Holy Cow! : Le hamburger altermondialiste

Holy Cow! est une chaîne suisse de restauration rapide au marketing politiquement engagé.

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Holy Cow! : Le hamburger altermondialiste

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 11 mai 2014
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Par Stéphane Montabert, depuis la Suisse.

Che Guevara cuisinait-il des hamburgers ? Probablement pas. Mais l’aurait-il fait qu’on aurait pu assez facilement se le représenter comme la mascotte de Holy Cow!, une chaîne suisse de restauration rapide au marketing politiquement engagé, jugez plutôt :

 La révolution du fast-food, parce qu'il faut bien commencer quelque part.

La révolution du fast-food, parce qu’il faut bien commencer quelque part.

 

Il est possible que l’idée de révolution ne soit qu’un clin d’œil face à une cuisine résolument nouvelle, à moins qu’il ne s’agisse d’un réel engagement politique. Quelle meilleure façon de savoir que d’aller vérifier ? Et naturellement, de comparer avec le symbole de l’américanisme mondialisé triomphant – en tout cas dans l’esprit de ses contempteurs – j’ai nommé McDonald’s bien sûr !

La franchise choisie pour mon évaluation est idéalement située. L’intérieur est spartiate. Le mobilier se résume à de rustiques tables en bois et à des bancs, sans doute l’esprit « repas commun » cher aux guérilleros sur la brèche. Au mur, un portrait noir et blanc nous apprend qu’un certain Jean-Pierre fournit la viande à l’enseigne. Comme nous ne connaissons de lui que son prénom, la profession de foi ne vaut pas grand-chose.

C’est l’heure de pointe. Il y a du monde. Une seule caisse est ouverte. Les prix sont affichés sur un grand panneau façon tableau noir. Premier constat : c’est très cher. Le hamburger le plus basique est à 9,90 CHF, 15,90 avec frites et boisson. La plupart des offres avec un assaisonnement spécial de la viande font monter l’addition à 19,90. Certes, la portion de bœuf est correcte, 165g, mais on atteint largement le tarif du plat du jour dans un restaurant traditionnel.

Perdu dans mes réflexions, me voilà devant le caissier. Je commande un menu.

— Vous prenez quoi comme boisson ?
— Coca.
— (regard qui en dit long) Nous ne servons pas de « Coca », monsieur.
— Ah… Mais pourquoi?
— Seulement des produits locaux. Jus de pomme, eau minérale, bière…
— Va pour un jus de pomme.

Je suis d’humeur taquine. Je reviens à la charge:

— Vous savez, lui dis-je, le Coca vendu en Suisse est intégralement fabriqué en Suisse.

Mon interlocuteur est un peu désarçonné. S’il annonce probablement cent fois par jour qu’il n’a pas de Coca-cola, il ne doit pas souvent tomber sur des revêches dans mon genre.

— Mais, finit-il par articuler, ce n’est pas pareil.
— Pourquoi ?
— C’est, euh, une société américaine.
— Ah. C’est donc ça le problème.
— Tout à fait. Nous privilégions les sociétés locales, conclut-il avec le sourire de quelqu’un qui retombe sur ses pieds.

Holy Cow! 2Che Guevara n’est pas là que pour la décoration, me dis-je en mon for intérieur. Je reçois ma commande des mains d’un cuistot tatoué, dans un panier en osier garni d’une simple serviette. Si le cuisinier porte des gants en latex, l’hygiène n’a pas l’air d’être une préoccupation majeure. Mon impression est confirmée en salle. Le sol et les murs sont douteux. Le plateau de la table, poisseux, est couvert de miettes (cliquez sur l’image pour l’agrandir). Le nettoyage ne doit pas être trop intensif.

Bon point, serviettes et condiments sont en libre-service. À ce tarif, c’est la moindre des choses. Contrairement à la profession de foi du caissier, les clients ont à leur disposition du ketchup Heinz, marque américaine emblématique. Teresa Heinz, richissime héritière de la marque, est l’épouse de John Kerry, ancien candidat démocrate à la présidentielle et secrétaire d’État au sein de l’administration Obama. Soit l’acharnement à n’employer que des compagnies locales a ses limites, soit l’orientation politique de la famille Heinz est une qualité rédemptoire.

