Les montres connectées auront-elles la peau de l’horlogerie suisse ?

Alors que les montres connectées s’enrichissent de nouvelles fonctionnalités, qui achètera encore des « simples montres » en 2020 ?

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Montre connectée Neptune Pine 1 (Crédits Forgemind Archimedia, licence Creative Commons)

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Les montres connectées auront-elles la peau de l’horlogerie suisse ?

Publié le 2 janvier 2015
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Par Bertrand Allamel.

Montre connectée Neptune Pine 1 (Crédits Forgemind Archimedia, licence Creative Commons)Elles sont encore un peu chères, probablement rudimentaires par rapport à ce que nous aurons dans quelques années, et elles ne sont pas forcément moins belles que les montres classiques : les montres connectées arrivent sur le marché, souvent sous l’impulsion des grandes marques spécialisées dans la téléphonie ou plus généralement dans l’électronique grand public (Sony, Samsung, LG, Asus, Motorola, Apple Watch), ou de marques moins connues qui se lancent audacieusement sur un nouveau créneau (Cogito).

Dotées de fonctionnalités déjà étonnantes (certaines permettent de passer ou recevoir des appels téléphoniques même si on n’a pas son mobile sur soi, d’autres sont bardées de capteurs en tous genres tels baromètre, cardiofréquencemètre, capteurs UV, etc.) elles sont un complément intéressant du téléphone portable, même si cette complémentarité reste à affiner et si le positionnement semble encore un peu hésitant entre une extension complémentaire du téléphone ou son remplacement progressif. Quoiqu’il en soit, ce nouveau progrès dans la miniaturisation va logiquement entraîner une redéfinition de la fonction de la montre-bracelet, et l’on peut ainsi s’interroger sur le sort des fabricants traditionnels.

Jusqu’à présent, la montre avait une double fonction utilitaire et d’apparat : elle servait à donner l’heure, éventuellement à chronométrer, mais c’était également un bijou, une pièce d’orfèvrerie qui permettait à son propriétaire d’émettre des indices (sur sa richesse : prestige de la marque, mécanisme, matériau ; sur son style ou son état d’esprit : montre ludique, montre sportive, montre classique, montre luxueuse, etc.). La montre, qui contribue à la création et à la démonstration d’une identité, est en effet une pièce importante du dispositif sémiologique vestimentaire.

Or le progrès technologique a permis une miniaturisation qui a entraîné une extension des potentialités de l’objet montre et en a ainsi modifié la fonction, à moins qu’elle ne l’ait au contraire précisé. La fonction de la montre n’est pas ou n’est plus simplement de donner l’heure, ce que tout le monde a cru pendant longtemps et ce que continuent de penser les horlogers traditionnels. On s’aperçoit en effet que l’important dans une montre n’est pas dans le cadran, mais réside finalement dans le bracelet : confusion classique entre l’objet et la fonction.

Quelle est donc cette fonction ? Pour le savoir, il faut procéder par méta-conceptualisation, c’est-à-dire qu’il faut chercher le concept ou la notion supérieure englobant l’objet d’étude pour s’affranchir de ses caractéristiques techniques et de ses représentations usuelles, jusqu’à arriver à la définition la plus poussée et paradoxalement à la fois la plus simple et la plus « réduite ». Mettons de côté la dimension d’apparat et isolons la fonction utilitaire : la fonction d’une montre est de donner une information essentielle à l’organisation de l’activité humaine, transportable sur soi, consultable à tout moment d’un simple mouvement de poignet.

Jusqu’à présent, la donnée temporelle était une information essentielle, mais c’était également la seule donnée essentielle aussi facilement « miniaturisable », l’unique information indispensable à notre activité, technologiquement disponible sur notre poignet. On voit aujourd’hui que ce n’est plus le cas, et cela pose donc la question de la pertinence des objets produits par les horlogers traditionnels : quelle est désormais l’utilité d’une montre qui ne sait que donner l’heure, face à  la  montre connectée qui permet de communiquer, de se tenir informé et d’avoir à tout moment des informations sur son métabolisme ? Qui achètera encore des « simples montres » en 2020 ?

