Des jeux-vidéos incompréhensibles pour les vieux leaders collectivistes

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Assassin's Creed Unity - Credit alphacoders

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Des jeux-vidéos incompréhensibles pour les vieux leaders collectivistes

Publié le 17 novembre 2014
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Je suis toujours surpris des innovations stupéfiantes que le marketing parvient à dénicher sur le marché. Ces jours-ci, c’est Ubisoft qui démontre une rafraîchissante capacité à vendre son dernier produit phare, Assassin’s Creed Unity, en utilisant le levier de la politique et, très habilement, les éructations d’un débris politicien suffisamment médiatique en France pour transformer l’essai en brillante réussite mercatique.

Pour rappel (et à l’attention de mes quelques lecteurs qui ne se tiennent pas trop au courant de l’actualité des jeux vidéos), Assassin’s Creed est une franchise du français Ubisoft (franco-canadien, puisque c’est en l’occurrence produit dans les studios montréalais), qui en est maintenant à son cinquième principal opus (la liste complète comprend des douzaines de titres), qui relate les aventures d’une série d’assassins opposés aux Templiers à travers les époques (depuis les croisades jusqu’aux pirates des Caraïbes) et différentes localisations (Moyen-Orient, Amérique…). Le dernier chapitre paru il y a quelques jours est campé dans une France en proie aux troubles de la Révolution et à son basculement dans la Terreur.

Et c’est ce cadre révolutionnaire qui aura déclenché l’opération marketing habile de la part d’un Jean-Luc Mélenchon remonté comme un coucou qui n’avait plus fait parler de lui depuis trop longtemps dans les médias et qui aura donc choisi l’angle improbable d’un long couinement contre le jeu pour exprimer son agacement face à ce qu’il appelle de la propagande. Pour notre brave Jean-Luc, le jeu auquel il fait donc une publicité assez retentissante, est, je cite :

« … de la propagande contre le peuple. Le peuple, c’est des barbares, des sauvages sanguinaires. Et celui qui est notre libérateur à un moment de la Révolution, Robespierre, est présenté comme un monstre. On dénigre pour dénigrer ce qui nous rassemble, nous les Français. C’est une relecture de l’histoire en faveur des perdants et pour discréditer la République une et indivisible. »

Mélenchon, sympathique et jovialJ’avoue que le coup de Robespierre, présenté comme libérateur au moment de la Révolution, on ne me l’avait pas fait. Oh, l’antienne habituelle du « personnage controversé », de l’être pétri de bons sentiments, incorruptible, et si délicatement favorable à la justice sociale, ça, oui. Mais en général, on admet sans grands problèmes que la figure de proue des Jacobins n’était pas spécialement un tendre, et que la période de la Terreur, si elle ne doit pas tout à cette figure de la Révolution française, n’y est pas complètement étrangère. En tout cas, ce personnage pour le moins complexe et controversé, considéré par de nombreux historiens comme le principal théoricien de la Terreur, participa à l’instauration d’un gouvernement révolutionnaire fondé à la fois sur les principes de vertu et de terreur, selon ses propres termes. Difficile, dès lors, de le considérer comme un Libérateur, surtout lorsqu’on voit le bilan franchement sanglant de la Révolution et de la Terreur qui la suivit.

Mais voilà : le jeu d’Ubisoft, dont la Révolution française n’est essentiellement qu’une toile de fond, présente Robespierre comme un tyran sanguinaire, ce qui est probablement caricatural, mais qui ne mérite certainement pas, en tant que jeu, les petites saillies courroucées du leader collectiviste, qui estime que ce jeu « donne une image de la haine de la Révolution, la haine du peuple, la haine de la République qui parcourt les milieux d’extrême droite. »

Oui, vous avez bien lu : les vilains qui ont produit ce jeu distillent les mêmes idées que les milieux d’estrême-drouate, et chacun sait qu’une telle propagande, laissée dans les mains de jeunes à l’esprit malléable, c’est courir le risque de créer des factions entières d’anti-républicains farouches.

