Ce que nous enseigne SpaceX

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Ce que nous enseigne SpaceX

Publié le 7 août 2014
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Même si ce mois d’août n’est pas franchement plus calme politiquement ou économiquement parlant, je vous propose néanmoins de regarder aujourd’hui vers le ciel, et même, un peu plus haut, l’espace, pour y découvrir l’aventure fort intéressante d’une société privée, SpaceX.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, SpaceX est la société fondée par Elon Musk, l’entrepreneur qui aura assuré, notamment, le succès de Paypal et qui est aussi l’actuel patron de Tesla Motors. SpaceX est une société privée de taille moyenne (2000 personnes environ) fondée en 2002, spécialisée dans le vol spatial. À ce titre, elle est en concurrence avec les grands noms de l’astronautique comme Boeing ou Arianespace, ce qui rend l’existence de cette société d’autant plus impressionnante, compte-tenu de la taille des autres acteurs, des montants en jeux et des retombées (médiatiques ou financières), entraînant une rude compétition.

En effet, non contente d’exister, la société commence à proposer la mise en orbite de satellites pour des prix venant directement défier cette redoutable concurrence, à commencer par l’européenne qui s’inquiète de cette arrivée soudaine d’un petit nouveau dans le pré très fermé des lanceurs spatiaux. De façon intéressante, cette concurrence se rassure en notant lourdement que la société d’Elon Musk est probablement bon marché, mais est aussi très subventionnée par les États-Unis (via la NASA et le Department Of Defense) qui trouvent là une méthode efficace pour inciter les acteurs installés à revoir leurs grilles tarifaires.

spaceX -NASA Alan Ault - public domain

Cependant, s’il semble clair que SpaceX bénéficie des largesses du contribuable américain (et, disons pour être juste, dans un ratio peut-être aussi important qu’Arianespace avec le contribuable européen), cela n’empêche pas que l’arrivée de la société entraîne quelques remises en questions. Comme le souligne le patron de SES, un des récents clients de SpaceX, le petit nouveau peut aussi afficher des tarifs plus bas par l’introduction de processus industriels simplifiés, avec une automatisation poussée de la fabrication des lanceurs par l’utilisation de robots qui apportent des gains notables de compétitivité. En outre, la taille de la société et sa culture d’entreprise, indéniablement plus « start-up » que les grands noms actuels de l’astronautique, assure une bien meilleure écoute du client, avec un trajet plus court de l’information entre le producteur et le consommateur, qui incite à mieux tenir compte des contraintes du premier et des besoins du dernier.

En outre, la façon de concevoir l’utilisation de ses lanceurs donne à SpaceX quelques intéressantes pistes d’économies qui n’ont pas été, pour le moment, envisagées par ses concurrents. Le fait, par exemple, de ne pas considérer le lanceur comme « perdu » une fois tiré, et de tout faire pour qu’il revienne sans dégâts à la terre ferme est, outre un pari technologique ambitieux, une réelle source de réduction des coûts de mise en orbite. On se souvient des essais, il y a un an, du propulseur « Grasshopper » qui a permis de démontrer la viabilité du concept (la vidéo, dans laquelle on voit la fusée prendre son ascension pour ensuite redescendre et se poser sur son pas de tir, est ici). Depuis, SpaceX a prouvé qu’en vraie grandeur (et avec une charge commerciale à bord), l’idée générale consistant à ralentir autant que possible le lanceur pour pouvoir le réutiliser ensuite est viable et permet d’envisager de très sérieuses baisses dans les coûts de lancement.

On pourrait croire cette histoire de ré-utilisabilité triviale en terme d’économies, mais il n’en est rien. Un lanceur traditionnel coûte bien au-delà de 100 millions de dollars, alors que son fuel ne représente qu’un demi-million de dollars. S’assurer qu’un lanceur pourra être réutilisé un nombre important de fois revient à ne faire payer au client que la partie qu’il utilise vraiment, tout comme dans un avion ou une voiture, qu’on ne jette pas après usage. Comme on le voit, cette innovation n’est pas seulement intéressante : elle est capitale pour le futur de SpaceX, des technologies spatiales, et l’abaissement drastique du coût d’exploitation de l’espace en général. Or, même si SpaceX est pour le moment subventionnée, le but à terme pour Musk et ses actionnaires est évidemment d’obtenir la rentabilité de leur société.

space x - falcon 9 CRS-2 - NASA Tony Gray and Robert Murray - public domain

L’expérience SpaceX montre que les méthodes du privé, et notamment des entreprises de taille réduite, permettent de s’affranchir pour une bonne part des frictions bureaucratiques. Elle montre que la pensée hors des chemins battus permet d’explorer d’autres pistes, et que cette exploration n’est vraiment envisageable qu’au sein d’équipes réduites dans lesquelles le processus décisionnel est court et apte à changer rapidement pour s’adapter à des modifications de paramètres. Bien sûr, cette pensée « agile » dans des petites structures n’est pas une nouveauté en soi, puisqu’on l’observe depuis des décennies dans le domaine de l’informatique notamment. Mais c’est un réel renouveau que l’application de ces méthodes dans le monde spatial où, traditionnellement, on parle plutôt de grandes entreprises, de gros contrats et de développements répartis sur de multiples années voire des décennies, qui imposent par leur nature des décisions très mûrement réfléchies au sein d’équipes pléthoriques.

