Les immigrants sont rationnels, l’État Providence ne l’est pas

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Les immigrants sont rationnels, l’État Providence ne l’est pas

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 18 février 2014
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Par Guy Sorman.

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La Suisse est le baromètre de l’Europe. Grâce à ses référendums d’initiative populaire (il suffit de cent mille demandes pour déclencher une « votation »), les citoyens helvétiques expriment tout haut, et de manière démocratique, ce que la plupart des Européens pensent tout bas. Parmi ces référendums symboliques, rappelons qu’en 2009, une majorité de Suisses demanda que cesse la construction « incontrôlée » de minarets. Plus récemment, en novembre 2013, 55% des votants refusèrent de plafonner les salaires des dirigeants d’entreprises par crainte de voir celles-ci fuir vers l’étranger.

Mais le 9 février dernier, c’est le patronat suisse qui a été défait par une courte majorité de citoyens. Ceux-ci ont demandé « la fin de l’immigration de masse » alors que le patronat et le gouvernement faisaient campagne – au nom de la croissance économique – pour la libre circulation. Alors que 27% des résidents en Suisse sont étrangers, qu’il n’y a pratiquement pas de chômage, on devrait logiquement admettre avec le patronat et le gouvernement suisses, que l’immigration a bel et bien favorisé la croissance. La majorité des Suisses refusant l’immigration de masse ne seraient-ils que xénophobes ? Une xénophobie en forme de fantasme puisque les cantons ruraux où les immigrés sont peu nombreux ont voté contre l’immigration, bien plus que les villes où ces immigrés se trouvent réellement.

Il est vrai que la défense de l’identité nationale (difficile à cerner dans un pays qui compte quatre langues officielles) fut un thème de la campagne mais pas dominant : plus décisif sur le résultat certainement, aura été la crainte, fondée sur des réalités concrètes et pas mythiques, de la pression des immigrants sur le logement social et les services sociaux. C’est là que la votation suisse revêt une portée universelle et qu’elle invite à s’interroger sur l’immigration autrement qu’en dénonçant le racisme ou en vantant les vertus illimitées de la libre circulation.

Car dans le débat sur l’immigration, c’est l’immigrant qui est rationnel et le pays d’accueil qui ne l’est pas. Celui et celle qui fuient la misère et l’oppression s’orientent logiquement vers les destinations qui leur procureront le plus grand bénéfice social : si l’État d’accueil est généreux, sans contrepartie, offrant soins, scolarité et logement aux plus miséreux, ceux-ci choisiront cet État-là. La France, l’Espagne, l’Italie sont à cet égard très attractifs. La Suisse l’est devenue depuis qu’elle a renoncé, en 2002, sous la pression de l’Union européenne, à un système de contingents annuels d’immigrés par canton, déterminés par les besoins du marché du travail.

Aujourd’hui en Europe, l’immigrant arbitre en fonction de ses besoins : s’il a une famille à charge et des enfants à scolariser, la France et la Suède sont perçues, depuis l’Afrique noire par exemple, comme des Eldorados. Si ce migrant est un jeune célibataire, avant tout en quête de travail, la Grande-Bretagne l’emporte. Il est indéniable que dans tous les cas de figure, ces immigrants pèsent sur les services sociaux et scolaires du pays d’accueil, parce que ces services et ces écoles, au départ, n’avaient pas été configurés pour accueillir cette population nouvelle souvent de langue étrangère et de santé médiocre. La morale laïque européenne tout comme la charité chrétienne exigeraient de ne refuser personne ; mais comme le demandait un ancien Premier ministre français, Michel Rocard, socialiste : « devons-nous accueillir toute la misère du monde ? »

Il semble possible d’extraire, partiellement, l’Europe de ce dilemme en modifiant les conditions d’accès aux services sociaux de l’État Providence. On pourrait, par exemple, décider que tous ces services sont payants : les pauvres seraient-ils exclus des hôpitaux, des écoles et des logements sociaux ? Non, car l’État accorderait à chacun, à tous les citoyens et à tous les immigrés disposant d’un travail régulier, un Revenu minimum universel. Ce revenu garanti maintiendrait toute la population légale au-dessus du seuil de pauvreté et permettrait à tous d’accéder aux services dits sociaux. Le coût pour les finances publiques devrait être équivalent au prix de revient actuel des services sociaux et écoles, mais ceux-ci seraient réservés aux citoyens légaux et travailleurs étrangers. Cette révolution conceptuelle dans le mode de gestion de l’État Providence me paraîtrait la régulation la plus objective possible des flux migratoires : ceux-ci seraient orientés non par la quête de l’État le plus généreux, mais par un raisonnement économique acceptable par l’immigrant comme par la nation d’accueil. Bien entendu, les controverses sur le racisme et l’identité nationale ne s’évanouiront pas instantanément mais le débat pourrait être assaini, plus réaliste et moins fantasmatique.

