Panthéon : parité respectée

Panthéon socialiste (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

Le regard de René Le Honzec.

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On ne peut pas critiquer le choix de Hollande Ier quant aux futurs pensionnaires du Panthéon. On sait combien de luttes de couloirs sur des mois ou des années cela représente, avec des lobbies acharnées aux arrières-pensées troubles et politicardes.On peut quand même regretter l’absence d’ une personnalité emblématique de 1914, puisqu’on en cause ces temps-ci. On doit critiquer l’absence de choix politiques de tous genres (pas gender) dans un contexte de crises européenne, – notamment ukrainienne – et africaine. Tandis que Fabius a passé vite fait en coup de vent avant d’aller manger plus loin du riz avec des baguettes, ses collègues eux sont restés.

Ce qui caractérise la diplomatie française, c’est l’indécision. Je rappelais hier les tergiversations françafricaines : nos soldats sont expérimentés, tout ce qui leur manque, ce sont des ordres précis. Plus tôt au Mali, on évitait l’envahissement vers le sud ; quelques coups de 20mm et les 4×4 de la séléca, clairement désignés comme l’ennemi, disparaissaient vers le nord de l’ex-république de Centrafrique avec armes et bagages pillés. Les journalistes oublient souvent de préciser les règles d’engagement de tir, très restrictives. Simpliste ? Non, volontariste.

L’Ukraine ? On ne peut que penser à l’action de Sarkozy à l’occasion de la crise géorgienne qui fut décisive. On ne peut que devoir rassurer Poutine, l’Ogre des médias subventionnés, sur les risques d’embrasement à sa frontière limitrophe de cette Ukraine de l’Ouest, de colonisation russophone et russophile plus ou moins ancienne. On doit rappeler aux insurgés de Kiev qu’ils ne tiennent pas le pays, comme Paris n’était pas la France en 68. Parler de sanctions est déplacé, la situation est gravissime et urgente, les sanctions tardives.

C’est peut-être le moment de découvrir que tout à ses projets « méditerranéens », la France a fait l’impasse totale sur l’Est de cette Europe dont elle nous rebat les oreilles par ailleurs. Parce que si l’Ukraine fait partie « naturellement  » de notre Europe, l »appartenance de l’occupant séculaire turc est moins probante, et les efforts déployés en faveur de cette Turquie d’Erdogan, qui vient encore de restreindre les libertés d’Internet, seraient les bienvenus envers cette Ukraine dont on constate que nous savons si peu à son sujet »