La smicardisation du salariat français, conséquence des annonces de Manuel Valls

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La smicardisation du salariat français, conséquence des annonces de Manuel Valls

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 24 avril 2014
- A +

Une tribune politique de Matthieu Labbé.

 

Rituel immuable des institutions de la Vème République, le nouveau Premier ministre, Manuel Valls, a prononcé dans l’hémicycle son discours de politique générale. Il s’agit d’un exercice risqué et conventionnel qui était attendu par toute la classe politique française.

La défiance supposée, dans son propre camp, des écologistes et d’une partie de l’aile gauche du PS pouvait donner des sueurs froides à l’exécutif.

Anxieux de promouvoir une unité parlementaire de façade, Manuel Valls décida d’orienter une partie de son allocution sur la défense des classes moyennes. Après avoir pendant plus de vingt minutes pulvérisé le bilan de son prédécesseur et pointé du doigt les défaillances et les incohérences  de l’action présidentielle depuis deux ans, le nouveau Premier ministre annonça une éradication des cotisations patronales pour les salariés au SMIC. Cette promesse de « zéro charge » bénéficierait en premier lieu aux entreprises, les salariés quant à eux en profiteraient dans le cadre du « pacte de responsabilité ».

À très court terme pour les entreprises, il s’agirait, en cette période de crise latente, d’une véritable bouffée d’oxygène. Les marges n’ont jamais été aussi faibles, notre économie est exsangue de cette imposition confiscatoire. Les chiffres sont significatifs, c’est près de 188€ par mois qui pourront être ainsi économisés.

Toutefois, il faut rester prudent sur les fausses-bonnes idées qui pullulent en ces temps d’incertitude. Le problème réside dans le franchissement des seuils. Si ces dispositions sont réellement mises en place, la crainte de voir les entreprises restreindre l’évolution de carrière des salariés est concrète. Cela aura pour effet d’amplifier la smicardisation du salariat français.

img contrepoints247 smicÀ l’heure actuelle, les allègements dits « Fillon » engendrent déjà cette difficulté (valables jusqu’à 1,6 fois le SMIC). Les entreprises hésitent à augmenter les rémunérations et franchir les seuils. Le palier financier est trop important.

Le but évident de cette mesure est de favoriser rapidement l’employabilité des salariés les moins diplômés. L’exécutif tient coûte que coûte à tenir son engagement d’inverser la courbe du chômage. François Hollande est obnubilé par cette promesse, sa légitimité auprès de l’opinion publique, déjà largement entamée, en dépend. Cette obsession aura pour résultat d’affaiblir durablement notre économie. En effet, il s’agit d’une erreur majeure qui marque le peu de vision du gouvernement socialiste.

L’emploi français de demain sera un emploi à forte valeur ajoutée. Le savoir-faire a un coût dont les rémunérations dépassent largement le SMIC.

Dans un contexte mondial de concurrence acharnée, cette course effrénée à la compétitivité, la France devrait s’inspirer du modèle coréen plutôt que des dispositions allemandes.

Les dirigeants coréens à la fin des années 1980, comprenant que la faible population de leur pays comparée à celle de leurs immenses voisins ne permettrait pas d’être compétitif dans la production de matériel technologique à bas coût, décidèrent de se concentrer sur l’innovation en proposant l’exact inverse de nos politiques, c’est-à-dire l’allègement de charges sur les salaires élevés. Ces décisions mixées à une éducation de premier ordre ont eu pour effet de dynamiser l’apparition d’une classe moyenne aisée. Pour rappel, dans les années 1960 à la sortie de la guerre civile, le PIB par habitant de la Corée du Sud était comparable à celui des pays les plus pauvres d’Afrique. Aujourd’hui, l’émergence de grands groupes tels que Samsung, Hyundai ou LG sont les portes-drapeaux d’une économie florissante avec un taux de chômage avoisinant 3%.

Choisir ce modèle nécessite du courage et une intuition sur le long terme. Manuel Valls devrait s’inspirer de Jean Jaurès qui disait : « Le courage, c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ».

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  • Il est savoureux de lire le mot « courage » sous la plume d’un dirigeant de l’UMP.

    Nous sommes tous d’accord : Valls est un clown, double d’une baudruche qui se degonflera bien vite.