En outre, cette expérience apporte ici la preuve éclatante que même lorsque les entreprises sont subventionnées (de façon directe ou indirecte comme c’est le cas pour SpaceX), l’introduction de la concurrence entre sociétés permet d’obtenir des résultats innovants, plus rapidement et moins chers que dans le vase clos d’un service public payé par les impôts.

Ainsi, tout en notant qu’une partie du financement vient du contribuable, on ne peut s’empêcher de constater qu’il en a pour son argent compte tenu des résultats engrangés et les avancées significatives obtenues. A contrario, le gouffre financier représenté par la NASA seule sur les 30 dernières années laisse songeur quant au rapport coût/bénéfice de cette administration. À ce titre, si Arianespace s’en sort mieux, du fait de ses nombreux lancements commerciaux réussis, force est de constater que l’innovation en matière spatiale semble avoir pris l’omnibus ; il paraît loin le temps où, en moins de dix ans, l’Amérique passa du stade où elle n’avait pour ainsi dire pas de programme spatial à celui où leurs astronautes marchèrent sur la Lune.

Cette démonstration que la concurrence apporte, intrinsèquement, de multiples bienfaits dont les retombées sont directement palpables par celui qui les finance (le contribuable, ici), et le fait même que la taille ne fait pas tout, même dans un domaine comme le spatial, devrait inciter chacun à réfléchir lorsqu’il s’agit de sauvegarder les grosses entreprises à tout prix, et les politiciens en particulier à prendre des pincettes avec l’idée même qu’on doive absolument mobiliser l’argent des autres pour sauver de gros monopoles publics (et même, parfois, des grands acteurs privés).

L’aventure SpaceX, en ce qu’elle comporte à l’évidence une illustration d’une bonne louche de capitalisme de connivence, n’est certes pas la démonstration des bienfaits de la libéralisation du domaine spatial. Mais elle permet tout de même d’apporter de solides arguments en faveur de la concurrence et de l’esprit d’entreprise.
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  • je vais peut-être passer pour un gros ringard auprès des libéraux (qui aiment davantage les petites sociétés que les très grosses) mais je ne crois pas une seconde à la fiabilité d’une petite boite dans la conquête spatiale et l’aeronautique.
    Il faut de grosses structures avec un appui etatique pour ces domaines.

    • En même temps, qui croit aux Révolutions? Ceux qui les font.
      C’est l’avenir qui leur donne tort ou raison.

      Cependant, je ne peux pas être d’accord avec vous sur votre vision de l’espace. C’est un business qui, comme tout business, tendra à s’ouvrir au marché, et plus les innovations technologiques progresseront, plus ce marché deviendra ouvert. Pour qu’il en soit autrement, il faudrait retourner en arrière.
      On sait bien qu’un jour ou l’autre, l’espace deviendra un marché à part entière. SpaceX ou Virgin Galactic (qui a récemment reçu l’autorisation de la FAA) ne sont que les prémices.

    • Des petites sociétés comme Armadillo Aerospace, Masten Space Systems et autres participent à de nombreux concours spaciaux, organisés par des organismes publics ou des sponsors privés…un peu comme ce qui se faisait en matière d’aviation au début du XXème siècle.

      Le problème du public et des grosses structures c’est l’inertie intrinsèque des ces grosses structures, ce qui ne leur permet pas de tester rapidement de nouvelles idées. Les grosses structures sont généralement « too big to fail » et iront réclamer des sous aux gouvernements pour « sauver l’emploi ». Contrairement aux petites structures, elles n’ont pas besoin de garder leur capacité à pivoter. C’est pourquoi l’innovation vient rarement des grosses structures.

      Donc oui, à titre personnel, je préfère les petites structures.

      • @Charles w. D’accord avec vous sur l’opposition grosse/petite structure. Mais je pense que le problème du service public est le fait que le fonctionnaire a un statut avant d’avoir (ou non) des compétences.
        Ainsi vous pouvez avez toutes les compétences sans aucune reconnaissance ni possibilité d’évolution réelle hors celle prévue par le « statut ». Et surtout pas de créativité car celà effraiera la hiérarchie et une mauvaise notation ralentira votre progression statutaire ;(

        • Je pense que le problème des compétences ne s’applique pas aux ingénieurs de la NASA, mais aux politiques qui les dirigent. Pour paraphraser Frank Zappa, la différence c’est que maintenant les grosses structures et la fonction publique sont dirigées par le hippie qui faisait le café et rendait service. Le problème, c’est que ce hippie n’a pas su évoluer…et là ou l’ancien patron texan se disait…on ne sait jamais, ça peut marcher, faisons le…désormais, le hippie dit ça ne marchera jamais. Juste cette différence d’etat d’esprit fait aussi la différence entre les grosses structures d’il y a quarante ans et celles qu’on a maintenant.