contrepoints 045 montres connectéesSi les horlogers continuent à penser « objet », au lieu de fonction, on peut hélas leur prédire des risques de naufrage industriel. Des géants comme Swatch ou Rolex qui fermeraient boutique ? Impossible ? Qui aurait pourtant cru que Kodak, leader sur le marché de la photographie, ou les encyclopédies Universalis, emblème de l’accès au savoir, mettraient un jour la clé sous la porte ? C’est la crispation sur l’objet au détriment de l’attention portée à sa fonction qui a conduit ces deux firmes, et bien d’autres, à faire faillite. À la surprise générale de voir de tels édifices entrepreneuriaux tomber ont succédé un oubli et/ou un souvenir anecdotique de ces aventures commerciales.

Même si différentes études font part de l’actuelle confidentialité de ce marché de niche, de la primitivité du concept et des fonctions disponibles, on peut parier, sur la base de schémas de développement technologique d’autres objets connus, que  la montre analogique, la bonne vielle montre à aiguille, risque de devenir soit un objet rétro-snob, soit un objet de collection, ou encore un objet pour anciennes générations, n’en déplaise au PDG de Swatch Group Nick Hayek, qui ne croit pas à la menace pesant sur les montres mécaniques1,mais qui heureusement s’apprête tout de même à lancer une montre connectée en 2015. De même, Tissot, Fossil, et Rolex annoncent ou ont dans leurs cartons des projets de smartwatches. Grand bien leur en fasse, quoiqu’il eût été préférable pour eux d’être les leaders innovants et non challengers. Il reste d’ailleurs à voir comment ils vont répartir leurs ressources entre horlogerie traditionnelle et segment de montres connectées, et si les ressources ainsi allouées à ce nouveau segment leur seront suffisantes pour faire face aux géants qui ont déjà pris de l’avance sur le marché (Sony, Samsung) ou qui ont une notoriété acquise par ailleurs (Apple watch) et susceptible de faire de l’ombre aux modèles connectés des horlogers, et surtout qui maîtrisent des systèmes d’exploitation répandus. Tout va dépendre de la capacité des horlogers à penser « fonction » au lieu d’objet.

Rendez-vous dans quelques années (et cela peut aller vite) pour voir si la montre ou plutôt devrait-on dire le bracelet connecté va s’imposer sur le marché des montres et si les horlogers seront toujours dans le bon timing.

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  • Qui achètera encore des montres classiques ? A priori, ceux qui n’y voient plus assez bien pour lire le journal sur leur montre, ceux qui habitent les 99% du monde où la connexion permanente coûte un bras, et ceux qui n’ont pas du tout envie de se faire géolocaliser par leur percepteur ou leur partenaire. Ca laisse pas mal de clients…

    • Ce sont d’ailleurs les mêmes qui sont restés au téléphone filaire. C’est pour ça que je smartphone n’a jamais décollé…

      • Je ne vois pas le rapport. La montre connectée n’intègre que des fonctions existantes couvertes par un mobile déjà plus commode, contrairement à ce qui s’est passé au moment où s’est développé le mobile par rapport au filaire, à l’appareil photo coûteux, et à l’ordinateur encombrant.

    • Ceux qui pour une raison ou une autre n’auront pas le droit d’être connectés, tout en ayant besoin d’une montre.
      Les étudiants lors des examens, sauf si on équipe toutes les salles d’une horloge et qu’on la garde à l’heure.
      Les travailleurs qui ne doivent pas être dérangés.

  • Je pense que le danger vient de l’horlogerie elle-même qui a vécu une bulle ces dernières années avec des tarifs de plus en plus exorbitants pour des calibres de piètre qualité (ETA…) et bien sûr pas fabriqué par ces soi-disantes manufactures…
    Je pense que la haute horlogerie survivra car ce sont des oeuvres d’art qui se valorisent à long terme. Pour le reste, je pense que ceux qui ont pris leurs clients pour des imbéciles ont un peu de souci à se faire…

