Défense d’un sens commun libéral

Sommes-nous sortis du Moyen Âge de la raison ? N’y a-t-il pas lieu de défendre un sens commun libéral ?

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Sens commun

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Défense d’un sens commun libéral

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 27 avril 2014
- A +

Par Gabriel Lacoste.

Sens communAvant le savoir, il y a le sens commun. Nombreux sont ceux qui pensent voir de quoi a l’air le monde, mais répètent seulement avec conviction les représentations qui circulent autour d’eux de façon obéissante. Ils peuvent agiter une étude à la manière d’un zélote en possession d’un livre sacré. C’est le flair à partir duquel les gens pensent. Pourtant, l’édifice de la pensée humaine s’est déjà construit sous de telles bases vacillantes avant de s’effondrer. Au Moyen Âge, les érudits se livraient à de pénibles études d’Aristote, de la Bible et de leurs commentateurs afin d’y élucider la divinité. Une institution de la foi les embauchait pour sermonner les individus. Les rois eux-mêmes devaient s’y conformer, sous peine de se voir excommunier et livrer en pâture aux rivaux de toutes sortes. Une structure de commandement s’y appuyait pour survivre. Pourtant, nous n’y croyons plus. Sommes-nous à l’abri de cette méprise ?

Ce que nous croyons

Nous croyons être sortis de ces ténèbres. Nos ancêtres ont été victimes d’une superstition collective à la solde des rois et des seigneurs, mais nous vivons plutôt entourés de savants au service de monsieur et madame tout-le-monde. Qu’est-ce qui s’est passé ? Nous sommes convaincus qu’à la sortie du Moyen Âge, une vision nouvelle a commencé à circuler parmi nous : l’idéal de la démocratie politique. L’épicentre des valeurs a changé. Auparavant, le bien et le mal gravitait autour de Dieu et les érudits s’en faisaient les interprètes. Le Peuple s’est substitué ensuite à Lui dans ce rôle. Des mécanismes ont été mis en place pour que nous contrôlions collectivement les décideurs de ce monde. Des droits nous ont été garantis par une constitution, principalement celui de voter nos dirigeants dans un concours où tous peuvent se présenter. Notre âme collective bienveillante s’est donc mise à cautionner toutes nos autorités scientifiques, économiques et morales et nous pouvons donc leur faire confiance. C’est le sens commun de la plupart d’entre nous.

Nous sommes quelques-uns à défendre le libéralisme moral, politique, mais aussi économique. Selon nous, la démocratie politique prend trop de place dans la société. Les individus devraient être libres de vendre ou d’acheter ce qu’ils veulent sans avoir à se plier aux décideurs qui se réclament de la volonté du groupe en agitant des votes. Ce que nous obtenons de nos échanges nous appartient entièrement. Personne n’a le droit de piger dedans sans notre consentement, même supporté par une élection. Nous avons beaucoup de difficulté à nous faire entendre sur la place publique. Nos propos sont déformés. Nos adversaires flairent nos idées comme étant absurdes et mal intentionnées. La raison est simple. Il n’existe pas de sens commun libéral. Nos opinions s’opposent aux intuitions de monsieur et madame tout-le-monde.

Les individus ordinaires craignent d’échanger librement leurs services, car l’étampe contraignante de cette âme collective attestant de la fiabilité de ce qui leur est offert les rassure. L’idéal de la démocratie politique répond au même besoin que celui d’un ordre divin interprété par une institution de la foi : légitimer nos autorités. De plus, l’ensemble de notre éducation et des discours ambiants confirment cette perception. Les érudits partent de ce filon et le rafistolent plutôt que de chercher à le faire tomber. S’y attaquer vise en plein cœur un système de croyances et soulève donc de vives résistances.

Défendre les idées libérales dans ces conditions semble être un défi insurmontable. Il nous faut défendre un sens commun plus puissant.

Comment en douter

Comment douter de cette vision populaire ? La plupart d’entre nous n’avons pas les études nécessaires pour prétendre à une connaissance globale du monde. Cependant, cela ne devrait pas nous empêcher de douter, car le fardeau de la preuve repose sur ceux qui disent savoir. Pensons au charlatan. Il nous propose une vision de la vie moyennant de l’argent. Ses allures éveillent nos soupçons. Nous n’avons pas passé des années à lire les cartes ou les lignes de la main, mais cela n’est pas une raison d’ouvrir notre portefeuille. Ce n’est pas à nous de prouver qu’il a tort, mais à lui de nous inspirer confiance.

