10 mesures de sagesse pour sortir la France de l’ornière

10 mesures essentielles pour sortir la France de l’ornière et retrouver le chemin de la prospérité.

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10 mesures de sagesse pour sortir la France de l’ornière

Publié le 19 mai 2014
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Par Sylvain Jutteau.

Sortir de l’ornière, c’est possible. Voilà dix mesures de sagesse, qui améliorent tous les domaines en crise, et équilibrent les comptes publics à brève échéance.

1. Un seul salaire pour les élus

A l’origine des blocages, quelques centaines de cumulards verrouillent tout. Ils sont le boulet de la France. Que les élus soient payés, c’est normal. Que les élus cumulent les salaires, c’est injuste car ils ne font qu’un plein temps. Accordons-leur un seul salaire, quels que soient les cumuls.

2. Égalité des salariés

Les salariés doivent être traités à égalité. Désormais, les nouveaux agents publics recrutés doivent être rattachés au droit du travail courant. Sauf pour les fonctions militaires et judiciaires, qui exigent une protection spéciale compte tenu de leurs missions.

3. Arrêter les aides publiques aux entreprises

Les aides aux entreprises sont plus élevées que l’impôt sur les sociétés. C’est absurde. Pour arrêter le capitalisme de connivence, et les transferts de fonds dans les deux sens,  il faut à la fois supprimer les aides aux entreprises et l’impôt sur les sociétés. Un impôt sur les sociétés à zéro arrêtera net la fuite des unités de production hors de France, et attirera de nouvelles entreprises.

(Nota : les aides aux entreprises sont de 110 milliards d’€, et l’impôt sur les sociétés rapporte 63 milliards d’€).

4. Arrêter de bloquer les constructions

Le logement est trop cher. Il manque un million de logements car le permis de construire  est en pratique un permis d’interdire de construire. Pourtant, le respect du voisinage et de la nature sont les seules raisons valables de limiter les constructions.  Le respect des règles de construction doit être entre les mains des architectes, et non plus entre les mains des maires qui régissent tout par avidité de pouvoir. Réduire la pénurie, c’est alors modérer les prix.

(Nota : le permis de construire été créé par le régime de Vichy  le 15 juin 1943).

5. Arrêter de verser l’argent de l’État aux collectivités locales.

L’État verse des sommes démesurées aux collectivités locales. C’est de l’argent facile et facilement gaspillé. Les collectivités locales doivent au contraire se financer par leurs impôts et rendre des comptes aux électeurs. Freinons les gaspillages, plaçons les dépenses sous surveillance.

(Nota : chaque année, l’État verse 100 milliards d’€ aux collectivités locales. Cela représente 5 700 € pour un foyer à revenu moyen avec deux enfants)

6. Équilibrer les régimes publics de retraite

La fonction publique doit assumer ses responsabilités. En matière de retraite, prélevons sur les hauts salaires de la fonction publique les sommes nécessaires à l’équilibrage des régimes  spéciaux. Il est injuste que ces particularités soient maintenues aux frais de tous les salariés. Restaurons l’équilibre et la justice.

7. Rétablir le droit de choisir son assurance chômage et santé.

La protection publique doit être maintenue. Mais la mauvaise qualité de gestion menace de la détruire. Les dépenses de santé sont de plus en plus mal remboursées. Pour contraindre la protection publique à mieux se gérer, donnons à ceux qui le souhaitent le droit d’opter pour un régime de leur choix. Ils devront modérer leurs gaspillages pour garder leurs cotisants.

(Nota : la protection sociale en France coûte 200 milliards d’€ de plus par rapport à la moyenne des pays développés).

8. Donner le droit aux chefs d’établissement scolaire de gérer leur équipe.

Les enseignants sont dévoués, courageux, compétents. Mais une petite part d’entre eux dégrade la vie professionnelle et la réputation des autres car ils n’ont pas ces qualités. Donnons aux chefs d’établissement scolaire le droit d’embaucher et congédier les enseignants.

9. Réduire le nombre de lois et décrets.

Payons les ministres et les hauts fonctionnaires en fonction de la réduction des textes en vigueur. Leur rémunération ne peut progresser que si les lois et les décrets en vigueur décroissent.

(Nota : Il y a 11.000 lois en vigueur. Cette masse est amplifiée par un nombre de… 130.000 décrets. Nous avons dépassé toute mesure. Voir l’article inflation législative de Wikibéral).

10. Supprimer les micro-impôts.

Il y a 203 prélèvements obligatoires qui rapportent moins de 10 milliards d’€, parmi lesquels par exemple la taxe funéraire, la taxe sur le ski de fond, ou la taxe sur l’ « isoglucose ». C’est grotesque. Supprimons-les.

Conclusion

Cultivons l’espérance : la France peut être sauvée avec de simples mesures de sagesse !

Lire aussi : notre dossier sur les réformes à mener en France

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  • Je trouve que c’est 10 bonnes mesures, sages. J’attends de voir la 10 bis, ou la ter, ou moi la 4 j’aurais mis ça, dans les commentaires. J’ai fâché Nadège à cause de Golum, hier, alors ajd je vais lire 😉
    J’ai une question tout de même: vous dites égalité salariale, un seul salaire pour les élus… Comment allez-vous amener les individus à partager vos 10 solutions?, parce que sous la « contrainte » cela peut être la gabegie pendant un moment, non ( au moins quelques années)?

  • C’est un programme simple et de bon-sens, donc efficace. On est donc sur qu’il provoquerait la fronde de 80% des élus, des discutions, amendements, discours de refus grandiloquents à n’en plus finir et des manifestations massives dans les rues.

    C’est un programme pour des anglais ou des allemands. Le coq français préfère chanter avec les pieds dans la merde.

    • @ pragma.

      Vous écrivez que ce programme provoquerait la fronde de 80% des élus.

      Votre remarque est intéressante, et mérite d’être replacée dans son contexte.

      Le noyau dur des cumulards se trouve chez les parlementaires. Il s’agit de 743 personnes, soit 476 députés et 267 sénateurs, c’est-à-dire 0,12% des 618.384 élus.

      Pour faire suite à votre remarque, on pourrait avancer que 99,82% des élus sont susceptibles de vouloir sortir le pays de l’ornière… 🙂

      Ainsi, on peut relever le texte suivant sur le site officiel « vie publique » (http://www.vie-publique.fr/actualite/dossier/cumul-mandats-2017/cumul-mandats-pratique-restreinte-compter-2017.html) :

      « Aujourd’hui, comme tout au long de la cinquième République, une grande majorité des parlementaires sont en effet situation de cumul de mandats.

      En 2012, 476 députés sur 577 (82%) et 267 sénateurs sur 348 (77%) exercent au moins un autre mandat électif. Ces parlementaires sont le plus souvent à la tête d’un exécutif local : 261 députés (45%) et 166 sénateurs (48%) sont soit maire, soit président de conseil général, soit président de conseil régional.

      Ces chiffres font de la France une exception en Europe, où la proportion d’élus en situation de cumul ne dépasse pas 20%. En Italie, 16% des parlementaires exercent au moins un autre mandat, ils ne sont que 15% en Espagne, 13% en Grande-Bretagne et 10% en Allemagne. »

      Bien cordialement.

  • Un beau programme… simple.