Bien sûr, comme le fait judicieusement remarquer Philippe Fabry dans un article de Contrepoints paru à ce sujet, Mélenchon, en sortant ainsi ses petites aigreurs au sujet du jeu, montre surtout qu’il est un vieux ringard réactionnaire, qui prend le pari assez étrange de se mettre les joueurs à dos en s’accrochant à une sorte de lubie révolutionnaire, baignée d’égalitarisme rousseauiste, dont on se demande ce qu’elle vient faire exactement au vingt-et-unième siècle, et le tout pour protéger la mémoire d’un personnage qui n’a pourtant pas hésité à déclarer, en son temps :

« Et, afin qu’il ne reste aucun doute sur mon système, je déclare qu’il faut non seulement exterminer les rebelles de la Vendée, mais encore tout ce que la France renferme de rebelles contre l’humanité et contre le peuple. »

citoyen's creed bbr flagBref, le syndrome du vieux dépassé a encore frappé. Ce syndrome, méconnu mais fort présent en France, ossifie de façon rapide et sans retour possible certaines personnes dont les discours deviennent vite remplis de poncifs ridicules et de vues qui sont au conservatisme ce que la superglue est à la colle blanche des écoliers, c’est-à-dire une version si puissante de l’aversion à la nouveauté et au changement qu’une fois en place, il devient impossible de s’en dépatouiller sans s’arracher des bouts. On se souvient par exemple de l’avalanche de facepalms qu’avait pu déclencher une Claire Gallois pas du tout en forme lorsqu’elle s’était mise à analyser l’impact des jeux vidéos sur les tueries diverses et variées.

Ici, le vieux collectiviste et Alexis Corbière, son copain officiellement communiste (oui, il ose tout, c’est à ça qu’on le reconnaît), tombent dans le même panneau que d’autres avant eux en croyant voir de l’abhominhable propagande là où il y a surtout quelques évidences, une toile de fond et, surtout, avant tout, un jeu vidéo. En fait, cela fait des années que les jeux vidéos sont parés de mille et un vices, et dans cette course à la dénonciation des méchantes conséquences vidéoludiques, ce sont toujours un peu les mêmes profils qui s’érigent en père la morale et en détenteurs de la vérité.

À ce titre, la collision des délires réactionnaires du pauvre Mélenchon et de ses coreligionnaires avec les sulfureux sous-entendus de certains analystes mérite largement d’être mentionnée, ne serait-ce que pour faire se rencontrer les uns et les autres dans une espèce de Clash des Piteux qui mériterait d’être filmé, pour l’aspect documentaire et édification des générations futures.

Parce que pendant que Jean-Luc est tout vexé contre un jeu anti-révolutionnaire, d’autres estiment que ces jeux, tout comme les chatons mignons et les écrits ô combien subversifs de Tolkien, sont en réalité des portes d’entrée au djihadisme (oui, vous avez bien lu, certains trouvent des bouts de djihad dans les jeux vidéos).

Bref, tout ceci laisse, au moins un peu, perplexe : ces jeux sont-ils de la propagande contre l’État et ses élites, sont-ils réactionnaires contre la Saine & Belle Révolution Française idéalisée par un leader communiste qui a oublié les massacres abominables perpétrés au nom d’un idéal crapuleux d’égalité à tout prix, sont-ils un nouveau vecteur de culture, ou pire encore, sont-ils responsables de l’engagement de certaines têtes de linottes dans des combats absurdes ?

On hésitera à ne pas voir dans les analyses de ces gens plus un symptôme de leurs propres problèmes qu’une explication de la société dans laquelle ils vivent et qu’ils ne comprennent manifestement plus. Et cette déconnexion s’explique sans doute par l’image faussée que ces gens ont des fameux joueurs auxquels ils n’accordent décidément pas beaucoup de jugeote (non, le joueur n’est pas si jeune, puisqu’il a 38 ans en moyenne, n’est pas plus un homme qu’une femme, les deux sexes étant représentés de façon égale, et n’est pas marginal puisqu’il touche 50% des foyers français, par exemple).