    • Les calibres ETA sont excellents notamment les plus courants, 2824, 2892, Valjoux 7750, en terme de robustesse et de fiabilité, et passent la certification COSC sans problème, c’est pour cela qu’ils se sont imposés – eux où leurs dérivés – dans la plupart des montres mécaniques. Et cela n’empêche pas chaque « manufacture » d’y ajouter ses modifications et réglages maison qui peuvent valoir de l’or. C’est un peu comme pour les voitures où les bases moteurs sont les mêmes pour la plupart des modèles, ce qui ne veut pas dire que ce soient des moteurs de piètre qualité ni que toutes les voitures se valent. Maintenant, c’est vrai qu’en tant que collectionneur, multiplier les modèles équipés du même calibre a peu d’intérêt, aussi différentes les montres soient-elles. Mais il reste suffisamment de vraies manufactures pour varier les plaisirs et les calibres, même s’il faut bien faire attention, car même les plus grandes maisons disposant de leurs propres calibres n’hésitent pas à recourir à de l’ETA sur certains modèles (comme IWC et sa Portofino, ou Omega et son excellent calibre 2500… sur base ETA).

  • ceux qui ne veulent pas de quartz dans le monde ne voudront pas de connectivité. Le marché dr l’horlogerie sera effectivement bouleversé mais je pense que les automatiques seront bien moins bousculés que les quartz. Mettre swatch et rolex dans le même panier est une méconnaissance de ce marché. L’article n’en ai pas moins très intéressant.

  • Quelle autonomie pour une ordimontre?

    • D’après les tests de certaines montres (Moto 360, LG G watch R) l’autonomie est d’environ 1 à 1.5 jours… sans compter que l’appairage avec un smartphone semble réduire sensiblement l’autonomie de celui-ci.

  • LA « patek philippe » A ENCORE DE BEAUX JOURS DEVANT ELLE.

  • Moi, j’ai opté pour la montre à gousset connectée qui présente de nombreux avantages : écran plus grand, autonomie plus importante. Cela dit, pour une utilisation intensive, la pendule connectée avec clavier et souris que l’on utilise posé sur une table est quand même le must.

  • Titre : Les montres connectées auront-elles la peau de l’horlogerie suisse ?
    1ère ligne : Elles sont encore un peu chères

    Tout est dit, et, contrairement à ce que je lis plus loin dans l’article, les horlogers suisses, quand ils pensent « objet », pensent nécessairement « fonction ». Car la montre suisse -de luxe- a une fonction en tant qu’objet: montrer aux autres que vous avez les moyen de vous la payer.

    C’est pourquoi dire que les montres connectées « sont encore un peu chères » est amusant, mais hors sujet. Non, elles ne sont pas chères. Et c’est justement la raison pour laquelle elles ne sont pas dangereuses pour la montre suisse (de luxe, encore).
    Les gens mettent une Casio au poignet pour aller courir, et une Breguet en sortie le soir, ou pour un repas d’affaires.

    • Pour beaucoup de personnes , une montre de luxe type Rolex est un investissement qualitatif destiné à avoir l’heure sans prise de tête sur des décennies , n’en déplaise aux baveux qui ne peuvent pas se la payer .

      • Une montre à 50€ suffit très largement pour cet usage.
        Il faut croire qu’une Rolex fournit bien plus que l’heure, même sur des décennies.

  • à mon avis c’est un pur gadget

    • Ce qui ne vous est pas utile l’est peut-être à quelqu’un d’autre, ou inversement, vous êtes-vous jamais posé la question ?

  • durée de vie d’une montre connectée Sony ou Apple ? comme un ordi ou un smartphone , au maximum 2 ans.
    ça restera donc de l’utilitaire consommable , en concurrence directe avec des montres d’entrée de gamme.

  • Je ne comprends pas l’auteur : l’heure est depuis longtemps disponible partout, et cela fait belle lurette que l’on achète des montres parce que ce sont avant tout de beaux objets voire des bijoux. Les montres connectés n’ont rien à voir.

  • Si on veut faire de la « Philosophie économique », il me semblerais plus intéressant de s’intéresser au rapport que nous entretenons avec des objets matériel.