    Et qui abonde vers mes propres utopies
    UTOPIE n°1 : ENTREPRENDRE
    – liberté totale d’entreprendre là ou on veut, quand on veut, comme on veut ( sauf risque pour la santé des employés, clients, et voisinage) = une simple déclaration administrative et fiscale par internet et gratuite.
    – liberté totale d’embaucher et de licencier des salariés, AVEC la publication en temps réel du nombre d’employés, de l’ancienneté médiane et du taux de turnover = une simple déclaration d’embauche/fin de contrat + accessibilité en ligne via internet
    – un seul contrat de travail pour tous : pour les fonctionnaires, salarié, indépendant, avec les mêmes droits et même taux de cotisation : « flat tax sociale, avec un taux tenant compte de l’absentéisme, ancienneté médiane et du turn over »
    – suppression du smic si associé au revenu de subsistance ( ou équivalent)
    – suppression du code du travail si associé au revenu de subsistance ET transparence totale ( nb salariés + ancienneté médiane + tx de turnover/absentéisme) – l’employeur reste toujours responsable de la santé des clients, employés et environnementales

    UTOPIE n° 2 : SECURITE SOCIALE
    – revenu de subsistance de 800 à 1000 équivalent « euros » et en monnaie locale, par personne de la naissance à la mort, sans condition de ressources ( 50% pour enfant moins de 16 ans, 150% pour personnes handicapés, dépendantes) = financé par la suppression de toutes les allocations sociales et familiales, niches fiscales, allocation chômage de base, retraite de base, etc…
    – chaque salarié dispose de son revenu entier pour souscrire à l’assurance sociale minimale obligatoire (auprès de l’assureur de son choix comme l’impose l’Europe) et s’il le souhaite des garanties supplémentaires (perte d’emploi, amélioration de la retraite, etc)

    UTOPIE n°3 : CONTRAT de TRAVAIL UNIQUE
    – associé aux 2 premières utopies : liberté d’embauche/licenciement + revenu de subsistance
    – suppression des statuts existants, de fonctionnaire ( hors régalien et contrôles), des CDI surprotégeant les incompétents et les fainéants , les CDD, l’intérim, intermittence si couteuses, etc…
    – l’indépendant est celui qui signe les deux cotés du contrat
    – un contrat simplifié contractualisé entre le salarié et l’employeur
    – l’administration se débrouille à partir de la déclaration d’embauche/licenciement, pour calculer la « Flat Tax Sociale » et autre considérations statistiques, déclaratives, etc..
    – l’inspection du travail renforcé pour s’assurer de la santé au travail celle des clients et les aspects environnementaux

    UTOPIE n°4 : DEMOCRATIE MODERNE
    – suppression de toutes les communes sous 1000hab , des cantons de moins de 5000 hab ( sauf désert démographique)
    – suppression des départements
    – fusion des régions, vers 8 à 12 régions compétentes pour tous les aspects de la vie quotidienne des gens ( en conservant le même nombre de fonctionnaires(devenus salariés) et d’élus que la plus grosse des régions)
    – fusion des deux chambres nationales ; avec 300 élus max, à la proportionnelle qualifiée , compétence législative de transpositions des directives européennes, surveillance de l’exécutif, garant de le péréquation interrégionale etc…
    – un exécutif national considérablement amaigri … coincé entre le leadership Européen et régional…
    – pourquoi pas le tirage au sort de la représentation nationale (pas pire que le système actuel de désignation)

    UTOPIE n°5 : EDUCATION
    – Libre choix des parents au travers du « chèque éducation »
    – L’éducation nationale conserve la définition des compétences et des savoirs à acquérir au cours d’un cycle , et le contrôle en fin de cycle
    – Le rectorat conserve le contrôle de la conformité entre le projet pédagogique de l’établissement et sa mise en œuvre.
    – Autonomie totale des Établissements, sur la base d’un projet pédagogique
    o liberté d’embauche et de licenciement des personnels ( enseignants, vacataires, encadrements, animateurs, etc..)
    o liberté pédagogique à l’intérieur d’un cycle
    o liberté d’organisation des temps scolaires : dans l’année, dans la semaine, dans la journée, etc..
    – Fermeture des établissements non conformes aux résultats attendus
    – Liberté de créer de nouveaux établissements, autour d’un projet pédagogique
    o Au sein d’établissements existants pour mutualiser les moyens généraux et bâtiments
    – Enseignants non fonctionnaires ( utopie n°3)
    o recrutés par la direction de l’établissement sur la base de l’expérience, des compétences pédagogiques…de leur volonté d’apporter leurs capacités au service du projet pédagogique
    o évalués sur la contribution au projet pédagogique par la direction de l’établissement, par ses pairs et par les élèves eux-mêmes
    o rémunération fixe + part variable suivant évaluation et performance

    UTOPIE n°6 : Flat Tax sur les flux financiers
    – flat tax « sociétale » de 2% max collectée lors des flux financiers, par les banques
    o Sortie de comptes vers autres comptes, remise en liquide, paiement par carte, virement/paiement à l’étranger.
    o Employeur -> salarié puis salarié vers commerçant , qui avait préalablement acquis le produit auprès de son fournisseur  à minima 3 ou 4 collectes de la flat tax.
    o Taxation de l’économie souterraine amélioré
    o Développement des circuits courts, et surenchérissement de la sous-traitance en cascade.
    o Développement du troc ( vertu sociale)
    – Plus de gestion de la TVA : moins de fraude, choc de simplification

    • quelques remarques et objections sur vos utopies :
      utopie 1 : je ne vois pas vraiment en quoi le client ou le fournisseur est concerné par la connaissance en temps réel du nombre d’employés de telle ou telle entreprise. quand je vais au restaurant, je me fous de savoir combien il y a de personnes aux cuisines et combien de serveurs, ce qui m’importe, c’est de connaitre la carte, et le prix. et après, l’expérience ou la réputation me renseigne également sur le fait de savoir si je vais manger rapidement ou non. je me fous de savoir si il y a 2 ou 4 cuistots, 3 ou 5 serveuses…
      utopie 2 : actuellement, un smicard à 1 000 euros peut vivre dignement si il sait gérer son argent. lui dire qu’il aurait droit à un revenu de subsistance de 800 euros est clairement l’inciter à arrêter le travail. la famille moyenne, 2 adultes et 2 enfants recevrait 2 400 euros par mois pour rester à la maison, les patrons vont avoir du mal à trouver du personnel…
      utopie 4 : pourquoi supprimer les communes de moins de 1 000 habitants ? il suffit de cesser de verser sur elles des tombereaux de subventions, elles auront tôt fait de se regrouper entre elles pour mutualiser et réduire les dépenses, les maires qui n’iraient pas assez vite en ce sens là seraient vite débarqués aux élections suivantes. en 1 ou 2 mandats donc maximum 12 ans, on aurait tout naturellement 5 fois moins de communes en france. de même avec les cantons, pourquoi les redécouper et les charcuter depuis paris ? il faut laisser faire sur place. pourquoi supprimer les départements ? et pourquoi pas les régions ? et pourquoi ne pas mettre en pratique une fois le principe de subsidiarité :
      au cours des élections cantonales, on désignerait des élus qui seraient à la fois élus départementaux et élus régionaux. sur certains sujets, ils décideraient tous ensemble à l’échelon régional, sur d’autres sujets, il n’y aurait que les élus du département qui décideraient pour leur département. chaque collectivité déciderait de ce qu’elle gère à l’échelon départemental ou à l’échelon régional, ce qui permettrait la comparaison entre les différentes manières de faire dans les différentes parties de la france et ainsi d’améliorer le fonctionnement par imitation des meilleures pratiques. bien sûr, il faut arrêter de subventionner aveuglément chaque collectivité locale.
      le tirage au sort est une très bonne idée. mais pourquoi que au niveau national ? il faut au contraire tirer au sort y compris les maires et les conseillers municipaux avec un engagement de responsabilité sur son patrimoine et possibilité de refus pour les tirés au sort qui ne se sentiraient pas à la hauteur ou qui ne seraient pas intéressés. avec également un chèque formation à chaque tiré au sort qui pourrait l’utiliser comme il l’entend auprès de l’organisme de formation qu’il aurait choisi (parti de son choix, syndicat de son choix, religion de son choix, consultant de son choix, économiste de son choix…). c’est là que la réduction du nombre de communes et de conseillers municipaux prendrait tout son sens. au lieu de centaines de milliers d’élus de bonne volonté mais incompétents, on n’en n’auraient plus que quelques dizaines de milliers, volontaires et responsables (sur leur patrimoine) et qui se seraient formés à leur mandat.
      pourquoi fusionner l’assemblée nationale et le sénat ? il ne paraitrait pas absurde de tirer au sort les députés, 1 député tiré au sort parmi les volontaires majeurs de chaque groupe de 2 millions d’habitants, 1 sénateur tiré au sort parmi les volontaires majeurs de chaque surface de 2 000 km2 du territoire français. on aurait ainsi 310 députés essentiellement urbains qui représenteraient correctement la population et 275 sénateurs essentiellement ruraux qui représenteraient correctement la terre de france.
      pourquoi fusionner les régions ? et surtout pourquoi les régions devraient elles être compétentes dans tous les aspects de ma vie ? je prétend que les régions (qui ne sont in fine que des succursales de l’état) sont incompétentes et illégitimes à gérer tous les aspects de ma vie. je suis compétent pour cela, et je contracte librement avec le fournisseur de mon choix.
      utopie 5 : pourquoi fermer les écoles non conformes ? si ces écoles conviennent aux familles qui y envoient leurs enfants ? si ces écoles ne conviennent pas aux familles ou aux enfants, elles tomberont toutes seules en désuétude, pas la peine de les fermer.
      utopie 6 : quelle est cette flat taxe qui va pousser à réduire le nombre d’intermédiaires et détruire de l’emploi et de l’activité ? la tva telle qu’on la connait est un impôt très efficace et simple à recouvrir, ce serait au contraire le seul impôt à conserver, avec idéalement un seul taux uniforme pour toutes les marchandises et tous les biens.