          Après en France, bien souvent, même dans le prive, l’initiative n’est pas reconnue et donc pas récompensée. On se fie a vos diplômes et on applique la grille. Cela dit, vu le lavage de cerveau que constitue l’education nationale…ce n’est pas une surprise. Le ministère de l’enseignement et ses sbires ne sont pas là pour éduquer les gens mais pour former des machines vivantes, dociles et obéissantes, apeurées par tout ce qui est nouveau ou qui pourrait bouleverser l’ordre établi…c’est à dire qu’il est la pour former de futurs fonctionnaires…raison pour laquelle je suis en train de faire mes bagages vers des contrées plus libres et entreprenantes !

          • Pas d’accord avec vous sur le premier paragraphe de votre réponse. Il y a une inertie propre aux grosses strutures et aussi une forme de « surdité organisationnelle » qui dépasse de loin la personnalité du dirigeant.
            Puisque vous êtes intéressé par la NASA, avant de partir, achetez le livre « Les décisions absurdes » de Christian Morin. Un des cas relatés est comment on laisse pulvériser une navette spatiale et ses occupants.

            Pour la France et son état psychique, j’ai fait le même constat et je suis déjà parti.

            • Concernant l’histoires de joints et / ou de l’emplacement de la navette sur le réservoir principal :
              – dans le premier cas, les ingénieurs n’ont pas été écoutés et le politiques sous pression on décrété qu’ils étaient plus compétents que les ingénieurs et ont pris la responsabilité d’envoyer Challenger et ses occupants vers d’autres cieux…
              – dans le second cas, c’est l’armée qui a imposé se positionnement, je ne sait plus trop pour quelle raison…mais là encore, les ingénieurs n’ont pas été écoutés. Les tuiles qui s’arrachaient suite à des collision avec des débris du réservoir, il y en a eu à tous les lancements…et il a été jugé politiquement plus acceptable de continuer de lancer la navette en le sachant et en croisant les doigts pour que rien de fâcheux n’arrive…malheureusement, les incantations vaudou, et les prières, ça ne marche pas 🙂

              Concernant l’inertie des grosses structures, cela à au contraire tout à voir avec la personnalité des dirigeants ou du moins des fondateurs. Il n’y a qu’a regarder les différences entre FaceBook et Google (ou toute autre ex-startup) pour s’en convaincre.

              • Pour le premier cas, les joints n’avaient jamais été testés dans des conditions de températures aussi basses que celles du jour du lancement. Certains ingénieurs le savaient mais l’info s’est perdue en chemin pour des raisons plus complexes que vous ne l’écrivez.
                Et si le fondateur d’une entreprise imprime une tonalité à celle-çi qui subsiste bien après son départ, les facteurs organisationnels, parmi lesquels l’inertie des grosses structures, sont bien des éléments à prendre en compte, comme la forêt derrière l’arbre, ou le vaisseau du 18eme derrière la figure de proue.

    • « je vais peut-être passer pour un gros ringard auprès des libéraux (qui aiment davantage les petites sociétés que les très grosses) mais je ne crois pas une seconde à la fiabilité d’une petite boite dans la conquête spatiale et l’aeronautique. »

      Et pourtant, vous voyez, Space X arrive à lancer des fusées dans l’espace. Et ils se foutent pas mal que vous y croyiez ou non, ils font leur beurre et révolutionne le secteur.

    • Bonjour Tonio
      Je vais peut-être passer pour un gros ringard auprès des étatistes ((qui aiment davantage les grosses sociétés étatiques que les libres) mais je ne crois pas une seconde à l’intérêt de la conquête spatiale.
      Il faut des structures privés qui font du bénéfice pour tous les domaines.
      La conquequette spatiale, c’est quand même le concours de b..te, entre hommes de pouvoir.

      • La conquête spatiale est l’avenir de l’humanité, en effet vous êtes ringard, et pas que pour les étatistes !

        • Bonjour SweepingWave
          Affirmation sans preuves.
          De mon coté je doute de l’intérêt de la conquête spatiale.
          L’insulte n’est pas une preuve. 😉

          • Les Espagnols doutaient de l’intérêt de rallier l’Asie par l’Ouest et pourtant vous voyez?

            Mais les Espagnols n’avaient pas tord, rallier l’Asie par l’Ouest n’était que d’une utilité limitée, dans la mesure ou on pouvait y’aller par l’Est. Ils n’imaginaient pas que sur le chemin y’avait un continent entier.

            Vous doutez de la conquête spatial? Quelle importance? Vous ne faites tout simplement pas partie de ceux qui vont se gaver en la faisant, et qui du reste se foutent complètement que vous trouviez ça intéressant ou non.

            Mais je crois qu’à terme, c’est pas les états qui vont rafler la mise.

            • Vos posts sont tjs très condescendants et très agressifs mais bon…

              « Vous doutez de la conquête spatial? Quelle importance? Vous ne faites tout simplement pas partie de ceux qui vont se gaver en la faisant, et qui du reste se foutent complètement que vous trouviez ça intéressant ou non. »

              Je n’ai rien à dire contre la conquête spatiale si elle est payée par des budgets privés (contrairement aux socialistes qui mettent leur nez dans les affaires privées) mais j’ai à dire si ces budgets sont publics.
              C’est quand même pas compliqué.
              De toute façon quand on parle de la conquête spatiale il y a forcement des réponses qui sont de l’ordre du religieux. On a la religion de la nature (écologie) on a la religion de la science (l’aventure spatiale).
              Toute voix divergente est automatiquement attaquée massivement, les religions ne supportent pas tout discours alternatif.

