État actionnaire : Hollande ou Sarkozy, qui est le plus interventionniste ?

François Hollande Nicolas Sarkozy (Credit Generationlibre, tous droits réservés)

Le plus interventionniste des deux Présidents n’est pas celui que l’on croit.

Par Sébastien Laye
Un article de GenerationLibre

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Descartes disait que pour examiner la vérité, « il est besoin une fois en sa vie, de mettre toutes choses en doute autant qu’il se peut ». Nous avons voulu, dans cette courte étude, reprendre en détail tous les rapports de l’État actionnaire de 2007 à 2014 et les aborder avec les méthodes classiques de l’analyse financière.

Et force est de constater que le plus interventionniste des deux Présidents n’est pas celui que l’on croit.

Si l’on annualise le rythme des investissements, l’État français sous Nicolas Sarkozy a engagé près de 2,3 milliards d’euros par an pour accroître sa mainmise directe sur des sociétés françaises, alors que François Hollande – pour l’instant – s’est contenté d’un rythme annuel de 2,2 milliards d’euros. Cela étant, il faut noter deux différences :

1. Alors que l’équipe Hollande/Montebourg met plutôt l’accent sur les PME/ETIs (mais pas exclusivement comme l’a montré l’affaire Alstom), Nicolas Sarkozy a porté ses efforts sur le grand meccano industriel colbertiste classique, tentant d’émuler les fonds souverains, avec des participations dans de grandes entreprises.

2. La Présidence Hollande investit moins souvent au capital des entreprises mais, via la nouvelle BPI, finance massivement au niveau de la dette de larges pans de l’économie française. Ainsi, sur un an et dix mois d’enquête, en plus des 4 milliards d’euros en fonds propres, 5 milliards de prêts auront été accordés…

In fine, si on regarde l’ensemble du bilan des sociétés françaises (fonds propres + dettes), nous ne sommes pas loin du match nul.

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