Les frites sont épaisses et peu savoureuses, le hamburger de taille correcte mais d’un goût quelconque. Évidemment, il ne ressemble pas du tout à la photo, mais McDonald’s est un habitué des mensonges du genre. En mangeant j’observe les alentours du coin de l’œil ; je ne compte que deux cuisiniers et un caissier. Il y a peut-être d’autres salariés, bien sûr, mais l’enseigne semble employer très peu de personnel. Rien à voir avec la ruche d’équipiers s’agitant dans un McDo aux heures de pointe.

Où passe l’argent ? Pas dans l’aménagement intérieur ni la main-d’œuvre visiblement. Les produits ? Sans doute pas : peu de gens le savent – ou l’admettent – mais McDonald’s emploie lui aussi essentiellement des produits locaux. Cela signifie que, contrairement à la propagande établie, l’origine locale de la nourriture n’est pas un élément déterminant du prix final. La conclusion s’impose : l’argent semble passer avant tout dans la marge de la firme. Le hamburger altermondialiste a certainement une rentabilité élevée.

En tout cas, mon expérience culinaire s’avère décevante. Je ne dis pas que le hamburger est pire que chez McDonald’s, mais certainement pas très différent au bout du compte, et bien plus cher.

Consultant le site web de Holy Cow! le curieux pourra découvrir que la marque dispose aujourd’hui de sept succursales, dont deux en France à Lille et à Rouen. Les vendeurs du cru clament-ils qu’il ne se fournissent qu’en France ? Si oui, il faudrait savoir pourquoi les fournisseurs français sont acceptables pour une succursale française et non pour la Suisse, et réciproquement…

C’est un peu le problème qui attend au tournant n’importe quelle firme reposant sa communication marketing sur la xénophobie, pardon, la consommation locale : dès que ses enseignes traversent une frontière, le discours s’effondre dans ses contradictions.

Heureusement, le grand public ne se pose pas tant de questions. Les passants voient la révolution du hamburger, Che Guevara en cuisine, et payent joyeusement le double en se disant qu’au moins ils ne sont pas chez McDonald’s.

Holy Cow! tient définitivement un créneau.


Sur le web.

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  • Décidément, j’ai pas la même expérience du Holy Cow, en tout cas celui de la gare Cornavin à Genève. Précision importante, car je sais que les « frites » ne sont pas les mêmes selon la franchise, certaines servant même des chips. Et dans les 2 cas, c’est la première fois que je lis des avis négatifs à leur sujet, j’ai même des collègues qui vont manger au Holy Cow pour leurs frites ! Oui, ce ne sont pas des « pommes allumettes » comme au McDo à Holy Cow Cornavin, mais des vrais frites, peut-être que ceci explique cela.

    La salle est la même (et pour le prix, on pourrait être mieux assis !), les tables poisseuses (mais j’ai bien vu régulièrement le personnel les nettoyer) et cette affiche « Che Guevara » me déplait fortement aussi ! C’est le plus gros point négatif du restaurant, cette affiche de m…

    Les burgers sont énormes (165g pour le boeuf, de vrais morceaux de blanc de poulet), tellement énormes qu’il n’y a pas besoin de frites pour avoir le ventre plein, et savoureux ! C’est bien simple en comparaison d’un MacDonald’s on a bien 50% de nourriture en plus, et surtout une expérience culinaire incomparable ! Pas d’affiches de photo de burger, donc pas de « mensonge de la photo », cela dit, ils ont plutôt une belle gueule leurs burgers (pour des burgers, hein). Dommage d’avoir pris du jus de pomme, car ils ont aussi du sirop (à volonté) d’excellente qualité, et d’excellentes bières artisanales. Et je sais de quoi je parle, j’ai passé quelques années en Belgique.

    Il est vrai que les prix sont aussi 50% plus élévés que chez Mc Donald’s, mais je trouve ceux-ci justifiés pour le produit. Mais j’adore lire « La conclusion s’impose : l’argent semble passer avant tout dans la marge de la firme. Le hamburger altermondialiste a certainement une rentabilité élevée. ». On dirait une prose de gauchiste reprochant à McDo d’avoir une nourriture mauvaise, du personnel mal payée, et de conclure : « : l’argent semble passer avant tout dans la marge de la firme. Le hamburger capitaliste a certainement une rentabilité élevée. »

    Merci, j’ai bien ri. Pour le « nivellement par le haut », on repassera.

    • Des photos de hamburger sont visibles sur leur site: http://holycow.ch/burger-menu . Je dois vous dire que c’est assez différent de ce que j’ai eu à manger.