          • Certains doutaient de l’intérêt du voyage de Christophe Colomb ! Ce sera la révolution du XXIeme siècle.

            • Heureusement qu’il y a eu Hitler, avec ses v2. Sans lui, il ne pourrait jamais y avoir de Christophes Cochons dans l’espaaaace…

    • Je remarque que pour les zétatistes, lorsqu’il s’agit d’espace, de nucléaire, de transports, les méchantes entreprises super-puissantes qui font plier les gentils États ne sont plus que des nains sans moyens…

  • Juste pour rebondir vite fait sur les 3 derniers paragraphes, comparer la NASA et Arianespace n’a pas vraiment de sens. La premiere s’occupe de missions spatiales, de science et est une administration publique, tandis que la deuxieme est une entreprise (publique ou pas, peu importe) qui ne s’occupe que du developpement, de la vente et de l’operation d’un lanceur spatial. Si on doit comparer la NASA a quelque chose, ce serait plutot a l’ESA. Et la comparaison pour SpaceX se situe plutot du cote de General Dynamics, Convair, Lokheed Martin, United Launch Alliance, etc … qui sont des concurrents beaucoup plus serieux qu’Arianespace ! Musk doit zieuter du cote des satellites militaires pour mettre la main sur une source constante de brouzoufs publics …

    Et une precision en ce qui concerne l’innovation en matiere spatiale, les prouesses techniques et technologiques des missions actuelles (scientifiques, commerciales ou gouvernementales) n’ont rien a envier aux progres effectues dans les annees 60 dans le cadre du programme lunaire. C’est sans doute moins flagrant parce que plus « pointu » et moins « spectaculaire », mais les innovations en tout genre sont bien la. Et les budgets n’ont rien a voir non plus, z’avez mis le paquet au niveau pognon pour le programme Apollo a l’epoque, les limitations etaient plus techniques et humaines (i.e. politiques) que budgetaires …

  • « Mais c’est un réel renouveau que l’application de ces méthodes dans le monde spatial où, traditionnellement, on parle plutôt de grandes entreprises, de gros contrats et de développements répartis sur de multiples années voire des décennies, qui imposent par leur nature des décisions très mûrement réfléchies au sein d’équipes pléthoriques. »

    C’était déjà le cas avec Tesla quand on y pense, l’automobile est un secteur un peu similaire à l’espace, du moins à partir du moment où l’on vise un marché plus vaste et des ventes plus élevées qu’un simple constructeur artisanal.

    « À ce titre, si Arianespace s’en sort mieux, du fait de ses nombreux lancements commerciaux réussis, force est de constater que l’innovation en matière spatiale semble avoir pris l’omnibus »

    Tiens, ça me rappel quelque chose, un proche qui était un des fondateurs du CNES (puis donc d’Arianespace, et qui a d’ailleurs reçu l’Ordre National du Mérite pour tout ça) et qui est parti faché suite à la nouvelle direction prise par l’entreprise… Direction qu’il avait toujours combattu.

    « et le fait même que la taille ne fait pas tout »

    Ah… Ce sont des choses qui arrivent. Vous voulez nous en parler? 😀

  • Bonjour, J’ai pris le temps de regarder la video, c’est une jolie démo pour 325m d’altitude, où la fusée semble consommer autant de carburant à monter qu’à descendre…..Bref je ne suis pas dutout convaincu, je crois beaucoup plus à des dispositifs hybrides comme celui de Virgin pour parvenir à réduire les coûts. Il me semble avoir aussi lu qu’Ariane ressort les fusées à poudre pour réduire ses coûts (le fameux moteur vulcain à Hydrogène étant plus performant mais plus cher surtout s’il est perdu à chaque lancement). Quand à la dimension de libre entreprise, je reste très méfiant vis à vis de business US sous perfusion permanente de subventions au nom de divers projets. Et qui sait faire preuve d’un total manque d’esprit de libre concurrence dès que l’adverse est Non Us (rappel l’affaire des avions ravitailleurs de l’armée américaine…° Ariane dépend des états européens , évidemment…comment en serait-il autrement ? Toute l’histoire spatiale a été , et est toujours politique. L’industrie des satellites civiles de télécommunication serait encore en devenir si les états n’avaient pas pris tous les risques pour l’initier.

    • bonjour marc
      « L’industrie des satellites civiles de télécommunication serait encore en devenir si les états n’avaient pas pris tous les risques pour l’initier. »
      Et bien il n’y aurait pas de satellites de télécommunications.
      Il y aurait autre chose.
      Peut-être mieux, peut-être moins bien. Vous n’en savez rien et moi non plus.
      Mais l’argument, il n’y aurait pas eu l’intervention de l’état, il y aurait le chaos me font bien rire.

      • A part pour les reporters au 20 heures, le trafic passe par les câbles sous-marins. Les satellites dits de télécom sont majoritairement des satellites d’arrosage télé, et je ne suis pas sûr que leur financement et contrôle par les états soient une si bonne chose.

