L’Univers, Dieu et la Liberté

En ce temps pascal, je suis saisi d’émerveillement. Émerveillement devant l’Univers, Dieu et Son don magnifique qu’est notre Liberté !

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La Création vue par Michel Ange

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L’Univers, Dieu et la Liberté

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 22 avril 2014
- A +

Par Philippe Bouchat.

La Création vue par Michel Ange
La Création vue par Michel Ange

En ce temps pascal qui s’est achevé hier, je suis saisi d’émerveillement. Émerveillement devant l’Univers, Dieu et Son don magnifique qu’est notre Liberté !

L’émerveillement devant l’Univers

Pas un jour ne passe sans que je ne sois saisi d’émerveillement devant l’Univers ! Songez-y : l’Univers résulte de la combinaison précise de 15 paramètres. Que l’un de ces paramètres ne soit pas présent ou qu’il le soit sous une autre forme, et c’est l’Univers qui n’existe pas ! Même chose pour la vie : selon les scientifiques les plus pointus, il n’y avait qu’une seule chance sur 1060 (10 puissance 60) que ces constantes soient telles que la vie soit possible ou, pour le dire autrement, si on veut, comme les athées, attribuer la cause de la vie au hasard (et non à une intelligence supérieure1), il aurait fallu que ce hasard soit extrêmement chanceux… Songez-y encore : le temps de l’Univers est de 1.000 x 1.000 x 13.500 ans, c’est-à-dire une temps à proprement parler inimaginable. Songez enfin que la taille de l’Univers est de 300.000 kms x son temps !

Émerveillement encore lorsque la NASA découvre une exo-planète avec de l’eau qui pourrait – le conditionnel est encore de mise – permettre la vie. Émerveillement enfin – et sans être exhaustif – lorsque des scientifiques prouvent l’existence d’ondes gravitationnelles post Big Bang, corroborant ainsi ce qu’Einstein avait rêvé en théorie…

L’émerveillement, dit-on, est la condition sine qua non du questionnement philosophique. Si l’on refuse de vivre de manière végétative – j’entends par là être un cadavre dans un corps qui respire – on ne peut être insensible à ces motifs d’émerveillement et se poser les quelques questions existentielles (elles ne sont pas nombreuses) de notre origine (d’où viens-je ?), de notre essence (qui et/ou que suis-je ?) et de notre fin ultime (quel est le sens de ma vie ?).

La philosophie peut répondre à ces questions par le truchement exclusif de la Raison. Et le fidèle catholique est également invité à utiliser sa Raison pour répondre à ces questions2.

Mais, en ce jour de Pâques, le chrétien y joint la Foi pour s’émerveiller devant le mystère qu’est Dieu.

L’émerveillement devant Dieu

Si le croyant trouve motif d’émerveillement dans la Création, il peut – s’il s’ouvre à la Présence divine, cette ouverture étant la définition même de la Foi – trouver un plus grand motif encore dans le mystère divin.

Mais restons un instant avec notre Raison. Dieu, personne ne l’a vu. On ne peut donc rien dire à son sujet de façon directe. Indirectement, en revanche, nous avons le témoignage de Jésus : « Qui m’a vu a vu le Père » (Jean, XIV, 9). Or, par rapport à Jésus – dont l’existence n’est historiquement pas sujette à discussion – seules deux attitudes sont possibles : soit il s’agit d’un fou, d’un illuminé et il est raisonnable de ne pas suivre ses enseignements ; soit, au contraire, Il est réellement ce qu’Il dit être, à savoir vrai Homme et vrai Dieu et, dans ce cas, il est raisonnable de suivre ses enseignements. La Foi n’intervient que comme réponse à cette question : est-il fou ou est-Il réellement ce qu’Il dit être ? Ayant reçu la grâce3 de la Foi, je réponds donc qu’Il est réellement vrai Dieu, vrai Homme. Mais dès lors que j’ai posé mon choix, c’est la Raison – et non la Foi ! – qui me commande de Le suivre.