      • Il ne s’agit que d’Utopies…

        Je vais vous apporter mes précisions

        1- la liberté d’embauche et de licenciement necessite la transparence. Je préfére avoir à faire avec une entreprise dans laquelle les salariés se sentent bien. et j’évite les négriers, même moins disants. C’est perso.
        2- sur le revenus universel… en remplacement de toute aides, allocation, assedic, rsa, minimum vieillesse, etc.. en quoi cela changerait il par rapport à aujourd’hui ? tout simplement que les citoyens qui choisiraient de travailler le ferait pour gagner plus d’argent… que tous les emplois ne se valorisent pas au smic…
        Oui, il y aura des assistés… qui choisiront du minimum… pas plus qu’aujourd’hui… car tout travail sera un revenu en plus… contrairement à aujourd’hui !
        Ce qui est certain par contre, c’est qu’aujourd’hui notre systeme finance 450€/mois et par citoyen …. que la fraude vient de la complexité… que sortir de l’assistanat ne permet pas de gagner plus… ou si peu…

    • Vos « utopies » mélangent les objectifs et les moyens d’y arriver. Tandis que l’article se propose d’améliorer l’environnement et d’escompter que l’évolution qui en résulterait serait favorable, vous nous proposez des méthodes en préjugeant hardiment de leurs effets.
      Utopie 1. Il y a une contradiction entre la liberté d’embauche et de licenciement et le contrat de travail unique identique pour tous. Pour moi, du moment que l’employeur et l’employé sont d’accord, ils peuvent mettre les clauses qu’ils veulent dans le contrat de travail. Le code du travail doit indiquer les points qui ne peuvent pas être passés sous silence, mais le reste doit être libre. Même en admettant votre revenu universel (dont personnellement je ne veux pas), il n’a pas à conditionner la mise en place d’autres mesures. Ces mesures ne sont pas bonnes avec et mauvaises sans, elles sont bonnes ou mauvaises en elles-mêmes.
      Utopie 2. Le revenu de subsistance est anti-libéral au possible. Chacun ayant une vie active moitié de sa vie environ, il impose de produire 1600 à 2000 euros simplement pour équilibrer le revenu de subsistance, avant de commencer à travailler pour soi-même. Ca ne peut pas marcher.
      Utopie 3. Le contrat de travail doit être libre, seule l’obligation qui en résulte pour les parties solidaires vis-à-vis de la communauté doit être spécifiée et identique pour tous.
      Utopie 4. La subsidiarité doit être un droit reconnu à tous : une autorité supérieure doit démontrer avant d’intervenir que les autorités aux échelons plus bas ne peuvent se débrouiller sans elle. La démonstration la plus simple étant l’accord consensuel. Pas de seuils, de fusions, d’impositions de pouvoir.
      Utopie 5. Ok pour le chèque-éducation, mais pas de fermetures obligatoires, de validation étatique de projets pédagogiques, etc.
      Utopie 6. Pas de taxation des flux financiers. La taxe Tobin a pour but de faire disparaître son assiette, voulez-vous faire disparaître les échanges financiers ? Obliger les gens à troquer ? Vous parlez de « vertu sociale » pour le troc, je suis pour qu’on laisse les gens libres de troquer, mais pas qu’on leur dise que c’est le Bien incarné !

      Utopie 7. Vouloir que les choses évoluent vers son utopie. Vous ne fabriquez pas un jardin, vous vous contentez de tuer les mauvaises herbes et de mettre de l’engrais aux plantes que vous appréciez, le résultat est ce qu’il est.

      • utopie = Projet dont la réalisation est impossible, conception imaginaire

        PS : ma taxe des flux financiers concerne l’économie locale et a juste vocation de remplacer la TVA…. rien à voir avec une taxation mondialisée….
        la TVA est aujourd’hui d’une complexité sans nom, d’une insécurité totale pour les entreprises et surtout la source d’une fraude colossale…
        entreprise A achete un service à entreprise B = 2% de taxe non déductible ( on ne parle plus de valeur ajouté !)
        entreprise A paie sont salarié = 2% de taxe
        le salarié retire de l’argent liquide pour acheter ses légumes à son voisin = 2% de taxe
        le salarié paie avec sa carte bancaire ses légumes à la superette = 2% de taxe
        la superette aura préalablement acheté les légumes au maraicher = 2% de taxe

        • Ben plus personne ne mettra son argent à la banque. Le voisin achète son pain avec le liquide de ses légumes : 0% de taxe. Le boulanger achète un beau bar au pêcheur avec le liquide de son pain : 0% de taxe. La taxe sur les flux fait disparaître les flux visibles, elle pénalise tout échange.

          • et ?

            où est leproblème….

            Deplus,je doute fort que ce circuit « liquide » ne finisse pas par réintégrer le circuit normal….

            le pecheur a besoin d’un bateau, de gasoil, de filet…. et ses enfants du dernier smartphone à la mode….

    • « revenu de subsistance de 800 à 1000 équivalent « euros » et en monnaie locale »

      Ou comment transformer les allocations famliales en gigantesque allocation braguette.

      Vos 520 à 780 milliards annuels d’allocations braguette, où les trouvez-vous ?

      • Je vous laisse faire vos recherches sur le financement du revenu de base… des gens plus competents que moi y ont reflechi.

        Ce que je sais, c’est qu’une simple division des sommes redistribuée actuellement permet d’en financer déjà la moitié.
        la fin de l’intervention de l’état plombera aussi les pensions des retraités
        je n’ai pas d’objection à 50% pou rles enfants de moins de 16 ans et 200% pour une personne handicapée
        et un coup de boost à la consommtion en monnaie locale est bénéfique pour tout le monde.
        n’oubliez pas qu’il y a en echange une libéralisation revolutionnaire du travail…. cela vaut bien un investissement

        je n’ai pas la prétention d’avoir les chiffres juste : le principe de donner la meme somme à tous les monde et que le fruit du travail soit tout benef..

        PS : l’alloc braguette existe dejà… la monnaie locale présente un avantage

        • @ Théo 31 et @ Cap 2006

          A propos du revenu minimum

          Les dépenses publiques sont de 1200 milliards, et le nombre de foyers est de 28 millions.

          Un revenu minimum de 800€ versé à 10% des foyers représente 2,2% de la dépense publique.

          Bien cordialement.

  • 3 bis . Arrêter les aides publiques aux associations (à commencer par les associations des « droits à enquiquiner les autres » et « grand promoteur de licence pour le vivre ensemble »)

  • + 1 j’approuve

    Maintenant on ne le feras jamais j’en pleure déjà …

    Par contre ça fait du bien de le lire …

  •  » les aides aux entreprises sont de 110 milliards d’€, et l’impôt sur les sociétés rapporte 63 milliards d’€).  »

    Bien que je sois d’accord avec le principe (arrêter de casser les gambes des entreprises plus tôt que de leur fournir des béquilles), le chiffre de 110 milliard qui traine sur internet (parmi d’autres bien plus faible, l’auteur a délibérément pris le plus élevé) est totalement erroné, vous pouvez regardé le détail des grandes lignes du budget de l’état, nul part vous ne trouverez un tel montant, même en allant regarder ce que verse les collectivités.
    En réalité pour arriver à 110 milliards, il faut intégrer le manque à gagner pour les organismes sociaux que constitue les exonérations de charge et que couvre l’état.
    Cela dit le montant de recette de l’IS est également surestimé, le gouvernement a budgété pour 2014 moins de 40 milliards, et ca ne sera probablement pas atteint (comme pour l’IR), 63 milliards je ne vois pas d’où ca sort.

