Alexis Grabinszky (Parti Libertarien) : « Chacun a droit à son jardin secret ! »

Contrepoints revient avec Alexis Grabinszky, le vice-président du Parti Libertarien belge, sur ses premiers pas à la télévision.

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Alexis Grabinszky (Crédits : Parti Libertarien, tous droits réservés)

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Alexis Grabinszky (Parti Libertarien) : « Chacun a droit à son jardin secret ! »

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 14 avril 2014
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Alexis Grabinszky est le vice-président du Parti Libertarien belge. Il était l’invité du Talk Élections de RTL-TVI récemment. Ce vendredi 11 avril, à l’occasion du lancement de la campagne électorale du Parti Libertarien, Contrepoints est revenu avec lui sur cette expérience télévisuelle. Interview.

Alexis Grabinszky
Alexis Grabinszky, vice-président du Parti Libertarien belge.

 

Contrepoints : Bonjour Alexis.

Alexis Grabinszky : Bonjour.

Vous avez été invité au Talk Élections de RTL-TVI ce mardi 8 avril. Quelles sont vos impressions après cette grande première télévisuelle pour le Parti Libertarien ?

Je trouve que c’était un très bon exercice. Je ne m’attendais pas à rencontrer des questions si pertinentes. Généralement, les journalistes consacrent plus de temps à la forme qu’au fond. Ce n’était pas le cas cette fois. Nous avons ainsi pu évoquer des points fondamentaux des idées libertariennes.

En effet, dans l’extrait posté sur le site de RTL-TVI, vous parlez de fiscalité et de légalisation des drogues. N’était-il pas prévu que vous traitiez également de vie privée ?

C’est exact, mais le temps nous a manqué. Une partie de l’interview a dû être coupée au montage.

Qu’y disiez-vous ?

Que la vie privée est un enjeu fondamental pour notre siècle. Les atteintes qui sont actuellement portées à son encontre m’inquiètent. C’est un peu comme si un père lisait le journal intime de sa fille contre la volonté de celle-ci… La rupture de confiance est inévitable ! L’État exerce là un rapport de force inique sur les citoyens et une immixtion inadmissible au cœur de l’intimité des gens. Les pratiques de la NSA qu’Edward Snowden a révélées sont la preuve d’un dangereux dérapage de la machinerie étatique. Et que dire de la législation belge ? Savez-vous que Belgacom est contrainte par la loi de stocker durant un an nos communications Internet ? Le secret bancaire, quant à lui, n’est plus qu’une illusion.

De ces trois points (fiscalité, vie privée, cannabis), lequel vous semble le plus important à défendre ?

La vie privée est un tout qui englobe ces diverses thématiques. Que vous gagniez 1 euro par mois ou 100 millions d’euros, cela ne regarde que vous ! Le même raisonnement est valable pour le cannabis. Si vous consommez du tabac, du sucre ou autre chose considérée comme nocive pour votre santé, vous devez en assumez les conséquences… mais vous en avez le droit, ça ne regarde que vous !

Certains individus ne sont-ils pas d’accord de communiquer des informations privées à des inconnus, et donc à l’État ? Les exemples de Facebook ou Twitter sont interpellant, non ?

Si des personnes souhaitent partager leur vie privée avec n’importe qui, libre à elles ! Ce que j’explique, c’est que l’État ne peut pas avoir accès à leurs courriers, à leurs mails, à leurs SMS, à leurs contacts téléphoniques, à leur compte bancaire ou à tout autre aspect de leur vie privée. Je revendique pour chacun le droit d’avoir son jardin secret !

Vous avez déclaré à l’antenne que « l’impôt, c’est du vol ». Vous persistez ?

Tout à fait. J’ai même envie de dire que l’impôt est pire que le vol, car un voleur revient rarement sur les lieux de son larcin. Disposer des fruits de son labeur constitue, pour nous, les libertariens, un droit naturel et fondamental. C’est au citoyen que revient le droit de jouir librement de ses richesses selon ses besoins et ses dispositions. Pas à l’État !