Je mise ma vie sur Dieu, car ma Raison me dit que c’est raisonnable de suivre une Présence qui se présente (Il ne s’impose pas !) au présent comme un présent. Présence ? Mais oui ! À travers les signes présents dans la Création, à travers Son Église (pécheresse mais sainte) et ses sacrements. Et là, je dis émerveillement : le Dieu invisible se rend présent à chacun de nous, ici et maintenant. C’est dingue, inimaginable et pourtant bien réel ! Et ma Raison, bien que vacillante devant un tel mystère d’émerveillement, demeure intacte…

Or, ce Dieu dont Saint Jean, me dit qu’Il est Amour, m’a gratifié du plus beau des dons : celui de la Liberté ! Et là, vraiment, je suis pris de vertige…

L’émerveillement devant le don de la Liberté

Émerveillement devant l’Univers. Émerveillement devant Dieu. Mais plus encore, émerveillement devant la Liberté ! Car, cette Liberté – dont je professe qu’elle est un don – fonde la dignité de chaque être humain et en fait un être égal à Dieu, même si les natures humaine et divine sont différentes : en effet, si nous avons le pouvoir de nous ouvrir à Dieu, nous avons reçu aussi le pouvoir de s’en détourner, privant ainsi Dieu de Se rendre présent ! Dieu – telle est ma Foi – m’a jugé assez digne que pour Se livrer entre mes mains, prenant le risque de l’indifférence, de l’agnosticisme, de l’athéisme et de la Crucifixion !

Par conséquent, la Raison me commande – tel un impératif kantien – de cultiver cette Liberté, c’est-à-dire de la protéger, de la promouvoir et de la partager. Voilà pourquoi j’estime – à l’instar de Charles Gave ou, plus éloigné, de Frédéric Bastiat – que la seule doctrine politique vraiment humaniste est le libéralisme. J’ai déjà écrit en quoi le socialisme et le conservatisme sont liberticides et donc contraires à la dignité de l’homme. J’ai également déjà écrit sur le concept de Liberté qui ne peut se réduire à mes nombreux désirs et caprices (« la liberté, c’est faire ce que je veux »). Comme le disait Benjamin Franklin, « seul un peuple vertueux est capable de liberté ».

Dans la maison libérale, il y a beaucoup de demeures. La mienne s’appelle libéralisme chrétien et professe également une laïcité ouverte où l’État (limité aux missions régaliennes et à la prise en charge des inévitables effets de voisinage que le privé ne peut prendre à son compte) et les religions se respectent mutuellement, l’État permettant l’expression des convictions religieuses dans la sphère publique et les religions s’interdisant les pouvoirs temporels.

Je souhaite à chacun d’avoir ce triple émerveillement ! Le temps pascal est propice à l’optimisme. Avoir foi dans la Liberté est ce qui est plus raisonnable. Malgré la morosité économique, la grogne sociale, les erreurs sociétales, je confesse pour ma part qu’il est contraire à la nature même de la France – dont la Wallonie fut au temps de la Révolution et qui sait… – de ne pas envisager l’avenir avec optimisme : il y a de l’intelligence en France, du patrimoine, de la culture, une Histoire, un  rayonnement qu’un pseudo-président anormalement incompétent ne peut pas effacer. Il faut et il suffit de libérer les énergies, de libérer la Liberté. Pas facile ? Certes, mais nourrissons-nous à l’émerveillement pour relever les défis de notre époque et permettre aux générations futures d’avoir le présent qu’elles méritent.

  1. Les physiciens spécialisés en physique quantique ont, en effet, démontré qu’il y avait de l’information qui ordonnait la matière, permettant parler d’intelligence de la matière. Les scientifiques chrétiens y voient la main de Dieu, comme Louis Pasteur qui affirmait que « peu de science éloigne de Dieu ; beaucoup y ramène »).
  2. Voir sur ce sujet, l’encyclique du Bienheureux Pape Jean-Paul II – dont on célébrera la canonisation le 27 avril prochain – Fides et Ratio :  http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/encyclicals/documents/hf_jp-ii_enc_14091998_fides-et-ratio_fr.html.
  3. Selon le catéchisme de l’Église catholique, avant d’être un acte d’adhésion de l’intelligence à Dieu, la Foi est d’abord un don de Dieu à qui s’ouvre à Lui.
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  • « D’où viens-je ? » mais avec Hollande c’est – Où cours-je ? – Qui fuis-je ?

  • Article lumineux rempli d’espérance et d’optimisme, merci !

  • Je me suis émerveillée en lisant cet article, merci!

  • Magnifique ode à la Vie et à la Liberté.

  • Merci pour ces premiers commentaires encourageants! Belle semaine à tous! phb

  • Nul observateur doué d’autant de raison que de foi ne peut ignorer le caractère tout relatif de cette liberté.
    Pour qui en douterait, visiter attentivement :
    http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com
    Vraiment de quoi pondérer tout émerveillement.
    Cette liberté est en réalité strictement conditionnés par la place attribuée à chacun dans la société, par sa naissance.

