Plan social à la mairie de Paris : Hidalgo se dédit

Anne Hidalgo (crédits Philippe Grangeaud-Parti Socialiste, licence Creative Commons)

La situation a-t-elle changé au point qu’il faille revoir tous ses plans ?

Par le Parisien Libéral.

Anne Hidalgo (crédits Philippe Grangeaud-Parti Socialiste, licence Creative Commons)

En mars dernier, il y a seulement 7 mois, Anne Hidalgo affirmait que, « contrairement à son adversaire » (puisqu’elle avait réussi à personnaliser et à bipolariser la municipale, avec l’aide des médias mainstream), elle n’aurait pas besoin de mettre en oeuvre un plan social au sein de la mairie de Paris.

Mardi 14 octobre 2014, Hidalgo annonce dans Le Monde que « Des directions seront supprimées au sein de l’administration locale et des départs à la retraite ne seront pas remplacés ».

La situation a-t-elle changé au point qu’il faille revoir tous ses plans ?

Non, la vérité c’est que Anne Hidalgo, d’une part, n’a pas tenu compte des warnings de ses amis d’extrême gauche (Danielle Simonnet) aussi bien que des signaux d’alarmes tirés par les libéraux (Aurélien Véron), les conservateurs (Nicolas Miguet) ou certains médias, et, d’autre part, a hésité à exposer clairement à ses électeurs l’importance du cadeau fait par elle-même et Bertrand Delanoë au gouvernement Hollande Ayrault : 1 milliard d’euros de dettes de l’État à la ville de Paris lié aux dotations aux collectivités locales. Ce milliard, Hidalgo et Delanoë le réclamaient (à juste titre) quand Sarkozy et Fillon étaient au pouvoir, et ils l’ont abandonné, par « amitié » (?).

De plus, on sait que la situation globale des finances parisiennes se dégrade (voir le Delanopolis). la ville ne pourra même pas taxer le périph’, puisque l’écotaxe a été unilatéralement abandonnée par Ségolène Royal !

Toutes ces difficultés financières actuelles, celle qui avait été la première adjointe depuis 2001 ne pouvait pas l’ignorer. Elle avait d’autant plus le loisir de s’informer qu’elle ne suivait pas avec assiduité les conseils municipaux dans le XVeme, arrondissement où elle était élue d’opposition. Elle pouvait donc se concentrer sur les affaires de la mairie centrale. L’a t-elle fait ? A t-elle étudié les chiffres ?

Autrement dit, pour Anne Hidalgo, la fin (être élue maire de Paris) a justifié les moyens.
Pas mal de gens se félicitaient du fait qu’une femme devienne maire de la capitale. Tous ces gens peuvent maintenant constater que les femmes politiques sont des hommes politiques comme les autres, avec un rapport étonnant à la vérité et à la réalité.

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