Pour une journée commémorative

Arc de triomphe Credit oatsy40 (Creative commons)

À quand une journée des morts au champ d’honneur pour la patrie ?

Par le Parisien libéral

Arc de triomphe Credit  oatsy40 (Creative commons)

Le dernier des poilus de la guerre de 14-18 est mort il y a déjà 6 ans.

Quand aura-t-on la bonne idée de regrouper le 11 novembre (commémoration de la fin de guerre de 14-18), le 8 mai (commémoration de la fin de la guerre de 1939-1945), le 9 novembre (souvenir des tirailleurs africains et troupes coloniales morts pour la France en 1914-18 et en 1939-45) et le 11 mai (hommage aux combattants tombés en Indochine) ?

Cela permettrait à la nation toute entière de se souvenir structurellement et de manière pérenne de ses morts au combat et de l’action de tous ces soldats qui, de Bouvines à Kandahar, ont contribué à faire de la France ce qu’elle est aujourd’hui, avec sa lumière aussi bien que ses zones d’ombre ?

Cela nous permettrait aussi, conjoncturellement, de ne plus avoir à supporter l’affligeant et insupportable spectacle de présidents de la République et autres représentants de l’État qui, parce qu’ils ont apparemment honte de leur histoire personnelle (souvenons-nous du passé vichyste de François Mitterrand) ou familiale (on songe notamment à François Hollande, François Rebsamen ou Manuel Valls), s’approprient l’Histoire au lieu d’aller chez un psy, et tordent le bras à la réalité historique pour satisfaire des enjeux politiques actuels.

Un memorial day à la Française permettrait de remplir ces deux objectifs. Et puis, puisque nous nous souvenons aujourd’hui de ceux qui sont tombés pour la France, rappelons-nous aussi du fait qu’ils sont tombés parce que des hommes politiques, planqués derrière leurs bureaux, ont su pousser jusqu’au bout la confusion entre l’État et la nation, sur fond de taxophilie folle.


Sur le web.