    • Merci Claudec pour le commentaire! Ceci dit, je ne suis pas d’accord sur le caractère relatif de la Liberté, mais cela vous l’aurez compris je pense. Pour moi, la Liberté est absolue, ce qui n’est pas incompatible avec son caractère concret, car c’est dans notre action que la Liberté s’exprime. bel après-midi, phb

    • Quiconque nie le caractère absolue de la liberté se condamne d’avance à l’esclavage. Et au désespoir. Si vous n’êtes que déterminé ou même largement déterminé, alors votre échec ne vient pas de vous (c’est confortable) mais aussi vous ne pourrez jamais sortir de votre échec. Si vous n’êtes pas entièrement déterminé, alors même cette once de liberté suffit pour que vous puissiez dire « je suis responsable de mon échec -resp. de ma réussite- au moins en partie ». Et cela vous permet de changer les conditions, d’espérer, et donc d’entreprendre, de créer, et in fine d’arriver là où vous n’étiez pas. Vous venez de vous découvrir libre. Et responsable, et capable d’aller par delà les déterminismes qui ne sont que partiels.

  • Bonjour,

    juste pour faire mon relou, le temps pascal vient juste de commencer (et pour 40 jours), c’est le Carême qui vient de se terminer 🙂

    • Vous avez tout à fait raison Vincent … et je pense que c’est la Rédaction qui a modifié le début de mon texte, car j’avais bien écrit « en ce temps pascal » 😉 mais c’est un temps de 50 jours qui nous mène vers la Pentecôte (pentakostè en grec = 50) 😉 bonne fin d’après-midi; phb

  • Article intéressant.
    Il est si fréquent de rencontrer ici et ailleurs des paroles « modernes ».
    Je suis aussi émerveillé des dons de la Création, et ne puis imaginer que tout cela soit un cadeau du HASARD.
    Une petite planète ridicule qui se forme à l’issue d’un Big Bang dotée de tant de merveilles ; outre l’ensemble des éléments de la classification de Mendeleïev (de 1 à n neutrons !), mon émerveillement fut, entre autres, la rencontre avec le silicium (semi-conduction, supra-conduction) qui permit la réalisation de tant de merveilles.
    Votre hymne à la Liberté complète mon émerveillement. Merci.

  • Leur condamnation à l’esclavage est prononcée à l’égard à de ceux qui auront à le subir, bien avant qu’ils naissent. Et ce n’est pas le sort de l’infime minorité qui parvient à s’en extraire qui y change quoi que ce soit.
    À l’aube de notre ère, la Terre était peuplée d’environ 250 millions d’êtres humains. Elle en compte plus de 7 milliards aujourd’hui, dont 1,5 milliard vivent dans un état de pauvreté profonde. L’homme a ainsi créé, en 20 siècles, 5 fois plus de miséreux qu’il y avait d’individus de toutes conditions sur terre au début de son entreprise civilisatrice, avec l’aide de tous les pouvoirs, y compris religieux.
    Chaque jour, plus de 250 000 êtres humains s’ajoutent à la population terrestre, qui devrait 11 milliards au début du prochain siècle. Par l’effet de la structure de la société et du sort qui les fait naître tels qu’ils sont, encouragés par des taux de natalités qui leurs sont propres, les pauvres qui représentent la grande majorité ces nouveaux arrivants vont s’ajouter à ceux qui occupent déjà la base de la pyramide sociale. Qu’en est-il de leur liberté ?

    • Les miséreux d’aujourd’hui sont pour leur grande majorité des privilégiés par rapport aux hommes, tous les hommes, qui ont vécu il y a plus de 500 ans.
      Et vous, vous êtes fort probablement un miséreux dont la vie n’est pas digne de vécue aux yeux des gens de votre genre qui vivront dans une centaine d’années ou un peu plus.
      Vous jugez les gens à l’aune de votre petit monde restreint et centré sur lui même, perdant de vue que le but de la vie c’est de vivre, libre. Et que chacun peut s’y retrouver.

      D’ailleurs la vraie liberté est là : assumer sa vie, prendre la responsabilité de ses actes en totalité et ne la laisser à personne d’autre. Et pour cela pas besoin d’argent, de super-structures de quoi que ce soit. Tout le monde peut-être libre, même un « esclave » et tout le monde peut être esclave, même un milliardaire vivant dans le pays le plus riche et le plus « libre » du monde.

      • Qui a prétendu que la vie d’un miséreux était indigne d’être vécue ? Il existe même des pauvres heureux. Merci de ne pas me prêter n’importe quels propos.
        Par ailleurs, que le but de la vie soit de vivre, nul besoin d’être croyant pour l’admettre, mais pour ce qui est de la liberté, il faut ne pas avoir idée de ce qu’est la misère pour considérer qu’elle n’est pas privative de liberté ; et c’est bien en cela qu’elle est relative.