Qu’est-ce qui distingue le charlatan des experts qui nous racontent le monde des hommes ? Le premier ne concorde pas avec l’image que les gens se font du sérieux intellectuel. Il est donc facile pour n’importe qui de le débusquer. Ce qui est plus ardu, c’est d’envisager que la vision d’une société supervisée démocratiquement par des fonctionnaires au service du Peuple est diffusée par un cartel de charlatans munis du pouvoir de piger dans notre portefeuille. Ils croient savoir et c’est utile pour eux, mais ils se trompent peut-être tous et n’ont pas intérêt à s’en rendre compte, comme les érudits du Moyen Âge. J’ai pourtant quatre raisons de le penser :

1. Ils emploient des concepts confus.

Prenons celui de « capitalisme ». Nous l’entendons régulièrement venant d’érudits qui nous racontent que les maux de la planète viennent d’un manque de supervision démocratique de ce système. Pourtant, ce qui supervise la santé, l’éducation, la monnaie, la police, les tribunaux, la finance, la lutte contre la pauvreté, le travail et tout ce qui nous est essentiel, c’est la démocratie politique. Donc, ce devrait être ce système-là qui éveille en premier nos soupçons. C’est à se demander si le mot « capitalisme » n’est pas un fourre-tout servant aux représentants de l’ordre établi de personnifier ce qui leur échappe de manière à esquiver les blâmes, tels des sorciers qui accusent les nuages de ne pas se plier à leurs exigences.

Il y a aussi ces fameuses statistiques sur la « concentration de la richesse ». Des gens sérieux nous font miroiter chiffres à l’appui l’existence de ressources captives d’un petit groupe pouvant servir à toutes sortes de projets si seulement nous les saisissions de force. Pourtant, la richesse n’est pas une substance qui change de forme à la manière d’un procédé alchimique, mais un terme générique regroupant des choses variées et il ne va pas de soi que les usines, les magasins, les machines, les limousines et les diamants des « riches » peuvent être transformés en nourritures, en médecins, en professeurs et en tout ce que demandent les individus ordinaires juste parce qu’ils ont en commun d’être de la « richesse » étiquetée par un chiffre. Cette idée ressemble à la promesse d’un paradis après la mort. Tant que la démocratie politique existe, nous pouvons y croire et obéir, dans l’espoir que le 1% passe à la caisse.

2. Leur langage est truffé d’émotions.

Prenons le mot « profit ». Les représentants de la démocratie politique nous disent qu’en dehors de leur supervision, les gens en position de pouvoir ne recherchent que le « profit », alors que eux visent le « bien collectif ». Pourtant, ils ont un salaire, un pouvoir et un rôle à défendre. Le mot « profit » venant d’eux consiste simplement à huer leurs concurrents. Ils usent aussi du « nous » de manière à nous inclure dans leur gang en pointant les hommes d’affaire avec un « eux » bien senti, mais cet usage ne nous informe de rien de plus que de leur volonté de nous vendre leur salade.

3. Leurs raisonnements sont remplis de sous-entendus arbitraires.

« Le prix d’une assurance santé aux États-Unis est exorbitant, les conditions de vie au 19ième siècle étaient horribles, les financiers n’ont pas su prévoir telle ou telle crise économique, donc notre gouvernement démocratique doit s’en occuper. » Ce genre de raisonnement est partout autour de nous. Pourtant, il est trompeur. Les assurances santé aux États-Unis sont lourdement contrôlées par le gouvernement américain. Les conditions du 19ème siècle constituaient une amélioration énorme relativement aux siècles précédents. Les financiers étaient déjà surveillés, alors les surveillants ne devaient pas être plus futés que les surveillés.

4. Vous n’avez jamais entendu de version alternative.

L’histoire d’un monde ayant prospéré grâce à la démocratie politique n’a aucun concurrent sérieux sur la place publique. C’est un dogme, comme le géocentrisme l’était jadis. Pourtant, il y a une alternative : la prospérité s’est développée en dépit des institutions politiques modernes et non grâces à elles, tel un nouveau boulet que les individus doivent traîner sous prétexte que, désormais, ils en ont les moyens. Le boulet a simplement fini par croire qu’il est le moteur du chemin parcouru, alors qu’en réalité ce sont des individus libres qui ont joué ce rôle.

Mon influence observable

Pour sortir du Moyen Âge, des esprits courageux ont eu l’idée de ne reconnaître comme point de départ à la connaissance que ce qu’ils pouvaient attester avec leurs cinq sens et leur pensée immédiate. Ils se sont mis à douter des traditions et de l’érudition des autorités savantes comme étant en bloc une pompe à superstitions. Je vous fais maintenant la suggestion aventureuse que nous sommes exactement dans la même situation. L’édifice intellectuel qui supporte la démocratie politique est peut-être sans fondement. La solution pour en sortir est la même. Mettons de côté tout ce que nous avons eu ouï-dire et prenons comme seul point de départ ce dont nous pouvons attester individuellement par nos propres moyens.

Posons d’abord une question claire. Les défenseurs de la démocratie politique partent d’une hypothèse simple. Selon eux, voter entre des représentants munis du pouvoir de superviser la société en prélevant des taxes, en commandant certaines actions et en en interdisant d’autres constitue le plus puissant levier de contrôle des individus ordinaires sur les puissants de ce monde. Ils peuvent surveiller les privilégiés (surtout les hommes d’affaire) qui cherchent à abuser de leur vulnérabilité. Les purs libéraux qui ne distinguent pas entre liberté politique, morale et économique ont une hypothèse concurrente. Selon eux, c’est le droit d’échanger individuellement nos services qui constitue le plus puissant levier de contrôle des individus ordinaires sur les grands de ce monde. Celui offert par la démocratie politique est une illusion, car un vote ne change rien. En réalité, les institutions qui en découlent dépossèdent les individus ordinaires de leur pouvoir au profit d’une minorité dirigeante composée de gens d’affaires, de fonctionnaires et d’autres protégés, tous couverts par la noblesse de leur position. Laquelle des deux hypothèses est la bonne ?