L’on aperçoit dans la vidéo le présentateur s’inquiéter du financement – voire même de la disparition – de certains services dans lesquels l’État joue actuellement un grand rôle, comme les hôpitaux par exemple. Vous pensez vraiment que le privé pourra remplacer l’État dans ces activités fondamentales ?

L’État ne s’occupe pas de produire le pain. Or, est-ce que nous manquons de pain ? Non ! Il faut arrêter de faire croire que, lorsque l’État reviendra au rôle limité qu’il n’aurait pas dû quitter, les secteurs qu’il trustait illégitimement disparaîtront avec lui. Ce raisonnement est bancal. On l’a bien vu lors de la chute de l’URSS. Les Russes, conditionnés par le pouvoir, pensaient que sans l’État ils crèveraient de faim. C’est tout le contraire qui s’est produit. Ils n’ont plus dû subir des files de plusieurs heures pour accéder à la nourriture.

Mais la sécurité sociale ne constitue-t-elle pas un domaine à part ? N’est-ce pas dangereux de la faire reposer sur la solidarité humaine et la philanthropie ? Si je comprends bien, selon vous, tout le monde est généreux ?

Non, tout le monde n’est pas généreux. Mais suffisamment de personnes le sont que pour faire tenir le système. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que les politiciens en appellent à la générosité naturelle des gens pour se faire élire.

Les libertariens ont une vision positive de l’être humain, qui est solidaire de ses semblables même lorsqu’il n’y est pas obligé. Pour s’en convaincre, il suffit de voir le nombre de gens qui insistent sur l’importance de cette question lorsqu’on leur explique le programme du Parti Libertarien. C’est parce que la solidarité est importante qu’il ne faut surtout pas que l’État s’en occupe. L’État détruit la solidarité et la remplace par le clientélisme et l’arbitraire.

Dans la vidéo, vous affirmez être favorable à la légalisation de toutes les drogues. Vraiment toutes ?

En effet, mais nous commencerons d’abord par légaliser le cannabis. C’est un produit moins néfaste que l’alcool, que le tabac voire même que des drogues légales comme la méthadone ou certains antidépresseurs… Nous avons plus ou moins 300.000 consommateurs de cannabis en Belgique. Cela me conforte dans l’idée qu’il s’agit plus d’une problématique juridique que d’un problème de mœurs. Il ne faut pas perdre de vue qu’une telle légalisation permettrait de diminuer les dépenses policières et judiciaires et de réaffecter ces moyens vers de véritables délits et crimes. Bref, vous l’aurez compris, pour le cannabis, comme pour les autres drogues, nous faisons nôtre la célèbre maxime de Lysander Spooner : les vices ne sont pas des crimes.

Y a-t-il une thématique qui vous tient particulièrement à cœur et dont vous auriez souhaité parler à l’antenne ?

Le travail. Le gros problème de la Belgique actuelle est son taux particulièrement élevé de chômage, qui plonge énormément de gens dans une détresse sociale indescriptible. Cette situation arrange certains partis installés, qui réclament à coup de slogans plus de justice sociale. Je pense notamment au PS, à Ecolo voire au PTB. Nous pouvons d’ailleurs constater un accroissement continu de la pauvreté, bien qu’elle soit relative.

Comment remédier à la situation ?

Pour arriver à une situation de plein emploi, la meilleure solution est de laisser les énergies s’exprimer. Pour ce faire il y a plusieurs pré-requis :

  • Pas de discrimination entre intervenants économiques, car le marché est le meilleur régulateur.
  • La disparition des subsides et l’absence d’impôts constituent les meilleurs moyens d’encourager les gens et les entreprises à investir.
  • Laisser les entreprises faire faillite. Il est inadmissible qu’une banque soit au-dessus des autres acteurs économiques.
  • Supprimer les banques centrales car elles perturbent entre autres la fixation des taux d’intérêt auxquels les acteurs empruntent, ce qui influence négativement les comportements des entreprises et des particuliers.

