L’arme à 3 coups de Valls : le futur n’a qu’à bien se tenir !

Le programme incohérent fixé par François Hollande à Manuel Valls sera vite abandonné.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
fusil_valls_a

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

L’arme à 3 coups de Valls : le futur n’a qu’à bien se tenir !

Publié le 6 avril 2014
- A +

Un billet d’humeur de Nicolas Nilsen.

fusil_valls_a

Vous le savez maintenant, depuis le temps qu’on vous le répète : après Ayrault — qui était un « gouvernement de débat » (et de blabla) — le Gouvernent Valls sera un gouvernement de combat ». On ne rigole plus et Hollande lui a fixé trois objectifs : (a) le « pacte de responsabilité ». Pan ! (b) le « pacte de solidarité » : Pan ! (c) Et le redressement des finances publiques : Pan ! Et ça va aller très vite : Pan ! Pan ! Pan ! Fini le fatalisme, la résignation ou la défiance ! Fini Ayrault Ran Plan Plan. Désormais c’est un Gouvernement de combat : Pan, Pan, Pan !

Ce fusil tirera malheureusement deux coups seulement, pas trois !

  • Premier coup : le « pacte de responsabilité » – Pan ! Fastoche et tout va se dérouler comme prévu. La communication est déjà en place : à droite, on accordera des petits susucres aux entreprises (qui diront que ce n’est pas assez pour redevenir compétitives), et à gauche on donnera les petits susucres des « contreparties ». Chacun aura donc son petit susucre et le lapin sorti du chapeau s’écroulera raide mort : Pan ! Peu importe le résultat tragique pour la France puisque l’essentiel du coup est uniquement de sauver la face de Hollande : il aura fait son « Pacte » et, même si ça ne marche pas, les médias seront sous le charme de cette belle ingéniosité étatique.
  • Deuxième coup : le « pacte de solidarité » – Pan ! Fastoche également. Là aussi toute la communication est prête : ce sera le blabla éternel sur « l’exigence de justice sociale, le renforcement du pouvoir d’achat, la réduction des prélèvements sur le travail »… Vous connaissez la petite musique du rituel républicain qui ressemble à ces vieux baromètres qu’on voyait dans les campagnes à l’époque : ou bien c’est le gros monsieur du mauvais temps qui sort avec son bâton, ou bien c’est la dame qui sort avec son parapluie… Là (vous savez que c’est l’homme du compromis) Hollande sort à la fois la bâton et le parapluie. Les Français adorent !
  • Troisième coup : le « redressement des finances publiques » – Wow, wow, wow ? Mais, Chef, c’est quoi ce truc que vous nous inventez là ? On ne peut pas tirer, sinon on se tire une balle dans le pied ! Le redressement des finances publiques ce n’est pas un lapin qu’on peut tirer à coup de communication gouvernementale ! Tirer ce serait réformer, ce serait faire des économies, diminuer les dépenses publiques, réduire le périmètre de l’État, ce serait s’attaquer à l’organisation de nos territoires, ce serait supprimer des régions (et on est si bien dans nos « Hôtels de région »), ou supprimer des préfectures ou des sous-préfectures (et nos beaux préfets alors ?)… Tirer ce coup ce serait s’attaquer à notre bel État ! réduire la dette… Donc, là, je vous le dis carrément : ce coup-là, désolé chef, mais on ne le tire pas !

D’ailleurs regardez, on a un autre modèle à vous proposer…

Fusil à deux coups

Vous voyez, deux coups seulement : (a) le pacte de responsabilité et (b) le pacte de solidarité. Même pas la peine de tirer le troisième coup sur les finances publiques ! D’ailleurs pourquoi s’emmerder avec ce truc de fous qui va nous mettre tout le monde à dos alors qu’il suffit d’envoyer Sapin à Bruxelles pour exiger des délais et mettre l’Europe à genoux… Tellement plus fastoche de mettre la poussière sous le tapis ! Et si les Français ne sont pas contents, on dissout, et ce sera la droite qui fera le sale boulot. Du temps libre pour faire du scooter. Cool non ? Allez chef, du courage : deux coups seulement !

Avec François Hollande, ce qui est bien — comme disait Edgard Faure — c’est que « l’immobilisme est en marche. Et rien ne pourra l’arrêter ».

Articles du même auteur :


Sur le web.

 

Voir les commentaires (10)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (10)
  • Déprimant, tellement c’est vrai.

  • Politique du « drilling »alors..ah non c est du « juxtapose »,efficacite a voir!
    Pour info je crois qu il a exister le modele « vierling »,dement!:-)

  • Etant donné les mesures, toutes aussi efficaces les unes que les autres, qui se succèdent avec des échecs assurés garantis d’avance et la dictature rampante qui envahit le pays, je n’ai plus que deux solutions :

    1. Me tirer une quatrième balle
    2. Au vu de ma position géographique, traverser le lac Léman à la nage

    J’opte sans hésitation pour la deuxième.

  • « ils font semblant d’alléger les charges, on fait semblant de créer des emplois ».

    La France est bien la XVI° république de l’URSS. Depuis 1936, rien n’a changé.

  •  » le lapin sorti du chapeau s’écroulera raide mort  »

    ce n’était pas un lapin qui avait un fusil …

  • le fusil à trois coup et la Valls à trois temps ( au premier temps… de la valls, je suis seul … et je t’apperçois… )

    pour réformer le  » grand corp malade « , c’est plutot un orgue de staline qu’il faudrait ( katioucha marchait sur la berge, sur la berge haute et abrupte … )

  • Cet immobilisme détruit. Ce n’est donc pas un immobilisme. On ne peut pas couper le courant de l’État.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
Par Nathalie MP Meyer.

Cet article doit se lire - j'insiste - comme la suite de "Manuel Valls : com’, ambition et coups de menton", portrait que j'avais écrit en décembre 2016 alors que l'ex-ministre de l'Intérieur puis Premier ministre de François Hollande venait de quitter Matignon pour participer à la primaire de gauche en vue de l'élection présidentielle de 2017.

Depuis son monumental plantage face à Benoît Hamon lors de la primaire de gauche de 2017, on le voit chercher fébrilement le parachutage politique en vue qui rendrait enf... Poursuivre la lecture

Par Nathalie MP Meyer.

François Hollande en est convaincu, la victoire présidentielle d’Emmanuel Macron en 2017 ne doit rien au « nouveau monde » à base de « ni droite ni gauche » qu’il promettait aux Français mais tout au refus de ces derniers de voir arriver l’extrême droite à l’Élysée.

Et ce d’autant plus que l’élection s’est déroulée dans un « contexte particulier » où lui, Hollande, ne se représentait pas et où le candidat de la droite était affaibli par l’affaire des emplois fictifs de sa femme.

Autrement dit, plus ... Poursuivre la lecture

Par Marc Crapez.

La jonction opérée entre le centre-droit espagnol d’Albert Rivera et le centre-gauche français de M. Valls est un phénomène significatif. Il annonce un changement de personnel politique, non pas seulement plus jeune, réformateur et réaliste -c’est chose faite depuis Tony Blair et Gerhard Schröder- mais moderniste et europhile.

En effet, à l’instar de l’homme politique du XIXe  siècle Juan Prim y Prats, Rivera a fondé une forme de libéralisme résolument ou agressivement progressiste. Pendant ce temps, en France, ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles