La France est d’ores et déjà en faillite

Les conséquences de la faillite ou les conséquences pour éviter la faillite sont identiques !

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La France est d’ores et déjà en faillite

Publié le 16 juillet 2014
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Par Charles Sannat

imgscan contrepoints 2013-2286 failliteQuoi que l’on pense de Charles Gave, qui pour certains est un vilain ultralibéral, il n’en demeure pas moins que ses analyses économiques se révèlent très souvent justes et qu’il a su à travers son succès dans les affaires prouver sa pertinence et sur la durée, ce qui est beaucoup plus rare.

Son avis n’est donc pas, loin de là, à prendre à la légère. Or que nous dit Charles Gave de GK Research dans sa dernière note confidentielle du 11 juillet 2014 ?

En 43 ans de carrière, c’est la première fois que je recommande une position de vente sur la dette française qui ne soit pas une position de couverture.

Aujourd’hui, je pense que le moment est venu de vendre à découvert la France.

Soyons clair : si j’ai raison, cela signifie aussi que vous ne devriez en aucun cas détenir d’actions bancaires ou financières de la zone euro, ni aucune obligation des pays périphériques de la zone euro et très peu d’obligations d’entreprises européennes. Les seules obligations en euro à détenir sont les bunds allemands. Bref, pour l’anniversaire de la prise de la Bastille, j’émets donc un conseil très baissier.

 

La France a déjà fait faillite !

Je crois que tout le monde doit bien comprendre cette idée-là. Le problème n’est plus de savoir si la France va faire ou pas faillite. Le problème n’est pas non plus de savoir quand. Non mes chers amis, la France a déjà fait faillite, comme la Grèce, le Portugal, l’Espagne ou l’Italie.

Pourquoi ? Pour une raison très simple. Les conséquences de la faillite ou les conséquences pour éviter la faillite sont les mêmes ! Explications.

Si notre pays faisait faillite officiellement demain, que se passerait-il dans les faits ? Tous ceux qui détiennent des obligations de l’État français seraient ruinés ou presque. Plus personne ne voudrait prêter à la France. Du coup, nous devrions effectuer des coupes budgétaires sans précédent et ne payer que ce que nous pouvons payer… en clair, plus de Sécu, plus d’assistanat, plus de RSA, plus beaucoup de retraite et des salaires en forte baisse pour nos amis fonctionnaires et de façon générale pour tous ceux qui dépendent de l’argent public. Ce serait évidemment une catastrophe économique qui rapidement dégénérerait en un chaos social. D’où l’idée de tout faire pour éviter la faillite y compris de l’austérité…

Mais personne ne remarque-t-il donc que, pour éviter la faillite, il faut de l’austérité et que cette dernière n’est ni plus ni moins sensiblement la même chose que les conséquences éventuelles d’une faillite ?

  • Coupe dans les budgets de la Sécu et baisse des remboursements de soins ou de médicaments
  • Diminuer le recrutement de fonctionnaires
  • Flexibiliser le marché du travail
  • Augmenter les impôts et les taxes de toutes sortes
  • Diminution des allocations chômage
  • Geler les pensions de retraite
  • Revenir sur nos célèbres avantages acquis,
  • Etc., etc.

Vous devez comprendre que la seule différence réside dans la rapidité des événements. En cas de faillite de la France, les conséquences sont brutales, multiples et immédiates. Hier tout fonctionnait, demain tout est à l’arrêt.

Pour éviter la faillite, on tente désespérément, sans que cela ne fonctionne, de limiter les dépenses de l’État ainsi que notre endettement ; et pour ce faire, nous faisons la même chose que si nous avions fait faillite mais plus doucement, plus progressivement ; cependant, au bout du compte, les pensions de retraite – pour ne prendre que cet exemple – devront baisser d’une façon monumentale. D’ailleurs en Allemagne, désormais le débat c’est la retraite… à 76 ans !

Dans tout cela, encore une fois, je ne juge pas et il ne s’agit pas de savoir si notre fonctionnaire mérite son salaire ou si le retraité mérite sa pension – bien sûr qu’il l’a mérité, car de plus, il a cotisé toute sa vie ; hélas les caisses sont vides et ses cotisations ont servi à payer les retraités précédents… Nous n’avons tout simplement, et c’est déjà le cas, plus d’argent.

La France est donc déjà en faillite et en voulant l’éviter à tout prix nous sommes obligés, en tout cas nos dirigeants, sont obligés de prendre des mesures de restriction de la dépense publique.