    Concernant les collectivité local, et dans le respect du principe de décentralisation, le mieux serait au contraire de donner la plaine autonomie fiscale et budgétaire aux collectivités locales, ce qui passe notamment par le fait d’arrêter de les subventionner, et là vous allez effectivement trouver de quoi supprimer l’IS, l’ISF et les droits de succession (55 milliards en 2014).

    Bien entendu dans une logique libéral, un manque à gagner fiscal n’est pas une dépense.

    • 110 miliards d’aides aux entreprises

      Voir page 1 du rapport de l’Inspection Générale des Finances de juin 2013 :

      http://www.redressement-productif.gouv.fr/files/2013-M-016-02aides_competitivite.pdf

      Bien cordialement.

      • C’est amusant par ce que ce document (p1 et 2) confirme exactement ce que je disais, puisqu’il dit mot pour mot que les 110 milliards de soit disant subventions intègre les taux réduit de TVA, les allégements de cotisations sociales, et certains dispositifs fiscaux pour les particulier qui bénéficient infine à l’investissement dans les entreprises. Chez moi on appel pas ce genre de chose une dépense publique, ca ne l’est que dans la tête des fonctionnaires de Bercy, et là ca relève même de la novlangue. Il faut donc être claire, sur ces 110 milliard, la majorité ne relève pas de transfère financier de l’état vers les entreprises, mais d’allégements de prélèvements sociaux et fiscaux.

        • Le libellé retenu par l’Inspection Générale des Finances pour qualifier ces 110 milliards est :

          « dépenses publiques budgétaires et fiscales ».

          Le terme de « dépense fiscale » me parait en effet connoté idéologiquement. L’emploi de ce terme présuppose que tout appartient par principe à la collectivité publique sur le fondement de l doctrine marxiste qui pose que « la propriété c’est le vol ». Dès lors, un moindre prélèvement est une dépense au regard d’un socialiste.

          Au passage, citons Karl Marx lui-même :

          « Il n’y a qu’une seule façon de tuer le capitalisme: des impôts, des impôts et toujours plus d’impôts. »

          Bien cordialement.

          • Oui exactement, donc nous sommes finalement d’accord pour dire qu’il n’existe pas dans le budget une dépense réel de subvention à hauteur de 110 milliards ? Après évidemment ca serait une très bonne idée de supprimer les « vrais subventions » pour financer une réduction de l’IS, il faudrait regarder le détail pour savoir ce qu’elles représentent vraiment (ce travail devrait être fait dans le cadre de la rédaction du programme économique du PLD d’ailleurs), ca serait peut être même une bonne idée d’avoir un taux unique de TVA à 20% (fin des taux réduit qui sont intégrés dans les 110 milliards à hauteur de 18mds) en échange d’une baisse de l’IS.

    • @ BTP 38

      Recettes de 63 milliards pour l’IS / ligne 3 du tableau récapitulatif de l’INSEE pour 2013 :

      http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=nattef08307&

      😉

  • 1. inopérant. L’élu est un homme de pouvoir dont le salaire n’est qu’un pourboire ridicule dont il se passe aisément
    2. inopérant. le fameux statut du fonctionnaire est en fait un contrat de travail léonin qui ferait hurler les syndicat si une entreprise pouvait le copier (mais ça lui serait interdit) ; c’est la façon dont il est appliqué qui change tout, et les choses serait pire avec des contrats de droit commun
    6. yakafaukon. Les « hauts salaires de la fonction publique » sont en fait assez ridicule (ce sont les bas salaire qui sont monstrueusement sur-évalué par rapport à leur équivalent privé) et ne peuvent pas servir à équilibrer les régime spéciaux.
    8. Voyez le résultat dans la fonction publique territoriale : … népotisme et incompétence à tous les étages. Cette mesure ne peut fonctionner que si il y a concurrence entre les établissements, dans le cas contraire elle est carrément nuisible. On peut alors se poser la question : pourquoi limiter la mesure aux seules établissements scolaires ?

    le reste n’a que le défaut de relever du vœu pieu

    • Je ne lis que des affirmations, sans aucune demonstration. Très insuffisant.

    • « Les « hauts salaires de la fonction publique » sont en fait assez ridicule »

      Les hauts fonctionnaires sous payés? Un peu comme les profs d’université! (salaire horaire)

      « inopérant. le fameux statut du fonctionnaire est en fait un contrat de travail léonin qui ferait hurler les syndicat si une entreprise pouvait le copier (mais ça lui serait interdit) ; c’est la façon dont il est appliqué qui change tout, et les choses serait pire avec des contrats de droit commun »

      Des précisions; comprend pas ! (léonin, je comprend)

      • Un fonctionnaire national peut être muté n’importe où, même s’il est marié.

        Parfois les profs apprennent leur affectation 20 jours avant la rentrée, ils doivent trouver un logement…

        Alors que des ouvriers refusent parfois un job à 80 km de leur travail actuel, et personne dans les média ne le leur reproche.

        • entre pouvoir et l’être… il y a une différence notable…

        • « un fonctionnaire national peut être muté n’importe où, même s’il est marié.
          parfois les profs apprennent leur affectation 20 jours avant la rentrée, ils doivent trouver un logement… »

          ceci est une légende urbaine. même chez les profs, c’est l’épaisseur du trait, il faut prendre la loupe pour le voir.

  • 10 mesures qui n’ont (plus ou moins) d’intérêt que si elle font partie d’un plan global beaucoup plus drastique :

    Les objectifs:

    1. Economie : Réduire au moins d’un tiers les dépenses publiques, restaurer la compétitivité du pays (=balance commerciale excédentaire) et mettre à égalité de droit et de devoir les secteurs marchand (qui nourrit la nation et génère sa prospérité) et non marchand (qui se nourrit de l’autre) devant les prélèvements obligatoires,
    2. Social : mettre à égalité de droits et de devoirs la totalité des citoyens,
    3. Politique : Rendre le pouvoir contrôle, de décision et de sanction au peuple.

    Les moyens (principalement):

    1° diminuer le poids des prélèvements obligatoires et augmenter les recettes.

    Privatiser tous les services « publics » qui peuvent avoir une valeur marchande :
    – Restaurants administratifs,
    – Inspection du Permis de Conduire,
    – Instruction des autorisations d’urbanisme,
    – Contrôle aérien
    – Transports publics (dont les trous sans fond comme la SNCF, la SNCM,…)
    – Services non médicaux des établissements de santé,
    – Concéder l’exploitation des monuments et des musées,
    – La Poste,
    – …
    Au moins mille niches qui rapporteraient de l’argent à la collectivité et au système social au lieu d’en coûter aux travailleurs et aux contribuables : taxes sur les salaires, taxes locales, TVA, IS, cotisations sociales…
    – Les privatisations permettraient de rembourser au moins la dette : Déjà plus de 50 milliards/an d’intérêts économisés.
    – Les économies de prélèvements pourraient servir à augmenter les salaires.

    2° Supprimer les dépenses publiques nuisibles.

    2.1 Réduire constitutionnellement le mille-feuille institutionnel et son coût :
    – Diviser par 2 le nombre de parlementaires et réduire de 66% les budgets du parlement,
    – Limiter à 15 le nombre de ministres et ministères y compris toutes les sous-couches (actuellement 39 ministères en France contre 16 en Allemagne) et diviser par 5 l’effectif maximum des cabinets (actuellement 3035 personnes dont 480 pour le 1er Ministre),
    – Regrouper les Conseils Régionaux et Généraux, diviser par 2 le nombre d’élus et plafonner les effectifs,
    – Regrouper les communes en moins de 8500 communautés d’agglomérations ou de pays et plafonner les effectifs. Actuellement 36783 commune en France contre 8414 en Allemagne et 238 au Royaume Uni (Angleterre + Pays de Galles + Ecosse + Irlande du Nord).

    2.2 Réduire les fraudes et les dépenses sociales injustifiées, encourager le travail et la citoyenneté :
    – Privatiser les contrôles fiscaux et sociaux, (entreprises, particuliers, prestations…) les payer au succès et en imputer le coût aux fraudeurs démasqués,
    – Supprimer les prestations aux non-citoyens français qui sont à la charge de la société.