Répondons-y en nous appuyant sur des réalités qui nous sont accessibles et non sur des ouï-dire. Observons concrètement l’influence que nous avons face à des institutions issues du vote par opposition à celle que nous avons face à des institutions issues de nos échanges individuels.

Lorsque je vote, ma voix est étouffée dans des millions de voix. Elle ne s’exprime qu’à propos de deux ou trois messages complexes dont je ne comprends pas vraiment la signification et l’ampleur. Les autorités doivent donc payer des gens pour l’interpréter. Lorsque j’offre un service sous la forme d’un travail à un employeur ou lorsque j’en demande un à un marchand, la nature de ce que je veux et le prix qu’il m’en coûte est relativement clair et ne prête pas beaucoup à interprétation.

Les institutions issues du vote ont le pouvoir de me forcer à travailler contre ma volonté, par exemple en m’imposant toutes sortes de cours dont je ne comprends pas l’utilité avant d’entrer sur le marché du travail. Elles ont le pouvoir de saisir le fruit de mon travail à même ma paie ou mes achats sans mon consentement. Les institutions issues des échanges individuels ne me forcent pas à travailler pour elles et j’ai toujours le pouvoir de refuser leurs offres.

Les responsables qui œuvrent sous le couvert de la démocratie politique n’ont pas de concurrent immédiat et je ne peux donc pas me faire une idée plus approfondie de leur performance. Les autres gens qui m’offrent des services ont généralement plusieurs concurrents autour et j’ai la possibilité de les comparer. Ils sont peut-être de connivence, mais je ne le vois pas.

Si je ne m’appuie que sur ces observations tangibles, mon gros bon sens m’amène à conclure que l’hypothèse libérale est la plus vraisemblable et que la démocratie politique repose sur une arnaque. Je ne vois pas concrètement le pouvoir que j’ai sur les institutions qui en découlent par rapport à leurs concurrents. La confiance de mes semblables à leur endroit ne m’apparaît être qu’une foi moderne et rien de plus. Je peux tirer cette conclusion sans considération pour ma situation économique. J’ai beau être sans le sou, infirme, lépreux ; je peux la tirer. Si je suis mal pris, je peux exposer ma misère à qui veut bien l’entendre, puis récompenser les âmes charitables d’un sourire ou attendre que se forme une coalition politique qui daigne me venir en aide afin de recevoir mon vote, qui a le poids de un parmi des millions. Je ne vois pas en quoi la votation me donne plus de pouvoir, même étant miséreux.

Mon sens commun est donc libéral. Je soupçonne que la démocratie politique n’est qu’une monarchie retapée pour avoir l’air respectable avec sa horde d’érudits payés pour justifier le tout moyennant nos taxes. Bien sûr, ce système garantit des droits et aide les pauvres… comme le roi et les curés le faisaient avec les moyens qu’ils avaient à l’époque. Je sais, vous avez toutes sortes d’objections qui vous passent par la tête. Je ne peux pas y répondre dans un texte de quelques lignes. J’aimerais seulement que vous cessiez de prendre votre opinion comme une évidence et vous exprimer pourquoi je ne la sens pas.

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  • Très belle tribune.

    Mon opinion est que la démocratie (super-)délégative au coeur de notre système peut se retourner contre cette même majorité, tout comme la minorité.
    Dans notre Ve et (monarchique) République, nous transférons pour 5 ans des pouvoirs énormes sur nos choix de sociétés à une classe de politicien qui ne sont absolument pas tenus par un contrat. Nous vivons alors dans un système oligarchique.
    La démocratie est un système du moindre mal si elle respecte les fondements libéraux des droits naturels de l’individu.
    La démocratie est le moins faillible des systèmes lorsqu’il s’agit de prendre des directions, de décider de politiques qui concernent réellement le domaine public (défense, sécurité, justice entre autres).
    La démocratie n’est pas parfait mais est le système qui limite au mieux le risque d’erreur car statistiquement la majorité se trompe moins souvent que la minorité. Statistiquement ! Et encore basé idéalement sur un vote rationnel et suffisamment bien informé…

    • LAPSUS, pardon, Il faut lire « tout aussi antilibérale que la GAUCHE. »

    • « La démocratie n’est pas parfait mais est le système qui limite au mieux le risque d’erreur car statistiquement la majorité se trompe moins souvent que la minorité. »
      C’est tout de même fort péremptoire, surtout en ce qui concerne des sujets nécessitant beaucoup d’effort de réflexion et d’information. D’ailleurs, quand bien même serait-ce vrai, la gravité des rares erreurs qu’elles permettrait n’en est que plus grande puisqu’elle brise les limites du pouvoir et légitime les puissants. Aussi ces derniers deviennent-ils bien souvent minoritaires une fois qu’il faut passer des discours au actes, que ce soit parce qu’ils ne tiennent pas leurs promesses ou parce que le peuple découvre les effets des mesures qu’il soutenait.
      Maintenant dites moi pourquoi l’État serait incapable de bien gérer la plupart des domaines mais serait mystérieusement le meilleur en ce qui concerne « défense, sécurité, justice entre autres ». Entre autres ? Quoi donc ? L’école ? Les transports ? L’énergie ? La santé ? Le logement ? Les relations sociales ? Toutes ces choses me paraissent trop importante pour en laisser le monopole à l’État, défense, sécurité et justice comprises !