Je n’ai pas de boule de cristal pour déterminer quel sera le secteur d’avenir. Aucun politicien n’est capable de déterminer nos modes de consommation ou nos aspirations. Ne les laissons pas détourner nos ressources pour leurs petits jeux politiques. Reprenons le contrôle de notre faculté de créer des biens et des services.

Merci beaucoup pour vos réponses éclairantes, Alexis. Une dernière question, en forme de clin d’œil : « à tire-la-rigole » ?

Le stress a fait fourcher ma langue, mais l’essentiel, c’est que mon message soit passé. Après tout, ce jeu de mot involontaire se prête bien à la situation de la Région bruxelloise, où les subsides pleuvent. C’est donc celui qui tire la rigole vers lui, celui qui en détourne le cours, qui récoltera un maximum de subventions dans ses poches. Vous oubliez peut-être qu’un nouveau métier vient de naître en Belgique : subsidiologue. Et ce n’est malheureusement pas une blague.


Alexis Grabinszky (Parti Libertarien) : « L’impot, c’est du vol »

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  • Message plein de bon sens !

  • Soit le premier à te l’approprier.

  • « Chaque propriétaire est parfaitement libre chez lui et peut imposer ses propres règles »

    Dans le respect des droits. Il est important de le préciser.

    « Mais qu’en est-il de ceux qui ne peuvent pas être propriétaires ils subissent sans cesse des règles imposés par les propriétaires ? »

    Précisément, tant que ces règles ne font pas entorse à leurs droits. Ou alors ils deviennent propriétaires.

    Bon, dans les faits, il est probable que tout ça finisse par être géré par un mélange de chartes, d’usages et de contrats, et les comportements limites seraient de toute façon limités par la concurrence entre propriétaires, et par le poids du regard de la communauté.

    « Exemple, aujourd’hui, sur toute la côte je peux choisir ma plage ou mon rocher pour pêcher, j’ai un grand sentiment de liberté à ce sujet »

    Pourtant, il vous faut tout de même un permis. De même, on va vous taper sur les doigts si vous allez sur des plages réservées à la baignade, ou sur des zones protégées.

    Quoiqu’il en soit, la liberté n’a rien d’un sentiment. La liberté est la capacité de faire des choix sans contraintes illégitime. Nul ne peut vous interdire de pêcher, par contre on peut vous interdire de le faire à des endroits dont on est propriétaire.

    « mais si toute la côte devient privée au nom de la liberté qu’en sera-t-il de ma plage et de mon rocher ? »

    Si c’est les vôtres, pas de problème évidemment. Dans le cas contraire, il vous faudra vous arranger avec le propriétaire, qui est seul à décider à quoi doit servir sa plage et son rocher. S’il ne veut pas de vous, il vous faudra aller ailleurs.

    Notez que vous pourriez aussi vous associer avec d’autres pêcheurs pour acheter un bout de plage.

    « Entre propriété privée et liberté il faut ménager la chèvre et le choux, les deux étant antinomiques, ou alors c’est la liberté du puissant, du riche, au dépend du démuni »

    Il n’y a pas d’antagonisme. La propriété est ce qui rend la liberté possible. Vouloir prétendez réduire la propriété pour augmenter la liberté? De tout temps et en tout lieux, chaque fois qu’on a réduit la propriété, la liberté a réduit aussi. Et le démunit c’est trouvé plus pauvre qu’avant (alors que généralement, le puissant s’en est plutôt bien sortit).

    Vous confondez liberté et capacité d’action. Le riche à une capacité d’action bien supérieur au pauvre (partout dans le monde, des pays les plus libéraux aux plus communistes, ça c’est quelque chose qui ne change pas). Ce qui change, c’est que dans un pays libéral, la liberté du riche est la même que celle du pauvre.