Nous sommes allés tellement loin dans la dépense en croyant chaque fois que nous serions sauvés par une croissance miraculeuse que nous sommes parvenus au point de non retour ; quoi qu’il se passe désormais, que la France fasse officiellement ou pas faillite, les conséquences économiques, sociales et politiques de décennies de gestion calamiteuse seront très douloureuses et le sont déjà pour beaucoup de nos concitoyens.

Alors, encore une fois, prenez vos précautions, anticipez, le moment n’est plus aux demi-mesures. Vous devez prendre votre propre situation en main sans attendre quoi que ce soit d’un État déjà totalement dépassé par la situation. Vous devez tout faire pour être en mesure de vous assumer financièrement sans l’aide de l’État, sinon vous allez vous retrouver dans une situation de très grande fragilité et de très grande précarité.


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    • Charles , je souscris globalement à votre discours, toutefois,
      les « cotisations ont servi à payer les retraités d’avant », c’est faux;
      contrairement à l’idée libérale (ici répandue), notre système a cet avantage de constituer un frein aux crises (1929 l’a démontré).
      Ainsi, nous avons « la chance de mourir en douceur », ce qui présente quand même quelques avantages;
      D’ailleurs nos gouvernants ne sont pas tellement angoissés;
      ils pensent (comme le maman de Napoléon) « pourvou que ça dourrrre ! » (libre traduction de langue corse). Et le miracle se produit !

      • « les « cotisations ont servi à payer les retraités d’avant », c’est faux »

        En tout cas les organismes en question sont dans le rouge. DOnc les quotisations ont bel et bien été dépensées, ou alors l’argent a été détourné…

  • « Du coup, nous devrions effectuer des coupes budgétaires sans précédent et ne payer que ce que nous pouvons payer… en clair, plus de Sécu, plus d’assistanat, plus de RSA, plus beaucoup de retraite et des salaires en forte baisse pour nos amis fonctionnaires et de façon générale pour tous ceux qui dépendent de l’argent public »

    Pourquoi « plus » ?

    Vu les chiffres de ce qui rentre et sort ne peut on pas imaginer plutôt une baisse d’une vingtaine de % des salaires / allocations / dotations versés par l’etat ? (je ne tiens pas compte de la décroissance a court moyen terme que provoquerait l’arrêt de l’injection dans l’economie de l’argent emprunte chaque année pour boucler le budget certes)

    • Vous avez mal lu. Il s’agit d’un « plus » négatif comme dans « il n’a plus de bras, donc plus de chocolat »
      Bien à vous.

    • « la décroissance a court / moyen terme que provoquerait l’arrêt de l’injection dans l’economie de l’argent emprunte chaque année pour boucler le budget »

      Argent qui vient en attendant à manquer pour l’investissement privé… Décroissance, vraiment ? Même à très court terme ce n’est pas dit. Le marché anticipe plutôt bien, en général.

  • il faut donc vider son assurance vie ?

    • oui ,achete de l or ,des nouilles de la sauce tomate et un ak47 …

    • Ce ne sera même pas efficace (à peine pour gagner du temps) ! Les ordres de grandeur sont bien différents en France (il n’y a pas d’épargne russe à spolier contrairement à Chypre) et ne suffiront pas à éponger la dette, encore moins à équilibrer les budgets publics. La spoliation de l’épargne se traduirait par une chute immédiate du PIB, une nouvelle flambée du chômage et l’effondrement des recettes fiscales et sociales, aggravant dramatiquement le déficit. Les Français laminés, il n’y aurait alors plus que les étrangers pour prêter à l’Obèse, mais à des taux stratosphériques conformes au risque élevé de défaut.

      Décidément, quel que soit l’angle d’analyse de la situation, il va falloir couper profond dans les dépenses publiques, dans le gras de l’Obèse. Environ 300 milliards (un quart). Pour commencer.

      La responsabilité des politiciens est de préparer les esprits à cet évènement inéluctable. Le font-ils ?

      • « Il va falloir couper profond dans les dépenses publiques. »
        Oui sans doute mais rien de tel ne se profile à l’horizon ni de près ni de loin. On en est encore à faire du bidouillage sur les taux de ceci ou de cela, à tenter veinement de plafonner telle niche fiscale ou telle autre. Loin de ce qu’il faudrait réellement engager comme mesure. Le personnel dans la focntion publique baisse pour les petits agents au service du public mais cela ne génère que peu d’économie.
        La France est too big to fail pour notre plus grand malheur. Rien ne changera avant un bon moment et encore d’ici là, on ne sait pas ce qu’il peut se passer. Les politiques le savent et jouent donc la montre. Nosu sommes condamnés à suffoquer encore longtemps.