    2.3 Responsabiliser la gestion des finances publiques :
    – Calquer la comptabilité publique et les responsabilités des dirigeants publics (élus, dirigeants d’administrations) sur celles des entreprises privées,
    – Interdire et pénaliser les abus de biens publics (ex. les subventions publiques aux associations de gestions des restaurants administratifs qui sont des avantages sociaux déguisés, aux frais des contribuables).
    -…

    3° Instaurer la justice de l’impôt et des prestations sociales et élargir la base des cotisants à la totalité des citoyens.

    – Unifier les régimes sociaux en un seul, donc supprimer les régimes spéciaux, sur la base des meilleures conditions du secteur privé antérieures aux dernières réformes (au moins retraite entière après 40 annuités de cotisation sur la base des 25 meilleures années),
    – Ramener les droits ouverts et les prestations servies aux cotisations ayant réellement été versées dans le passé (Ministres et anciens ministres, parlementaires et anciens parlementaires, cumulards de tout poil…)
    – encourager la concurrence entre les organismes de protection et arrêter la chasse aux « libérés » qui ont choisi des assurances privées conformément au droit que leur donne la loi

    4° Donner au peuple le contrôle des institutions et de la prévention des dérives
    (= instaurer la démocratie)
    – Finaliser définitivement la séparation des pouvoirs exécutif, législatif, judiciaire, économique, social et instaurer des instruments systématiques de contrepouvoir contrôlés directement par le peuple,
    – Désigner les parlementaires par tirage au sort parmi les électeurs ayant un casier judiciaire vierge et encadrer le lobbying (ça ne peut pas être pire que maintenant !),
    – Voter le budget au suffrage universel,
    – Voter l’assiette et le volume des dépenses de fonctionnement et les salaires de la présidence de la République, du gouvernement, du parlement et des autres institutions d’Etat au suffrage universel,
    – Élire le Conseil Constitutionnel et le Conseil d’Etat au suffrage universel,
    – Mettre enfin en vigueur le référendum d’initiative populaire (ça marche très bien en Suisse) et l’action de groupe y compris pour la justice administrative.
    – Instaurer la possibilité de révocation du parlement, du gouvernement ou du président de la République par référendum
    – Autoriser ou non le président sortant à se représenter par référendum un an avant l’élection présidentielle.
    – Interdire enfin le cumul des mandats.
    – Obliger le gouvernement à rendre compte chaque année de sa gestion sur la base de critères sociaux, comptables et politiques objectifs et invariables sur un modèle fixé par référendum.
    – Voter les modifications de la Constitution au suffrage universel
    – Démanteler les structures corporatistes qui asphyxient la société

    5° Augmenter les revenus du travail et en alléger le coût pour restaurer la rémunération juste du travail et la compétitivité économique:

    5.1 Explication :
    Les régimes sociaux ont été institués après la 2e Guerre Mondiale au bénéfice de ceux qui cotisaient. Il est scandaleux et criminel de faire supporter le coût de la protection sociale universelle sur les seules épaules des travailleurs. Même les plus bas salaires y perdent car ils ne perçoivent jamais autant en prestations que ce qu’on leur retient en cotisations :
    – c’est le « vol » caché de la moitié de la valeur de leur travail et de leur mérite (ex. un smicard devrait en réalité empocher 2 fois le SMIC),
    – ça augmente le coût du travail et ça pénalise les entreprises et les emplois français au bénéfice de l’étranger. Ça les détruit et ça favorise les délocalisations. ça augmente le chômage.
    Pour instaurer la justice sociale en la matière :
    – soit on revient au système initial et la protection est réservée à ceux qui cotisent,
    – soit on conserve la protection universelle et on la fait payer par tout le monde.

    5.2 Solution :
    Pour conserver une protection sociale universelle, il est « indispensable » d’en reporter le coût sur la consommation :
    – Supprimer les cotisations sociales de base,
    – Les remplacer la TVA sociale,
    – Instaurer le blocage des marges des entreprises pendant un délai minimum d’adaptation de 3 ans pour garantir la baisse des prix de production.

    5.3 Résultats :
    Dans ces conditions :
    – Ceux qui consomment le plus (les plus riches) paieront davantage et les revenus du capital seront sollicités autant que les revenus du travail,
    – Le coût des produits et services français diminuera tant sur le marché intérieur qu’à l’exportation alors que le coût des produits et services importés augmentera sur notre marché intérieur,
    – Les exportations seront favorisées, les importations entravées ; les produits et services français seront moins chers et leur part de marché augmentera,
    – ça créera des emplois et ça favorisera la réindustrialisation,
    – ça rééquilibrera la balance commerciale,
    – ça augmentera le pouvoir d’achat car à volume constant, le coût total des produits et services vendus diminuera

    • les régimes sociaux sont une création de Pétain pendant la guerre par pillage de fonds de garantie privés qui existaient avant la guerre.

      Libéral socialiste ou socialiste libéral ?

  • Trop simple, trop efficace, impossible.

  • « 3. Arrêter les aides publiques aux entreprises »

    Et aussi (surtout) aux associations ! Il ne faut pas sous estimer les capacités de nuisance de ces entités (les partis politiques, les think tank, les syndicats seraient bien plus représentatifs s’ils ne devaient vivre que de leurs cotisations…)

  • En ne remplaçant qu’un fonctionnaire sur 2 qui partent en retraite, il faudrait 32 ans pour en diminuer le nombre par 2. En ne remplaçant aucun des partants, il faudrait 22 ans.
    Mais alors l’effectif de la fonction publique aurait vieilli de 22 ans, et le plus jeune des fonctionnaires aurait environ 42 ans. On aurait une fonction publique totalement sclérosée, dont tout l’effectif aurait entre 42 ans et 67 ans (âge maximal prévu).
    Pour éviter ce risque terrifiant, il est donc évident qu’il faille embaucher pour l’équilibre humain, mais aussi licencier pour rétablir plus rapidement les comptes de la Nation.
    Mais pour ce faire sans créer de nouveaux chômeurs, il faudrait licencier les plus compétents (paradoxe terrifiant), car les plus aptes à s’adapter à l’obligation de résultat du secteur privé et il faudrait que les entreprises du secteur privé embauchent. Pour qu’elles recrutent (1), cela nécessiterait une croissance de leur chiffre d’affaires, ce qui suppose une baisse des coûts unitaires. Cela nécessite sans conteste une diminution des charges et impôts des entreprises.
    Quand la récente décision (ou annonce?) de baisser l’IRPP ne frappe que les plus petits contribuables, on fait juste œuvre de démagogie, car, sans effort aucun pour économiser sur le budget de l’Etat, on va donc encore alourdir les impôts des plus gros contribuables, qui sont par ailleurs les moteurs de l’économie, en tant qu’entrepreneurs, cadres ou investisseurs ( « Je ne peux manger 2 steaks par repas » Marcel Dassault), surtout quand la nouvelle folie de Montebourg et de ses comparses consiste à vouloir repousser les investisseurs étrangers.

    « Une fois de plus, l’Etat n’est pas la solution, mais le problème. » (Ronald Regan)

    (1) On a jamais vu un chef d’entreprise dans un état mental normal, refuser des commandes récurrentes au motif que cela nécessiterait d’embaucher. Le licenciement « boursier » est un phantasme de la gauche, qui consiste à confondre la défense de la productivité de l’entreprise pour prévenir son déclin puis sa disparition et avec elle ses salariés et par voie de conséquence son capital, avec la cupidité ou la méchanceté intrinsèque du patron.

    • @ Eric Foillard.

      Vous écrivez :

      « En ne remplaçant qu’un fonctionnaire sur 2 qui partent en retraite, il faudrait 32 ans pour en diminuer le nombre par 2. En ne remplaçant aucun des partants, il faudrait 22 ans. »

      Vous verrez en relisant que le texte propose que les nouvelles embauches soit sous le statut courant du droit du travail. Il parait inapproprié de stopper net les embauches d’agents publics pendant vingt ans, comme vous le dessinez dans l’une des hypothèses.

      Le nombre d’agents publics a progressé de façon excessive. C’est d’un rééquilibrage dont nous avons besoin, bien plus que d’une mise au pilori d’une catégorie qui est très loin de démériter.

      Bien cordialement.

    • Virer les compétents? On peut rendre les gens compétents et travailleurs, en leur mettant la pression. Par contre cela provoque des suicides..