        • pour ce qui est de la liberté, il faut ne pas avoir idée de ce qu’est la misère pour considérer qu’elle n’est pas privative de liberté ; et c’est bien en cela qu’elle est relative.
          C’est tout l’inverse. Il faut ne pas être libre ou ne pas avoir idée de la misère pour considérer qu’elle suffit à priver de liberté.

          • @ Franz
            Douillettement installé devant votre ordinateur pour dispenser votre onction, imaginez-vous seulement en train de le faire au milieu de l’un ou l’autre des innombrables bidonvilles et camps de réfugiés qui peuplent chaque jour davantage la planète. Vous y apprécierez la mesure dans laquelle leurs habitants sont libres de choisir un autre sort que celui dont ils ont hérité, pour la plupart à leur naissance.

            • « Chaque jour davantage … »

              Source ?

            • Votre réponse est tellement stupide. Dénoncer que quelqu’un est sur son ordinateur et son canapé alors que d’autres sont dans la misère. Drôle ! Vous en train de faire quoi exactement ?

            • @ David PEPIN
              La même chose, effectivement, mais avec le sentiment que ce n’est pas la meilleure position pour prêcher aux miséreux? En allant jusqu’à prétendre et les convaincre qu’ils sont libres de s’extraire de leur condition.

              @ Nick de Cusa
              Source ? : Recensements de nombreuses institutions, suivi de l’actualité, documentaires, innombrables photos, croissance des mégapoles et observation de leur urbanisme, etc.
              Internet regorge d’infos à ce sujet.

            • Je persiste, vous ne savez pas ce qu’est la pauvreté. C’est bien plus complexe comme phénomène que ce que les bien pensants comme vous imaginent, Claudec.
              Par ailleurs vous ne savez rien de moi et rien ne vois permet de juger que je n’ai pas déjà goûté à ce que d’aucun qualifient de misère absolue. Ce qui est pourtant le cas. Et permettez moi de vous dire qu’entre Manoj, le mendiant aveugle du ladakh, et vous le plus à plaindre et le moins libre n’est pas celui que vous pensez .

              Par ailleurs détrompez vous, 1, il y de moins en moins de bidonvilles et 2, le bidonville est un progrès pour grand nombre de ses habitants. Mais vous jugez à l’aune de votre canapé.

            • Votre discussion me fait penser à une réflexion que je m’étais faite, il y a quelques années, en traversant le quartier des chiffonniers du Caire pour aller découvrir un site Copte splendide. J’ai été frappé par la vie, la joie de ces individus qui, dans mon esprit, étaient bien plus pauvres que moi. Mais au fond, je me suis dis qu’ils étaient heureux et que celui qui priait à côté de moi pouvait être aussi riche et libre que n’importe qui d’autre. Il faut se décentrer de soi-même, pour comprendre l’autre.

            • @ Mathilde de St Amour le 23 avril 2014 à 10 h 48 min
              J’ai écris un peu plus haut dans ce fil de discussion, qu’il existait des pauvres heureux.
              Et ce ne sont pas les pauvres qui sont indignes, c’est la pauvreté. Lutter contre elle c’est lutter pour les pauvres.

            • @ Claudec: j’ai jetté un oeil à votre blog. Mais c’est quoi la pauvreté?? vous voulez lutter pour quelles raisons? vous vous faites le porte-parole des « pauvres » mais je me considère comme pauvre à de nombreux égards et vous n’allez pas me défendre pour autant (je n’ai peut être pas envie de devenir riche sur certains aspects)? voyez comme votre discours peut être mal compris alors que je pense au fond que dans les actes vous ne seriez pas tant que cela à côté de mes pompes!

            • @ Mathilde de St Amour le 23 avril 2014 à 11 h 24 min

              Merci de votre visite à mon blog http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com
              avec mon regret de n’y avoir pas trouvé, plutôt qu’ici, votre commentaire, ce qui l’aurait aidé à vivre. Je me permets de vous inviter à faire plus que d’y jeter un œil et à y faire part de vos réactions.

              – C’est quoi la pauvreté ?
              Au-delà de la définition technocratique qui définit la pauvreté comme l’état de celui qui manque de manière durable, en tout ou partie des biens suivants, selon qu’il est plus ou moins pauvre : nourriture, vêtement, abri, soins et éducation, je pense que la pauvreté est une situation relative se définissant par son opposé qu’est la richesse. C’est d’ailleurs ce qui fait l’intérêt de la représentation pyramidale de la société.

              – Je me fais moins de défenseur des pauvres que le critique d’une pauvreté qui perdure et s’amplifie du seul fait d’une prolifération obstinée des pauvres. Comme si non contents de leur mauvais sort, il le trouvaient suffisamment enviable pour y condamner leur descendance, encouragé en cela par ceux qui prétendent les défendre au nom de la lutte des classes.