    • Vous résumez mal. Vous perdez de vue le concept de libre appropriation.

      Croire que les côtes appartiendront forcément à des entreprises ou aux plus riches s’apparente à une prédiction de Nostradamus. Vous sous-estimez par ailleurs le pouvoir des libres associations entre individus.

      Dans un tel monde, je m’associerais très certainement avec de nombreux individus tels que vous pour pouvoir conserver de telles plages de sable où il est si agréable de se faire caresser par les rayons du soleil.

      Et, si jamais je dois payer, je le ferai. Croire que le nettoyage des plages, leur surveillance, la présence de sauveteurs, etc. sont des services qui ne sont pas payés actuellement, ça relève de la croyance en Saint-Nicolas. 😉

      Bien à vous.

  • Bonjour citoyen
    « mais si toute la côte devient privée au nom de la liberté qu’en sera-t-il de ma plage et de mon rocher ? »
    Vous n’aurez plus accès à ‘votre’ rocher et à ‘votre’ plage.
    Il existe des grands lacs totalement privé aux EU et personne ne s’en plaint.
    Si vous voulez accès à la plage vous paierez et c’est très bien, actuellement l’accès est « gratuit ». J’espère depuis le temps que vous rodez dans la coin que vous savez ce que l’on pense du « gratuit » qui nous est offert par l’état.

    • Vous vous trompez. Il est plus facile de s’extraire de sa condition de pauvre dans un monde libertarien que dans un monde communiste ou le monde social-démocrate actuel.
      Vous définissez mal la liberté, ainsi qu’on vous l’a expliqué ci-dessus.
      Bien à vous.

      • « Ce n’est pas la liberté des gagnants du loto ou des petits génies du business qui m’intéresse, c’est bien celle qui m’est accessible, désolé d’être aussi terre à terre. »

        Vous ne comprenez pas, ou refusez de comprendre, ce que nous vous expliquons. Ce n’est pas de la liberté des plus riches qu’il s’agit ; c’est de la liberté de tous.

        Vous refusez par ailleurs d’entendre parler de regroupements de consommateurs pour acheter une plage commune. Je ne vois pas en quoi cela est utopique ou impossible.

        Et parfois, 10m2 sont suffisants. J’ai déjà vu des (petites et humbles) propriétés, non loin de Valence, dont le jardin est un bout de plage.

      • L’Etat, c’est juste une association a laquelle vous etes obligez de cotiser meme si vous n’etes pas interesse par le service propose. Dans le cas des plages, si je suis allergique au soleil, tant pis pour moi, je paie quand meme pour l’entretien des plages.

        Les plages ont un cout de surveillance ou d’entretien: votre liberte d’aller a la plage gratuite, c’est surtout mon devoir de payer pour vous. Sinon reconnaissez que vous devriez payer pour ce service.

        Dans de nombreux pays les plages privees sont frequentees par les classes moyennes voire pauvres, car pour 2 ou 3 euros vous pouvez passez une apres midi sur une plage propre, avec une frequentation limitee.

        C’est comme pour tout en France: vous le payez deja, et vous avez peur que si l’Etat ne s’en occupe plus, ca coute plus cher (comme la sante, la retraite…). Pourtant l’experience prouve que la concurrence fait baisser les prix et ameliore la qualite tandis que le monopole d’Etat fait monter les prix tout en faisant baisser la qualite.