    Pour autant, lui preter un quelconque pouvoir ou lui coller sur le dos tous les maux de la societe francaise, releve d’une mystification a la petite semaine.

    L’etiquette UMP vous disqualifie. Vous, vos analyses et vos pseudo solutions. Pas un peu, mais totalement, ontologiquement.

    Car enfin, qu’avez-vous fait durant toutes ces annees au pouvoir ?

    Pas grand chose.

    Et nous n’avons pas oublie les trahisons de Sarkozy… qui quelques semaines apres son election nous joua la comedie obscene de l' »ouverture »….Besson, Mitterrand et toute la clique.

    Dresser la liste de toutes les turpitudes, des lachetes, des compromissions (ISF, 35h, etc.) est futile.

    Sachez seulement que n’avons pas oublie et que nous n’oublierons pas.

    • Comme un vulgaire gauchiste, vous vous attachez plus à l’étiquette qu’au fond. Laissez au moins à ce monsieur le bénéfice du doute quand à sa bonne volonté, peut-être essaie-t-il de changer les choses à l’UMP par l’intérieur. C’est tout à son honneur, quoique vous puissiez penser de ses chances de réussites. Du reste, un parti n’est pas réductible à un homme ou une ère – Sarkozy en l’espèce.
      Sur le fond, son billet est recevable.

      • Non son billet n’estpas recevable, l’argument falacieux de celui qui veux changer les choses de l’interieur, on nous l’as trop fait. L’UMP est disqualifier pour 15 ans de socialisme au pouvoir.
        Ce « SECRETAIRE » pourrait etre « ecoutable » s’ il claquait la porte de l’UMP avec fraquas et dénonçait la realite: l’UMP est un parti d’apparachiks qui n’a jamais tenu une politique de droite mais toujours une politique Colbertiste, acquobine et conservatrice a l’opposé du liberalisme. UmP et PS meme combat!
        Ne venez pas polluer contrepoint, que notre « bouffé nd’air frais reste pure svp
        DEHORS! OUSTE! Et VITE…

        • « l’UMP est un parti d’apparachiks qui n’a jamais tenu une politique de droite mais toujours une politique Colbertiste, acquobine et conservatrice a l’opposé du liberalisme. »

          Donc une politique de droite. C’est ÇA la droite. Il faudra un jour le comprendre, sous peine de rester le cocu systématique et éternel de la droite (si vous êtes libéral)

      • Peut nous importe que le Secrétaire National de l’UMP change son parti de l’intérieur dans les 20 ans à venir. En revanche, il est immédiatement suspect par ses fonctions de vouloir récupérer des libéraux qui ne se reconnaitraient ni dans la gauche ni dans la droite.

        Il est au fond lui-même aussi coincé que Valls dans la logique d’unité de son parti. Ce qui manque à la France, c’est un vrai parti libéral qui puisse négocier une alliance en échange d’un contre-pouvoir pour lutter contre les politiques clientélistes de la gauche ou la droite et imposer les décisions majeures urgentes mais impopulaires.

      • Nadège Rivendel
        24 avril 2014 at 18 h 19 min

        Le bénéfice du doute, l’UMP en a déjà largement bénéficié… on pourrait aussi l’octroyer au parti socialiste pendant qu’on y est… ce monsieur, secrétaire national de l’UMP, ce qui n’est pas rien, s’il voulait sincèrement changer l’UMP vers le libéralisme, la quitterait et rejoindrait les libéraux au lieu d’essayer de convaincre ses derniers de rejoindre l’UMP… il rêve…

        Cela dit, je ne suis pas d’accord avec « Borlo » qui voudrait l’interdire de parole ici. Cointrepoints justement montre là son libéralisme.

      • + 1 aussi.

        L’UMP est carbonisée, épuisée, nous l’avons testée, elle a échoué. Et pas qu’un peu. Au pouvoir, vous n’avez RIEN fait.

        Les 35 heures sont toujours là, les fonctionnaires en trop aussi, vos niches fiscales persistent, vos milles feuilles administratifs résistent, votre réforme des retraites est une fumisterie innommable, vos taxes sont toujours là, vous n’avez même pas osez faire sauter l’ISF, votre état dépense toujours plus qu’il ne gagne, le code du travail est toujours aussi lourd. Bref, vos résultats sont sidéraux…. par leur vide.