      • @Sansintérêt:

        La défense, la sécurité et la justice pourraient elle aussi être privatiser mais chaque individus iraient vers une milice favorable, un tribunal favorable ou engagerait des mercenaires pour se défendre. Le problème est que la sécurité et la justice ne serait donc plus équitable.

        La question de la défense est plus discutable. Et je n’ai pas de réponse!

      • l’état doit etre un état garant et non gérant. le libre marché ne peut exister que s’il existe un état de droit, donc la sécurité et la justice doivent etre du domaine de l’état. la caractéristique principale d’un état est qu’il possède le momopole de la violence légitme (max weber, charles tilly), qui va de pair avec le monopole fiscal.

    • Graf von Ortho: « Et comment obtenir ce vote rationnel? »

      Quand le peuple vote directement sur les lois ce vote est au moins aussi rationnel que le marché. Il aboutit d’ailleurs au même résultats: c’est le mieux qui émerge et le mieux c’est plus de libéralisme, plus de liberté:

      Dans les vingts premiers pays les plus libéraux vous trouvez en majorité les plus démocratique:
      Indice liberté économique – Classement des pays
      Indice de démocratie – Classement des pays

      Aucun pays très démocratique n’est mal classé. La démocratie directe (Donner au peuple l’accès directe au « marché » des lois) est de très loin le moins mauvais des systèmes.

  • Je vous crois en plein dépression 🙂

    En fait, le libéralisme colle parfaitement au simple bon sens, et le plus militant des gauchistes a, sur le plan personnel, des raisonnements souvent très libéraux.

    Le libéralisme est naturel, et vieux comme le monde. Il a donc largement fait ses preuves, au contraire des théories « modernes », invention de quelques penseurs en chambre, qui ont flatté des ahuris.

  • Ouah le cliché sur le Moyen Âge ! Ça n’est pas très sérieux pour cadrer ensuite un article sur .. le bon sens.

    • +1000 surtout vu ce qu’a produit le Moyen Age (1 000 ans d’histoire tout de même) !

    • Justement, lorsqu’il et question de bon sens, offrir une vision sérieuse n’est pas le but. Le bon sens n’a accès à rien de plus que des clichés. Je n’ai aucune prétention de faire une analyse sérieuse du moyen-âge. J’écris comme un individu ordinaire qui en a une vision très ordinaire.

  • La démocratie est le moins mauvais des systèmes, il est dangereux et très casse-gueule de la critiquer. Pour ma part je pense que l’interventionnisme est justifié par l’hypothèse que l’homme est mauvais. Ainsi les crises sont le résultats de trop de liberté et ainsi ont diabolise le libéralisme.

    • @Marcault. Tout à fait d’accord, c’est le moins mauvais. Bien que je ne sois pas d’accord sur le « dangereux ». C’est même le propre et la qualité de la démocratie d’être une forme de gouvernement renversable.
      Deuxièmement, partant que l’Homme est mauvais, on ne peut justifier que d’autres Hommes mauvais aussi nous disent quoi faire

    • Tenez, voilà un exemple tout chaud de démocratie (ça date de jeudi 24 avril) :

      « Le bureau national se réunira en séance extraordinaire lundi et adoptera une position solennelle sur le vote de mardi. Nous demanderons que l’ensemble des parlementaires respectent la décision du bureau national. J’ai confiance. Je pense que très largement ce sera entendu », a ajouté M. Cambadelis.

      Toujours fervent démocrate ?

    • Si l’hypothèse de l’homme mauvais est vraie, alors les adeptes de l’interventionnisme étatique le sont également. En conséquence, l’Etat est nécessairement mauvais. Egalement, si l’homme est mauvais, comment la démocratie pourrait-elle produire quelque chose de bon ? En respectant cette hypothèse, la démocratie n’est pas le moins mauvais des système mais un système strictement mauvais, ni plus ni moins que les autres et il n’y a pas lieu de préférer la démocratie à la dictature.

      Et hop ! L’hypothèse farfelue que l’homme serait mauvais ne résiste pas à deux secondes de saine logique.

      • Exemple de ma vie quotidienne: hier dans un grand magasin, me voici au rayon poissonnerie avec ma maman. Elle prend un ticket et le vendeur de poisson demande à qui le tour. Maman répond j’ai le numéro 52, le poissonnier vient vers elle, sauf que le monsieur qui était à côté de nous, dit: j’ai le 49. Et moi je dis: le monsieur est avant nous, maman. Donc elle répond au vendeur: ben servez mon sieur avant nous. Sauf que ce n’était pas vrai et le monsieur dit : mais non allez y j’ai le numéro 53, en rigolant.
        Morale de l’histoire: nous allions nous faire entuber et puis voyant ma bonne foi le monsieur a tout de même fait preuve de bonne foi lui aussi. Je ne veux pas démontrer quoique ce soit, mais si vous pensez que tous nous sommes mauvais alors c’est sur que vous ne verrez toujours que le mauvais en chacun d’entre nous, vous ne laisserez pas la possibilité d’être bon aux autres.

