Asile hospitalier

Le regard de René Le Honzec.

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Bouteflika Trierweiler (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

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Asile hospitalier

Publié le 16 janvier 2014
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Tandis que les ragots dont je raffole disent que la future ex-première dame a piqué une crise de nerf à la nouvelle de son infortune qui a motivé son opportune hospitalisation, je profite de cette odeur d’éther pour faire remarquer que le Président d’un des pays les plus pauvres (46ème sur les 100 plus pauvres) et les plus corrompus de la planète (105 sur 176) – et, croyez-moi, il y a de l’émulation – a demandé l’asile hospitalier en France, sous le statut de CMU (peut-être ?). Bon, on sait que c’est la faute au colonialisme qui a pillé ses belles richesses et ses terres fertiles, en ne laissant rien derrière lui – mais l’Algérie est le premier importateur de nourriture d’Afrique, et la situation vient encore de se dégrader en 2012-2013. Et puis, il n’y a que 50 ans que ce fier pays est indépendant, pouvant enfin construire routes, chemins de fer, ports et aéroports, industries, agriculture à son gré avec l’énorme pactole du pétrole que nous avions entre-temps fait jaillir. Une réussite saluée par le monde entier (je m’avance peut-être, là), mais tout occupés qu’ils furent à devoir importer des prolétaires chinois (et les ingénieurs) pour construire leurs HLM, il semblerait que les Algériens n’aient pas eu le temps de construire des hôpitaux, puisque leur président vient se faire soigner dans un dispensaire des Pères Blancs au Val-de-Grâce, qui va le retaper pour prononcer des discours anti-colonialistes et réclamer notre repentance. Et se représenter, momie vivante, à la présidentielle algérienne.

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