NIET !

La france aux ordres d'un cadavre (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

Le regard de René Le Honzec

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En 2000, l’académicien Maurice Druon, co-auteur avec Kessel du Chant des Partisans, publiait un livre_pamphlet « La France aux ordres d’un cadavre ».

Il s’agissait de la défunte URSS qui commençait à sentir, mais dont Druon considérait que :

« Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la France vit en régime semi-marxiste, seul pays d’Europe à se trouver dans ce cas. »

J’ai toujours été d’accord avec l’illustre Homme, et considère que tant que nous n’aurons pas fait un Nuremberg du communisme, celui-ci continuera à paralyser la France par les mentalités socialo-marxistes profondément enfouies dans l’inconscient collectif, et dans le conscient d’une hyper-minorité tapie à tous les étages et recoins de ce bunker monstrueux qu’on appelle l’État.

L’exemple des grèves SNCF en est l’illustration parfaite jusqu’à la caricature. À l’origine, le PCF inféodé à Staline (potassez par exemple « Eugen Fried » dans Wikipedia), son premier secrétaire Thorez qui déserte en 39, qui revient triomphalement en 44, prend en main la Fonction Publique et lui donne le statut des fonctionnaires qui prévaut toujours, avec les avantages que vous savez sur Contrepoints. Il prend particulièrement soin de la SNCF, tandis que Marcel Paul prend en main EDF et GDF, et je vous épargne les « détails » genre Syndicat du Livre. Tout cela expliqué cyniquement par le milliardaire rouge Doumeng en 1986 :

« Un parti qui tient les ports, les transports publics, la presse, la distribution de l’énergie… n’est certainement pas un parti déclinant ! »

Aujourd’hui si le Parti ne commande plus à la CGT, celle-ci poursuit la politique monopolistique qu’on lui avait assignée, mais pour son compte propre, pour défendre les privilèges de ses camarades-syndiqués. Sa culture d’affrontements de classes l’empêchent de concevoir autre chose que le NIET! soviétique, surtout poussé par son petit collègue trotskyste Sud. Il est inutile de revenir sur les avantages d’un « statut en or massif », dont de nombreux articles — dont mes billets — sur Contrepoints et ailleurs ont fait le détail, sur les dettes qui plombent l’avenir de la SNCF, de RFF et autres mammouths de la fonction publique et apparenté. Petite fraise sur le gâteau : « le nombre de journées de grève à la SNCF est presque aussi élevé que dans l’ensemble des entreprises privées »