        • Pour comprendre un des piliers de la pensée libérale ( Un excès de vice vaut mieux qu’un excès de vertu) se reporter au texte fondateur: La Fable des abeilles, sous-titrée Private Vices, Publik Benefits. Elle fut écrite en 1714, par le Hollandais Bernard Mandeville, médecin et philosophe expatrié en Angleterre, mais pas d’origine française. C’est une fable, donc il y a une morale et elle apporte un éclairage utile au questionnement de Sissi.
          http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Fable_des_abeilles

          • Cette petite fable (je vais essayer de la lire si je la trouve) elle montre qu’un excès de vice permet la prospérité de la société? J’ai lu en diagonale la page Wikipedia. Pourquoi vaudrait-il mieux un excès de vice et pas un équilibre entre les 2?
            Le vice et la vertu sont des concepts, je ne saurais quoi en dire de toute façon, en plus ça m’est égal que la société prospère!

      •  » l’homme est mauvais  » … et la femme ?

    • Tout à fait, la crise de la pénurie au Venezuela, c’est à cause de l’excès de liberté !

      Les subprimes n’ont d’ailleurs aucun rapport avec les lois favorisant l’accès de personnes non-solvables, ce sont simplement les marchés qui ont été trop libre !

      Les bulles en général n’ont aucun rapport avec la politique monétaire expansionniste. On devrait imprimer encore plus d’argent, mais parallèlement réduire les libertés des acteurs financiers…

      Non, les crises ne sont pas les résultats de trop de liberté ! Elles sont le résultats de trop d’interventions, et/ou d’intervenions mauvaises, et de la dilution de la responsabilité (le planificateur économique n’est responsable de rien devant personne).

      Et, de toute façon, une économie sans crises (les « normales », pas celles de la nature des subprimes, etc.) est une économie qui n’est pas dynamique.

      • « Les subprimes n’ont d’ailleurs aucun rapport avec les lois favorisant l’accès de personnes non-solvables, ce sont simplement les marchés qui ont été trop libre ! »
        Trop libreS, les marchés? le problème est qu’il en va de la liberté comme de la grossesse. Il est tout aussi Impossible d’être à moitié ou trop enceinte qu’un peu ou trop libre. On est libre ou non.

        Quant aux subprimes,c’est une invention des Démocrates, sous Clinton, qui ont joué aux apprentis sorciers et fait miroiter à un public NON-SOLVABLE que « demain on rase gratis », slogan qui résume fort bien l’ensemble de la doxa sociaiste.

    • Marcault: « La démocratie est le moins mauvais des systèmes »

      Quand le peuple a réellement le pouvoir législatif (démocratie directe ou semi directe), sinon ce n’est qu’une variante de monarchie élective. (Démocratie représentative)

      Les pays les plus démocratique sont les plus libéraux (économiquement et politiquement)
      Indice de démocratie – Classement des pays
      Indice liberté économique – Classement des pays

  • Je ne comprends toujours pas d’où vient cette dévotion aux maîtres à penser.

    Un coup c’est Dieu, un coup c’est un Roi, un coup c’est un état, une patrie, un politicien.

    En fait, je n’ai rien contre cette dévotion car chacun est libre de ces idées évidemment. En revanche, c’est quand cette dévotion se fait secte et qu’elle embrigade et met en esclavage les autres que cela me dérange.
    La démocratie a été dévoyée par tous ces adorateurs de maîtres à penser. On est loin du concept philosophique qui en est à l’origine.

  • j’ai rien compris …

  • En ce qui me concerne, je crois que la seule légitimité de la démocratie que je peux comprendre, c’est la prudence. Lorsque c’est la seule chose que nous connaissons, aussi bien faire attention avant de la chambouler au complet. Cependant, je ne m’aventure pas au-delà. Logiquement, si la protection du droit individuel est la chose la plus essentielle et que la démocratie est médiocre dans ce qu’elle offre, elle l’est probablement là-dessus aussi. Cependant, étant modeste, je me dis qu’il y a peut-être quelque chose qui m’échappe et que de privatiser la totalité des institutions démocratiques produirait peut-être des effets imprévus par mon gros bon sens. Donc, ma prudence me dit que nous sommes aussi bien de réduire la place de ce système prudemment.

  • Démocratie, « démocratie… » Encore !?

    La France n’est pas une démocratie, on peut tout au plus choisir quelques dirigeants dans une liste pipée d’avance par des corporations qui sont juges clients, et parties, ce n’est pas du tout cela la démocratie.

