Quand la Chine s’enfoncera… Le monde tremblera !

Serait-ce le début de la fin du réveil chinois dont avait parlé Alain Peyrefitte en 1973 ?

Un billet d’humeur de Jacques Henry.

Les nouvelles en provenance de Chine se succèdent et se ressemblent. La croissance économique s’effondre, le shadow-banking favorisant une corruption généralisée du monde politique est sur le point d’imploser et l’insécurité devient une préoccupation de tous les instants. À tel point qu’il y a maintenant des portiques de détection de métaux à l’entrée des gares et des stations de métro comme dans n’importe quel aéroport. La chaleur estivale et la pollution (il y a eu des émeutes anti-pollution il y a quelques jours à Pékin quand on a interdit les barbecues en plein air… qui polluent trop) n’arrangent pas la situation et la moindre étincelle pourrait entrainer des mouvements de foule incontrôlables. La police a reçu de nouveaux équipements dissuasifs et le cas échéant n’hésitera pas à tirer dans la foule si la situation venait à se dégrader.

Serait-ce le début de la fin du réveil chinois dont avait parlé Alain Peyrefitte en 1973 ? Il est vrai que gérer un milliard trois-cent millions de personnes, gestion confiée à 60 millions de cadres du parti tous sans exception corrompus, police comprise, n’est pas une mince affaire… Et si, de plus, les velléités territoriales (maritimes) et l’insécurité domestique deviennent récurrentes alors les investisseurs étrangers se détourneront de la Chine, le mouvement est déjà visible, et l’ensemble du pays sombrera dans la récession, le marasme et la misère, situation amplifiée par l’inexorable et violent vieillissement de la population.

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Quand on voit cette photo prise à la station de train de Tiantongyuan Nord à Pékin à une heure d’affluence matinale on ne peut que penser à l’agressivité qui se développe naturellement dans un élevage intensif de poulets. On rabote le bec et les ongles des poulets et on coupe les plumes de leurs ailes pour réduire les conséquences de leur agressivité due au surpeuplement et parfois, bien que ce ne soit pas autorisé, on leur administre des calmants dans la nourriture. Avec les humains, c’est exactement la même situation. L’émergence de troubles sociaux de grande ampleur en Chine systématiquement attribuée par le gouvernement central à des terroristes pour sauver la face et s’autoriser une répression implacable aura des conséquences incalculables sur l’ensemble de la planète s’il s’avère que ce ne sont pas des terroristes mais des citoyens ordinaires exaspérés par leurs conditions de vie d’esclaves du capitalisme étatique. Il faut se préparer à une telle éventualité mais la question sans réponse pour le moment est : « comment ? » …

Source : The Wall Street Journal China


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