    • « En système sexuel parfaitement libéral, certains ont une vie érotique variée et excitante ; d’autres sont réduits à la masturbation et la solitude. Le libéralisme économique, c’est l’extension du domaine de la lutte, son extension à tous les âges de la vie et à toutes les classes de la société. De même, le libéralisme sexuel, c’est l’extension du domaine de la lutte, son extension à tous les âges de la vie et à toutes les classes de la société. Sur le plan économique, Raphaël Tisserand appartient au camp des vainqueurs ; sur le plan sexuel, à celui des vaincus. Certains gagnent sur les deux tableaux ; d’autres perdent sur les deux. »
      Michel Houellebecq

  • Il n’y a pas d’appropriation possible sans usage d’un bien ou d’une parcelle de terre. Personne ne peut dire « je possède cette plage » s’il n’en fait rien de particulier. Il n’y a aucune raison que l’ensemble de la terre soit appropriée, des zones sans intérêt resteront certainement inutilisées.
    Donc si personne n’utilise ce caillou, il reste une chose sans maître et vous êtes libre de vous y installer. Si quelqu’un l’utilise avant vous, il faudra vous accorder avec lui.

    • C’est juste quelques siècles de tradition juridique en matière d’appropriation.

    • Dans la plupart des cas, les squatteurs s’emparent de quelque chose de déjà approprié dans le passé et légitimement transféré depuis.
      Néanmoins dans certains cas, lorsque le bien est réellement laissé à l’abandon pendant une longue période, ils sont dans leur droit. On peut invoquer l’usucaption.
      Pas de règles générales dans ces situations limites, mais une analyse au cas par cas avec une bonne connaissance de la jurisprudence permet d’identifier la bonne solution à chaque fois.

      • @ citoyen: riche/pauvre peuvent avoir une propriété. J’imagine que vous vivez sur une cote, en imaginant que votre famille s’est développée la-bas, il est probable que des biens tel que des cabane de pêche, ou bout de cailloux se transmettent de génération en génération. Être riche de bon sens et de bonne intention et vous tenterez de l’entretenir, de vous en servir et de le transmettre à votre tour.

  • A TOUS CEUX QUI REPONDENT A (CON)CITOYEN :

    Ne perdez pas votre temps, il ne cherche qu’à essayer de piéger (sans succès) les libéraux dans le but de discréditer le libéralisme et leur faire dire ce qu’il aimerait à tout prix entendre :

    Que les libéraux sont tous des riches, qui, bien évidemment, ne peuvent être à ses yeux que des voleurs. Dans son esprit racorni, les libéraux s’approprient ce qui ne leur appartient pas au détriment des pauvres et que ces derniers n’ont qu’à crever.

    Il n’a rien compris au film et n’essaye même pas de comprendre, il n’y a qu’à lire ses réponses. On ne peut faire boire un chameau qui n’a pas soif. Encore moins un âne.

    • Du calme, ses questions sont pertinentes. Ce sont des questions que n’importe qui se pose.

      • Tout à fait d’accord, les questions posées sont pertinentes et n’importe qui peut se les poser. Sauf que dans son cas, c’est toujours dans le même but : discréditer le libéralisme. Ce n’est pas seulement dans cet article que je le vois venir avec ses grands pieds, mais dans bien d’autres sur Contrepoints.

        Une preuve supplémentaire ? son dernier commentaire, qu’il se permet de m’attribuer :

        « C’est comme pour tout, le poison est dans la dose, la liberté sans limites profite aux plus forts au dépend des plus faibles, comme le dit si joliment Nadège. »

        Tout bien réfléchi, la réponse à ma propre question, quant à sa bêtise ou sa haine de la liberté est : les deux.

        • Il est parfois à la limite du troll je l’admet, mais il challenge, chose à laquelle tout libéral doit faire face.

          Je lui donne raison sur un point, tout le monde profite de l’étatisme jusqu’à un certain point et si ont enlève ou fait planer la menace d’enlever quelque chose à quelqu’un il va préférer le statut quo en espérant garder ce qu’il à déjà. Les gens sont habitués à l’étatisme bien plus qu’à être libre, c’est un défi de leur montrer ce que la liberté apporte.