Enfin, tout comme la collision du délire djihadiste avec le délire révolutionnaire permet de saisir le grotesque des deux analyses, le rapprochement des lubies égalitaristes et totalitaires de Mélenchon avec le crédo des assassins du jeu vidéo qu’il décrie est assez éclairant. Dans le jeu d’Ubisoft, ces derniers sont d’ardents défenseurs de la liberté et de la vérité, et s’opposent donc aux égalitaristes de tous crins dont la Révolution enfanta par douzaines.

Pas étonnant, dès lors, de voir le petit Jean-Luc vitupérer contre une vision de la société qui lui est totalement antinomique. En tout cas, une chose est sûre : ces rodomontades risibles donnent à la fois une bonne publicité au jeu, et une très mauvaise au collectiviste excité. Et ça, c’est très bien.

mélenchon swag meluche plus
—-
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  • Je suppose que pour Méluche, Staline, Mao, Pol Pot ( et Hitler ?) sont aussi de grands libérateurs du peuple .

  • Mélenchon devait dormir quand un opus précédent présentait George Washington en monarque tyrannique.
    Chercher la vérité historique dans Assassin’s Creed, faut avoir un grain.

  • ça donnerait presque des idées de jeux nouveaux ça !

    Et si Ubi, ou les autres, nous proposaient un super jeu dont nous serions les héros économiques.
    Nous pourrions à loisir nous essayer au libéralisme grandeur nature (enfin, virtuellement).

    Pas un jeu comme simcity, un truc plus puissant où l’on pourrait appliquer des vraies théories économiques. Cela pourrait éventuellement tenter nos États….

    Vu qu’ils sont obtus comme des ânes, un peu de simulation pourrait être salutaire !

    Mais un bon Half life ou un farcry, c’est quand même bon et libérateur.
    (on pourrait y mettre des Russes et des nord Coréens pour faire plus vrai)

    Et pourquoi pas un jeu CO2, où l’on pourrait tester notre limite, faire pousser des plantes, tester le réchauffisme. Envoyer des objets sur des comètes.

    On pourrait en inventer des nouveaux jeux !

    Moi, Président du GIEC…..de la NSA et de la FED.

    • Déjà, qu’ils jouent tous à « Anno 1404 », cela leur apprendrait les règles de base de l’économie, où comment couler corps et biens quand on s’endette à don’f… 🙂

    • Essayez donc les royaumes renaissants.

      Vous y constaterez, non pas les effets du liberalisme, mais ceux du socialisme et du protectionnisme.

      Il y eut des tentatives de créer des cités liberales mais elles ont plus ou moinss toutes periclité, étouffées par le pouvoir central ou envahies par d autres etats.

      Cela dit c est très intéressant d essayer.

    • Un jeu où le GIEC domine le monde et où Pachauri est un dictateur fou qui force la population à lire ses bouquins érotiques…

      • Je crois que je prendrais Kim Jong-Un comme avatar. Il « m’éclate » avec sa coupe de cheveux.
        Poutine serait mon chef de guerre. Il est très con et en a des grosses.

        Obama serait mon chef du Giec.
        Je prendrais H pour la direction de la NSA.

        Enfin pour la FED….Oh Yeah, elle serait à MOI. A MOI. Et là mes p’tits gars ça roxerait à mort du billet.

        Le but étant d’aller vers l’explosion de la monnaie pseudo réelle virtuelle, pour passer au virtuel-réel.
        Là !

  • Quand on pense que ces gens parlent au nom de la Révolution, celle la même qui est à l’origine de tout ce qu’ils haïssent ( cf decret d’allarde ; article 544 : La propriété est le droit de jouir et disposer des choses de la manière la plus absolue, pourvu qu’on n’en fasse pas un usage prohibé par les lois ou par les règlements. ; DDHC …..)