      Le plus amusant c’est que je suis vraiment allé essayer avec un esprit ouvert, ils disent qu’ils font mieux que l’abominable McDo, allons voir! et j’ai été assez déçu. Quant à la marge de Holy Cow, disons que j’ai procédé par élimination. Ca ne me gêne pas plus que ça d’ailleurs s’ils se font un maximum d’argent ; je trouve juste l’hypothèse cocasse compte tenu des valeurs « sociales » qu’ils affichent et comparé à McDo, accusé d’être le bastion du capitalisme, dont la moindre enseigne fait probablement vivre beaucoup plus de monde qu’un Holy Cow.

      Maintenant, qu’il y ait des gens qui apprécient leur cuisine indépendamment de toute politique, grand bien leur fasse. Personnellement je n’ai pas trouvé le burger extraordinaire, mais à chacun ses goûts.

      • 9.90 à 15 chf pour un burger (16.50 environ menu étudiant)… c’est tout a fait correcte nan ? C’est clair que pour un francais qui gagne ce qu’il gagne ca peut paraitre cher, mais quand tu sais que le menu mac do pour un big mac tourne autour des 13 chf en suisse et que t’as encore faim après, alors que ce n’est de loin pas le cas pour un menu chez HolyCow, tu y réfléchis à deux fois et te dit qu’au moins t’auras pas de nouveau la dalle 2h après.

        Après le concept, t’aimes t’aimes pas Stephane, mais juste pour info, dans un restaurant traditionnel, comme tu dis, on est entre 16 et 25 chf le menu de midi en Suisse. Donc ca reste peu cher finalement, avec un peu de recul… et pour ceux qui voudraient des bons ptits plats, rien ne vaut la cuisine faite chez soi à se réchauffer au boulot. Ca c’est pas cher et tu sais ce qu’il y a dedans 😉 Bref.

        • Il faut comparer ce qui est comparable: ce n’est pas correct de mettre côte-à-côte le prix d’un menu complet au McDo avec le prix d’un simple burger Holy Cow! en plus pris au tarif étudiant…

          Un Big Mac contient deux portions de viande pour un total de 90g pour 6.50 CHF. Comme il contient du fromage l’équivalent Holy Cow! le plus proche est le sandwich « Cheese burger » à 11.90, qui lui contient 165g de viande (je passe sur le reste des ingrédients).
          En appliquant une règle de trois toute simple on voit que si on ramène le prix au gramme de viande les tarifs sont tout simplement… équivalents!

          Maintenant si vous avez encore faim vous pourriez prendre DEUX Big Mac (un menu + un sandwich seul) et cela vous apporterait probablement de quoi vous caler (180g de viande) pour le même prix que le menu Holy Cow!

    • En même temps, est-ce qu’on peut attendre beaucoup d’objectivité de la part d’un Français élu dans un pays d’extrème-droite en Suisse?
      On peut se poser la question…

      • La Suisse pays d’extrême-droite ? Sur quels critères ? Le nombre d’étrangers qui y bossent ? Le nombre des chômeurs ? Le poids de la dette ? L’importance de la démocratie participative ?

      • un pays d’extrème-droite en Suisse?

        Cela veut dire quoi exactement ? Que si on est pas à gauche, on est obligatoirement d’extrême droite ❓
        🙄 🙄 🙄

  • le fait que la production consommé soit locale ne veut strictement rien dire du tout : savoir comment à été élevé et surtout nourri la bète que l’on a dans l’assiète serait plus instructif , mais la, vous verez que vous vous heurterez vite à un tabou . la proffession agricole n’aime pas trop que l’on s’appesantissent sur le sujet : circulez , y a rien à voir. la plupart des bovins en france reçoivent en complément de leur ration de base ( souvent de l’ensilage de mais ) du tourteau de soja américain , transgénique à 95%.
    je suis pret à prendre le paris qu’une viande élevé dans la pampa argentine, dans un paturage du sahel ou en mongolie intérieur et éventuellement  » finie  » avec un peu de farine, et plus gouteuse que la majorité des viandes française ou suisse …

  • Bof bof comme portrait.
    Je ne sais pas quand cette personne s’y est rendue, mais pour y être déjà allé aux heures de pointes, on retrouve une armée de personnel et le service est ultra-rapide. Et il n’y vraiment pas du avoir de chance parce que les burgers y sont très bon en général.
    Alors si le seul problème, c’est qu’il n’y a pas de coca…