          • « …il challenge, chose à laquelle tout libéral doit faire face. Les gens sont habitués à l’étatisme bien plus qu’à être libre, c’est un défi de leur montrer ce que la liberté apporte. »

            Encore une fois, tout à fait d’accord. Le hic dans son cas, c’est qu’il est de mauvaise foi. Et ça, pour moi, c’est rédhibitoire. Il n’est pas à la limite du troll, c’est un troll. Cela dit, il est libre de penser et d’être qui il veut, simplement je ne suis pas dupe.

  • P.S. ça fait un moment que (con)citoyen écrit des commentaires plus absurdes les uns que les autres… je me pose une question : est-ce la bêtise ou la haine de la liberté qui lui dicte ses paroles ?

  • Sophisme. C’est prétendre qu’on vous fait payer l’air quand vous entrrez dans un endroit payant comme un musée, ou encore qu’on vous prive d’air si on vous refuse l’accès à un endroit privé.

  • Lire et relire Revel:
    « Si, par exemple, un libéral dit à un socialiste : « A l’usage, le marché semble être un moins mauvais moyen d’allocation des ressources que la répartition autoritaire et planifiée », le socialiste répond aussitôt : « Le marché ne résout pas tous les problèmes. » Certes ! Qui a jamais soutenu pareille ânerie ? Mais, comme le socialisme, lui, a été conçu dans l’illusion de résoudre tous les problèmes, ses partisans prêtent à leurs contradicteurs la même prétention. Or tout le monde n’est pas mégalomane, heureusement. Le libéralisme n’a jamais eu l’ambition de bâtir une société parfaite. Il se contente de comparer les diverses sociétés qui existent ou ont existé et de retenir les leçons à tirer de l’étude de celles qui fonctionnent ou ont fonctionné le moins mal. Pourtant, de nombreux libéraux, hypnotisés par l’impérialisme moral des socialistes, acceptent la discussion sur le même terrain qu’eux. « Je crois à la loi du marché, mais elle ne suffit pas », déclare l’économiste américain Jeremy Rifkin (1). « Le marché libre ne peut tout résoudre », renchérit le spéculateur George Soros (2). Ces piètres truismes émanent d’un système de pensée figé, selon lequel le libéralisme serait une théorie opposée au socialisme par ses thèses mais identique à lui par ses mécanismes. »

    Citoyen la paille, la poutre…
    J’ai plus accès à ‘mon’ rocher, donc imposons un système anti-libéral (vous savez le goulag). lol

    • « Mon dilem est simple et vos réponses tordues et complexes. »
      Désolé d’être complexe.
      « Vous avez l’air d’ignorer que le pêcheur est nomade »
      Je n’ignore rien, c’est votre problème.
      « forcement délimitée ne répondent pas totalement aux besoins »
      A chacun ses besoins, je connais cette théorie.
      « cette incapacité de sortir de votre pensée idéologique pour une pensée plus politique »
      ‘Le libéralisme n’est pas le socialisme à l’envers, n’est pas un totalitarisme idéologique régi par des lois intellectuelles identiques à celles qu’il critique’ REVEL toujours et encore.
      « Les idéologues osent tout, et c’est à cela qu’on les reconnaît. »
      Non c’est les cons.

    • Si vous êtes aimable et vos enfants bien élevés, vous pouvez venir pêcher sur ma plage quand vous voulez. Et même si vous n’êtes que moyennement aimable, si vous m’avez donné un coup de main pour mettre les ganivelles pour la défendre de l’érosion, vous serez le bienvenu quand même. Pourquoi voudriez vous que les rapports soient systématiquement conflictuels ?