        • Il ne faut pas penser qu’on ne sait pas ce qui va se passer. Quoi qu’il arrive, la fête est finie et les fêtards vont avoir mal au crâne. Le recul des dépenses publiques est inéluctable. L’incertitude tient à son caractère brutal ou non, dans une catastrophe mémorable ou dans une décrue ordonnée (une décrue « planifiée », pourrait-on dire, pour une fois qu’un plan de l’Etat servira à quelque chose d’utile).

      • Pourquoi une spoliation de l’épargne se traduirait-elle immédiatement par une chute du PIB ?

        • Parce que l’épargne est essentiellement investie. Lorsqu’il y a spoliation de l’épargne, l’investissement financé par cette épargne est immédiatement détruit car il n’y a pas d’autre moyen de payer pour celui qui se fait spolier. Rapidement, les entreprises ferment, les emplois correspondants sont supprimés. Des cohortes de nouveaux pauvres se pressent pour téter les allocations à la mamelle étatique, nécessitant une nouvelle hausse des dépenses publiques, sans même parler de ceux qui prennent la fuite avec ce qui leur reste. La spoliation des comptes est un fusil à un coup. Ce qui est spolié une année n’existe plus l’année suivante : adieu les recettes fiscales bien juteuses ! Bref, financer la dette par la spoliation conduit à augmenter les dépenses tout en réduisant les recettes : le déficit ne peut que croître. Et qui va financer ce déficit ? Les nouveaux pauvres ?

          Autre hypothèse, le défaut partiel. Mais même dans ce cas, si les dépenses restent à leur niveau actuel, l’Obèse ne trouvera plus personne pour payer son déficit structurel pendant plusieurs décennies.

          Défaut ou pas, spoliation ou pas, la baisse des dépenses publiques est inéluctable.

  • Vive la faillite… avec beaucoup beaucoup beaucoup de chance la société pourrait repartir sur des bases saines : ne pas dépenser plus que l’on ne gagne, ne pas emprunter (sauf pour des grands projets rentables et après avis de la population par référendum), laisser la liberté de choix aux citoyens pour gérer leurs santés, retraite, chômage….
    je dis beaucoup de chance, car connaissant nos « élites », ils arriveraient à faire croire que le faillite de l’état serait la faute des « ultra-néo-turbo-libéraux » et de la « méchante finance internationale » !!!

    • Ils n’auront même pas besoin de le dire, 90% des français le disent déjà. N’oubliez jamais que l’Etat tient les médias par les subventions, et les profs par le monstre EdNat.

    • Bien d’accord avec vous. Une faillite rapide nous epargnerait au moins la fabrication de nouvelles dettes.

      Il ne s’agit plus la de refinancer mais de sauver les meubles (ceux des concitoyens – les miens, les votres). Que l’etat negocie la dette a la baisse, dans le style coupe franche, avec les creanciers puis consolide et refinance raisonnablement le relica en fonction de ce que la France peut raisonnablement payer a l’avenir (sans parier toujours betement sur la croissance – on dirait des joueurs de casino accros au grand jour qui n’arrive jamais).

      Vous pourrez me dire : mais qui etes vous pour donner ainsi des conseils ? En 2007, lorsque l’economie du pays europeen ou j’habite depuis 26 ans a commence a chuter, je m’etais deja mis a l’abri 18 mois avant, en voyant le mauvais vent venir et en prevoyant parfaitement l’issu et les delais, en vendant une de mes maisons et en consolidant mes actifs et en ne devant plus rien a personne, n’ayant plus de remboursement d’aucune sorte. Je ne suis pas un politicien mais un artiste. Comment ce fait-il que quelqu’un comme moi arrive a prevoir le futur economique avec precision, et pas eux ? Je le repete, ce sont des incapables. Ils parlent bien mais pensent mal !

      Il serait grand temps que ce soient les creanciers eux-memes qui fassent pression sur le gouvernement.