    Et sérieux il arrive a dire que RObespierre était un grand «  »libérateur » » sans rigoler ??!

  • « C’est une relecture de l’histoire » en fait de la part de Mélenchon c’est une non-lecture de l’histoire, il efface François Furet qu’il n’a sans doute pas lu, il n’a sans doute pas lu non plus Reynald Secher qui décortique la participation de Robespierre au génocide vendéen. Une anedocte concernant notre libérateur: Robespierre avec ses potes Danton et Saint Just soutient la proposition de lepelletier de St Fargeau, consistant a enfermer tous les petits français de 5 a 12 ans dans des institutions ou ils seront mis au travail et ou il sera interdit de leur apprendre quoi que ce soit. Proposition qui a été adoptée par la convention montagnarde (probablement une interprétation un peu extrème des théories de Rousseau sur l’éducation). Alors oui, pour ma part il ne me choque pas du tout que Robespierre soit représenté comme sanguinaire. Accessoirement il m’est agréable de pouvoir prononcer le mot vendée sans être censuré ce qui ne manque pas d’arriver quand le je fais au figaro :=)

    • Robespierre avec ses potes Danton et Saint Just soutient la proposition de lepelletier de St Fargeau, consistant a enfermer tous les petits français de 5 a 12 ans dans des institutions ou ils seront mis au travail et ou il sera interdit de leur apprendre quoi que ce soit.

      Édifiant ❗

  • comme disait Coluche : encore un vieux fossile pas tout à fait marteau !

  • dans la meme veine j’ai regardé hier l’interview de Arlette Laguilier sur la 2 (of course la voix de son maitre ), meme son de cloche

  • Heureusement que Jean-Luc Mélenchon n’est pas allemand. Il aurait réagi comment à wolfenstein?

  • Il parait que le plus scandaleux a propos de ce jeu est la quantité de bugs qu’il contient, et non pas les gesticulations de JLM.

  • Melenchon a toujours combattu la propagande, nous avons tous a l’esprit ses rodomontades, lorsque les deputes socialistes on décidé une fois encore de sauver l’humanité avec nos impots…

  • J’ai joué à un jeu il y a fort longtemps qui s’appelait soviet systeme, le jeu consistait à répondre à des questions portant sur l’ URSS. Le jeu est un jeu de société, mélange de Monopoly humoristique et de Trivial Pursuit sur l’URSS1 qui se joue de 2 à 6 joueurs. Les joueurs progressent en fonction du résultat du lancer de dé. Chacun des joueurs a une datcha à sa couleur. Le vainqueur est celui qui, le premier, posera sa datcha sur l’étoile à l’effigie de Marx, au sommet de la nomenklatura ; il devient alors le nouveau Secrétaire général2.
    Le jeu préféré de merlanchu je suppose!!!

  • Un jeu où le Plug vendôme représenterait le progrès et ses contempteurs les réacs… Che sui konstipé, ça passe mal !

  • Si notre Chonchon national polémique sur ce jeu, alors il devrait voir le reste…

    Je viens de jouer à Saint’s Row 3 et 4 (en retard pour les connaisseurs, voir le lien http://www.saintsrow.com/fr/media/ pour les autres) et dans la catégorie « irrespect », on dépasse les bornes des limites…

    Imaginez des scènes où on tabasse des mecs en cuir SM avec des godmichets en latex géants, et vous serez encore loin d’imaginer tout ce que contiennent ces jeux… et paradoxalement, c’est apaisant de faire n’importe quoi de vraiment débile, pour une fois…

    Les jeux vidéo doivent être pris pour ce qu’ils sont : du divertissement, et comme le cinéma, certains sont plus historiques que d’autres (et Assassin’s Creed est souvent très bien documenté) et d’autres à des niveaux plus bas, voire sous la ceinture (et des films de ce niveau là, on en a des caisses, souvent mauvais).