À l’heure où les bien-pensants en Europe sermonnent ces Suisses égoïstes et xénophobes, on serait tenté de les remercier : ils nous contraignent à envisager autrement la question de l’immigration et à en changer les règles objectives. Penser autrement est moins confortable que d’adopter une posture morale avantageuse : on proposera donc une équitable répartition des tâches entre donneurs de leçons et fabricants de solutions. On envisagera que la solution ici avancée aura d’emblée un grand tort face à ses adversaires : elle est d’essence libérale, considérant que les individus sont rationnels et que le marché régulerait les mouvements migratoires, plus humainement que ne le fait aujourd’hui la police.


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  • Français, j’ai fuis la France pour la Chine, 0 aides (zéro), école payante…, mais je peux gagner ma croûte sans que les vampires de l’État, urssaf, cancras et carbalass viennent sucer le fruit de mon travail.

  • Il est piquant de vous lire invoquer le « rationnel »… alors que votre prose est totalement irrationnelle.

    Car enfin… remplacer le magma des aides sociales de la France par un revenu minimum universel qui permettrait d' »acheter » ces mêmes aides… ça changerait quoi au juste ?

    Rien.

    Et, là pour le coup on retombe sur nos pieds, avec votre vieille obsession migratoire, comme tous les libéraux de salon.

    Car ne nous y trompons pas : un immigré sub saharien avec sa famille MEME travaillant… coûte à la collectivité beaucoup plus qu’il ne rapporte.

    Sans parler des coûts induits, les plus élevés, c’est à dire la dissolution de la communauté nationale dans un magma informe, vaguement métissé, sans histoire commune, et avec même des cultures totalement antagonistes, des hommes et femmes élevés « hors sol » comme des tomates (ou des rats) de laboratoire.

    Non monsieur Sorman, l’immigration n’est pas qu’un problème économique que le « marché » pourrait résoudre.

    L’immigration de travail fonctionne très bien à Dubai, en Arabie Saoudite (les étrangers viennent, travaillent et repartent).

    L’immigration de peuplement, celle que nous subissons, par contre est une folie.

    L’immigration que nous subissons est un problème… existentiel. Civilisationnel.

    Relisez le Camp des saints, ça vous fera du bien.

    • Tout a fait.
      Vous pouvez mélanger éventuellement des européens et même dans ce cas précis , pas toujours facile.
      Mais des populations aussi différentes, … jamais.
      Surtout qu’on a renoncé a les assimiler. On remplace ça par le communautarisme (quelle avancée) !!

      • Le pire est qu’on prétende que cette « liberté de circulation » est libérale alors qu’elle est socialiste.
        En effet il s’agit d’un « droit à », où un individu fait un choix payé par les autres.
        Les « libertés » socialistes sont des spoliations – y compris le « mariage pour tous ».

        L’immigrant « libre » de s’installer où bon lui semble spolie les autochtones de leur propriété sur leur pays, ses infrastructures, son histoire, sa culture, ses moeurs.

        Le libéralisme exige que toute transaction fasse l’objet d’un accord éclairé entre les deux parties.
        Dans le cas de l’immigration, il s’agit de l’immigrant et de la nation d’accueil.
        La transaction n’est libre que si les deux parties sont d’accord.
        Ceux qui refusent cette symétrie, ou pire, qui condamnent les raisons d’un refus en accusant de racisme ou de xénophobie, sont de parfaits socialistes, qui imposent leur vision de la morale par la force et l’intimidation.
        Les nations n’ont pas à justifier leur choix d’accepter ou non l’immigration, en partie, en totalité, selon sa culture ou quoi que ce soit d’autre.

        Le déni brutal du socialisme produira encore une fois le contraire de son objectif: La fracture identitaire et ethnique, voire la guerre civile ethnique. Le libéralisme est la seule vraie solution pacifique, pas la dictature soi-disant éclairée que constitue le socialisme.

    • « l’immigration n’est pas qu’un problème économique que le « marché » pourrait résoudre » puis « L’immigration de travail fonctionne très bien » : vous vous contredisez !