      • Bonjour Gillib, Je trouve votre remarque très stimulante. En effet les ressources économisées auraient utilisées autrement. Mais comment ? Nous ne le saurons pas bien sur, mais je ce dont je suis sur c’est que notre civilisation a besoin de pousser plus avant la connaissance de notre univers et jusqu’à présent ce sont des institutions publiques qui le font en grande partie. Par exemple l’industrie logicielle se nourri des travaux des mathématiciens, la physique de pointe c’est le CERN etc… Même si l’on considère que les chercheurs américains employés par les universités américaines, comme des salariés d’entreprises privées, la recherche publique prospère dans bien des domaines. Je continue de penser que le simple « laissé faire » ne suffit pas. Et pour l’expliquer, je reviens au constat que le privé ne peut pas se permettre d’avoir une vision trop long terme, du moins dans un monde « scotché » à la cotation quotidienne des valeurs des entreprises.

        • Je vais prendre l’exemple des GPS.
          Sans satellite, pas de GPS.
          Avant le GPS la géolocalisation se faisait par radio émetteur (Loran …) et la localisation était pénible car manuelle.
          Un système automatisé de triangulation donnerait la même information (peut-être pas l’altitude).
          C’est tjs difficile de dire, sans l’état pas de découverte scientifique.
          Il y aura tjs des labo dans les facultés de sciences même privé, mais c’est sûr plus de Big Science qui à ses travers (Accélérateur de particules)
          Il y a eu de découvertes faites par le privé (Laboratoire Bell) mais vous me direz que ce sont des entreprises liées aux états.
          De toute façon les états ne laisserons pas libres les études sur le nucléaire (accélérateur de Particules) sur les lanceurs (missiles). On voit les réticences sur le cryptage.

          • Concernant le GPS, il y a eu des initiatives privées dans les années 90…qui ont toutes été tuées dans l’oeuf par les gouvernements via une augmentation des réglementations, ainsi qu’a un renchérissement artificiel du prix des lancements. De mémoire l’une de ces initiatives devait s’appuyer sur une myriade de petits satellites peu coûteux en orbite basse, retombant au bout de quelques années dans l’atmosphère…un peu comme ce qui se fait désormais en matière d’informatique…avant on avait de gros serveurs bien chers et très puissants…maintenant on n’utilise du hardware jetable, très peu cher, peu consommateur en énergie…mais comme on en a dix ou vingt fois plus pour le même prix, au final on est gagnant sur tous les plans…

            • Bonjour Charles.w

              Surtout l’intérêt du GPS de l’état américain est qu’il n’est pas dépendant du sol (radio émetteur) donc un pays qui se ferait attaquer par l’US (pure hypothèse d’école) ne pourrait pas éteindre les radio émetteurs locaux, et les missiles que l’US lancerait serait aveugle.

              L’espace est donc principalement militaire (satellite d’observation), de prestige politique (station spatiale) et non scientifique.

              • Le GPS est également à double tranchant. Les américains ont possibilité de fermer à tout moment l’accès à leur réseau GPS…de même ce dernier est potentiellement à la merci d’une puissance malveillante arrivant à retourner ce système de protection contre les américains…

        •  » les ressources économisées auraient utilisées autrement »
          L’important est que les découvertes (ou d’autres aussi utiles) auraient été réalisées autrement. Ecoutez Nassim Nicholas Taleb, relisez Benoit Mandelbrot, visitez des labos : l’état et le financement public ne sont pas efficaces, ni motivants, pour conduire des recherches. Les fonds privés ne sont pas cantonnés aux recherches applicables à court terme. Au contraire. Un entrepreneur construit sa boite avec le plus souvent l’idée qu’elle durera toute sa vie, et que ses enfants poursuivront sa vision. Un politicien ne pense pas au-delà des prochaines élections. C’est une aberration de prétendre que le privé n’a de vision qu’à court-terme, un mythe commode entretenu par les politiciens et les copains qu’ils mettent en France à la tête des grosses boites.

          Le secteur privé n’atteint peut-être pas ce que vous pourriez souhaiter en capacité de conduire des recherches, mais l’état, qui les oriente en fonction des modes et des copains, qui finance les plus aptes à convaincre ses ignares qui distribuent l’argent du contribuable, est dix fois pire !

          • Que savez vous sur la recherche publique?

            • Trop pour mon bien ! J’en suis parti en courant après 2 ans et des poussières.
              S’il y a bien une pétaudière publique dans laquelle le gaspillage et les normes ridicules qui tuent toutes les innovations intéressantes règnent, c’est la recherche publique. Grands établissements et universités idem.

        • Un contre exemple de ce que vous dites, dans un autre domaine : les bio technologies. L’état n’a pas toujours été le premier acteur pour la recherche médicale. Au contraire, seul big pharma a actuellement les moyens financiers pour suivre… le problème : ils sont devenus trop gros trop administratif et n’ont pas toujours la volonté d’innover (ils deviennent comme les états !) et l’on rejoint l’idée d’H16 sur la capacité d’innovation des petites structure de recherche.