  • Loin de moi l’idée de défendre Mélenchon, Robespierre et autres politiciens cinglés.

    Les jeux vidéos, comme tous les jeux, sont des outils d’apprentissage. Les joueurs développent des compétences et acquièrent des réflexes. Dans un jeu à la Mario on développe la rapidité dans la prise de décision et une certaine habileté manuelle. Dans un jeu de simualteur de vol, de pilotage ou de fottball, on développe des compétences proches du jeu réel. Dans un jeu à la Simcity et ses nombreuses variantes on développe la capacité de gestion d’une communauté. Dans un jeu à la GTA on développe sa capacité à brutaliser les autres, voler des voitures et maltraiter des policiers. Je comprends très bien l’intérêt ludique. Par contre je pense que l’effet pédagogique est désastreux. L’impact de certains jeux vidéos sur les attitudes mentales et les réactions des joueurs en situation réelle est tout de même une sérieuse question.

    • Moui, bof….

      Pour avoir joué à GTA, je ne suis toujours pas un criminel.
      Bon, il est vrai que des fois…..j’aurais envie d’avoir une voiture de sport très rapide !

      De là à prendre un M16 et à shooter des gens…..
      Et pourtant c’est très drôle dans un jeu.

      Comme quoi, c’est peut être pas la même chose un jeu ou la réalité.
      Mais je comprends qu’il puisse exister des malades pour confondre les deux…..

      A ce moment là, jeu ou pas, c’est la même chose. Un fou, reste un fou.

    • « jeu de simualteur de vol, de pilotage ou de fottball, on développe des compétences proches du jeu réel. »

      Bien sûr. Tous les joueurs de FIFA sont de grands techniciens du ballon, c’est bien connu.

      « Dans un jeu à la GTA on développe sa capacité à brutaliser les autres, voler des voitures et maltraiter des policiers. »

      S’il suffisait d’appuyer sur un bouton pour voler une voiture dans la réalité, si après s’être fait troué pour les flics, on se réveillait comme si de rien était à l’hôpital le plus proche, si on mettait Paris en bouteille, votre propos serait réaliste.

      « L’impact de certains jeux vidéos sur les attitudes mentales et les réactions des joueurs en situation réelle est tout de même une sérieuse question. »

      Le nouveau mantra des anti-jeux vidéo, après le coup des tuerie lycéennes provoqués par les jeux ?

    • J’aimerai bien vous expliquer pourquoi vous dites une monumentale anerie. Mais ca prendrait trop de temps. Juste une petite précision qui peut peut etre vous aider à comprendre à quel point vous vous fourvoyez:

      Les jeux videos sont des jeux qui ne sont pas destinés à l’apprentissqge mais au JEU.

      Moi je me demande l’impact des livres de Zola sur les jeunes… Ca les pousse à devenir alcooliques? Anarchistes? prostituées? Radins? Exploiteurs? Est ce que les livres de Sade rendent les gens sadique? Est ce que les romans policiers pousent à devenir psychopathe ou detective?

      Votre vision primaire ségolènesque du jeu vidéo serait à mourir de rire si ca ne cachait pas des penchants liberticides.

      • Anerie, primaire, liberticide… que de grands mots.

        Vous semblez ignorer la fonction pédagogique du jeu. Le jeu est un moyen d’apprentissage extrêmement performant. L’enfant qui joue développe des compétences. L’ado et l’adulte aussi car on apprend à tout âge.

        Les livres, le cinéma, la poésie et la musique aussi ont une influence sur les moeurs, comme toutes les productions artistiques et culturelles. Avec un roman ou un film on est passif. Et oui, certaines oeuvres ont une influence profonde sur leurs lecteurs ou spectateurs.

        Avec un jeu vidéo on est actif. L’effet est beaucoup plus grand. Je répète  » L’impact de certains jeux vidéos sur les attitudes mentales et les réactions des joueurs en situation réelle est tout de même une sérieuse question. » Poser la question n’est pas y répondre.

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