    De façon pratique mais quand même théorique, je possède des milliers de disques, de livres, voir de terrains ou de monuments : il me suffit d’aller sur Internet pour écouter des musiques, lire ou regarder des images. Encore plus si je pirate les contenus. Pourtant, posséder un mp3 même légal n’offre pas le plaisir matériel que pouvait donner le fait de posséder un CD, qui est lui même inférieur à celui de posséder un vinyle. Un livre sous forme papier dans une belle édition reliée vaut tous les ebook du monde. Nous devenons riches et pauvres à la fois : ce n’est pas la quantité ou la fonctionnalité qui font la richesse, mais le rapport que nous avons avec les objets.

    Et passé un effet de mode, le rapport demeure plus fort avec un objet physique qu’avec un objet virtuel, avec un bel objet qu’avec un objet perfectionné, avec un objet artisanal qu’avec un objet manufacturé, avec un objet ancien (qui a une histoire) qu’avec une objet récent. Et le rapport d’amour que l’on entretient avec les objets est un puissant moteur pour la motivation qui compense souvent avantageusement les avantages de ce que l’on a adopté par effet de mode ou recherche du progrès.

    Le plaisir ou l’efficacité ne sont donc pas toujours forcément la où on le pense ou la où on veut nous le faire croire.

  • Bonjour et bonne année, enfin, si l’on peut dire !
    Votre question soulève avec justesse la capacité de nos contemporains à être.
    Car aujourd’hui ils ne sont déjà presque rien ; ils avalent sans estimer, ils consomment sans comprendre, ils agissent sans réfléchir.
    Je crois pouvoir dire que l’humain d’aujourd’hui a moins de jugeote que Cro-Magnon…
    J’ai le plaisir des montres depuis toujours mais revues comme « aficionados » ne font que le lit de profiteurs patentés : ma dernière, une Swatch à 130€ avec un mécanisme automatique innovant. Vous soulignez très justement que de « grandes » marques (par le profit surement !) installent des mouvements dénommés calibres, voir manufacturés à des prix hors de conscience. Hors il s’agit de mouvements très répandus que l’on trouve installés dans des boîtes allant de 200 à 1plusieurs milliers d’€. Injuste, non innovant et absolument insupportable.
    Pour les montres connectées l’avenir s’annonce radieux : les grands du net stockeront ainsi vos battements cardiaques, votre localisation en 3D, les mouvements de votre main de votre corps. Ils sauront tout de l’heure ou vous copulez, de la durée du phénomène, de sa répétition.
    Mieux en activant le micro ils entendront les « miaulements » du couple…

    Que les gens sont idiots… Vraiment.

    Pour les montres Suisses ce sera le retour de bâton : elles auraient du accueillir les productions japonaises comme de véritables pièces d’horlogerie. Citizen et sa montre qui est la plus précise, Seiko et ses séries « Grand » qui forment le dessus du panier de l’horlogerie moderne de très haute qualité. Les Suisses ont la grosse tête et vont tomber de haut. Comme je serai âgé, je pourrai constituer à moindres frais une superbe collection, enfin, peut-être. Le cauchemar arrive et plus vite encore que vous ne semblez le croire. Vive l’infine bêtise humaine ; elle permet de fabuleux profits et fait tourner la planète. Bonne année 2015.

    • Les gens sont idiots ? Parce qu’ils font des chose que vous vous ne feriez pas ?

      Êtes-vous certains de toujours faire les bonnes choses, les bons choix ?

    • Chimère:  » ils avalent sans estimer, ils consomment sans comprendre, ils agissent sans réfléchir. »

      …et ils parlent de leur prochain en les considérant tous comme des imbéciles ? :mrgreen:

      Chimère: « Pour les montres connectées l’avenir s’annonce radieux  »

      Si on fait petit c’est illisible et peu pratique, si on fait gros c’est un peu mieux mais toujours aussi peu pratique au poignet. Les montres connectées sont très probablement un effet de mode qui n’intéresse que des geeks et des journalistes en l’état.

      Personne ne peut prédire l’avenir mais on prend rendez vous dans deux ans pour voir la diffusion de ces montres ? Moi je parie que dans la forme actuel la mayonnaise ne prendra pas.