        L’unique alternative à ce gang UMPS est un vrai parti libéral, avec un vrai programme libéral.

        L’UMP est tout sauf ça. Vous n’avez même pas de programme – voir les propositions fumeuses sorties du chapeau quelques semaines avant les européennes. Vous ne savez même pas quel sera votre programme économique pour les prochaines présidentielles; et pire, vous n’osez même pas attaquer un seul sujet qui fâchent, clientélisme oblige.

    • +1 merci Chistophe.Chers Ump vous nous avez perdu!

    • + 1

      la fausse bonne idée du  » modèle coréen « , cela sent le réchauffé de la fameuse  » matière grigggeeee  » de valérie giscard destain, qui , dans les années 70 voulait orienté la société française vers les hautes sphère intelectuelles pendant que les niaques serviraient de mains d’oeuvre bon marché. 40 ans aprés, on a vu ce qu’il en est advenu …

  • Les effets de seuil dévastateurs évoqués dans ce billet ne sont pas l’essentiel. L’UMP devait enfin comprendre que les allégements, qu’ils soient Fillon ou Coréens, ne sont qu’un coup d’épée dans l’eau, précisément parce que ce ne sont que des allégements. Ce que les employeurs potentiels attendent pour embaucher, ce sont des suppressions de charges, définitives par principe, suppressions de cotisations, de taxes, d’impôts, pas des allégements ou des subventions, cadeaux empoisonnés qui ouvrent la porte à toutes les agressions judiciaires ultérieures dont sont friands les sévices publics. Ce que les employeurs attendent, ce ne sont pas des relations favorables avec les sévices publics, c’est une absence définitive de relation.

    Autre exemple : les 35h. Le retour aux 40h serait important, essentiellement dans la fonction publique, mais est loin d’être suffisant. Ce qui importe, c’est la suppression définitive du principe de régulation des horaires de travail par la loi plutôt que par le contrat. Ce que les employeurs attendent pour embaucher, c’est l’abrogation de la loi pour revenir au prima absolu du contrat dans les relations de travail. Le contrat, c’est la loi.

    Plus généralement, si elle veut devenir crédible, l’UMP doit cesser d’appliquer la lettre ou l’esprit du programme socialo-communiste des années 70, aggravé par les délires écologistes ou sociétaux qui y ont été greffés par la suite. Bref, l’UMP doit enfin cesser d’être socialiste, cesser d’être un simple courant au sein du Parti Socialiste Unique, pour devenir une réelle alternative démocratique.

    • Très juste

    • Cavaignac, entièrement d’accord, je lis toujours vos interventions avec grand intérêt. Si l’UMP veut devenir une réelle alternative démocratique, elle doit avoir une véritable ligne politique de droite, s’y tenir et arrêter de singer le PS. Rester ferme sur ses positions. Pour l’heure elle doit surtout convaincre de sa capacité et son efficacité à reprendre un pays en très mauvais état dans tous les domaines avec un projet alternatif fort, ambitieux, courageux, crédible. Certains ténors se cachent derrière leur petit doigt et ont peur de leur ombre. Il manque de détermination et de courage politique. Dans l’état actuel, France en à bien besoin.

      • « Si l’UMP veut devenir une réelle alternative démocratique, elle doit avoir une véritable ligne politique de droite, s’y tenir »

        Elle l’a toujours eu. Et c’est bien ça le problème. Même remarque que pour « Borlo ».
        Gauchos et droiteux, même combat, même dirigisme, même collectivisme, même constructivisme, même étatisme, bref même anti-libéralisme. Seules la clientèle et la « direction » de ces politiques changent.

    • Merci Cavaignac pour cette excellente réponse.

  • Depuis quand contrepoint publie les eclairs de lucidité des socialistes de droite?….

  • Analyse totalement fausse, pas très étonnant venant de l’UMP.
    Les allégement de charge ciblés sur les bas salaires permettent de réduire le niveau réel du smic, donc de libérer des opportunités d’emplois pour les personnes les moins qualifiés et expérimentés.
    Etant donné que les exonérations sont dégressives, cela n’empêche nullement d’augmenter les salaires, et il ne s’agit que d’un retour au niveau normal de charge sur un salaire avant exonération, les exonérations sur les bas salaires sont donc neutres sur les salaires plus élevé, qui aurait de toute façon supporté ce niveau de charge.