      • pas d’accord, on peut avoir des compétent et travailleur en recrutant des gens motivés volontaire et passionnés, en dispensant les formations adéquats, plutôt que de prendre des robots sur critère de diplôme ou d’école.
        Ces gens là abattent le travail et sont pas forcément gourmand niveau rémunération, la seule tache qu’ils effectuent les rend heureux.
        Voir la différence entre les pilotes AF et EASY JET…
        Les plus motivés et les mieux notés pas les agences indépendantes ne sont pas les mieux payés…
        Pour rentrer chez l’un il faut évidemment ce que les autorités demandent, mais l’un sera plus réceptif au « toute ma vie j’ai voulu piloter » que l’autre.

  • Dire que quelques centaines de cumulars bloquent tout paraît au minimum optimiste : il y a 600.000 élus en France…..

    • Oui, votre remarque appelle une précision.

      Le noyau dur des cumulards se trouve chez les parlementaires. Il s’agit de 743 personnes, soit 476 députés et 267 sénateurs, c’est-à-dire 0,12% des 618.384 élus.

      Ainsi, on peut relever le texte suivant sur le site officiel « vie publique » (http://www.vie-publique.fr/actualite/dossier/cumul-mandats-2017/cumul-mandats-pratique-restreinte-compter-2017.html) :

      « Aujourd’hui, comme tout au long de la cinquième République, une grande majorité des parlementaires sont en effet situation de cumul de mandats.

      En 2012, 476 députés sur 577 (82%) et 267 sénateurs sur 348 (77%) exercent au moins un autre mandat électif. Ces parlementaires sont le plus souvent à la tête d’un exécutif local : 261 députés (45%) et 166 sénateurs (48%) sont soit maire, soit président de conseil général, soit président de conseil régional.

      Ces chiffres font de la France une exception en Europe, où la proportion d’élus en situation de cumul ne dépasse pas 20%. En Italie, 16% des parlementaires exercent au moins un autre mandat, ils ne sont que 15% en Espagne, 13% en Grande-Bretagne et 10% en Allemagne. »

      Bien cordialement.

  • Ces mesures ne changerons pas l’état d’esprit du pays.

    Pour le point 4, je suis moyennement d’accord, et faire référence à sa création pour orienter le sentiment est petit…).
    Je suis bien content qu’il y ait des permis de construire, ça évite d’avoir n’importe quoi n’importe où.

    • D’abord, pourquoi votre avis que c’est n’importe quoi primerait-il sur celui du propriétaire qui estime que c’est loin d’être n’importe quoi ? Et ensuite, en quoi l’administration est-elle un bon juge de ce qui est la bonne couleur, la bonne épaisseur des murs, l’étude préliminaire nécessaire, etc. ?

      • les permis de construire empèchent de construire des maisons en bois alors que le pays regorge de bois qui pourrit ….

        au chiotte les permis de construire, du balais !

        • la france regorge de bois qui pourrit , comme l’URSS regorgeait de pomme de terre en tas , qui pourrissait …

          c’est pas george marché qui disait  » c’est un état soeur  » ?

      • Je dis pas que c’est totalement n’importe quoi, je nuance.
        Les permis de construire sont aussi indispensable qu’inutile. le supprimer ne résoudra pas le problème de construction.
        Je doute que la baisse du nombre de construction soit imputable au seul permis de construire, mais plutôt à la paupérisation des primo-accedants.

        Ce que j’ai trouvé moyen dans la formulation de la chose, c’est faire référence à sa création, afin d’orienter le lecteur vers le coté péteniste de la chose, donc legitimer que c’est un dispositif qui est mal.

        Les points soulevés par Esope RESTEICI sont de bonnes pistes.

        • Le prix des terrains paupérise les primo accédants… Tout les stratégies visants à augmenter la capacité de remboursement d’emprunt n’ont fait qu’alimenter la bulle. Il faut crever la bulle en libéralisant la construction. A vrai dire le problème n’est pas le permis de construire mais le POS, il est trop stricte.

          • @ Karg se

            Vous écrivez : « A vrai dire le problème n’est pas le permis de construire mais le POS, il est trop stricte. »

            Oui, c’est une chaîne, en effet. Le premier maillon est la loi de Vichy (15 juin 1943) instaurant le permis de construire, le second maillon est le PLU (POS précédemment), et le troisième est l’autorisation effectivement délivrée.

            Dans les PLU, il y a des règles de densité sous le nom de COS, le Coefficient d’Occupation des Sols, qui fixe le rapport maximum entre la surface au sol et la surface construite. J’avais proposé à Benoît Apparu de supprimer le COS et de rétablir l’application de la seule règle dite « règle de prospect » prévue au code civil pour le respect du voisinage. Il en est résulté dans le texte un droit de majoration des COS par les conseils municipaux.

            Cette idée d’abrogation du COS a continué à faire son chemin au sein du ministère et a été reprise dans la loi ALUR.

            Mais il reste les règles de hauteur et d’emprise, qui font toujours doublon avec les règles de prospect, et qu’il serait sage d’abroger aussi en revenant aux règles, plus sages, postérieures à 1945.

            Notons que c’est sous le régime du permis de construire que les horreurs urbanistiques et les hideuses machines à habiter ont été produites. Une fois encore, on constate que la société du contrat et de la responsabilité personnelle produit de plus belles choses que la société de la contrainte et de l’irresponsabilité (maquillée vicieusement sous le terme de « responsabilité collective »).

            Enfin, la proposition mentionnée dans le texte publié par Contrepoints est de supprimer l’aspect le plus scandaleux, qui est la délivrance d’autorisations au cas par cas. Ces décisions d’opportunité sous couvert de seule application des règles en vigueur, donnent toutes les tentations de corruption et de collusion, ainsi que cela a été tant de fois avéré.

            Il me parait imprudent et injuste de concéder ce pouvoir de décision à un tiers qui n’est pas propriétaire du terrain. Supprimons cette spoliation de décision, cela évitera aux élus toutes tentations nauséabondes et remédiera à la pénurie.

            Bien cordialement.

        • @ l’ordure (…!)

          Vous écrivez « La proposition mentionnée dans l’article est de supprimer l’aspect le plus scandaleux, qui est la délivrance d’autorisations au cas par cas, qui donne toutes les tentations de corruption et de collusion, ainsi que cela a été tant de fois avéré.  »

          Le régime de Vichy est favorable à une intrusion de la collectivité dans la décision personnelle, au nom d’un idéal de société qu’il veut imposer. L’institution du permis de construire par le régime de Vichy est la conséquence de cette idolâtrie d’une doctrine.

          Cette doctrine de l’intrusion dans la décision personnelle est commune avec le socialisme.

          A la source, le chef de ce régime de Vichy, le Maréchal Pétain, s’est vu accorder les pleins pouvoirs par l’assemblée élue en 1936. Cette assemblée est celle qui a mis en place le Front Populaire.

          Enfin, ce régime de Vichy a ouvertement pactisé avec le socialisme national allemand.

          Au plan de son idolâtrie collectiviste, au plan de sa prise de pouvoir, et au plan de son alliance avec ses socialistes nationaux, le régime de Vichy révèle sa nature. Le grotesque de leur orgueil se gonfle en dévorant la responsabilité et la dignité personnelles. Le « permis de construire » est le fait d’attribuer à une autorité politique un droit unilatéral sur la propriété personnelle.

          Les régimes prométhéens sont friands de bureaucratie et d’autorisations. C’est pourquoi il est juste de rappeler la source du régime du « permis de construire », tant il est caractéristique de la négation de la valeur de l’Homme et de sa capacité de décision.

          La dignité de l’Homme, c’est d’être responsable. Et je dirai même que sa dignité est sa capacité à avoir honte de ses mauvaises décisions.

          Bien cordialement.

        • @ l’ordure (…!)

          (remplacement par la bonne citation de votre commentaire… )

          Vous écrivez :

          « Ce que j’ai trouvé moyen dans la formulation de la chose, c’est faire référence à sa création, afin d’orienter le lecteur vers le coté péteniste de la chose, donc legitimer que c’est un dispositif qui est mal. »

          Le régime de Vichy est favorable à une intrusion de la collectivité dans la décision personnelle, au nom d’un idéal de société qu’il veut imposer. L’institution du permis de construire par le régime de Vichy est la conséquence de cette idolâtrie d’une doctrine.