  •  » le gouffre financier représenté par la NASA seule sur les 30 dernières années laisse songeur quant au rapport coût/bénéfice de cette administration. »
    Comment ça? Les bénéfices que la NASA, et généralement l’exploration spatiale a fait pour l’humanité sont énormes! Hubble, Spirit, Opportunity, Curiosity, Voyager, pour n’en citer que quelques exemples. Avez-vous déjà lu la publication « NASA Spin-off » (http://spinoff.nasa.gov)? Allez y et venez ensuite me dire que la NASA est un gouffre financier… D’ailleurs, chaque dollar investi dans la NASA en rapporte environ 10 à l’économie américaine.

    • Bonjour Ck
      « D’ailleurs, chaque dollar investi dans la NASA en rapporte environ 10 à l’économie américaine. »
      On connaissait le multiplicateur Keynesien, maintenant on a le multiplicateur NASA. LOL
      Je vais de suite brûler un cierge au dieu ETAT, qui sans lui serions de cloportes rampants.

    • « Hubble, Spirit, Opportunity, Curiosity, Voyager, » …
      Je » dois être ignare, mais que ces trucs ont-ils fait pour l’humanité ? Pour moi, pour le Namibien moyen, pour le Chinois industrieux, contre les moustiques, les maladies, les catastrophes naturelles, les famines ? Pour augmenter le QI moyen, pour éduquer les incultes, résoudre les conflits ?

      • Ils ont fait avancer la science. Comprendre l’univers et sa formation est essentiel pour l’avenir, et cela servira à réaliser des progrès technologiques et d’aller toujours plus loin.
        Comment peut on être libéral et aussi fermé et aussi concentré sur son chez soi ? La découverte, l’infini, la curiosité..Ce sont des qualités libérales.

        • Vous savez très bien que la conquête spatiale est basée sur deux choses:
          -Le développement des missiles balistiques avec têtes nucléaires (un grand bien pour l’humanité)
          -La course à la conquête de la lune en 1960 qui était une des forme de la guerre froide. (d’ailleurs la NASA a vu ses budgets s’effondrer après 1989).
          Le reste de votre post relève plus de la mantra que d’arguments solides.
          J’ai souvenir de nbreux scientifiques être très critiques au sujet des vols habités. Donc…
          « Comment peut on être libéral et aussi fermé »
          Straw man!

        • Le Libéral a le droit, mais non l’obligation, d’être égoïste. Permettez-moi de différer, j’ai une formation et une carrière scientifique de haut niveau, pour moi comprendre la formation de l’univers n’est pas essentiel pour l’avenir, ça n’est que coller des théories « falsifiables » et encore non contredites, ça n’aide en rien à modéliser pratiquement la manière dont il fonctionne aujourd’hui pour faire de la R&D technologique (que je connais aussi assez bien, je crois, au bout de 40 ans). La découverte, l’infini, la curiosité, ce sont des passions (mes passions aussi) de soirée au coin du feu, ça ne justifie aucunement de demander à autrui de contribuer à les satisfaire.

      • @MichelO:

        Il y’a tellement de manières pertinentes de répondre à CK, pourquoi en choisir une aussi débile?

      • La conquête spatiale est la seule possibilité pour que la vie et l’humanité survivent à long terme. Quoique nous fassions, même avec les plus grands efforts écologiques, la Terre finira par ne plus être habitable. Où irons-nous? Il vaut mieux commencer le plus tôt possible à rendre la vie multiplanétaire.

        On peut résumer l’argument « il faut dépenser cet argent pour l’Afrique, les charités,…. » Par dire qu’en 1492, il était plus importent dépenser de l’argent pour aider les veuves espagnoles que pour armer 3 bateaux pour un voyage de 5 semaines. On s’imagine bien la differance sur le monde si ces bateaux n’étaient jamais arrivés en Amérique.

        • « On peut résumer l’argument « il faut dépenser cet argent pour l’Afrique, les charités,…. »  »

          On pourrait surtout dire que ce pognon va finir plus surement dans les poches des gouvernements corrompus du coin plutôt que dans la bouche des affamés, et contribuer à empêcher l’Afrique de se réformer (ce qui est l’effet d’une bonne partie de l’aide humanitaire en Afrique. Du coup l’argument est inepte.

          Plus important, l’argent appartient à son propriétaire, qui est seul à savoir ce qu’il doit en faire.

        • Vous me faites dire le contraire de ce que je dis. Mon argument est qu’on ne peut justifier la recherche scientifique par les bienfaits à l’humanité que si l’on a des preuves que ça apporte effectivement ces bienfaits. Maintenant, personnellement, j’estime que la recherche scientifique fondamentale ne se justifie que par la satisfaction de la curiosité humaine, et que ça n’est pas à l’état de se charger de financer ça mais à ceux qui, par intérêt ou par choix personnel, sont avides de savoir.

          Il est faux d’affirmer que le bien-être de l’humanité motivait Christophe Colomb. Il voulait faire fortune, être vice-roi de toutes les terres découvertes et gagner le paradis en répandant le christianisme. Son financeur voulait étendre son royaume, l’affranchir des contraintes de la route orientale et répandre le catholicisme.