    Bref, je suis surpris de cette critique basée sur une seule expérience. Je suis allé plusieurs fois à celui de Lausanne, le premier de la franchise je crois, et c’est totalement incomparable avec un Mc Do.
    D’ailleurs, malgré le prix qui n’est pas si exorbitant (il y a par exemple un « menu étudiant ») tout ceux que je connais qui l’ont essayé y retournent volontiers…

  • Personnellement j’admire le succès du concept Mac Do mais je trouve leurs restaurants en France, assez sales et trop peu intimes en général. Ce sont deux critiques qui se placent encore avant mon troisième critère de choix: le goût des aliments. Je n’arrive pas à me défaire l’idée que l’usage d’arômes renforcés au glutamate monosodique est exagéré dans l’industrie.

    La raison pour laquelle je ne prends pas de drogues non plus – en dehors du vin -, c’est la crainte de ne plus maitriser mes qualités propres, même s’il est certain que les drogue m’en « donneront » d’autres qui sont sans doute supérieures par certains aspects.

    Ceci dit, « buy local » n’est pas nécessairement imbécile, au delà de la liberté d’entreprendre. Un consommateur « libéral » a un certain intérêt à privilégier les fournisseurs sur lesquels il pourra plus facilement opérer un contrôle « direct » de qualité (quel qu’elle soit – même « qualité morale » comme de savoir si le patron bat sa femme ou s’il soumet ses enfants à la torture).

    L’article montre bien cependant que les modèles « idéologiques » sont plutôt des attrapes nigauds: che et heinz (W. Buffet) ne sont pas suisses. L’un est un meurtrier, l’autre sans doute un impérialiste. En revanche, les employés chez Mc Do seront vos voisins, désireux de vous servir.

    • Honnêtement, je ne comprends pas le sens de toutes ces critiques anti-McDo.
      Oui, ce n’est pas bon pour la santé. À ma connaissance, McDonald’s n’a jamais targué que le Big Mac était bon pour la santé et peu calorique. C’est du fast-food et ils l’assument.
      Et personnellement, je trouve le service de McDonald’s très correct. Un menu à 6€10 avec burger, frites et boisson avec une salle chauffée, wi-fi gratuite et service rapide, oui, le service offert par McDonald’s est de qualité pour le prix proposé.

      • Non, je n’ai rien contre Mc Do qui ne serait de nature tout à fait subjective. Pardon d’avoir brouillé le débat. Je n’ai aucun problème à en manger. Mais je reste positif vis a vis du commerce local.

        Je retire d’ailleurs ce que j’ai dit sur la composition après m’être renseigné auprès d’un chimiste aromaticien: pas de glutamate dans les burger. Mea culpa.

  • Le fast-food antilibéral ne répugne pas à baser son marketing sur… l’anglais. « Come join the fast-food revolution! », site par défaut en anglais. Pas très « local » et antiaméricain, non ?

    • Mais arrêtez, c’est pas un concept anti-libéral. C’est simplement un fast food qui veut mettre en avant la qualité. Ce n’est pas parce qu’on ne vend pas de coca qu’on est anti-américain, je n’ai jamais reproché à un restaurant qui n’avait pas de nestea, de rivella ou d’ovomaltine d’être anti-suisse!
      Alors pour se distinguer, ils ont un marketing qui met en avant l’aspect local et la qualité. Le premier de la franchise construit à Lausanne était entre deux Mc Donald. Si c’était pour faire la même chose, c’était juste débile…

      • « C’est simplement un fast food qui veut mettre en avant la qualité. »

        Je ne sais pas comment vous mettez en avant la qualité mais elle n’est ni dans le décor, ni dans le service, ni dans la variété, ni dans l’approvisionnement local, ni dans la propreté.

        Si pour vous « qualité » équivaut à « quantité de viande », alors je m’incline.

  • L’affiche du Che me plaît bien du fait de sa représentation en Diable (avec ses deux cornes !). Utiliser son image comme bouChe fait vrai, rien à redire sur la vérité historique.

  • Extraordinaire!

    Je vous trouve d’entière mauvaise foi, le Holy Cow est sans conteste un des meilleurs burgers de Genf, avis partagé par la grande majorité de mes collègues et amis! Les frites sont tout simplement délicieuses et la viande succulente.

    Au niveau des prix, vous êtes vous renseigné sur le marché genevois? Le FMR est à 26/27 environ, le roadrunner à 25 de mémoire, holy cow est extrêmement concurrentiel pour une portion de nourriture bien supérieure!