      C’est bien l’atrophie de la régulation, donc la limitation ou l’absence de marché libre, notamment avec le refus d’appliquer strictement les droits de propriété au profit du développement d’espaces publics géographiques, économiques et réglementaires, qui favorise une immigration inadaptée, c’est-à-dire une immigration non désirée par les premiers habitants parce qu’elle se produit à leurs dépens.

      L’immigration ou la libre circulation ne posent pas de problème si les droits de propriété sont respectés. Le problème, comme d’habitude, c’est le socialisme qui, en méprisant les droits de propriété, rend l’immigration insupportable, comme n’importe quel sujet qu’il avilit.

      • Absolument pas. Mon raisonnement est limpide.

        -l’immigration de travail fonctionne : cette question peut être résolue par le marché

        -l’immigration de peuplement, celle que nous avons en France, est une catastrophe, et pire qu’un simple problème économique

        • Alors, disons que votre opposition travail/peuplement n’est pas opérationnelle. Il n’y a pas de raison que celui qui veut vivre à un endroit et qui s’en donne les moyens par ses échanges ne puisse le faire. Pour pouvoir échanger, l’immigrant doit adopter la langue, la loi, la culture et les traditions des premiers habitants du lieu. Ainsi, une immigration de « peuplement » ne remet pas en cause la cohérence du pays d’immigration. Tout au plus, ce pays va évoluer lentement grâce aux nouveaux apports.

          Inversement, si le socialisme finance la vie de l’immigré, ce dernier n’est plus contraint à l’échange et n’est donc plus naturellement contraint de s’adapter et il n’y a aucune raison qu’il le fasse, sauf par la violence.

          Ce n’est pas tout. Le socialisme provoque une forme « d’émigration immobile » des habitants dont la vie est plus ou moins subventionnée. Pourquoi en effet s’attacher à maîtriser ce qui caractérise la communauté nationale (langue, lois, etc.) si, grâce aux subventions, il n’y a plus besoin d’échanger son travail ? Même en l’absence immigration, le socialisme lamine aussi la cohésion nationale.

          C’est bien le socialisme qui menace la cohésion du pays, pas l’immigration.

    • « Car ne nous y trompons pas : un immigré sub saharien avec sa famille MEME travaillant… coûte à la collectivité beaucoup plus qu’il ne rapporte. »

      Ah bon ?

    • christophe : « L’immigration que nous subissons est un problème… existentiel. Civilisationnel. »

      En France, l’immigration ne pose aucun problème civilisationnel. L’immigration est peut-être un problème existentiel… pour VOUS. Mais merci de ne pas généraliser à partir de vos propres ressentis. Votre xénophobie n’est qu’un drame personnel.
      Merci de ne pas instrumenter vos phobies personnelles pour réclamer davantage de coercition étatique, au mépris des libertés individuelles fondamentales.

      • Relisez, l immigration est un acte qui aujourd’hui hui prend en compte de nombreux paramètres et n a rien de rationnel,dans la majorité des cas. La seule raison valable, dans un esprit libertarien, à mon sens, pour s expatrier/immigrer est le travail. Le reste, on s en fiche. je suis d accord, c est un problème civisationnel à l heure actuelle.

      • @Raphael
        Qqun qui défend son pays ou sa culture est un xénophobe, bien sur.
        En revanche vous, vous êtes le fossoyeur de notre belle civilisation, mais vous n’en conviendrez jamais.
        Toujours la même inversion des valeurs socialistes qui veut que l’agressé est le délinquant et le délinquant la victime, et tout ça sans la moindre honte.

        Vous ne méritez pas votre pays.

        • Il ne défend pas sa culture, il a PEUR que des étrangers viennent la transformer.
          La peur de l’étranger, c’est la définition même de la xénophobie.

          Quant au fait de se faire traiter de « socialiste » alors que je défends un principe de liberté individuelle et que vous vous rangez du côté des idées nationalistes pour justifier l’intrusion de l’État dans les libertés fondamentales, c’est du plus haut comique.

          • Oui, je n’ai pas envie qu’un étranger vienne changer ma société pour une pire, je suis d’accord avec Christophe, et c’est encore notre droit de français.
            Il n’a pas peur que sa société soit changée, il ne VEUX pas que sa société soit changée, on devrait être xénophobe pour autant.
            C’est comme si je disais que vous êtes un révolutionnaire communiste terroriste parce que vous voulez absolument noyer la France dans le collectivisme et l’immigration, c’est à peu près pareil. C’est du n’importe quoi.

            Définition Xénophobie : « Hostilité systématique manifestée à l’égard des étrangers » (larousse). Ou est le fait de ne pas aimer que sa société soit changée par des étrangers? La aussi, vous dites n’importe quoi.

            Et je maintiens, vous avez les mêmes arguments délirants des socialistes, ou les valeurs sont inversées, les gens qui se défendent sont des racistes, et ou le bon méric, cagoulé, et attaquant par derrière, à 3 une personne isolée est la pauvre victime d’un méchant fasciste qui a eu le tort extrême de se défendre face à 3 agresseurs.

            Ici, Christophe se défend d’une agression sur son propre sol par des étrangers qui ne respectent ni nos valeurs, ni notre culture, ni les lois, et c’est encore lui le méchant xénophobe, bien sur.

            Heureusement, le ridicule et la honte ne tue pas …….

      • Bien sûr pour moi, pour nous, c’est à dire les Français de souche, c’est à dire en clair le peuple qui s’est agrégé depuis environ 1000 ans, pour faire simple, qui partage en gros la même culture, les mêmes traditions, la même histoire, en tout cas une histoire commune (même si cette dernière fut conflictuelle).

        La définition d’un peuple donc. D’une civilisation.

        Qu’est ce qui vous ennuie ici ?

        Je vous laisse à vos propres névroses, car la xénophobie n’a rien à voir dans ce débat.

        Constater que des peuples B, C, D sont en train de remplacer le peuple A, n’a rien à voir avec de la xénophobie.

        Et si vous êtes un étranger, là bien entendu vous avez le droit de ne pas être d’accord avec ma perspective.

        Mais j’ai le droit d’y voir un problème existentiel. Pour moi en effet.

        • « Qu’est ce qui vous ennuie ici ? »

          Vous êtes ici sur un site libéral. Il ne faut donc pas s’attendre à ce que vos idées xénophobes pour justifier une intrusion de l’Etat en vue de restreindre les libertés individuelles soient bien accueillies. Surtout en utilisant une rhétorique d’extrême-droite.

          • Raphael ,

            Mais on peut être libéral et voire plus loin que le bout de son nez concernant cette immigration non contrôlée qui détruit les fondamentaux du pays accueillant ladite diversité , quand par ex l’immigration officielle est composée de 80 % d’immigration familiale , qui sont là pour  » améliorer  » notre merveilleux assistanat , que le mon,de entier nous envie !!!

            • Donc le vrai probleme c’est bien l’assistanat (les aides publiques, la redistribution), pas l’immigration.

            • Grosso modo dans les débats, il y a deux arguments qui reviennent pour restreindre les libertés de circulation :

              – Prétendre que cela va détruire notre bel Etat-providence : les immigrés viennent profiter de notre modèle d’assistance, « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde », etc. –> c’est l’argument socialiste
              – Prétendre que cela va détruire notre belle civilisation : « on n’est plus chez nous », nous autres « Français de souche » devons nous protéger de l’invasion « arabo-musulmane », et autres conneries du genre… –> c’est l’argument nationaliste.

              Dans les deux cas il s’agit d’argumentations liberticides qui ne peuvent satisfaire que les ennemis des idées libérales.
              Christophe, plus haut, fait très fort car il cumule les deux types d’arguments : il faut en tirer la conclusion qui s’impose : c’est un national-socialiste.

            • Quand tu as des enfants, qui vont a l’école, ou il y a 30% de racailles, tes enfants deviennent racailles, il y a danger.

            • Donc le vrai probleme c’est bien l’assistanat (les aides publiques, la redistribution), pas l’immigration.

              …. Frédéric , vous aviez compris que l’assistanat attirait l’immigration et constituait aussi le gros pb de la Franc e non originaire de l’immigration de masse à partir des années 1960 , cad que dans les deux cas l’assistanat qui fait que Pierre nourrit Paul sans que Paul soit obligé de gagner sa vie entrâinait des effets d’aubaine explosif pour le corps social!!!

            • @Raphael
              Attention, on ne nie pas la liberté de circuler, mais la liberté de s’installer et profiter, mais pas seulement, aussi celle de ensuite réclamer que la société change pour qu’ils ne changent pas leur manière de vivre. Un comble!!

              On ne veut pas non plus, qu’ils créent des zones de non-droit ou la loi est devenue leur loi. Ou les trafics et la terreur règnent en maîtres dans des no mans land.

