Le manque à gagner de l’État, et ce qu’il réussit à perdre

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Le manque à gagner de l’État, et ce qu’il réussit à perdre

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 11 octobre 2014
- A +

Fraude et évasion fiscales, abandon de quelques taxes et pause fiscale constituent aux yeux de la presse française un « manque à gagner » pour l’État. Le raisonnement est assez simple : ce que l’État ne parvient pas à taxer est un manque à gagner. Dans le cas de l’écotaxe, la perte est double : non seulement on ne rééduque pas les citoyens, mais en plus on ne pourra pas financer les projets. Le chantage se met en place : si on ne peut pas taxer, on ne pourra pas financer.

Parce que, voyez-vous, avec des dépenses publiques qui représentent 57% du PIB, on a déjà du mal ne serait-ce qu’à rester au même niveau, alors pour ce qui est de financer de nouveaux projets… Ce que les citoyens ne versent pas à l’État serait un manque à gagner pour l’État, donc une perte pour les citoyens. On ne le répétera jamais assez : l’État vous prend ce qui est à vous pour votre bien, et le dépense pour votre bien.

imgscan contrepoints 2013735 impôtsAvant de s’intéresser au manque à gagner pour l’État, il faut aujourd’hui se poser la question de ce qu’il réussit à perdre. Chaque année, des centaines de milliards d’euros sont dépensés au bon vouloir de milliers d’élus et fonctionnaires à différents échelons, et pour leur bon plaisir. La justice, la pertinence et l’efficacité de ces dépenses sont en permanence questionnés, mais jamais ces dépenses ne sont remises en question. Même la Cour des Comptes s’égosille incessamment en vain ; et notre Président, qui a la dépense facile, fait la sourde oreille alors que lui-même y fut magistrat.

En plus de réussir à perdre notre argent par la dépense publique, l’État est aussi un champion de la destruction de valeur. Alors que les organes de presse subventionnés se lancent dans des calculs théoriques de manque à gagner, les citoyens auraient tort de s’en priver. Combien de Français ne seraient pas au chômage si l’État n’accordait pas autant de poids aux syndicats et ne gavait pas le code du travail ? À quel point seraient-ils plus intelligents si l’Éducation Nationale n’était pas aussi mauvaise ? Combien de produits innovants sur le marché, ou de savoir-faire ancestraux remis au goût du jour, si créer une entreprise n’était pas un tel calvaire ?

Il est difficile de mesurer leur impact, mais les obstacles posés par l’État sont bien visibles. Sa légitimité, elle, s’effrite, alors que le « modèle français » rallie de moins en moins les foules.

Mais la liberté, elle, a encore beaucoup de chemin à parcourir. Les Français ont souvent des idées, mais ceux qui ont les bonnes sont encore trop rares. Si vous en faites partie, faites preuve de patience et de détermination ; il vous faudra penser l’avenir et affronter le présent. Alors rappelez-vous à chaque instant que cet avenir, c’est le vôtre, et que c’est de vous qu’il dépend.

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  • la presse et les médias français ne relaient que la propagande gouvernementale depuis l’arrivée des socialos c’est désormais un fait bien établi

    • Oui il me semble bien que c’edst dans la bouche d’un politique (Eolienne Royale?) que j’ai entendu pour la 1ère fois ce tte expression du « manque à gagner » qui m’avait fait bondir.

      Mais que les journaux osent relayer cette expression sans plus se poser de questions, c’est encore pire.

  • Bonjour,

    Pour prolonger le propos, l’exemple du présent et la réforme des professions réglementées, en autre celle ces notaires :

    Les chiffres par les notaires (leur tract du 17 septembre 2014 en manif, plus des infos collectées au gré des congrès ou publications notariales françaises :

    Nous, vous seriez « 20 millions de clients à recourir chaque année à nos services » dit le notaire

    Nous, nous les notaires collectons — moi je dirais PRELEVONS – 8 milliards € d’impôts, rendez-vous compte, çà représente 5 % du budget de l’Etat !

    Cher notaire, c’est quand même dans l’assiette des 20 millions de Français que vous piochez, rien que le 1/3 de la population française ? !

    Alors où sont les 20 millions de compatriotes français auxquels vous accordez tant d’attention, une journée de manif’ et que ni vous ni le Gouvernement ne daignez ensuite convier à la table de concertation sur la réforme de votre profession ….pour les laisser parler ce de qui les concerne … c’est quand même eux les mieux placés pour en parler, non ?

    « Le notariat français,
    sa Chine et ses Chinois…
    et moi, et moi, et moi …
    nous sommes 20 millions de Français
    qui en faisons les frais !! »

    • Plus leurs opposants s’expriment à tout bout de champ, et moins j’ai de réticences envers les notaires, et plus j’en ai pour leur remplacement programmé par des fonctionnaires. A ce propos, le remplacement des notaires par des fonctionnaires supplémentaires, est-ce vraiment « Pour prolonger le propos », ou pour placer une opinion maniaque ? N’est-ce pas encore une source de dépenses cachées ?

      • Mieux vaut un notaire qu’un fonctionnaire !

