L’enfonceur de plancher

Sondages Hollande (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

Jusqu’où nous faudra-t-il descendre pour enfin songer à remonter ?

Le regard de René Le Honzec.

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La devise de Nicolas Fouquet, ministre de Louis XIV, « Quo no ascendet ? » (« Jusqu’où ne montera-t-il pas? ») a été reprise par Hollande Ier qui l’a ajusté à sa taille : « Quo no descendet ? », en battant tous les records de dégringolade de la Vème République. Il en est à 16% de confiance… et à 0,5% de sondés qui le considèrent comme le meilleur Président de cette même Vème… Et pour enfoncer le plancher, 3% l’envisagent comme candidat du PS pour 2017 !

C’est ce type qui a expliqué en privé à Poutine l’avenir de l’Ukraine, a épaté Obama par sa vision du monde et s’est assis galamment avant la Queen au repas de la Commémoration. C’est aussi le gus qui a intronisé l’indépendantiste guyanaise comme Garde des Sceaux et enclenché une politique de « changement civilisationnel » comme elle l’a dit.

En quasi-discrétion pendant que la flotte alliée traversait la Manche (ok, il y a 70 ans, mais ça sonne bien), l’Assemblée dite nationale votait dans la nuit du 4 au 5 juin la suppression des peines-plancher instaurées par Sarkozy dans un esprit de karchérisation de la délinquance. C’est dans le droit-fil de l’idéologie socialo-marxiste des années 70, « C’est la faute à la société » que le dinosaure PS s’obstine à vouloir fabriquer une société à son moule, parce que si les socialistes admettaient l’évidence de la société réelle, ils ne pourraient plus être socialistes, donc, ils ne seraient plus.

Il est particulièrement symbolique de voir le Président Poutine, ex-KGB, ex-communiste, à la tête d’une Russie dépouillée de ses oripeaux marxistes et adepte de l’économie de marché1 côtoyer lors des cérémonies du D-Day le Président socialiste d’une France qui hurle à l’ultra-libéralisme à la moindre tentative de réforme.

Jusqu’où nous faudra-t-il descendre pour enfin songer à remonter ?

  1. Économie de marché fondée sur le capitalisme de connivence, certes…