              Ah oui, ce sont des arguments liberticides, et bien essayez d’aller dans n’importe quel pays autre que l’UE et vous verrez si vous pouvez vous installer comme cela n’importe comment?
              Que ce soient les US ou l’amérique du sud, le moyen orient, l’Asie, l’océanie …. nulle part, les gens s’installent n’importe comment sans papier ni autorisation. Il y a qu’en Europe que c’est devenu possible, on se demande bien pourquoi, d’ailleurs.
              Alors le monde entier est national socialiste pour autant????

              Vous dites n’importe quoi, le pire, c’est que c’est à nos dépends, car les socialistes n’ont jamais répondu présent pour défendre la patrie, une fois qu’ils l’avaient mis dans la m…e

        • @ Christophe: un peuple a-t-il un droit de propriete sur la terre a l’interieur de ses frontieres?Ce serait donc une propriete collective, partagee par tous les francais, sans qu’aucun n’ai signe de contrat?

    • René de Sévérac
      18 février 2014 at 15 h 15 min

      Christophe, vous avez déclenché un tel débat qu’on ne sait où cliquer pour Répondre.
      Tout d’abord,
      1. « un revenu minimum universel » qu’est-ce que ça change ?
      Ça change tout, et là c’est à Guy Sorman que ma remarque s’adresse : si l’immigré reçoit une dotation que l’hébergeur croit raisonnablement lui permettre d’envoyer les enfants à l’école, rien n’indique que la destination de la dotation sera respectée !
      2. « un immigré sub-saharien avec sa famille MÊME travaillant… coûte à la collectivité beaucoup plus qu’il ne rapporte »; vous prenez ici le contre-pied de la thèse du « chercheur » -sans rire- de Lille, visant à faire croire que l’immigré actif cotise plus qu’il ne consomme.
      Mais s’il est intégré, célibataire et honnête, effectivement, il coûte moins que ce qu’il cotise !
      Conclusion (j’y souscris) « L’immigration que nous subissons est un problème… existentiel. Civilisationnel »

  • Bonjour
    Ahhhh le RMU, la vraie fausse bonne idée, le serpent de mer des libéraux de gauche.

    •  » Ahhhh le RMU, la vraie fausse bonne idée, le serpent de mer des libéraux de gauche.  »

      Depuis quand Milton friednam est un libéral de gauche?

      • Tss, tss, tss, il y en a qui confondent encore le RU (la subvention de la fainéantise) et l’IN (la simplification, voire la suppression des systèmes sociaux collectivistes).

        • N’oublions pas que Friedman défend l’IN sous conditions préalables :
          – neutralité de la politique monétaire
          – généralisation de la flat tax
          – dépenses publiques limitées
          – interdiction des monopoles étatiques
          – suppression des aides sociales (retraites par répartition…)

          Pour ceux qui veulent vraiment savoir ce qu’a dit Friedman, le mieux est de le lire dans le texte (Capitalisme et liberté) plutôt que perdre son temps avec l’interprétation qu’en donnent les socialistes périmés.

          Il est une mode qui fait actuellement florès chez les socialo-keynésien de chercher à se justifier en convoquant Friedman. Cela montre surtout qu’ils sont en panne d’idées et que leurs icônes traditionnelles sont définitivement détruites par les faits. Les gars, quand on a perdu, le mieux c’est de se taire au lieu de s’enfoncer dans le péché.

          • @ Cavaignac,

            Je connais bien Sorman; il évoque bien ce que Milton Friedman préconisait. Le revenu minimum universel ( terme plutôt français ) ou impôt négatif qui remplacerait bien toute les autres aides sociales publiques.

            Milton Friedamn a beaucoup influencé Sorman notamment sur la politique monétaire.

            Vois les ouvrages de Sorman  » la nouvelle solution libéral  » et  » Le capitalisme suite et fin… « 

      • C’est Hayek qui était pour le RMU.

        • Revenu minimum, oui, mais pas universel. La nuance est essentielle.

          On pourrait résumer l’idée ainsi. Si la participation au marché est la norme sociale naturelle, l’extrême pauvreté exclut les individus du marché. Il est donc utile de mettre en place un revenu minimum qui permette le retour au marché. En revanche, les prestations sociales collectivistes, comme le RU, présentent le défaut rédhibitoire d’exclure les individus du marché puisque ces derniers peuvent vivre sans nécessité d’y participer. C’est l’effet pervers des prestations sociales. Comme elles ne permettent pas aux individus d’acquérir du capital (notamment le logement social ou à cause des effets de seuil), elles amplifient la pauvreté au lieu de la réduire.