        • Enfin les Michel reviennent au bon sens, après une levée de bouclier contre les professions réglementées dans l’article précédent sur cette publication…

          • La seule chose que les vrais libéraux demandent c’est la fin du numerus clausus, des prix libre et de la concurrence. La référence aux fonctionnaires devant remplacer les notaires, c’est juste votre Godwin à vous pour éviter d’aborder le vrai sujet. Faire coexister dans le même cerveau libéralisme et soutien aux professions réglementées, bien que souple intellectuellement, je ne vois pas comment… Même un contorsionniste… Un politique, peut-être, mais là c’est un monde qui m’échappe…

  • Le fait de toujours créer de nouvelles taxes pour de nouveaux projets est un double piège :
    – il augmente à l’infini la dépense publique (quoique cela soit impossible mathématiquement et économiquement)
    – il crée l’argent facile et comme les fonds ne sont pas prélevés sur une autre poste budgétaire, il dispense de fait les promoteurs du projet d’un objectif de résultat.

    Il est grand temps que l’on change de méthode et que ceci soit imposé dans la constitution.

  • j’etais atterré hier en entendant cette vieille pine de Bourdin demandait a Segolene Royal ce qui compensera le manque a gagner de l’ecotaxe ! parce que pour ce connard, c’est arithmetique : vous ajoutez une taxe, vous gagnez de l’argent. A aucun moment le guignol ne se dit eventuellement que les transporteurs qui ferment deja a tout va se verraient achevés par cette taxe. Entrainant pour le coup un sacré manque a gagner ! C’est pourtant d’une logique implacable. De la meme maniere, l’idée qu’on puisse economiser plutot que de trouver plus de pognon a depenser, ça ne l’effleure même pas !

    • Complaisance envers un gouvernement qui se déclare contraint, alors qu’il devrait s’engager résolument dans la voie du progrès… avec justement ces mesures.

    • Ben oui, l’écotaxe se fait à pression constante, et quand on ouvre une bouteille à pression atmosphérique elle se vide c’est bien connu.

  • Sur l’Ecotaxe, et le manque a gagner, les sociétés d’autoroute font des milliards de bénéfice, normalement dans une société bien gérée, les bénéfices sont répartis entre fonds propres, investissements, et versement des dividendes.
    CE SONT BEL ET BIEN LES BENEFICES QUI DOIVENT FINANCER LES INVESTISSEMENTS !

    • « des myards de myards de bénéfices » : qu’en savez vous ?… l’entretien, et les gens qui y travaillent, les impots, taxes? le coût d’1km est énorme et peu de sections sont rentables. C’est sur elles ne peuvent pas délocaliser mais peuvent licencier et arrêter d’entretenir. Il faudrait vraiment arrêter cette façon de penser très française et stupide de toujours vouloir taxer son voisin en pensant qu’il dort sur un gros tas de fric

      • Oui on se demande pourquoi ceux qui critiquent la privatisation avantageuse et les miyards de bénéfice ne se sont pas jetés dessus lors de l’entrée en bourse ou en prenant une participation dans les sociétés mères ayant gagné le jackpot.

        M’est avis que c’est plutôt l’efficience de la gestion qui a permis de dégager ces bénéfices.

  • Oh que oui, notre avenir sera le notre. Quand la France sera enfin en ruine, nos ministres trouverons bien commode de nous rendre notre liberté. Ces jours seront beaux, mais très douloureux. Ne nous leurrons pas, sitôt passé la reconstruction, nous redonnerons le pouvoir a un petit groupe d’élites qui saura comment faire pour nous ruiner à nouveau.

  • J’ai été aussi surpris que vous par la formulation du « manque à gagner. » de l’État dans le cas de l’écotaxe abandonnée. Puis je me suis ravisé. Nous étions sur une chaîne du service public. L’honneur était sauf. Puis non, l’arguent a été repris ans fin. La mentalité de la presse française est vraiment alignée sur le politburo.

    Vive la Pravda Nationale

  • Penser l’avenir et affronter le présent oui mais pas en FRANCE

  • « Ce qui est à moi est à moi, ce qui est à toi est négociable. ». Joseph Staline.

    Tout est dit.

  • « l’État vous prend ce qui est à vous pour votre bien, et le dépense pour votre bien. »

    Et le merci, hein ? Il est où le merci : http://www.dailymotion.com/video/x27of0q_a-toulouse-manuel-valls-s-agace-d-etre-peu-applaudi-par-son-auditoire_news?start=10

    Bande d’ingrats !

  • Je viens de voir que Valls veut créer un nouvel impôt pour faire plaisir aux régions. Ces socialistes ne changeront donc jamais.

  • Oui, supprimer un impôt, c’est du « manque à gagner » pour certains.
    Mais il y a mieux, dans la bouche de Bartolone on a entendu « mettre de l’argent sur la table » à propos d’une baisse de prélèvements.
    Ces gens là sont absolument convaincus que la richesse nationale leur appartient, et que ce qu’ils laissent au bon peuple est un pourboire dû à leur bonne volonté.
    Euh… « convaincus », mais vainqueurs!

  • Si la dépense publique est de 57 % du PIB cela veut aussi dire que la création de richesse de la sphère privée est de 43 %. C’est elle qui tient le tout, or ce rapide constat permet d’entrevoir que le système vit totalement à crédit et qu’il va tomber.

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