    • « Seiko et ses séries « Grand » qui forment le dessus du panier de l’horlogerie moderne de très haute qualité »
      Oh oui, Seiko! Regardez la tronche de ces montres, et jetez un coup d’œil chez des suisses comme Breguet, Piguet, Rollex… Puis regardez les prix: l’entrée de gamme de Piguet, par exemple, c’est 2-3 fois le prix du haut de gamme Seiko, version « haut du panier de l’horlogerie. »
      Amusant…

      A comparer, pour le plaisir:
      http://www.hublot.com/fr/
      http://www.seikoboutique.fr/collection-prestige-Grand-Seiko,1

      C’est sûr, ya du souci à se faire avec un haut du panier comme ça… 😉

      • Grand Seiko, dérive sur un mois : proche de zéro secondes. Oui, zéro secondes.

        Aucune marque suisse, pas même Patek, ne peut rivaliser.

        • Certes, c’est sans doute parfait mais le prix à payer pour cette efficacité sera de se couvrir de ridicule quand on saura qu’on a payé une Seiko 7000 euros.

          • En France ou en Suisse, sans doute. Mais Seiko est une marque bien plus reconnue et réputée ailleurs, qui ne fait pas que des breloques à quartz. Qui a d’ailleurs, avec Casio, bien failli signer l’arrêt de mort de l’horlogerie suisse, il n’y a pas si longtemps. Qui produit des Five à 50€, des Orient, mais aussi des Credor et des GS.

        • Ce n’est pas ce qu’ils annoncent sur leur site : http://www.seikoboutique.fr/montre-Seiko-Astron-SBXA045J,67
          En fait, la précision à moins d’une seconde, que toute montre à 50€ est capable d’atteindre, c’est la précision atomique: il y a une dérive, mais elle est corrigée via une horloge atomique accessible depuis un réseau.
          Sinon, la série Grand, c’est 15 secondes par mois.
          Comme toutes les montres sérieuses.

          • Mes excuses, mon propos n’était pas clair ; je ne parlais pas de la précision déclarée (celle que tu cites, en effet), mais de la précision mesurée par les utilisateurs sur les différents fora (par exemple ici : http://www.montres-russes.org/t4723p15-grand-seiko-gmt#99961 , mais il y a tant d’autres exemples partout sur le web).

            Je constate que Seiko minore la précision de ses montres. J’ai 3 6R15 (Cocktail Time, Sumo, Shogun) ; évidemment elles n’ont rien de commun avec le Spring Drive, mais leur précision est redoutable et très très en-dessus de ce que Seiko déclare sur son site. Le 6R15 est chez moi nettement meilleur que le ETA 2824-2, pour donner une comparaison facile.

          • D’autre part tu fais ici référence à l’Astron, je te parlais Spring Drive.

  • Honnêtement, remplacer mon téléphone portable par une montre qui remplie les mêmes fonctions et plus, je dis oui sans hésiter.

  • Le jour où Samsung ou Apple arriveront à faire rêver comme le fait une Excalibur Quatuor !
    Allez 10 secondes d’émerveillement : https://www.youtube.com/watch?v=_bDHGo2qwbw

    • Tu vends du rêve l’ami XD!
      Mais que veux tu, on va comparer une Samsung Gear avec ça…. Comme si on parlait du même marché…. Ou quand la Smart aura la peau de la Ferrari…

  • On peut également se poser la question de savoir si la montre connectée va avoir la peau du smartphone? Personnellement je pense que c’est la montre connectée qui risque de ne pas voir d’avenir.

    Je ne voit pas trop l’intérêt d’avoir deux appareils sur soit qui ont finalement toutes les mêmes fonctions. Un peu comme d’avoir deux Smartphones de marques différentes.

    De plus avec une Swatch ou une montre de luxe ont est certain de pouvoir en posséder sans passer par un abonnement envers un opérateur.

    D.J

    • Je ne vois pas ça comme ça. Les deux sont complémentaires.

      L’une est petite, trop pour lire un texte important, mais très utile pur profiter de toutes les notifications discrètement lorsque vous êtes dans le train, au cinéma ou en conférence et que vous devez rester en contact.