  • @Raphael:
    « Dans les deux cas il s’agit d’argumentations liberticides qui ne peuvent satisfaire que les ennemis des idées libérales. »

    Ce sont de très belles paroles, mais certains immigrants, je pense notamment à ceux qui viennent de sociétés religieuses traditionnelles, s’en fichent pas mal des libertés pour les autres. Comme ils pensent détenir la vérité absolue, ce qui importent pour eux c’est avant tout d’imposer leurs croyances et leurs coutumes religieuses. Ils sont très contents d’entendre les beaux discours des occidentaux qui défendent les libertés, tant que cela s’applique à eux et pas aux autres.
    J’ai discuté récemment avec un jeune musulman français qui m’expliquait qu’il était content car dans sa ville il y avait plus de mosquées que d’églises. Je n’ai rien contre les musulmans, mais j’espère seulement que les lois musulmanes ne vont pas prévaloir dans certaines villes.

    • Nombre de lieux de cultes en France : plus de 50 000 (selon l’observatoire du patrimoine religieux) dont :
      – catholiques : 47 223 églises et chapelles
      – protestants : 1 600 temples
      – orthodoxes : 102 églises
      – musulmans : 39 mosquées, 112 en projets
      Allez, soyons fous, comptons tous les lieux de culte musulmans : environ 1600
      Soit environ 3,2% des lieux de culte en France (alors que les musulmans représentent environ 5,5% de la population française).

      Ce sont des faits ça, et non des phobies irrationnelles.
      Il est où le danger pour notre civilisation ?

      • Combien se synagogues , Les abatoirs hallal , casher ou l’ animal est abattu selon un rituel( égorgé pas d’ étourdissement) ne peuvent il pas etre considéré comme lieux de culte ?
        La propagande de toute façon depuis une 50 taine d’ années se fait à domicile télé , radios la pretrise majoritairement socialisteS en France c’ est ce que l’ on nomme médias .

      • A mon avis, il y a une faille dans votre analyse. Les 47K églises sont un héritage du passé. Considérez plutôt le taux d’occupation des-dits établissements.

  • Oui cette votation suisse pourrait être le début d’un mouvement plus large ! Rendez-vous aux élections européennes…
    http://www.magtuttifrutti.com/article-votation-suisse-sur-l-immigration-un-laboratoire-pour-l-europe-122521836.html

  • Analogie avec l’osmose, l’osmose inverse au travers de parois semi-poreuses.

    L’osmose est une forme de diffusion naturelle d’un composé à travers une paroi semi-poreuse, qui se manifeste jusqu’au moment de l’équilibre des concentrations de part et d’autre de la paroi.

    C’est un phénomène nécessitant une membrane sélective.

    L’osmose peut être passive (seule les différences de concentration sont en jeu) ou active si les pressions (ou une énergie complémentaire) imposent une poussée au fluide.

    Autrement dit, dans deux réservoirs emplis par deux liquides de salinités différentes exactement au même niveau et séparés par un paroi sélective les niveaux vont de différencier.

    L’eau claire passera à travers la membrane vers l’eau saline.

  • Ce que le vote sur l’initiative « contre l’immigration de masse » a montré, est d’une part que la rationalité des individus est limitée (au sens ou l’emploie Herbert Simon) – et d’autre part que ce ne sont probablement pas « les réalités concrètes […], de la pression des immigrants sur le logement social et les services sociaux » qui ont été déterminants. Comme vous le savez probablement, la Suisse est un pays fédéral, où la majorité des politiques sociales, bien qu’encadrées au niveau fédéral se décident et sont appliquées au niveau cantonal. Si la pression sur les logements et les services sociaux est une réalité en Suisse, les cantons qui la subissent le plus, comme Genève ou Zurich, mais aussi les cantons de Vaud ou de Bale, ont tous sans exception vote contre cette initiative populaire. Les Cantons qui ont vote pour cette initiative, ne sont dans l’immense majorité, pas touches par ces phénomènes et ne subissent de ce fait pas la pression des immigrants. Ce vote est, de mon point de vue, base sur des facteurs qui sont tout sauf d’une rationalité au sens ou vous semblez l’employer. De même que la nation ou la nationalité n’est pas un concept rationnel en soi, le rapport à l’étranger ne l’est de ce fait pas davantage.

  • Les commentaires sont fermés.

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