    Les pays ou elle est vraiment appliquée de manière directe, (le peuple vote sur les lois) sont les plus libéraux. La raison est très simple: tout le monde veut des lois pour limiter l’autre ou pour se favoriser, mais personne ne veut des lois contre lui ou pour favoriser les autres = pas ou peu de lois liberticides voir l’inverse même. (ex: suppression du status de fonctionnaire)

    Facile à vérifier :
    Indice de démocratie – Classement des pays
    Indice liberté économique – Classement des pays

    Théoriser de cette manière sur la « démocratie » est aussi hors de propos en France que les socialistes qui pointent le « libéralisme » comme source de méfait, la démocratie a autant d’existence en France que le libéralisme. Il faudrait aller faire un stage en suisse pendant 5 ans pour voir à quoi ça ressemble en vrai.

    En vrai c’est comme le « marché », quand les gens ont des choix, des responsabilités législatives ils prennent grosso-merdo des décisions qui vont dans le sens libéral alors que les démocratie représentative finissent immanquablement en oligarchie corporatiste liberticide.

    • Si le but de la démocratie est de se rapprocher d’une société libérale, pourquoi alors ne pas reconnaître simplement le libéralisme comme système de légitimation ? Si la démocratie « réelle », comme tu l’entends, allait contre les idées libérales, tu te rangerais du côté de la démocratie ou du libéralisme ? Selon moi, défendre la démocratie libérale est comme défendre la monarchie constitutionnelle. C’est une manière de réduire les méfaits d’une institution au point de la rendre folklorique.

      • Gabriel : « pourquoi alors ne pas reconnaître simplement le libéralisme comme système de légitimation »

        Je ne comprend ni la question ni le raisonnement !??
        Le système est le résultat des actions de centaines de gens si ce n’est de millions, tu ne peux pas les convaincre tous des bienfaits du libéralisme et de comment l’appliquer pas plus que tu ne peux les choisir.

        Par contre tu peux leurs donner le droit et la liberté de prendre des décisions législative, la ils seront tous d’accord et les données sont claire: Quand le marché des lois est ouvert les gens choisissent la liberté.

        D’un point de vue pratique il est facile de prôner la démocratie dans nos pays même à ces imbécile de socialiste et c’est la chose à faire puisque le pays se libéralise. D’un point de vue pratique personne ne veut du libéralisme en France, la conclusion: promouvoir la démocratie pour arriver à la liberté.

        • Le sens de ma question ? La démocratie est un concept servant à légitimer les autorités avant d’être un mécanisme collectif de prise de décision. Si tu considères, comme tu sembles le faire, que la démocratie est un instrument pour arriver à une société ou les droits individuels sont respectés, ton cadre de référence ultime pour juger de la légitimité n’est plus la démocratie, mais les droits individuels.

          Je suis ouvert cependant d’un point de vue plus pratique à ton idée qu’une réforme de la démocratie puisse être un moyen de mieux protéger ces droits.

          Le problème que je vois se joue au niveau culturel. Avant même de songer à une réforme des institutions, il faut réussir à envoyer dans l’espace public des idées qui sèment le doute sur leur légitimité. De ce point de vue, des idées simples, brutales, peu nuancées mais qui interpellent le sens commun ont plus de chance de succès que les raisonnements sophistiqués et nuancés. Je me trompes peut-être, mais s’attaquer de front directement à la démocratie au nom de la liberté individuelle m’apparaît une manière de le faire. Je m’appuie sur mon expérience du débat avec des socialistes. Lorsque je les coince avec mes arguments, l’idée démocratique est leur dernier retranchement. Donc, je me dis que la bombe devrait être posée là en premier.

          • Gabriel Lacoste: « il faut réussir à envoyer dans l’espace public des idées qui sèment le doute sur leur légitimité. De ce point de vue, des idées simples, brutales, peu nuancées mais qui interpellent le sens commun ont plus de chance de succès que les raisonnements sophistiqués et nuancés »

            Mon angle d’attaque pour instaurer (plus de) le libéralisme en France est parfaitement simple et peut tout à fait lutter avec les pires démagogies socialiste.

            Slogan:
            « Le pouvoir a été confisqué par une clique qui mène la France à la faillite, le pouvoir au peuple, démocratie directe maintenant ! Que le peuple vote directement les lois au lieu d’élire des princes »

            De gauche à droite la quasi totalité des citoyens peuvent adhérer à cette idée simple si elle fait le buzz. Expliquer que patati « ça va libéraliser » on s’en tape complètement au fond.

            -Le peuple n’a plus aucun pouvoir
            -Les élites ne servent plus la soupe qu’a eux-même et leurs clients
            -Le pouvoir au peuple now !

            Au point ou en est la France de détestation et de défiance des élites, ça, ça pourrait marcher. Et comme je l’ai expliqué plus haut le marché ouvert des lois mène inévitablement à plus de libéralisme, chose qu’on constate en pratique.