  • Je suis frappé par la priorité dans cet entretien avec Contrepoints: c’est la vie privée sur laquelle se focalise le parti, cependant c’est le travail qui est le chantier prioritaire.
    Intéressant pourtant de parler de vie privée et non de propriété privée. Ce n’est pas la même chose. Souvent le public est instinctivement prêt à défendre l’un et pas l’autre. Les « libertariens » vont devoir expliquer le bon lien entre les deux. Bien sûr il y a Locke que PDS cite justement dans les commentaires :… Locke implique une instrumentalisation économique (soumettre l’usage à un objectif) qui donne le cadre à la propriété de la matière.
    Pourtant, tant le travail que la propriété privée dont il découle, existaient bien avant Locke, tout en respectant ce cadre. L’idée de la propriété privée existait déjà chez les Grecs. Le travail était un mal nécessaire destiné à son entretien vital.
    Et cela nous amène au glissement de sens sur le « travail », et à sa conception marxiste fort répandue (le mieux visible dans l’idée du « SMIC horaire »).
    Selon Marx, la vie gravite exclusivement autour du labeur. La capacité productive agrégée du « travailleur » demande simplement à être redistribuée, subdivisée, pour retrouver ce qui appartient vraiment (propriété privée) à chacun. Il a bêtement retourné le problème.
    Curieusement, cette conception totalitaire est au mieux assimilée dans les sciences sociales, et elle justifie donc aujourd’hui l’intervention du gouvernement comme « régulateur – subdiviseur ». Le commentateur télé de s’étonner ainsi d’où viendrait « la solidarité ». Le PLB se contente de dire « elle est là ! ». Les gens à la ramasse ne seront pas si vite convaincus.
    Un parti pourra sans doute mieux toucher les gens en leur parlant du rôle complexe mais strictement privé a l’origine, dont la politique s’est remplie, en s’occupant du « social », et qui consiste en gros à se donner le rôle d’une compagnie d’assurance (le mot est tombé à RTL d’ailleurs).
    Il sera donc plus facile au PLB de montrer au public, ce que ferait une « bonne » compagnie d’assurance aujourd’hui, tout en ouvrant progressivement la voie vers la suppression de ses monopoles, que de décréter l’Etat comme un ennemi au regard de son invasion de la vie privée qui n’a jamais eu lieu réellement, mais qui résulte d’une permutation des définitions (l’Etat est un concept postérieur à Locke) .

    • J’ai pas vraiment compris: le travail découle de la propriété privée? Et pas le contraire, c’est cela le « lien » entre les 2?
      Quand à comment un parti doit présenter les choses, vous pourriez réexpliquer, là non plus je ne comprends pas. Moi je l’ai trouvé bien cet interview, c’est simple, facile et il dit que l’impôt c’est du vol, moi ça me plait!

      • @Sissi.
        Moi aussi j’apprécie sa simplicité.

        Mais soyons réaliste: non seulement nous ne sommes probablement plus à convaincre des idées exprimées, mais de plus, nous sommes à même de pallier inconsciemment, aux imprécisions éventuelles dans les phrases de notre ami belge, avec notre propre connaissance.

        Les média « innocents » abordent la chose différemment tant ils cherchent à faire un buzz et à « vendre » (à savoir: « à partir de maintenant, tout ce que vous direz pourra-t-être retenu contre vous »)

        Le fait que l’impôt soit « volé » selon la com politique du PLB par exemple, et que l’Etat doive être remplacé par la générosité de l’électeur, dans ses fonctions sociales (alors que la part de taxes dépasse 50% du PIB belge!), c’est extrêmement radical et cela n’explique pas encore de manière simple et claire, l’’attitude qu’aura concrètement un parlementaire PLB minoritaire ( payé par les contribuables belges ! ) une fois que vous l’aurez élu. Va-t-il voté « non » à tout? Il faut pouvoir expliquer au public son attitude constructive … Gagner une cause par des idées neuves.

        ——————-

        « Le travail découle de la propriété privée? Et pas le contraire, c’est cela le « lien » entre les 2? »

        Oui, historiquement et philosophiquement, oui ! Cette information permet de faire de la protection de la vie privée, une conviction très crédible du PLB. Aucun autre parti n’ose dire cela… de peur de fâcher les marxistes.

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