              – Tout à fait d’accord avec vous, comme il existe des pauvres heureux, il en est qui ont nulle envie d’être riches. Je ne crois pas pour autant que ce désintérêt pour la richesse puisse aller jusqu’à ignorer la nécessité de se procurer le minimum vital tel que défini ci-dessus.

              – Comme le représente très bien la pyramide sociale, si la richesse n’a pas d’autres limites que l’appétit de ceux qui ont envie d’être riches – dans les limites des ressources de la planète – la pauvreté a la sienne, qui est le niveau zéro de la richesse, position non seulement indigne mais mortelle.

    • j’aimerais être le génie de la lampe et vous faire rebrousser chemin de quelques centaines d’années… que seriez-vous ? un serf probablement…

      • Quel commentaire bienveillant, cela fait plaisir à lire ! 😀
        C’est quoi qui vous rend si aigre, l’idée de la Liberté ou la notion de foi ? Peut-être les deux ! 😀

        • Pourquoi vous adressez-vous uniquement à moi ? au vu de divers commentaires et suivant votre raisonnement, nous sommes plusieurs à être « aigres »… terme que vous employez à mauvais escient : considérer « aigre » une personne qui prétend que, globalement parlant, nous vivons mieux aujourd’hui qu’hier, me semble complètement incongru… ou alors, peut-être, avez-vous une dent contre les femmes…

          • Ne faites pas votre victime en tant que femme opprimée. C’est ridicule.
            Je suis moi-même une femme et je considère que les femmes ne sont pas des pauvres petites choses à qui on ne peut pas faire la moindre remarque sans qu’elles pleurnichent ou qu’elles se plaignent d’être opprimées en tant que femme. Un peu de tenue que diable.

            Et puis dire qu’on vit mieux aujourd’hui qu’il y a des siècles, c’est un cliché, un lieu commun.

            • Florence, la Bienveillante a parlé : elle juge et condamne sans autre forme de procès une soi-disant pôvre soeur pleurnicheuse, qui jusqu’à preuve du contraire, ne se sent pas du tout opprimée.

              Quant au sujet qui nous occupe, pas un mot, pas un argument… elle devrait se méfier, la foi l’aveugle de sa lumière, elle y mêle même le diable, MDR !!!!

              Si le ridicule tuait…

            • Qui est venue se plaindre d’être attaquée parce que femme ?

              Et qui a jugé l’auteur de l’article d’un propos aigre sans le moindre argument ?

              Relisez-vous.

              Si le ridicule tuait, dites-vous ….

            • « Qui est venue se plaindre d’être attaquée parce que femme ? »

              Me plaindre ???? je vous ai simplement demandé pourquoi votre commentaire s’adressait uniquement à moi, alors que d’autres allaient dans le même sens.

              « Et qui a jugé l’auteur de l’article d’un propos aigre sans le moindre argument ? »

              Vous devriez aller voir un ophtalmo : mon commentaire s’adressait à « Claudec »… c’est lui l’auteur de l’article ????? première nouvelle !

              Bon, on va pas y passer la nuit… je vous laisse à vos propres aigreurs qui sont bien loin du libéralisme.

            • Eh bien Nadège, je me suis trompée, je croyais que vous vous adressiez à l’auteur de l’article. Comme les réponses étaient décalées, je n’ai pas vu que c’était à Claude C que vous répondiez si sèchement.

              Toutes mes excuses.

              Mais vous voyez ainsi que mon erreur n’a rien à voir avec de l’antilibéralisme ou du machisme.

    • 1,5 milliards vivent dans un état de pauvreté donc 5.5 milliards NE vivent PAS dans un état de pauvreté.
      En 20 siècles, l’homme a ainsi crée 22 fois plus de NON-miséreux qu’il y avait d’individus de toute conditions sur Terre au début de « l’ère chrétienne ».

      J’ajouterais que Son entreprise civilisatrice est bien plus vieille que 2000 ans. La civilisation aurait commencé par exemple avec sa sédentarisation, sa capacité à raisonner et à communiquer, sa capacité d’utiliser des outils, ses croyances et superstitions (premières normes culturels d’un groupe social)…

      Votre raisonnement mathématique est un peu fallacieux si j’ose dire. L’Age d’Or est toujours au devant de nous et l’Age de fer derrière. C’est tout à votre honneur de compatir au sort d’1.5 milliards d’êtres humains. Mais notre condition humaine est bien meilleure aujourd’hui qu’il y a 20 siècles !