          Cette doctrine de l’intrusion dans la décision personnelle est commune avec le socialisme.

          A la source, le chef de ce régime de Vichy, le Maréchal Pétain, s’est vu accorder les pleins pouvoirs par l’assemblée élue en 1936. Cette assemblée est celle qui a mis en place le Front Populaire.

          Enfin, ce régime de Vichy a ouvertement pactisé avec le socialisme national allemand.

          Au plan de son idolâtrie collectiviste, au plan de sa prise de pouvoir, et au plan de son alliance avec ses socialistes nationaux, le régime de Vichy révèle sa nature. Le grotesque de leur orgueil se gonfle en dévorant la responsabilité et la dignité personnelles. Le « permis de construire » est le fait d’attribuer à une autorité politique un droit unilatéral sur la propriété personnelle.

          Les régimes prométhéens sont friands de bureaucratie et d’autorisations. C’est pourquoi il est juste de rappeler la source du régime du « permis de construire », tant il est caractéristique de la négation de la valeur de l’Homme et de sa capacité de décision.

          La dignité de l’Homme, c’est d’être responsable. Et je dirai même que sa dignité est sa capacité à avoir honte de ses mauvaises décisions.

          Bien cordialement.

          • D’après vous le permis de construire est mal parcequ’il incarne les valeurs de son régime de création.

            Je ne suis pas d’accord.
            Personnellement je suis content d’être protégé par le permis de construire de mes voisins, ça les empêche de faire un immeuble devant ma fenêtre ou une terrasse improbable sur ma limite de propriété.

            Peut etre que c’est clienteliste et source de corruption / collusion, mais pas pour les gens qui souhaitent construire leur résidence principale.
            Ceux qui profitent de ce système sont les gros promoteurs d’ensemble et copropriété, pas les maisons individuelles.
            Ils veulent peut être aussi la mort du permis pour pouvoir profiter pleinement de leur constructions et en revendant à prix d’or leur cage à lapin en s’affranchissant des taxes DDE et autre.

            Pour les propriétaire particuliers, c’est un garde fou et en aucun cas un frein à la construction. j’ai bien dis, pour les particuliers.

            • @ « l’ordure » (re ‘!’)

              Vous pouvez relire le texte publié par la rédaction de Contrepoints, pour constater que nous sommes d’accord car je considère légitime la restriction de la construction à raison des nuisances au voisinage.

              Bien cordialement.

            • Ne vous inquiétez pas, je suis une bonne ordure, je me recycle très bien.

  • trop compliqué …

    il faut changer la base électorale :

    une voix pour tout le monde
    une voix supplémentaire pour celui qui travail
    une voix supplémentaire pour celui qui travail à son compte

    et zero voix pour les ivrognes …

  • 1. Cela pourrait même être appliqué pour n’importe quel travailleur !
    2. Tout d’abord, pourriez-vous préciser en quoi les fonctions militaires ou judiciaires devraient être traitées différemment ? Ensuite, certains contractuels de la fonction publique seront bien contents de voir leur statut s’améliorer, mais même des fonctionnaires : Ils auront droit à la médecine du travail, à certaines primes (13ème, 14ème mois), des avantages liés au CE, des voitures de fonction par exemple pour les enseignants remplaçants, ou encore des taux de prêts privilégiés comme les salariés des banques.
    3. Le problème des aides aux entreprises est qu’elle bénéficient souvent aux entreprises les moins productives et non soumises à la concurrence (typiquement la distribution).
    4. La question du logement est un peu plus complexe. En réalité, le 1 millions de logement manquant est un peu simpliste. La question est surtout qu’il y a pas assez de logements dans certaines zones. Ce sont donc des mesures ciblées sur certaines zones qu’il faut entreprendre. J’ajoute que tous les dispositifs d’aides à la construction mais aussi à la location ont contribué à l’inflation immobilière.
    5. Le problème est que les collectivités ne sont pas toutes égales, en faisant cela on risque au contraire d’accentuer les inégalités entre territoires.
    6. Je vois mal pourquoi il faudrait faire payer les hauts-fonctionnaires. Ceci dit, je suis favorable à un régime unique pour tous, une caisse unique, tout en tenant compte des différents types de professions. Je ne vois pas pourquoi un ouvrier agricole ou du BTP devrait cotiser autant qu’un enseignant ou un journaliste.
    7. Bizarre car les frais de gestion de la sécu sont entre 5 et 6 fois moins élevés que ceux des mutuelles et des assurances privées.
    8. Parce que vous croyez que donner du pouvoir à un individu va empêcher les passe-droits ? Regardez la libéralisation en Suède dans les années 90 et les résultats ensuite !
    Sur les points 9. et 10. Par contre, je pourrais être d’accord avec vous.

    • 13éme mois, jusqu’à 17 mois par an !!!! ça sert à quoi sinon camoufler le salaire réel.
      Invention typique du haut fonctionnaire en mal d’activité qui prend les contribuables pour des abrutis.
      Et pourquoi pas de primes défiscalisées en billets tout neufs!!

      « les frais de gestion de la sécu sont entre 5 et 6 fois moins élevés que ceux des mutuelles et des assurances privées »
      Des preuves……………
      Faut avoir une case qui manque pour croire qu’une quasi administration monopolistique puisse être plus compétitive qu’une entreprise privée (même si très acoquinée avec l’état) exposée à la concurrence.
      D’autant plus que tout le monde ou presque sait que cette administration présente un des plus haut taux d’absentéisme de la sphère étatique.
      Vous ne savez peut être pas que les hp et les cliniques font quasiment le boulot de la sécu depuis l’avènement de l’informatique et malgré cela: elle conserve son personnel pléthorique)
      Un peu comme les banques avec la carte bleue. Le terminal est payé par le commerçant. C »est vous qui payé ( en dernier payeur) pour les économies de personnel des banques.

      Libéral et constructiviste !!!! ça peut ?

      • Des preuves , Regardez les comptes nationaux de santé de la DREES ! Faut être un affreux sectaire pour refuser de voir la réalité en face et même contester cette réalité établie !

    • @ Lionnel 37

      Merci pour votre analyse.
      Je vous réponds point par point.

      Vous écrivez « 1. Cela pourrait même être appliqué pour n’importe quel travailleur ! »

      Ma réponse ==> Oui, c’est vrai. Toutefois, le premier fondement de la différence entre un « travailleur » (selon votre terme) et un élu, c’est que le « travailleur » rend compte au quotidien à son employeur et peut être congédié en cas de faute, tandis que le congédiement d’un élu par les électeurs en cas de mauvais travail ne se produit qu’au terme de son mandat. Le second fondement de la différence est que les moyens de contrôle de l’employeur sont plus élevés que les moyens de contrôle de l’électeur lambda. Par exemple, quel électeur sait que plus de 700 parlementaires sont des cumulards ?

      Vous écrivez « 2. Tout d’abord, pourriez-vous préciser en quoi les fonctions militaires ou judiciaires devraient être traitées différemment ?

      Ma réponse ==> Les fonctions militaires et judiciaires sont des fonctions dites « régaliennes », c’est-à-dire qu’elles sont les détentrices du pouvoir de mettre en œuvre la force légale. Ce pouvoir particulier leur donne une responsabilité particulière en matière de neutralité de leurs décisions. Mettre ces personnes à part, c’est mettre les citoyens à l’abri du despotisme des politiques qui pourraient les utiliser à des fins personnelles de conquête du pouvoir ou d’oppression.
      Une des contreparties de cette protection particulière est leur interdiction de prendre une position politique publique, et de faire grève. Ces personnes sont un rempart et une protection. Ils doivent être un gage de stabilité.

      Vous écrivez « 3. Le problème des aides aux entreprises est qu’elle bénéficient souvent aux entreprises les moins productives et non soumises à la concurrence (typiquement la distribution).

      Ma réponse ==> Oui.

      Vous écrivez « 4. La question du logement est un peu plus complexe. En réalité, le 1 millions de logement manquant est un peu simpliste. La question est surtout qu’il y a pas assez de logements dans certaines zones. Ce sont donc des mesures ciblées sur certaines zones qu’il faut entreprendre. J’ajoute que tous les dispositifs d’aides à la construction mais aussi à la location ont contribué à l’inflation immobilière.