    Quant à l’affiche, un peu d’humour ne fait pas de mal. C’est une entreprise de jeunes, pour les jeunes, ils ne vont pas nous mettre un portrait de Hayek ou Bastiat, c’est sûr…

    Pour finir: allez y un midi en semaine: 2 serveurs minimum, au moins 5 cuisiniers visibles et 2 ou 3 personnes qui amènent les plats. Pas mal pour une « petite » enseigne.

    Jamais je n’aurais pensé lire un tel avis!

    • ils vont bientot servir du mecquacola ?

    • 1. c’était un midi en semaine.

      2. l’idée était de se faire une réflexion sur les coûts salariaux. Vous ne verrez pas dans l’article que je me suis plain de l’attente.

      3. mon expérience – dialogues inclus – montre que l’affiche n’est pas là que pour l’humour.

  • je suis allé voir le site : ça m’a bien fait rigoler, il présente des vaches qui semblent gambader dans des prairies verdoyante, avec des barières en bois à l’anglaise ! personnellement je doute que les  » boeufs  » qui ont fournis la viande ait connu cette vie bucolique, probablement des taurillons engraissé dans un  » atelier  » .
    un copain d’école, éleveur laitier, a essayé de vendre du lait en direct avec un distributeur automatique: sur celui-ci , les mèmes prairies digne de la campagne anglaise, ça plait aux gens … en fait, sa ferme était ultra intensive : les vaches, des holsteins qui faisaient deux lactation à 10.000 par ans avant d’etre abattues, sans jamais sortir de la stabulation. on était à la limite de la publicité mensongère …

    • 10.000 € par vache, ça sent l’ISF
      Un jour j’ai acheté de la viande hachée dans un super, sur l’étiquette j’ai lu « vieille vache » et j’ai dit à mon vieux chien « tu vas te régaler ce soir ! »

  • Oui, du hamburger bien pensant! et un gout totalement fast-food!
    A Geneve: l’Inglewood (local aussi) c’est un peu mieux. Denise’s Burger (ds Globus, « par » Philippe Chevrier! aussi local) c’est top. Et evidement, sans aucune pretention, simple et bon: l’eternel Road-Runner!…

  • Mc Donald ne vent pas de la bouffe, il vend du temps. (Restauration RAPIDE). Cette Sainte Vache est-elle plus rigoureuse dans son chronométrage, par ce que helvétique ? pour la version chauvine du ketcheupe, on en pensera ce qu’on veut, mais son nom reste assez couleur locale et fleure bon le Schwitzertütsch, n’est-ce pas, Karl-Heinz ?

    • Pour certains restaurants McDonald’s, à certaines heures, vu la queue, ce n’est pas du temps qui est vendu / économisé.

      Cela dit, le sujet c’est Holy Cow, un fast food plutôt haut de gamme (au moins par les prix, et par la qualité du produit pour beaucoup de monde dont l’auteur de l’article ne semble pas faire parti), pas le numéro 1 mondial du Fast-food, qui a connotation plutôt bas de gamme du fast food dans bon nombre de pays.

  • quelques citations de Che Guevara: « The Negro is indolent and lazy, and spends his money on frivolities, whereas the European is forward-looking, organized and intelligent… The Negro has maintained his racial purity by his well known habit of avoiding baths. » « Mexicans are a band of illiterate Indians. »
    « We’re going to do for blacks exactly what blacks did for the revolution. By which I mean: nothing. »
    « Given the prevailing lack of discipline, it would have been impossible to use Congolese machine-gunners to defend the base from air attack: they did not know how to handle their weapons and did not want to learn. »

    • “Nous avons fusillé, nous fusillons et nous continuerons à fusiller tant que cela sera nécessaire. Notre lutte est une lutte à mort.”

      “Les exécutions sont non seulement une nécessité pour le peuple de Cuba mais également un devoir imposé par ce peuple.”

      “Celui qui n’a pas lu les quatorze tomes des écrits de Staline ne peut pas se considérer comme tout à fait communiste.” (avis à M. Reynard… y a encore du boulot !)

      “La haine comme facteur de lutte ; la haine intransigeante de l’ennemi, qui pousse au-delà des limites naturelles de l’être humain et en fait une efficace, violente, sélective et froide machine à tuer.”

      “Les travailleurs cubains doivent petit à petit s’habituer à un régime de collectivisme. En aucune manière les travailleurs n’ont le droit de faire grève.”

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