      Regrettera qui veut le bon vieux temps,
      Et l’Age d’or […]
      Moi je rends grâce à la Nature sage,
      Qui, pour mon bien, m’a fait naître en cet âge […]
      O le bon temps que ce siècle de fer ! […]
      Nos bons aïeux vivaient dans l’innocence,
      Ne connaissant ni le tien ni le mien.
      Qu’auraient-ils pu connaître ? Ils n’avaient rien.
      Ils étaient nus ; et c’est chose très claire
      Que qui n’a rien n’a nul partage à faire […]

      Extrait d’un poème de Voltaire « Le Mondain », 1736

      • @ G.L.
        Si vous « osez dire que mon raisonnement mathématique est un peu fallacieux », je n’hésite pas à trouver le votre pour le moins surprenant. S’exonérer de la création de 1.5 milliard de miséreux au prétexte que dans le même temps ont émergés 5.5 milliards de NON-miséreux n’est-il pas le signe d’une résignation aussi stupide que monstrueuse ? Surtout s’agissant d’une évolution purement matérielle qui n’a pas empêché l’accroissement considérable, en nombre comme en intensité, des guerres, maladies et autres maux dont l’espèce humaine s’est fait une spécialité.
        Pour ma part, ce qui m’intéresse est la pauvreté et sa progression en nombre. Ce qui est important et prioritaire n’est pas de savoir si la civilisation et la spiritualité ont créé plus de riches que de pauvres mais quels ont été leurs effets sur la pauvreté. Quand bien même il n’existerait qu’une poignée de miséreux sur terre, c’est leur sort qui nous interpelle et non celui des heureux élus qui ont le bonheur d’échapper à la pauvreté. Sauf bien entendu à considérer précisément les plus pauvres comme spécialement favorisés par le destin.

        Quant aux origines de la civilisation, vous auriez pu aussi bien les dater de celles de l’homme, sans omettre toutefois qu’à une époque précise est survenue ce qu’il est convenu d’appeler la révolution industrielle, laquelle a fait du bon vieux temps de Voltaire une référence sans autre intérêt que polémique.

        • Oui votre petit calcul ne rime à rien, j’en suis désolé. Vous lui donnez un sens afin d’appuyer votre thèse (très honorable néanmoins).
          Je suis persuadé que nous vivons des temps bien meilleur qu’aujourd’hui mais encore loin d’être parfait.
          1.5 Milliards d’Humains, c’est grosso modo 20% de la population. Quel proportion de l’an 1 après JC vivaient dans la misère ? Difficile de dire mais je ne parierais pas sur moins de 20% !. La pauvreté a progressé, la richesse aussi. Mais en proportion, la pauvreté a baissé considérablement.

          Et puis qu’importe que ce temps est meilleur aujourd’hui que hier ou inversement. Je comprends tout à fait votre indignation, votre colère. Ne serait ce qu’un million d’êtres humains miséreux, c’est beaucoup trop. Je n’ai pas voulu me montrer comme un égoïste misanthrope. Rien que la situation en France me mets hors de moi. Ne pas pouvoir travailler, ne pas pouvoir se loger et encore heureux qu’on ne meure plus de faim grâce à la générosité et à la charité d’autrui (j’entends des associations libres et non gouvernementales de citoyens).

          Du point du vue des maladies, nous sommes beaucoup moins à plaindre qu’il n’y a ne serait ce que 100 ans. Le Taux de mortalité a chuté ne serait que grâce aux antibiotiques et à la méthode du vaccin.
          Pour ce qui est des conflits, je suis d’accord que le 20e siècle a été particulièrement meurtrier à une échelle internationale. Néanmoins, je suis un optimiste qui pense que nous avons dépassé un paroxysme de violence meurtrière.
          Mais c’est vrai que la violence s’exprime d’avantage de façon plus douce er sournoise à travers les Etats, leurs lois et des fonctionnaires zélés. Je dénonce autant nos démocraties pseudo-libérales, que les théocraties du moyen orient ainsi que nombre de régimes despotiques et oligarchiques par tout les continents.

          Pour conclure, s’indigner c’est prendre conscience qu’une situation n’est pas juste. Maintenant, chacun de nous doit décider ou non s’il intervient pour changer. Et si oui, comment il peut faire changer les autres.