      Ma réponse ==> Oui, d’accord sur tous les points.

      Vous écrivez « 5. Le problème est que les collectivités ne sont pas toutes égales, en faisant cela on risque au contraire d’accentuer les inégalités entre territoires.

      Ma réponse ==> Oui, c’est tout à fait exact. Votre objection me parait fondée. Mais si vous relisez le texte complet publié par la rédaction de Contrepoints, vous voyez que je préconise une autonomie de financement par des impôts prélevés auprès des administrés de ces collectivités locales. Or, par ailleurs, je suis favorable à un revenu minimum universel. Ce revenu minimum bénéficie plus aux administrés des régions les plus pauvres, et majore l’assiette imposable. C’est par ce canal que la péréquation est faite.

      Vous écrivez « 6. Je vois mal pourquoi il faudrait faire payer les hauts-fonctionnaires. Ceci dit, je suis favorable à un régime unique pour tous, une caisse unique, tout en tenant compte des différents types de professions. Je ne vois pas pourquoi un ouvrier agricole ou du BTP devrait cotiser autant qu’un enseignant ou un journaliste.

      Ma réponse ==> Là aussi, en relisant, vous verrez que les fonctionnaires objets de la remarque sont les fonctionnaires à haut revenu. Or vous évoquez les « hauts fonctionnaires ». La différence est de taille. Si l’on considère que les fonctionnaires à haut revenu sont ceux sont le revenu est le double du revenu médian (1361 € nets X 2 = 2722 €), la base taxable est large et permet à ceux qui ont institué ces régimes spéciaux d’honorer leurs responsabilités. L’objectif final étant de rétablir l’égalité de traitement entre tous les citoyens, et de supprimer in fine cette taxation d’équilibrage des régimes spéciaux.

      Vous écrivez « 7. Bizarre car les frais de gestion de la sécu sont entre 5 et 6 fois moins élevés que ceux des mutuelles et des assurances privées.

      Ma réponse ==> Oui, c’est vrai pour les frais de traitement des paiements. La sécu est très efficace. Mais ce traitement est une fonction parmi de nombreuses autres dans un océan de gaspillage.
      Vous pouvez voir dans l’article « Comment gagner un milliard par jour sur les dépenses publiques » le comparatif de dépense entre la France et les pays de l’OCDE, et en particulier les évolutions depuis 1975 :
      http://sylvainjutteau.blogspot.fr/2012/11/comment-gagner-un-milliard-par-jour-sur.html

      Vous écrivez « 8. Parce que vous croyez que donner du pouvoir à un individu va empêcher les passe-droits ? Regardez la libéralisation en Suède dans les années 90 et les résultats ensuite !

      Ma réponse ==> Les deux points communs des pays qui progressent dans les enquêtes PISA sont :
      – l’autonomie de gestion de l’équipe par le chef d’établissement, qui connait au mieux la réalité tant des professeurs que du public qu’il reçoit.
      – le suivi individuel des élèves en difficulté.
      Ces deux points s’entretiennent mutuellement dans un cercle vertueux.
      Si vous vous intéressez au sujet, les résultats de PISA sont disponibles en français dans ce document :
      http://www.oecd.org/pisa/keyfindings/pisa-2012-results-overview-FR.pdf

      Vous écrivez « Sur les points 9. et 10. Par contre, je pourrais être d’accord avec vous.

      Ma réponse ==> 

      Bien cordialement.

      • Bonjour, merci de votre réponse.

        Nous avons tout de même certains points d’accord et c’est tant mieux. Je précise un peu ma pensée lorsque cela est nécessaire.
        Sur le point 1. Je tiens à préciser que je suis tout aussi favorable que vous à empêcher les cumuls d’indemnités, j’aurais pu mieux le préciser. Ceci dit, comment déterminer une faute d’un élu, c’est bien difficile. Lorsque la loi est bafouée, c’est certain et là-dessus on pourrait concevoir la fin de l’immunité pour certains élus, et des sanctions d’inéligibilité plus importantes. Quant au fait que beaucoup sont des cumulards, les citoyens doivent se renseigner si cela les ennuie, tout comme le dirigeant d’entreprise doit vérifier, contrôler le travail de ses salariés. Globalement nous sommes d’accord sur votre point 1.
        Sur le point 2. Là nous différons. Il est vrai que les métiers de la justice, de la sécurité sont particuliers, mais si on se place du point de vue libertarien, rien n’empêche que l’Etat délègue ses services à des entreprises privées, mises en concurrence dont les contrats seront renouvelés en fonction de leurs performance (sont-ils capables de faire régner l’ordre, de faire respecter la loi ?). Ce n’est pas mon avis, mais on peut l’imaginer. Maintenant, les métiers de l’éducation ou encore de la santé sont également particuliers. L’éducation a pour but de former des citoyens éclairés selon la formule consacrée, ayant un esprit critique, un certain nombre de connaissances, ce sont de bons arguments pour défendre une école publique.
        Sur le point 5. Je suis également favorable à un RME (revenu minimum d’existence) universel, mais j’ai bien peur que cela ne comble pas les inégalités entre territoires : dans un territoire à fort taux de chômage, avec peu d’activité économique, malgré un RME qui pourra limiter la pauvreté, les rentrées fiscales risquent d’être bien faibles pour financer l’entretien des écoles, des collèges, aider les rares entreprises qui sont là, développer des infrastructures, etc.
        Sur le point 8. Justement, PISA (au-delà des nombreuses critiques fondées qu’on peut lui faire) montre une corrélation non significative entre autonomie et meilleurs résultats (r² de 0,34 au mieux). La Suède a pratiqué cette politique dans les années 90 et depuis ses résultats chutent et les inégalités scolaires s’accroissent. On peut le voir dans PISA mais également dans PIRLS et TIMSS (qui sont selon moi plus fiables).
        Bonne soirée. Cordialement.

  • « Sois le changement que tu veux voir dans le monde ».

    Gandhi

  • Concernant les logements neufs, il faut impérativement lutter contre les associations pour les handicapés moteurs qui ont obtenu la norme hyper débile de 100 % des logements neufs compatibles avec une chaise roulante. Cela génère des appartements hyper mal agencés où les m² sont perdus.

    En effet ce n’est pas politiquement correct, mais c’est nécessaire pour que les personnes qui ne sont pas ultra-riches puissent se loger convenablement.

  • C’est intéressant, mais pas réalisable. J’ai été fonctionnaire pendant 5 ans avant de démissionner et de m’expatrier en fondant ma boite a l’Étranger.

    Il avait des mecs qui ont 30 ans de boutique, et qui veulent absolument rien changer, d’ailleurs la devise est: un fonctionnaire qui réfléchis est un fonctionnaire qui désobéis.

    J’avais le choix, soit rester et la fermer, en gros végéter, ou démissionner et foutre le camp, j’ai choisis la 2 eme, perdre une quinzaine d’années de cotisations, mais j’ai gagner en liberté.

    • je connais une personne qui travaillait à la secu au début des années 90, elle a été poussé à la démission par ses collègues qui l’avait pris en grippe, car elle travaillait trop vite …

    • Un fonctionnaire qui « travaille trop » mécontente ses collégues. Faut attendre tranquilement la retraite quand même.
      Un fonctionnaire qui pose des questions ou, pire, fait des propositions, indispose la quiétude de son chef.
      Le chef met « la poussière sous le tapis » et sa ligne de conduite est « pas de vagues ».
      Il rend compte à l’échelon supérieur « tout va bien ».
      Quand quelque velléïté arrive par au-dessus, il amortit les conséquences par une inertie de bonne facture.
      Chacun dans sa niche et que personne ne bouge.
      D’ailleurs pourquoi changer puisque nous sommes les meilleurs ?

  • Sylvain on t’attend au Jean Bart. Au lieu décrire des lieux communs, magne toi de venir. Merci

  • SI l’état ne verse rien aux collectivités locales la taxe (foncière+habitation) va tripler. Donc…

  • Il y a une mesure simple a appliquer:
    Toute dépense doit comporter une partie souscrite par les : députés+sénateur+élus de toute sortes et niveau sur leur revenus personnels; et si l’investissement s’avère non rentable, qu’ils soit pénalisés sur leurs bien personnels. Et « licenciés » pour faute grave dès que la perte est avérée !!

  • Les commentaires sont fermés.

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