  • « Nos adversaires flairent nos idées comme étant absurdes et mal intentionnée »
    Non, nos adversaires perçoivent nos idées comme dangereuses car susceptibles de mettre à mal leur pouvoirs et les revenus qu’ils extorquent aux individus. Ils perçoivent parfaitement la pertinence de nos propos et c’est justement pour cela qu’ils ne combattent pas nos idées mais nous traîne dans la fange et nous accusent de tous les maux en prenant bien soin qu’aucun débats ne s’instaure. En cela ils ont le soutient de toute une partie de la population qui profite du système ou qui espère profiter du système mafieux qui fait office d’organisation sociale.
    « La démocratie n’est pas parfait mais est le système qui limite au mieux le risque d’erreur car statistiquement la majorité se trompe moins souvent que la minorité. »
    Non, jamais dans l’histoire la « majorité » n’a eu raison. Toujours et en tout lieu ce sont quelques individus qui ont fait éclaté la vérité et qui on permit à la majorité de sortir de l’ignorance crasse qui la caractérise. La majorité découvre ses erreurs MALGRE elle. Seul les individus isolé font preuve d’intelligence et de réflexion, le groupe est toujours le lieu de la bêtise et du conformisme. la paroxysme de la stupidité de la majorité est révélé dans l’élection présidentielle ou tour après tour sont élus les pires démagogues, bonimenteurs, escrocs que la société puisse fabriquer.

    • La majorité prend des décisions éclairées lorsque les individus qui la constituent décident pour eux-mêmes en en assumant les coûts, bref, en prenant une décision économique et non politique. Je crois plus utile d’adopter un principe de charité envers nos adversaires et de supposer qu’ils sont eux-mêmes bien intentionnés, mais mus par des erreurs de pensées. Cela permet d’éviter les débats stériles sur la moralité des personnes, même s’il y a certainement des gens qui ne font que protéger leur position.

      • Les échanges ci-dessus témoignent de la profonde méconnaissance dont souffre en France la tradition philosophique libérale. Elle provient essentiellement d’une diabolisation soutenue, ancienne certes, mais mais qui connaît une vigueur inégalée depuis la chute du Mur. Un seul pays occidental s’accroche encore à une doxa socialiste archaïque, éculée, quand tous ses voisins et partenaires économiques ont pratiqué tour à tour l’aggiornamento qui les a mis en adéquation avec leur époque. L’Allemagne le fait de manière continue depuis plus d’un demi-siècle et l’Angleterre depuis une vingtaine d’ années. Une des plus vivantes illustrations de la fossilisation du socialisme français est son soutien à la survivance du PCF, qui est en état de mort clinique depuis des lunes, mais reste branché sur ses appareils, aux frais du contribuable.
        Une des causes de cette situation grotesque est l’attachement viscéral de nos compatriotes au jacobinisme, cette passion inepte et irréfléchie pour l’État que l’école publique entretient avec une ferveur religieuse. Le jacobinisme a continué à pousser, comme les cheveux et les ongles d’un cadavre, longtemps après la mort de Robespierre car il plonge ses racines dans l’absolutisme royal. La France a simplement troqué un absolutisme pour un autre. La maladie infantile qui s’est déclarée dans les années 1790 a mué à présent en pathologie gériatrique. C’est un cancer jusqu’ici incurable.

        Parmi les nombreux ouvrages qui analysent les sources de cette curieuse répulsion pour la liberté dans la « Patrie des droits de l’Homme », je citerai celui du regretté Raymond Boudon « Pourquoi les intellectuels n’aiment pas le libéralisme » .
        http://www.contrepoints.org/2011/08/19/41363-pourquoi-les-intellectuels-n’aiment-pas-le-liberalisme

        Cette lecture identifie le tropisme ravageur et atavique qui est en passe de propulser à nouveau une faction d’extrême droite sur le devant de la scène politique dans le pays le plus à gauche de l’Union européenne.

        • « Une des causes de cette situation grotesque est l’attachement viscéral de nos compatriotes au jacobinisme, cette passion inepte et irréfléchie pour l’État que l’école publique entretient avec une ferveur religieuse. Le jacobinisme a continué à pousser, comme les cheveux et les ongles d’un cadavre, longtemps après la mort de Robespierre car il plonge ses racines dans l’absolutisme royal. La France a simplement troqué un absolutisme pour un autre. »

          Cette mutation de l’absolutisme est en effet c’est la thèse de Tocqueville dans son Ancien Régime et la Révolution, reprise et développée par Taine dans les Origines de la France contemporaine.

          L’absolutisme républicain prospère sur une croyance « l’Etat est sage et bon » qui fait écho au bon Roi Saint Louis ou Henri IV. C’est l’Histoire de France enseignée par l’Education Nationale !

          Or au vu des guerres – souvent funestes – de la France on sait que l’Etat n’est pas sage. Depuis la Constituante, toutes nos Républiques ont fini soit dans l’anarchie, la terreur, la banqueroute, la dictature ou la défaite militaire.

          Mais l’absolutisme républicain quadrille le territoire par la mise sous tutelle – fiscale et règlementaire – des collectivités locales. Elles n’ont ni autonomie, ni responsabilité. Le citoyen de France ne peut pas faire jouer la concurrence fiscale comme en Suisse ou en Allemagne. Dotation budgétaire et péréquation sont une prime à une gestion clientéliste.

          A contrario, une fiscalité locale propre à chaque collectivité locale permettrait au citoyen contribuable de voter avec ses pieds ! De fuir ! Bien plus efficace !