      L’autre est suffisamment grand pour (5″ pour ce qui me concerne) lire confortablement, mais nécessite un minimum de place pour être posé, un minimum de contact pour qu’on le sente vibrer, un minimum de manipulation pour découvrir les notifications, surtout si l’on est au volant.

      Les fonctions et possibilités sont nombreuses et ne cessent d’augmenter, surtout depuis Androïd Wear, mais chacun choisit celles qui peuvent lui rendre service.

      Quant à téléphoner avec la montre uniquement…

  • Autonomie réduite et interface peu pratique, le roti est très loin d’être cuit pour cette technologie.

    Personellement pour la révolution de la connectivité je parierais pour un tout nouvel objet, logé a un autre endroit (nuque, flanc, dos, habit spécial ?) et connecté de manière différente à l’humain (implant?).

    Ma première lunette 3d date de la 3dfx voici 20 ans, ça devait être un raz de marée, l’oculus tarde encore en 2014 et ne semble pas être si attractive.

  • Article un peu idiot. Est ce que les voitures de sport se sont retrouvés condamnées par la miniaturisation des citadines? Non. Vous savez pourquoi? Parce que quand on achète une petite citadine, on veut qu’elle soit fonctionnelle, économe, facile à manoeuvrer en ville. Quand on achète une Ferrari, tout ça, on s’en fout! Qui pense à comment sa garer avec une Lamborghini Aventador? Personne! Oui ça consomme à mort, oui c’est pas fonctionnel pour deux sous, mais on s’en fout, ça n’a juste rien à voir, c’est le même type d’objet, mais ce n’est pas dut out ni le même marché, ni les mêmes clients, ni la même utilisation!

    Pour les montres il en va de même. Mettre Rolex ou Breitling en concurrence avec Samsung, c’est juste manquer de discernement. Oui il s’agit de montres dans les deux cas, mais les similarités s’arrêtent là. D’ailleurs je connais un gars qui a une Samsung justement, ça ne l’empêche pas d’avoir plusieurs montres suisses. Parce que ça n’a juste aucun rapport. Moi même je suis intéressé par une smartswatch. Mais je compte aussi acheter une Rolex dans le courant de l’année. Mais les deux n’ont aucun rapport. Croire qu’on achète une Rolex pour « regarder l’heure », c’est juste idiot! Tout le monde regarde l’heure au portable de toute façon. L’interêt de ces objets là est avant tout social! Montrer lors d’un gala un peu mondain que oui, on a une Rolex. Allez y avec votre Samsung et vous n’aurez pas le même effet…

    De toute façon on compare des objets qui coutent 300€ avec d’autres dont les prix peuvent se contenter en centaines de milliers! Comment croire qu’il y aurait corrélation?! Comment croire qu’un milliardaire préférera acheter une Samsung Gear à sa femme plutot qu’une Datajust edition spéciale?
    La montre suisse de luxe est avant tout un bijou, bien avant d’être un objet utilitaire. Quand on achète une Rolex ou une Breitling, on achète un bijou, comme on pourrait acheter une bague, tout est de le raffinement et l’élégance.
    D’ailleurs le bijoutier chez qui je suis en train de choisir ma Rolex me disait justement que les clients achetaient parfois des montres de luxes, hyper chères, mais de qualité médiocre, qui se dérèglent en permanence (je ne citerai pas de marques, mais n’est pas Rolex qui veut), mais ils s’en foutent totalement de savoir si leur montre est à l’heure ou pas! Ils veulent uniquement porter le bijou à leur poignée, la fonction ne les interesse pas. Ou est très secondaire.

    • Dire que certains ne regardent pas l’heure sur leur Rolex et qu’ils ne l’ont pas acheté pour cela est stupide également .. si vous permettez bien sûr ..

      • Non je ne permet pas, désolé, on ne se connait pas. C’est un bijoutier lui meme qui m’a expliqué que beaucoup de ses clients, de certaines marques, portent leurs montres sans se soucier de l’heure indiquée. Rolex ne fait pas dans le consommable de luxe, mais d’autres oui.
        Mais semblez mieux connaitre sa clientèle donc c’est formidable.