    Je ne suis pas contre une baisse voir une suppression des charges au dessus de 1,6 smic, mais il faut avoir conscience que le seul effet d’une telle mesure serait infine une hausse des salaires brut, sans créer aucun emplois nouveau pour les personnes actuellement exclus du marché du travail par le smic.

    Cela n’empêche nullement de pratiquer en parallèle une politique pro investissement et pro innovation, avec par exemple un taux d’IS à 0% ainsi qu’un IR à 0% pour les plus value sur action et les dividendes.

    • Bonjour SebFortLiberty
      Baisser les charges à un endroit c’est augmenter la fiscalité ailleurs et donc faire des distorsions des prix, information essentielle dans l’économie de marché.
      Mais êtes vous pro marché? , je pense que non puisque vous parlez de politique pro investissement.

      • C’est comme si vous disiez que baisser l’impôt sur le revenu c’est forcément augmenter la fiscalité autre part, bien sur que non, c’est une baisse d’impôt comme une autre, une grande part sera autofinancé par les créations d’emplois, par ailleurs bien entendu il faut baisser les dépenses, en tout cas les libéraux sont supposés défendre les baisses d’impôt.
        Actuellement le marché du travail est faussé par le smic, réduire les charges sur le smic permet de réduire le niveau réel du smic donc d’en réduire l’impact sur le marché du travail sous la forme d’une exclusion des travailleurs peu productifs.
        Et quand je parle de politique pro investissement ce n’est pas par la construction d’autoroute ou autre projets d’infrastructure publique mais comme je l’ai dit par la suppression de l’IS et de l’impôt sur les gains en capitaux (plus value et dividendes), il s’agit donc de libérer l’investissement privé par les entreprises, les entrepreneurs et les investisseurs.

        • Très bien Seb, mais le problème reste le même : à traiter inégalement les employés, on crée des distorsions, qui ne sont pas meilleures dans le cas coréen que dans le cas français : il faut qu’un employeur décide de la valeur du travail de tel ou tel employé : si untel est formé et efficace, il gagnera tant, s’il est non formé, peu travailleur, et incapable de travailler en équipe par exemple, il gagnera moins. Si les charges sont plus élevées sur les petits salaires, on le licenciera ou bien on le gardera trop bien payé. On fausse le marché de fait, empêchant ce type de trouver sa place dans la société ou bien empêchant une personne plus efficace d’y pénétrer.

        • « C’est comme si vous disiez que baisser l’impôt sur le revenu c’est forcément augmenter la fiscalité autre part, bien sur que non, c’est une baisse d’impôt comme une autre, une grande part sera autofinancé par les créations d’emplois, »
          ça respire quand même bon l’usine à gaz.
          La fonction des impôts n’est pas de canaliser l’activité économique. Il existe des dépenses collectives et il faut bien y faire face avec des contributions de tous, les plus neutres possibles, flat tax (idéale grosse assiette, petit taux).
          Apres on discute des dépenses, baisse chez les libéraux comme vous dites. Mais vous ne parlez que parler que de baisse d’impôt sur les entreprises.
          J’ai tjs l’impression que la gauche subventionne les salariés et en particulier les fonctionnaires. La droite quant à elle subventionne les entreprises ( petits cadeaux fiscaux) et en particulier les entreprises amis.
          Actuellement l’urgence n’est pas de baisser les impôts, l’urgence est rééquilibrer le budget avec des décisions politiques efficaces d’effet immédiat et surtout de s’y tenir pendant qq années.
          Le smig n’est pas trop ou pas assez élevé (suivant qu’on est CGT ou medef), le smig ne devrait pas exister.