  • la chypriatisation semble une solution….
    Quelqu’un peut-il me confirmer que la France ne fera pas ce que l’Espagne semble faire?
    http://globaleconomicanalysis.blogspot.fr/2014/07/spain-issues-retroactive-003-tax-on.html

  • Bonjour,
    Tout d’abord parler de faillite pour un Etat est délicat. Contrairement à une entreprise un Etat en faillite ne risque pas de disparaître de la surface de la Terre ! Ensuite, concernant les conséquences d’un défaut de paiement de la France. Passons sur la catastrophe européenne et mondiale que cela provoquerait. Vous dites les conséquences seraient de tailler dans les dépenses publiques. C’est une drôle d’hypothèse quand on sait que si on ôte le coût de la dette (intérêts et amortissement) du budget de l’Etat celui-ci devient excédentaire ! Finalement cela permettrait de retrouver un budget au moins à l’équilibre ! Bon j’exagère un peu puisque l’Etat comme n’importe quelle entité économique a besoin d’emprunter et que cela pourrait bien entendu poser des problèmes (encore que, avec un budget assaini du fait du défaut, c’est discutable). Une solution serait alors la violation de certains articles de Maastricht concernant le financement de l’Etat via sa banque centrale. On entrerait alors dans une crise politico-diplomatique sans doute nécessaire pour remettre à plat justement certains articles aberrants. Et rien ne permet de dire que la France serait isolée.

    • C’est intéressant votre argumentaire : en gros, la réalité et les engagements pris ne vous conviennent pas, alors, comme un gamin pris d’un coup de colère, vous renversez la table et le problème disparaît !

      « Contrairement à une entreprise un Etat en faillite ne risque pas de disparaître de la surface de la Terre » : vous confondez État et nation. La nation ne disparaît certes pas, le régime, c’est tout à fait possible.

      « Si on ôte le coût de la dette… du budget de l’Etat celui-ci devient excédentaire ! » C’est beau la magie socialiste. Et les épargnants (vous, moi) trop bêtes pour croire que l’Etat va rembourser l’argent qu’on lui prête, notre épargne investie en emprunts d’Etat vaudra zéro. Eh oui, c’est magique !

      « Une solution serait alors la violation de certains articles de Maastricht » : intéressante votre conception de la parole donnée et des engagements pris avec nos partenaires européens. Donc nous Français, nous pouvons violer nos engagements, mais les autres qui en chient pour les respecter, tant pis pour eux ils sont trop cons !…

      « L’Etat comme n’importe quelle entité économique a besoin d’emprunter » : Ben voyons, non seulement on vient d’effacer unilatéralement l’ardoise mais en plus vous remettez le couvert !

      Drôle de personnage, « je » !

      • 1. Je ne fais que reprendre l’hypothèse de l’auteur, un défaut de paiement. Ce n’est pas moi qui l’évoque ! Je vous invite à relire l’article.
        2. Comme tout libertarien, vous avez du mal avec le concept d’Etat, vous ne savez pas bien ce que c’est. Un peu comme les gauchiste avec le marché. Bien entendu que le régime peut changer mais un Etat ne se réduit pas à un régime politique.
        3. Je n’ai jamais dit le contraire. Mis à part qu’il y a tout de même certaines garanties de dépôts, c’est vrai je n’en ai pas tenu compte dans mon raisonnement sur les dépenses de l’Etat.
        4. Vous savez l’histoire du monde est emplie d’engagements qui sont remis en question à un moment donné. Heureusement qu’un engagement tenu à un instant t n’est pas ad vitam eternam !
        5. Je ne fais qu’énoncer une vérité économique mais l’économie ne semble pas être votre fort !

        • « 2. Comme tout libertarien, vous avez du mal avec le concept d’Etat, vous ne savez pas bien ce que c’est. Un peu comme les gauchiste avec le marché. Bien entendu que le régime peut changer mais un Etat ne se réduit pas à un régime politique. »

          En bon Libéral, j’ai en effet beaucoup de mal avec le concept ACTUEL d’état (qui dure quand même depuis au moins 40 ans, et certainement plus…). Je sais ce que c’est et surtout, je sais que ce n’est pas ce que ça devrait être pour que notre pays s’en sorte. Le rôle de l’état, si on veut un jour que ça aille mieux, devra se limiter à un rôle de gestionnaire de l’argent que les citoyens lui remettent pour faire tourner au mieux
          défense, sécurité, justice, selon une Constitution claire.

          Pour le reste, merci, je me débrouille.