          Il n’y a pas à dépenser l’argent du contribuable pour la recherche fondamentale, comme le montre l’histoire, il y aura toujours des gens suffisamment curieux ou intéressés pour le faire à sa place. L’argument du besoin pour l’Humanité est lui incohérent, ce qui est pire que simplement injustifié, voilà ce que j’ai voulu dire.

        • « La conquête spatiale est la seule possibilité pour que la vie et l’humanité survivent à long terme. etc. »
          Nous serons morts depuis longtemps, et tous les humains aussi, bien avant que la Terre cesse d’être habitable.
          Si une forme de vie évoluée pouvait sortir de sa planète, ça lui prendrait moins de 1 million d’année pour coloniser toute la galaxie, rien qu’avec nos technologies du XXième siècle (et seulement quelque milliers d’années en « soucoupes volantes …). Rapportez ça aux milliard de milliard de planètes, et aux milliard d’années écoulées avant que l’Homme apparaisse, et ça devient le « paradoxe de Fermi » : si ce voyage est possible, la Terre devrait être peuplée d’extraterrestre conscient d’appartenir à une grande civilisation galactique qui les a déposé là, pas peuplée d’humain indigènes. Or manifestement …

          • Mais justement, la possibilité d’être entourés d’aliens est toute aussi excitante que d’être seuls. En effet, si nous sommes seuls (ceci explique le paradoxe de Fermi), nous avons le devoir, l’obligation de répendre dans l’univers le miracle qu’est la vie! Nous n’allons quand même pas nous croiser les bras et attendre patiemment de mourir!!! Il nous faut découvrir l’Univers, s’en émerveiller! Ressentir les mêmes frissons de joie que quand Armstrong a posé son pied sur la Lune!

            La possibilité d’être entourés d’aliens est tout aussi excitante: c’est un autre type de voyage que si nous étions seuls, mais tout aussi intéressant. Découvrir des autres civilisations, des technologies différantes des cultures aliennes…

            (Pour le paradoxe de Fermi: si on suppose que la vie sur Terre est née sur Terre, on pourrait dire que les aliens ne veulent pas s’occuper des civilisations en développement et c’est donc pour ça qu’on ne les rencontre pas. Autre possibilité, nous sommes de la même importance pour les aliens qu’un vers de terre a pour nous: on l’ignore tellement il est inintéressant, comme des ET pourraient faire avec nous. Mais bon, ce ne sont pas des argument et ils ne solvent surement pas le paradoxe de Fermi)

            • Le problème c’est que la recherche fondamentale c’est passionnant (pour vous, pour moi, c’est même mon métier) mais qu’il n’y a aucune raison que les gens qui ne trouvent pas ça passionnant payent.
              Il est même à parier que si ceux qui s’y intéressent donnent, librement, et à qui ils le souhaitent, on marche sur Uranus (ou autre chose) bien avant que dans le cas où la NASA, main dans la main avec Boeing et quelques autres entreprises copines/coquines avec les politiques s’en occupent.

              Parce que là, fondamentalement vous donnez dans le religieux, la foi que si c’est l’Etat qui s’en occupe, ça donnera de bons résultats et que si l’Etat ne s’en occupe pas, personne ne le ferait.

      • Il y a eu des retombés technologiques… regardez votre ordinateur, votre gym,…

    • Si ça rapporte autant, pourquoi alors cela nécessite des financements publics?

      • Financements publics qui sont des financements qui ont été payés par le privé.

      • 1. La NASA n’est pas une société commerciale mais une agence gouvernementale. Son but n’est pas de gagner de l’argent mais de faire des découvertes scientifiques. (C’est vrai qu’elle pourrait peut-être essayer d’obtenir plus de financement en monnayant ses inventions, mais bon c’est aux américains qu’il faut dire ça)
        2. Le but de la NASA (et des autres agences spatiales) est d’ouvrir d’être à la pointe, d’ouvrir des chemins, d’être pionnier. Et un pionnier ne se soucie jamais de ses finances, il veut arriver à son but et aller plus loin. C’est ce que fait la NASA: elle a délégué à des sociétés privées et commerciales (dont SpaceX!) l’acheminement de cargo vers l’ISS est en train de le répéter mais cette fois pour des vols habités (Commercial Crew Program)

        • 1. Bref, une bonne raison pour la supprimer.
          2. Ou garantir des planques aux copains ou alors que des universitaires fassent joujou avec l’argent des autres… Il y a de bonnes chances pour que ces recherches soient faites par le privé. Après tout, en dissolvant la nasa, les scientifiques qui y travaillent seront toujours là et pourront toujours organiser leurs travaux. En plus, la Nasa ne doit pas représenter la majeure partie de la matière grise faisant de la recherche, je ne surestimerais donc pas son importance.

          «C’est ce que fait la NASA: elle a délégué à des sociétés privées et commerciales »

          Bref, une preuve supplémentaire que les activités existeront toujours en étant privées.
          De toutes façons, la majorité du programme spatial est déjà privée.

          Et puis…
          [Bernard Kouchner On]Nasa, ça ressemble fort à Nazi[Bernard Kouchner Off]:mrgreen:

  • Démonstration fulgurante et conclusion incontournable.
    Elle peut être appliquée à tous les domaines.