    • Navré de confirmer ce qu’a dit Gillib, mais il est clair que ce n’est pas être libéral que de cautionner le moindre allègement de charge spécifique.
      Prenons l’exemple de la Chine (Pays dont l’Etat a la mainmise sur 70% de l’économie) : ils ont choisi de faire une politique pro investissement. Au début, ça a marché plutôt bien, car le besoin était immense, notamment en termes d’infrastructures. Mais aujourd’hui, la Chine continue de construire des villes fantômes, des autoroutes aussi utiles que les autoroutes nord-coréennes : Je vous invite à visiter par exemple le Sichuan, superbe région centrale de Chine et de voyager en voiture de Chengdu à Chongqing. Pour toute personne non vaccinée contre l’Etatisme, tout semble justifier cette autoroute : Une distance correcte (plus de 300 km), deux villes en fort développement, qui totalisent à deux près de 40 000 000 d’habitants, avec de forts liens : migrations pendulaires ou hebdomadaires d’étudiants, entreprises interconnectées, etc. De plus, les transports ferroviaires chinois étant pires encore que les nôtres et le trafic aérien limité par des prix prohibitifs, tout portait à croire que cette autoroute 4 * 4 voies était indispensable… Mais il n’en est rien. Une petite autoroute 2*2 voies sans péage eut été bien plus utilisée et utile au développement de la région. Car en Chine, certes le pays se paie une image de marque en faisant de tels travaux, mais le prix du péage rend cette autoroute aussi inutile qu’onéreuse. Les Chinois sont encore ultraminoritaires à pouvoir se payer un péage en lui-même plus cher que le train ! Voila ce qu’est une politique pro investissements. Une telle politique aboutit toujours à cela. L’investissement n’a de sens que s’il répond à un besoin économique réel. Un entrepreneur mettant son argent en jeu n’aurait jamais fait un tel projet.

      • L’exemple du péage est mal choisi. Je me souviens de mon premier voyage en Chine, en 1991, et de notre question stupéfaite au guide en empruntant un bout d’autoroute à péage :
        – Mais en Chine, les véhicules privés n’existent quasiment pas ?
        – Oui, en effet.
        – Donc les péages ne sont perçus que sur des véhicules d’état ?
        – Oui, en effet.
        – C’est donc l’état qui paie l’état ?
        – Oui, tout à fait.
        – Alors pourquoi faire des péages ?
        – Eh bien, avec la corruption et la triche, les entreprises ne paient pas à l’état la part qui devrait lui revenir. Les péages sont juste le moyen qu’a trouvé l’état pour recouvrer l’impôt.

  • twitter_alain_co
    24 avril 2014 at 12 h 26 min

    en fait c’est le contraire de ce quie st dit, mais la morale est bien la même.

    C’est expliqué dans « The Next Convergence ».
    dans les années 80-90, la Corée du nord n’arrivait plsu à suivre les autres.
    Les politiciens ont proposé un plan déflationiste à la Bengladeshi…
    Les économiste ont dit, c’est idiot, si les salaires montent , puisque votre éducation marche, vous allez monter en gamme, salaire et valeur ajouté de concert…

    les politiciens ont dit NON, on veut concurencer le Bengladesh.

    Le marché Coréen n’en a fait qu’a satête, et les salaires ont monté, comme le niveau d’éducation, la valeur ajoutée, la technologie…

    http://thenextconvergence.com/

    bref le problème en france c’est qu’on a un état qui arrive a faire ce qu’il souhaite : couler le pays
    là ou d’autres échouent face aux syndicats et aux marchés, qui eux veulent s’enrichir de toute les façons imaginables, quitte à innover ou travailler (mais préférant innover que travailler tant qu’a faire)…

  • Ce qu’il faut c’est privatiser le système social (que le MONDEEE entierrrr noussss enviiiieee).

    Il faut donc supprimer les charges patronales et salariales. Chacun touche la totalité du fruit de son labeur et en fait ce qu’il veut. Je mettrai juste une limite, et je vais m’expliquer pourquoi, l’obligation de cotiser dans une assurance santé privée (dont la couverture minimale reste à discuter), mutualiste ou capitaliste, de SON choix. Pourquoi ? Pour éviter que des pleureuses inconscientes viennent mendier à la collectivité leur manque de prévoyance s’ils chopent un cancer, ou ont un accident de voiture.
    Le même principe que l’assurance au tiers obligatoire pour les véhicules à moteurs.

    Chacun estimera comme un grand s’il veut une assurance chômage, comment il gère sa retraite, etc.

    Donc en gros, on rends obligatoire 2 choses :
    – une assurance responsabilité civile pour l’entreprise (en cas d’accident du travail et compagnie),
    – une assurance santé pour l’employé.
    Au delà, chacun fera ce qu’il veut.