        • Et sinon, pour répondre à côté des questions posées, m’octroyer unilatéralement une étiquette de libertarien (libéral suffira, merci), de nul en économie ou en conception de l’Etat, vous avez apparemment un doctorat ?
          Vous en profiterez pour nous dire ce que c’est que l’Etat pour vous, mais je devine la réponse : un artefact omnipotent, omniscient, qui détient la Vérité, décide de lois de l’économie mais ne se les applique pas à lui-même. Pensez à lui allumer un cierge avant de vous coucher…

        • @ »je »
          Heureusement que vous etes la pour corriger les mauvaises conceptions que l’on a de l’Etat… Il faut dire que cet objet institutionnel, caractérisé par des dizaines de définitions est un concept éabli pas du tout sujet à controverse et qu’en fait VOUS, vous avez tout compris et VOUS allez clarifier cette controverse de plusieurs décénies grâce à votre génial intellect.
          Donc pour vous le dire crument: Quand on arrive dans un débat avec une telle arrogance il faut s’attendre être accueilli comme il se doit: Comme un Kevin mal embouché qui croit avoir tout compris sur le monde du haut de ses 17 ans et de son bac ES avec mention assez bien.

          Votre manière de voir le défaut de paiement ne prend pas en compte le fait que les personnes sur qui vous feriez défaut sont: Les banques qui acceptent de financer l’Etat/ Les francais. Faire défaut ca veut aussi dire ne pas payer les intérêts du livret A, voire assécher ces comptes… Ne pas croire que la Veme république vascillerait dans un tel cas est un manque de réalisme. Les garanties sur les dépots ne sont pas une garantie, comme le prouve le cas Chipriotte.

          L’economie ne semble pas etre votre fort non plus. Vous ne pensez pas à inclure dans votre réflexion les risques sur les dépots, les problèmes de refinancement en cas de défaut, les risques inflationnistes si l’Etat emprunte sans intéret à la banque centrale, l’effet d’eviction impliqué par le meme processus et vous nous parlez d’économie… Et vous voulez nous apprendre quelque chose? Avec un niveau d’analyse aussi superficiel que le votre, on devrait prendre vos remarques de pochtron du café du commerce comme de la « science économique ».

          Petit farceur va…

    • Êtes vous sur que le budget devient excédentaire hors remboursement de la dette ?
      Je crois avoir lu le contraire…Que contrairement à l’Espagne et l’Italie dont le budget hors dette est excédentaire, la France comme la Grèce restait avec un budget en déficit.

      • à 80 milliards de déficit, hors remboursement de la dette, on est effectivement toujours dans le rouge.

      • Dans le budget de l’Etat, il n’y a pas un centime consacré au remboursement de la dette. On ne trouve que les intérêts de la dette, ce qu’on appelle le « service de la dette », pour plus de 50 milliards par an. Le déficit annuel est de 80 milliards environ. Le capital, la dette proprement dite, est remboursé à chaque échéance par l’émission de nouvelles dettes.

        En cas de crise comme celle qui a touché la Grèce, il faudra tout rembourser directement sur le budget sans compter sur les marchés. Le budget sera alors amputé non seulement du déficit, mais également du capital arrivant à échéance, sans oublier la dette de court terme.

  • je ne suis pas investi en emprunts d’état francais ou périphériques, je ne suis pratiquement pas investi en valeurs francaises, juste un peu de fonds obligataires ultra péripgériques, et uniquement des valeurs actuaires fiables, quelques belges, quelques danoises et helvétiques, un peu plus d’allemandes et d’US, un zeste asiatique, et mes comptes sont libellés en euro là ou l’euro subsistera… à défaut CH… on ne se garantit jamais totalement, meme avec un fonds or, mais on peu limiter la casse en évitant de se faire Chypriotiser par l’ Etat francais effectivement en faillite jusqu’alors virtuelle et de manière plausible demain matin ou après demain soir. Pour le reste, d’accord ou pas, la dolce vita à la française, manière PS UMP et les « autres », c’est fini, juste une question de temps qu’ils avalent la pillule. Celà sera peut être moins long que évoqué, le « personnel politique » fauteur de trouble depuis 35 ans étant sur la voie de la retraite.