    Small is beautiful !

    • Vous dites small is beautyful?
      M.Musk est une personnalité brillante et très stimulante, il n’a probablement pas volé sa fortune, mais SVP revenez sur terre: Space X n’est pas small!

      La fortune de Musk est estimée à 2 milliards de dollars en 2012 par Forbes6. En 2013, sa fortune est estimée par le Bloomberg Billionaires Index à 7,7 milliards de dollars. La croissance de sa fortune estimée est liée à une forte hausse de l’action de Tesla Motors7. En 2013, Forbes le classe « homme d’affaires de l’année »2.

      • Gros moyens mais petites structure. Le truc c’est que pour savoir si une entreprise est petite ou non, on regarde sa taille, pas ces moyens. Et on compare avec le reste du secteur. Et là, pour le coup, Space X c’est petit.

  • Article intéressant. Du coup j’ai regardé le droit de l’espace. http://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_de_l'espace

    Liberté d’accès à l’espace mais interdiction d’appropriation de l’espace selon les traités en vigueur. La liberté sans la propriété.

    Du Rousseau en barre ces traités :

    Rousseau :

    « Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères et d’horreurs n’eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant le fossé, eût crié à ses semblables: Gardez-vous d’écouter cet imposteur; vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n’est à personne. »

    Ce qu’il faudra suivre c’est comment tout ça va évoluer … je crains que les germes du socialisme soit déjà sur orbite.

    • Seriez vous un peu parano? Il y a toutes sortes de lieux exemptes de droit à la propriété sur terre: le grand large, les fleuves, l’Antartique, le Mont Blanc, l’air que nous respirons, la route que nous empruntons pour sortir de chez nous…et toutes sortes de limites…pas le droit de polluer par exemple…Les socialistes n’ont rien à faire avec cela….simplement laissé libre de droit des espaces communs est le plus souvent la méthode la moins coûteuses pour les fréquenter…entendez coûteuses au sens le plus large, le conflit armé pour le posséder : c’est très cher!

      • Les lieux exempts de droits privés … comme le droit de détruire les réserves halieutiques, le droit de polluer sans vergogne (cf. le bord des routes, décharges sauvages, les monts Himalaya, l’espace, avec quantité de satellites fantômes …). Quant à la violence, elle est pricipalement étatique. Le privé se contente généralement de contrats et d’échanges (sauf, bien sur, s’il y a collusion avec un gouvernement). Les voies privées sont mieux entretenues et coutent moins cher, mais c’est plus visible. Le coût des voies publiques est inclus dans les 57% du PIB, si vous pensez que ce n’est pas grand chose !

        • oui je vous l’accorde, le droit privé peut régler certains de ces problèmes ou ne pas les régler. Rien de sur.
          Regardez le cas de la forêt amazonienne aujourd’hui (mais s’était idem dans l’Angleterre du XIX): le propriétaire privé coupe , vend le bois, et exploite sous forme d’élevage extensif, ou de production de soja….bilan: disparition du « poumon » vert, disparition de la régulation de précipitations etc…..Je vois là un exemple négatif. Les voies privées sont le plus souvent dans le monde des pistes de terre. etc….
          Je suis ni un accro du publique ni du privé, je reste pragmatique. Le droit privé n’est pas la réponse Alpha et Omega. Désolé .

    • Ces traités ne sont pour le moment d’aucune utilité, et ils sont pourtant déjà presque caduques.

      « The crucial part of the short piece of legislation states that the resources mined from an asteroid would be the property of the entity undertaking the operation. This language gets around the provision of the Outer Space Treaty that states that states are forbidden to establish national sovereignty over celestial bodies, which would be a perquisite to the United States allowing a private entity to own an asteroid. It rather grants mineral rights to the asteroid, something that the treaty does not mention. This is no enforcement mechanism in the event of a dispute with another country, however. »

      http://www.examiner.com/article/asterioid-mining-bill-introduced-congress-to-protect-private-property-rights

      Ceci dit, les traités visent surtout (si je me rappelle bien) l’action des gouvernements, mais ne parlent pas des acteurs privés.

    • Bah, de la part d’un gars qui a vécu sur le dos des autres et s’est débarrassé de ses enfants…

  • SpaceX est une vraie réussite, j’admire ce qui a été fait avec cette entreprise.Cet esprit d’entreprise et de conquête typiquement américain et que j’admire tant 🙂

  • Sur les propulseurs :

    • Il est meilleur sur une caractéristique, mais pas sur celles qui en font un bon lanceur. Le NK-33 ‘MoonShot’ russe est plus puissant. Ces moteurs russes ont été miraculeusement sauvés par quelques bonnes volontés, alors qu’ils auraient du tous être détruits après les tentatives ratées de conquête de la lune des russes. Théoriquement, selon l’ecole de pensée de la NASA ces moteurs ne devraient pas été en mesure de résister aux contraintes qui leurs sont imposées…sauf que si les communistes russes étaient très forts en doctrine et en idéologie politique, leurs ingénieurs étaient très pragmatiques et on cramé un grand nombre de prototypes de ce moteur pour arriver à leurs fins.

      http://youtu.be/MZnYr94aa9E

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