        D’autre part, j’achète justement une Rolex et devinez quoi ? Ce n’est pas pour avoir l’heure : ). Je n’en ai nullement besoin pour cet usage. C’est avant tout un bijou. Un bijou à la fois esthetique et technique.

        Et puis franchement croire que des gens claquent des milliers d’€ seulement pour avoir l’heure… Vous savez, on a l’heure exacte sur nos portables, et pas besoin de Submariner pour ça. Vous pensez aussi surement que les possesseurs de Rolex Deep-Sea l’achète pour pouvoir plonger à 3900 mètres de profondeur ? Eh bien…. Non ! Incroyable !

        • Vous usez de noms d’oiseaux et ne permettez pas qu’on fasse de même , c’est du joli ..

          Pour revenir au sujet , j’ai une dizaines de Rolex chez moi , et d’autres trucs genre AP et consorts et j’achète ces montres car j’aime l’objet et pour avoir l’heure , ça vous semble ahurissant ? commencez à acheter votre première et on en reparle dans quelques années ..

    • Et votre montre vous l’accrocherez à vos poignées.

  • Ce n’est pas une montre.
    Cela aura une utilité pour les sportifs, certains hommes d’affaire.
    Mais qui voudra de cela alors que cela peut tomber en rade et ne pas donner l’heure quand on en a besoin : en montagne, une bête montre suffira largement.

    • Définition de montre dans mon petit Larousse préféré : Petit instrument que l’on porte sur soi qui sert à indiquer l’heure. Cela y correspond pile-poil.

      On peut effectivement trouver quelques endroits où situations où elle ne sera pas à l’aise, la plongée sous-marine par exemple. Cela n’en fait pas un objet idiot pour autant.

      • Je n’ai pas dit idiot. Une idée avec des inconvénients et des avantages.
        Mais faut-il parler de montre ? C’est sensiblement différent.

        • Effectivement, c’est moi qui l’ai dit.

          Il y a eu plusieurs générations de montres après les montre mécaniques et avant les smartwatches. Elles ont fait chrono, alarme, compte à rebours, elles ont affiché l’heure de n’importe quel fuseau horaire, elles ont été remontée par remontoir, par mouvement du poignet, à pile, solaires et radio-pilotées.

          Finalement, ce n’est qu’une évolution dans l’ordre des choses.

          Comme l’on dit certains, de là à les comparer à des bijoux, Rolex ou Breitling, c’est ça qui est idiot.

  • je ne pige pas le principe des montres connectés. j’ai déja un smartphone. je ne vois pas l’intérêt d’avoir un doublon (en plus, la montre a un écran trop petit). les montres style rolex ont aussi une fonction décoratif. ce sont un peu comme des bijoux

    • « le principe  » l’intérêt

    • Le smartphone est au mieux dans une poche (perso le mien est trop gros pour s’y trouver), dans un sac ou ailleurs. Il peut s’oublier quelque part.

      La montre permet de recevoir les notifications (Appels, SMS, mail, etc.) du smartphone, silencieusement et discrètement. Lorsque vous êtes en environnement protégé (conférence, salle de formation, cinéma, etc.), vous pouvez être au fait de tous vos contacts sans que les autres s’en aperçoive. Au volant, il est aisé de jeter un œil sur sa montre pour savoir si cela vaut le coup de s’arrêter pour prendre un appel.

      Si vous avez une vie professionnelle qui ne se passe pas que dans un bureau, ça rend bien des services.

  • Si les montres connectées devaient tuer les montres mécaniques, les montres digitales l’auraient fait depuis longtemps, or c’est le phénomène inverse qui s’est produit : les montres mécaniques n’ont jamais eu autant de succès qu’aujourd’hui, et les montres digitales ont presque disparues du marché par rapport à l’engouement qu’elles ont suscité à leur début.