          A propos de sens commun, savez-vous ce que l’Ednat enseigne aux bambins en Instruction civique ? « Etre citoyen c’est voter et respecter les lois ! »
          A la maison j’enseigne à mes enfants qu’être un citoyen libre c’est d’abord trouver un métier !

          •  » l’absolutisme républicain prospère sur une croyance que l’état est sage et bon qui fait écho au bon roi saint louis ou henri 4. c’est l’histoire de france enseigné par l’éducation nationale !  »

            tocqueville l’a dit lui-mème, que la royauté et la république c’etait du pareil au mème, et c’est ce que vous semblez dire aussi dans votre réponse ? alors quelles solutions vous proposez ? qu’on immigre tous en suisse ou en allemagne ? qu’on casse tout ?

             » depuis la constituante, toute nos républiques ont mal fini …  »

            d’abord, la constituante n’était pas une république, et les différentes époque de la monarchie française, quelle soit absolutiste sous les bourbons, ou féodale avant eux, n’ont pas été de longs fleuves tranquilles. ça ne sert donc à rien d’incriminé la république, qui n’y est pour rien …

            vous invoquez taine ! les historiens du 20ième siècles ont largement invalidé les théories de taine, comme quoi la révolution française aurait été faite ( sur le terrain ) par les élements les plus bas de la société française. ce qui nous ramène à la sociologie : en remplaçant les indépendants par des salariés et surtout des fonctionnaires, le mitérandisme ne pouvait qu’affaiblir profondément la france dans la compétition internationale qui s’est lancée à partir de la chutte du communisme et de la monté des masses asaitique: c’est la qu’est la pierre angulaire du mal français, et aller déterrer les reliques d’un bourbon ne changera rien à l’affaire …

            vos enfants, ils risquent d’en trouver un de metier qui devient extrèmement populaire : chomeur !

            de mème, les gens qui crachent encore et toujours sur l’ed-nat me font hérisser : entré à l’ed-nat en 1974 pour en sortir en 1990, ce que j’ y ai vu était bien moins socialiste que la suite, passé dans le monde agricole, ou reigne le cancer de la société : le syndicalisme

            • qu’est ce que le syndicalisme ?

              c’est prendre les plus cons ( et les plus fainéant ) , pour les mettre à la tète des autres …

            • L’intérêt de lire « Les Origines de la France Contemporaine » d’Hippolyte Taine est justement qu’il cite de nombreuses archives.

              La Constituante y est précisément décrite comme une monarchie où la roi de France n’a plus aucun pouvoir effectif, pouvoir qui demeure entier dans l’Assemblée Nationale. C’est donc bien de fait une république.

              Ensuite dès septembre 89 après le retour du roi à Paris – et aussi de l’assemblée – la représentation nationale est sous la pression parisienne. Les clubs parisiens sont à la manoeuvre via les sections parisiennes et le public admis aux séances. La sécurité des députés à Paris et des nobles en province n’est plus assurée. L’émigration s’accroit. La fuite en avant commence : Loi des suspects, etc.

              Vous n’avez sans doute pas lu Taine, car il indique que ce sont les gens de basoche qui ont fait la Révolution. En manipulant les émeutiers c’est probable…

              Toutes les Républiques françaises ont mené au désastre
              Ière : terreur, génocide vendéen, banqueroute des deux tiers, recours à l’Armée – Bonaparte – contre les royalistes, report des élections, coup d’Etat de Bonaparte !
              2ème : promesse de travail pour les pauvres par les ateliers nationaux, démagogie sociale, élection de Louis-Napoléon, coup d’Etat de celui-ci
              3ème : politique étrangère de revanche, 1ère Guerre mondiale, suicide de l’Europe, promesse de Paix (la der des der) , inertie face au réarmement allemand, défaite militaire en 15 jours !
              4e : recolonisation de l’Indochine et de l’Algérie à l’ère de la décolonisation, guerres coloniale, défaite militaire face à Giap, marché de dupes avec le FLN !
              5e : Présidents politiciens professionnels depuis 1974, alternance d’un Etatisme de droite et du socialisme, faillite probable de l’Etat. Chômage record.

              Que vous faut-il de plus ?

            • je vous remercie pour votre petite leçon sur la révolution … mais la question demeurre : vous voulez mettre quoi à la place de la république ? les manchous ? l’empire moghol ?

              au lieu de ressortir des vieilles lunes anachroniques ( qui vous nique – gérard blanchard ) , il faut faire ce que shroeder , reagan , thatcher ont fait : des réformes !

              tient par exemple : un vote censitaire selon l’utilité sociale des citoyens :
              1 voix pour tout le monde
              1 voix supplémentaire pour celui qui travail
              1 voix supplémentaire pour celui qui travail à son compte

               » phylosopher n’est pas gouverner  » ( bonaparte )

        • faux :

          marine le pen n’a rien à foutre des intelectruels parisiens de maintenant et d’hier !

          mais elles sait compter : si elle se mets à dos tout les assités ( en baissant les allocations ) les salariés ( en baissant les salaires ) et les fonctionnaires ( en réduisant leur nombre ) , elle n’a strictement aucune chance d’etre élu …

          c’est pourtant pas difficile à comprendre ?

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