    • « le « personnel politique » fauteur de trouble depuis 35 ans étant sur la voie de la retraite » : curieux d’ailleurs, cette « génération 68 » éprise de liberté, d’anti-conformisme et d’imagination au pouvoir et qui a comme bilan
      – des pelletées de lois liberticides et anti-entrepreneuriat, sans parler des menottes mises aux générations futures qui devront rembourser l’inconséquence de leur gestion
      – conformiste à souhait dans son adoration de l’Etat Léviathan et du prétendu « intérêt général », et même pleine d’arrogance vis-à-vis de toute nouveauté
      – sans aucune imagination, appliquant toujours les mêmes vieilles recettes étatistes…

  • Bonjour et merci pour votre analyse financière et économique.
    Aujourd’hui, la France et les Français ont besoin de prendre conscience des réalités économiques et financières.
    En revanche, je crains que ce matraquage de titres et d’analyses, définitives, sans solutions, sans créations de richesses réelles et non simplement financières n’améliore pas le moral de ceux qui restent dans le pays… Les jeunes qui lisent cela remercient aussi leurs aînés d’être aussi positifs.
    Bref, si l’on pouvait donner aussi un peu de voix à ceux qui cherchent et créent des solutions et des modèles économiques, cela nous ferait du bien.

    • Précisément, la fin de l’Etat obèse est le modèle économique, la solution qui fait du bien. Elle est en outre inéluctable. La fin du socialisme périmé est la définition du bien commun, pour enfin laisser entrer la France dans le XXIe siècle.

      La variable inconnue est simple, d’ordre essentiellement politique : l’Obèse va-t-il se réformer volontairement par une décrue ordonnée et rapide ou nous fera-t-il subir son propre effondrement, au terme de sa logique de haine, de jalousie et de destruction ? La responsabilité des politiques est pleine et entière.

      • Nous sommes d’accord. En revanche, n’idéalisez pas trop la situation entre le « socialisme périmé » et un « libéralisme moderne et salvateur ». Le « marché libre et sans contrainte » n’apporterait que des solutions positives ?
        Pensez-vous réellement que la couverture sociale dans un pays est périmée, que ce sont les entreprises privées qui vont aider les personnes dans le besoin (santé, éducation, chômage) sans facturer chaque service ? Ne pensez-vous pas qu’il y a aussi des entreprises obèses qui s’engraissent et pourraient être incitées à plus contribuer à des actions dans leur environnement, soit parce qu’elles le polluent, soit parce qu’elles disposent de ressources que « l’Etat » (c’est aussi nous, l’Etat, pas que les politiques) n’aura jamais ?
        La responsabilité des politiques est sans doute pleine et entière mais je ne jetterai pas la pierre à des hommes et des femmes qui donnent de leur temps et de leur santé à tenter de trouver des solutions alors que les marges de manœuvre économiques et financières sont faibles.

        • « n’idéalisez pas trop » : aucun idéal là-dedans. A chacun son rôle : l’Etat réglemente et le marché régule. Définitivement incapable de réguler, l’Etat qui prétend réguler à la place du marché supprime de fait la régulation. A partir de là, nul ne sait quelle solution émergera. C’est toute la différence avec le socialisme qui prétend maîtriser l’avenir, en le présentant comme idéal pour se justifier.

          « Pensez-vous réellement que la couverture sociale dans un pays est périmée » : si vous évoquez la couverture sociale publique, c’est l’évidence ! Bientôt 6 millions de chômeurs ne suffisent donc pas à démontrer l’impasse actuelle du modèle social ? Combien de chômeurs, de pauvres, de dettes supplémentaires faudra-t-il avant de s’aviser que le socialisme périmé est le « mal commun » ?

          « c’est aussi nous, l’Etat, pas que les politiques » : cette proposition est vraie si et seulement si l’Etat est limité, strictement réduit à ses fonctions régaliennes. Au-delà des fonctions régaliennes, l’Etat devient la propriété privée de ceux qui en vivent pour satisfaire leur désir de domination sur autrui. L’Etat obèse, ce n’est pas « nous » mais « contre nous ». Il est proprement irrationnel de confondre le parasite avec son hôte.

  • Le cas d’etude le plus evident reste l’Islande. Quelqu’un aurait-il un lieu pour un site qui tienne la route et puisse nous renseigner ?

    • Je parle de la situation actuelle bien entendu. J’ai lu pas mal de trucs sur l’Islande juste apres le defaut mais pas recemment.

  • Nous ne souhaitons jamais à la France la faillite, j’aimerais bien savoir l’idée de M.Emannuel Todd à ce propos, (considèré comme étant l’homme de science et d’histoire), car l’article ne comporte pas assez de données statistiques.

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