse?
    Que neni!
    Partager la misere?
    Of course, la France fait ca très bien depuis 30 ans.
    Enfin, partager.. Certains animaux sont toujours plus égaux que d’autres.
    Les places aux mangeoires sont maintenant héréditaires. Ce n’est certainement pas la CGT qui prouverait le contraire.
    Quelle mauvaise soupe!
    Vivement 1789

  • Les commentaires sont fermés.

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