    Et bien sûr on supprime toutes les allocations : 75 milliards d’euros d’économie par an (et ce rien que pour les CAF, ça fait rêver) … A comparer aux 50 milliards sur 3 ans …
    De quoi baisser l’IR, l’IS, et la TVA. On aura même de quoi supprimer l’ISF, la CSG et la CRDS. Dans l’absolue il faudrait même supprimer la TVA, mais bon rêvons pas …

    • Bonjour un jeune
      Déjà on supprime les aides au développement, qui n’aident pas les populations mais plutôt les ONG et les chefs d’état; 13 MILLIARDS par an en france.

    • J’ai parlé de ce sujet des assurances obligatoire avec ma mère récemment. Elle m’a demandé pourquoi je tenais tant à maintenir cette obligation. Après tout, c’est vrai, pourquoi doit-on assurer les autres ? Tu as donné la réponse : dire que tout doit être libre c’est prendre le risque de tomber dans l’utopie : ça ne pourra jamais être accepté. Nous autres libéraux ne devons pas être des idéologues, nous devons proposer des solutions qui ont vocation à pouvoir être appliquées dans les faits, sans l’usage de la force. Sinon, nous ne valons pas mieux que les communistes.

    •  » un jeune  »

      c’est ça qui va payer nos retraite ?

      • Vous rigolez mais c’est justement la grande question à laquelle les libéraux doivent répondre s’ils veulent un jour prendre le pouvoir !

        Comment se fera la transition ??? Qui va payer les retraites de ceux qui ont déjà cotisés toutes leurs vies ?

        Malheureusement, je n’ai pas encore la réponse.

        • C’est simple, la transition se fera soit brutalement comme en URSS (défaut toussa, inflation à 2 chiffres), soit comme cela se passe actuellement en baissant graduellement les pensions . Dans les deux cas les cotisations n’auront pas servis aux cotisants.
           » Qui va payer les retraites de ceux qui ont déjà cotisés toutes leurs vies ? »
          La bonne réponse: personne.

        • Qui va payer ? Les mêmes qu’actuellement, mais plus les nouveaux entrants ou les volontaires pour sortir définitivement de la répartition. L’idée est de cesser progressivement de nourrir la pyramide de Ponzi. Le passage en douceur de la répartition à la capitalisation peut ainsi s’envisager année après année durant plusieurs décennies, en commençant par les plus jeunes intégrant le marché du travail qui n’auront plus à cotiser à la répartition. Parallèlement, il convient de limiter la revalorisation des pensions du système périmé légèrement en dessous de l’inflation pour compenser le manque de nouveaux cotisants, dégonflant ainsi progressivement la pyramide de Ponzi.

          Sinon, pour avoir un exemple de transition, vous pouvez étudier le cas du Chili. Ce thème a fait l’objet de plusieurs études sur ce site. On note qu’à la surprise générale, la période de transition a été plus courte que ce qui avait été prévu initialement.

      • C’est une vraie bonne question et comme les retraités n’ont souvent que leur retraité par répartition pour vivre , une question incontournable qui ne pourra être tournée ( sic ) par l’actuelle alternance socialiste UMPS mais par un autre gouvt plus libéral issu de la crise de financement de la dette et de l’état providence -obèse qui se profile !!!

        • il est trés rare que les retraités aient uniquement leur pension pour vivre :

          quand on a été a son compte, un vends toujours un minimum de capital, qui peut procurer une rente ( sauf qu’évidement avec la politique des taux zéro, zéro plus zéro, ça fait pas grand chose ) . dans le monde rural, les anciens agriculteurs vivaient trés bien avec des pensions de misères : on loue le terrain qu’on avait acquis durant sa carrière à un jeune, on garde quelques bètes pour ne pas devenir  » chèvre « , on peut exploiter des plantations que l’on avait soigné en étant plus jeune ( peuplier en plaine , douglas en montagne … ) rester actif permet de vivre mieux et plus longtemps.
          on voit bien que le mitterandisme, en remplaçant les indépendants par des salariés le plus souvent burocrasseux à emplois fictifs, a complètement dénaturée la société française et a jeté ses habitants dans le socialisme le plus crasse, détruisant le ressort moral et les transformant en perpétuels mendiants.

          moralité, on ne crachera jamais assez sur la tombe de ce sinistre gredin…

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