          • Etre persuadé est plus sage qu’être certain, quant à l’optimisme dont vous dites être porteur, je ne vous dirai pas ce que j’en pense.
            Quoi qu’il en soit, si tous les maux de l’humanité perdurent et s’amplifient partout dans la monde, si le chômage et la pauvreté augmentent, si les inégalités sociales se creusent, si les revendications et les violences se multiplient, si le climat et l’environnement se dégradent chaque jour davantage, si les pires famines que nous ayons jamais connues s’annoncent, la raison première en est l’augmentation considérable de la population mondiale. Chaque jour, 250 000 êtres humains supplémentaires déferlent sur la planète pour aggraver son pillage et ses conséquences.
            Alors, Que les experts en tous genres, que les responsables politiques et religieux de tous niveaux, que toutes les bonnes volontés, cessent de « mettre la charrue avant les bœufs » en se focalisant sur leur vision particulière et limitée de la question tournant trop souvent à la marotte et ne faisant que contribuer à masquer un peu plus l’essentiel, pour consacrer prioritairement leur énergie et leurs moyens à la question démographique. Réduisons notre nombre, le reste suivra.
            C’est la seule planche de salut de notre civilisation et peut-être même de l’espèce. Et elle est réelle, quelques générations pouvant suffire à revenir à une population tolérable par la planète et l’espèce elle-même. Certes, ce ne sera que jouer les prolongations, tout ayant une fin, d’autres problèmes surgiront, tel notre vieillissement, mais ils seront passagers et eux aussi maîtrisables.
            Pour approfondir cette réaction :
            ttp://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com

    • Cher Claudec,

      Je reviens à l’instant de votre blog. Je regrette de ne pas l’avoir parcouru avant. Je me permets de copier coller cette conclusion :

      « Il faut cependant que les individus concernés par une telle révolution [Les plus pauvres] – rejetant la lutte des classes aussi archaïque que vaine dans laquelle les confinent la plupart de ceux qui se font leurs guides –, soient conscients qu’en réduisant ainsi leur propre proportion dans la population de la planète, ils [Les pauvres] réduiront la base de la pyramide sociale avec pour conséquence d’en élever le sommet, donc d’accroître la proportion de riches. Mais pour qui un tel résultat serait intolérable, dès lors que serait atteint un double objectif : réduire la pauvreté en même temps que maîtriser la croissance de la population ? »

      Que les pauvres ne donnent plus naissance à des enfants dont ils seraient incapables d’assurer un avenir meilleur me convient. Ce serait une attitude particulièrement responsable.
      Qu’il y ait moins de pauvres et donc de facto, proportionnellement d’avantage de riches ne m’est absolument pas intolérable.

  • Merci pour cet article lumineux.

  • La civilisation est née avec la maîtrise du feu en foyer, du feu où je veux, quand je veux et pour mes besoins du moment : chauffage, cuisine, protection, artisanat etc.
    Puis elle a encore fait un bon spectaculaire avec le commerce, vecteur puissant de civilisation, qui a permis d’inventer l’écriture entre autre.
    C’est toujours les échanges pacifiques entre individus qui les ont civilisés, plus qu’une religion.

  • Je partage votre émerveillement. Je reste par contre plus mitigé sur mon choix en tant que personne (ou humain) à jouir de ma liberté.

    Il y avait le big bang, les clefs de la création de la vie: eau et le reste (energie entre autre).
    Si Dieu a peut être appuyé sur le bouton big bang (en même temps pourquoi ?), croyez vous vraiment qu’il est accompagné le reste ?

    Non, ça n’a pas de sens au niveau de Dieu.

    Pour moi, Dieu est partout, avant, après et en toute chose. De là à dire que je suis libre…..non, pas tant que je suis pas Dieu moi même !

    Sauf, si bien sur, vous pouvez me prouver que je suis Dieu moi aussi. (Ce qui est juste d’une certaine façon, d’un point de vue de Dieu, mais faux d’un angle humain)

    • Sur toutes ces questions, un auteur très intéressant: Claude Tresmontant, notamment L’histoire de l’univers et le sens de la création (coll. Tempus, editions Perrin)

      Il y a malheureusement peu de ressources en ligne sur Tresmontant. Mort en 1997, il est actuellement dans le creux de la vague. Mais c’est probablement un des plus grands métaphysiciens du XX° siècle.

  • La foi stupide ne saurait plaire à Dieu (Jules Renard)

    • M’en fou de Dieu, moi. Pourquoi lui plaire en plus ?
      Je suis Dieu ! Vous n’avez pas compris ça !!!!

      C’est là où il y a un paradoxe. Comment un être stupide (moi en l’occurence) est il capable de savoir qu’il est Dieu. C’est un miracle de Dieu ?!

      Non, soyons raisonnable. Dieu n’existe pas. Enfin, pas dans notre conception humaine de Dieu. Il faut juste rendre à César ce qui est à César. Dieu est bien au delà notre notre conception étriquée humaine.