    Il y a dans les belles montres mécaniques une valeur de revente qui n’est pas non plus à négliger et qui en fait des objets tout à fait à part : une Rolex de plus de 50 ans continue d’avoir une côte de plusieurs milliers d’euros en occasion. J’ai calculé que si je devais vendre aujourd’hui l’Omega que mon père avait acheté en 1960, je la vendrais le même prix qu’il l’a achetée (en valeur constante). Elle tourne parfaitement et toutes les pièces sont encore disponible chez Omega pour une remise à neuf totale de la montre, du mécanisme au boîtier.

    Alors que mon smartphone d’il y a cinq ans est quasiment inutilisable tellement il est lent, il ne vaut plus qu’à peine un cinquième de sa valeur, et une remise à neuf n’aurait aucun intérêt si tant est qu’elle soit même possible…

    Bref, je ne pense pas que ce sont des objets comparables, même si je ne pourrais me passer ni de mes appareils connectés ni de mes belles montres mécaniques. Les premiers sont jetables et n’ont qu’une valeur d’usage, les autres sont durables et leur valeur ne peut se résumer à leur simple fonction.

  • J’achèterai le premier modèle qui fera aussi le café !

    • Bah, ça existe : une secrétaire Suisse peut à la fois donner l’heure et faire le café !
      Donc, je résume : les montres, c’est pour les pauvres qui n’ont pas de secrétaires Suisses.

  • ce que je ne comprends pas c’est qu’on appelle ça montre, et pour la question aucune idée et encore une chose que je ne comprends pas, vous vous posez vraiment cette question? au risque de faire des prédictions qu’on pourrait moquer…ouah l’autre la montre connectée n’a pas tué l’horlogerie suisse ( qui ne fait pas de montre connectée)…

    • Peut-être parce que ça assure tous les services que peut assurer ce que _vous_ appelez une « montre ». Plus d’autres.

      Si vous êtes joueur, listez-moi tout ce dont un « objet » a besoin pour être appelé « montre », et on regarde.

      Pour le reste, je suis d’accord avec vous.

  • Pour ma part je crois beaucoup plus à des solution hybrides, qui permettront aux amoureux de l’horlogerie d’avoir une extension de leur smartphone analogue aux autres. Voici par exemple :

    http://mashable.com/2015/01/02/montblanc-e-strap/?utm_cid=mash-com-pin-link

  • Ce n’est pas demain la veille que l’horlogerie suisse sera concurrencée par les montres connectées. A moins de faire primer la fonction sur l’objet ce qui semble impossible s’agissant de montres de luxe. Il y a ceux qui veulent juste les posséder en signe de statut et ceux qui les aiment vraiment .

    • ça, ça me fascine autant que la question posée dans l’article, quel besoin vous avez de dire cela?

      Que vous aviez tort ou raison ça n’a pas d’importance, le monde économique est plein de prédictions comme ça , sur le prix du pétrole, le déclin des voitures thermiques, du diesel, la montée des voitures électriques etc..
      La moitié du temps les gens se gourent et ça ne les empêche pas de recommencer….alors pourquoi??? il n’y va pas de la logique ou de possibilité technique puisque qu’on parle de choix des gens..

      ça ne peut pas être l’intérêt…je suppose que vous n’êtes pas fabricant de montres…ça a peu de chance d’influencer les investissements dans ce secteur économique…

      Est ce que les malabars vont supplanter les carambars…
      bien sur parce qu’on peu faire des bulles avec les malabars
      même pas vrai! les carambars sont d’une autre qualité , il s’agit de gout de caramel qui marque ‘l’homme de gout..
      Nom d’une pipe. Pourquoi????

      Alors moi je dis non aussi…rapport aux montres.. avec des arguments du genre il y a toujours eu des produits de luxe ..
      je suis beaucoup moins sur que les « montres connectées » aient un avenir, comme c’est un objet utilitaire le porter au poignet n’est sans doute pas approprié sans compter que la miniaturisation peut permettre à terme de les intégrer à n’importe quoi d’autre qu’on porte comme une montre de luxe d’ailleurs…
      J’imagine le couillon qui se balade avec une google glass un smartphone et une montre connectée…des bretelles et une ceinture…

      Alors est ce que l’article est une forme de promotion cachée des montres connectées???? utilisant un artifice qui transforme le produit nouveau en vogue comme une évidence?

  • Les commentaires sont fermés.

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