      D’où: Je suis Dieu. Na. (En fait, tout est Dieu, c’est pas bien compliquer à comprendre). De là, sommes nous libres ? Pas vraiment puisque Dieu, est en lui même un cadre (même infini).

      Bref, ne pensons plus à Dieu, soyons Dieu à la place. Imaginons : que des Jésus sur la terre. ça serait bien mieux, non ?

      • « Voyons cher Monsieur … » me disait un jour un vieux curé que sa foi inébranlable et sa pieuse sagesse avaient conduit à enseigner le droit canon à l’université de Latran, rencontré au hasard d’un voyage : « … Dieu, le Diable n’existent que l’un par l’autre, au point qu’il soit permis de se demander si çà n’est pas la même chose. Et il en est de même pour le jour et la nuit, le noir et le blanc, la jeunesse et la vieillesse, la vie et la mort ». Dès lors, pourquoi la création ne serait-elle pas l’œuvre du mal plutôt que du bien ? Tout se confond en dépit des efforts des hommes pour y mettre de l’ordre, à commencer par les occidentaux avec leur cartésianisme. L’univers serait ainsi une création de Satan qui aurait inventé l’homme, à qui il aurait ensuite suggéré de s’inventer des dieux. Mais si Dieu et le Diable sont un, croire à l’un est croire à l’autre. Ainsi des merveilles d’ingéniosité créatrice ayant présidé à l’élaboration du corps animal et de ses divers organes. Le foie par exemple : Tous les humains chez qui cette viscère joue normalement son rôle et filtre avec suffisamment de conscience leur dose quotidienne de Chivas ou de gros qui tache, n’ont qu’à se louer des bienfaits de la nature et se son créateur. Quant aux autres, il leur reste, et ils ne s’en privent pas, à rendre grâce à Dieu d’avoir songé dans son infinie bonté, à créer des générations de médecins et de savants en tout genre, capables d’en pénétrer les secrets; d’en contrarier les déviances, allant même parfois jusqu’à la guérison… ou à l’ablation. Tout ça n’est-il pas merveilleux ? Ou encore de la procréation. Les opposants primaires à l’interruption de grossesse, avant de trouver des raisons péremptoirement scientifiques selon lesquelles l’embryon est autre chose qu’une sorte de larve et qu’à ce titre le respect lui est dû tout autant qu’à n’importe quel être fini, usaient d’un argument qui semble avoir fait long feu. Il arguaient des prodiges dont se privait ainsi la société. De quel grand bienfaiteur l’humanité ne risque-t-elle pas se priver en interrompant une grossesse ? C’est encore l’optimisme de la foi qui s’exprime benoîtement, en refusant de considérer que statistiquement, la probabilité est 7 fois plus grande de faire naître un malheureux de plus ; un gueux ; un de ceux qui contaminent et pervertissent l’espèce, plutôt qu’un de ces heureux élus qui lui conserveraient ses qualités, à défaut de les améliorer.

  • Un beau message plein plein d’espoir dont je remercie l’auteur de cet article.
    Cependant, de la liberté je me permets d’y ajouter une vision plus « logique » et « factuelle ». En effet tout le monde n’est pas croyant, et s’il l’on devait l’être, on se serait pas forcement monothéiste (un seul dieu),
    car il existe des personnes qui comme moi sont animistes ( la nature ), ou polythéistes (plusieurs divinités).
    Ce a pour avantage une autre vision du concept liberté.
    Dans le dogme des religions monothéistes la liberté est conditionne dans les bornes définies par dieu et sanctionne tout excès de liberté qui sort du contexte de « l’autorité de dieu »..
    Dans les sociétés non croyantes ou animistes la liberté est une convention collégiale et sociale, généralement plus large car l’excès de liberté est naturellement recadré par la nature ou la collectivité sans recourir au principe de sanction laissant alors la responsabilité s’exercer au détriment de la culpabilité.

    Mais hors de tout contexte social-politique, la liberté on ne la négocie pas, ne ne la mérite pas, on ne la demande pas à de quelconques autorités, on la prends ! Sinon on la perds..

    • Merci Sword pour votre beau message! Je ne suis cependant pas d’accord sur le fait que la Liberté, on la prend; je pense pour ma part qu’il s’agit d’un don reçu (caractère divin et/ou naturel de la Liberté), ce qui implique (fonde) notre responsabilité d’agir en homme libre, de promouvoir et défendre la Liberté. Ceci dit, je suis d’accord sur le fait qu’il n’est pas nécessaire d’être monothéiste pour défendre la Liberté, mais le catholicisme a cette particularité – qui la rend unique ! – de confesser un Dieu qui libère la liberté de l’homme. belle journée, phb

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