Mes opinions sur le bitcoin

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Mes opinions sur le bitcoin

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 12 janvier 2014
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Par Stéphane Bortzmeyer

Comme j’ai écrit un article sur le bitcoin (et que ce n’est pas terminé), des gens m’ont demandé ce que j’en pensais. Des questions faciles du genre « ça va monter ? », « c’est légal ? », « c’est de gauche ? » ou encore « je peux m’enrichir avec ? » (C’est bien la première fois qu’on me demande un avis sur une question financière : merci, le bitcoin.)

bitcoin (Crédits Antana, licence Creative Commons)

Alors, quelques paragraphes sur mes opinions sur le bitcoin.

D’abord, ne me demandez surtout pas de conseil d’investissement, je n’en ai aucune idée. J’ai pour l’instant peu de bitcoins, mais je vais peut-être en acheter plus car je pense que c’est rigolo mais je ne suis pas un gourou des finances qui peut vous aider à vous enrichir (attention : les gourous professionnels n’en savent pas forcément plus que moi). Je note quand même un avantage du bitcoin : sa volatilité est bien connue. Elle est typiquement affichée dès la page d’accueil de la plupart des places de marché (voir par exemple les statistiques sur Bitcoin Central). On aimerait pouvoir en dire autant des mirifiques placements en actions que le commercial de votre banque essaie de vous fourguer à chaque occasion. (Le bitcoin a certes des tas d’inconvénients mais une grande partie de l’intérêt que les gens lui portent est due à la frustration éprouvée avec les banques. Si les banques veulent diminuer l’intérêt pour le bitcoin, elles peuvent déjà commencer par améliorer l’information aux clients. Par exemple, la page d’accueil de l’excellent site http://www.bitcoin.fr/ dit « n’y investissez que le temps et l’argent que vous pouvez vous permettre de perdre ». Quelle banque a des avertissements aussi francs ?)

Deuxième chose, je ne sais pas non plus si le bitcoin est l’avenir de la monnaie et va remplacer les vieux systèmes. Et je m’en fiche, je ne suis pas un commercial cherchant à promouvoir le bitcoin. Ce qui m’intéresse dans ce projet, c’est la réouverture des questions fondamentales, qui avaient été bien verrouillées par les banques et les gouvernements. C’est quoi, la monnaie ? Quelles doivent être ses propriétés essentielles ? Qui doit la contrôler ? En suivant quels principes ? Il n’est donc pas exagéré de dire que le bitcoin est à la finance ce que l’Internet est aux télécommunications : la preuve vivante qu’on peut faire autrement que la « seule méthode », que la pensée unique promue par les experts et les gens sérieux. Qu’un expert dise que le bitcoin ne peut pas marcher, pour telle ou telle raison, cela me laisse froid. Les experts en télécommunications de toutes catégories disaient aussi que l’Internet ne pouvait pas marcher.

Est-ce que la future monnaie générale sera le bitcoin ? Peut-être. Et peut-être pas. Peut-être les forces conservatrices l’emporteront. Peut-être aussi que le bitcoin prouvera, à l’usage, des inconvénients vraiment insupportables et qu’une autre monnaie nouvelle lui succédera (il existe déjà des tas de candidats comme le litecoin). Je l’ai dit, c’est pour l’instant l’exploration de nouvelles possibilités qui m’intéresse.

Enfin, il y a des appréciations sur le bitcoin qui ont l’air techniques mais qui sont en fait morales, voire moralisatrices. Par exemple de dire qu’il est une monnaie virtuelle. Il y a très longtemps que c’est le cas de toutes les monnaies. Pas seulement depuis que les milliards s’échangent de manière dématérialisée avec le HFT et entre paradis fiscaux. Pas seulement depuis l’abandon de l’étalon-or par les États-Unis en 1971. Mais au moins depuis Philippe le Bel qui rognait les pièces d’or en décrétant que la valeur d’une pièce ne provenait pas de son ancrage dans le monde physique, mais uniquement du décret royal.

De la même façon, reprocher aux gens qui achètent du bitcoin et qui le revendent plus cher (sans avoir travaillé pour justifier ce gain) de faire de la spéculation est risible : la majorité des échanges monétaires n’a aucun lien avec une vraie création de richesses. Qu’on critique la finance, OK. Mais qu’on n’oppose pas une vraie économie au méchant bitcoin. La vraie économie (les gens qui, en travaillant, produisent des richesses) est minoritaire en dollars ou en euros depuis bien longtemps.

En conclusion, je ne sais pas encore ce que je vais faire dans l’avenir, question bitcoins. Mais je trouve réjouissantes les critiques qui lui pleuvent dessus : c’est peut-être que le bitcoin pose les bonnes questions.

Cet article a été repris sur l’excellent site d’information sur le Bitcoin http://www.bitcoin.fr/ et a suscité pas mal de commentaires (dont plusieurs négatifs).

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Lire l’article original sur bortzmeyer.org

Un autre article à signaler : Les places de marché Bitcoin, ça sert à quoi et ça marche comment ?

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  • Un article sur le Bitcoin sur mon blog ( si je peux ajouter quelque chose au débat )

    http://stephgaubert.blog.lemonde.fr/?p=371

  • Pour l’instant le Bitcoin c’est un moyen de paiement, on verra avec le temps si cela devient une monnaie. Ce qui m’étonnerait puisque le nombre de Bitcoin total est restreint. Cela fait monter le cours, mais le but d’une monnaie c’est de payer et pas de thésauriser. Je pense qu’il faut surtout prêter attention au nombre de magasin autorisant le Bitcoin et la fréquence des échanges en comparaison de la masse en circulation.

    • Le but d’une monnaie est de servir d’intermédiaire à l’échange ET de moyen d’épargne. Thésaurisation n’est qu’un mot connoté négativement pour épargne.

      • Non, la thésaurisation (le fait d’amasser de l’argent sans le réinvestir) et l’épargne (fraction des revenus qui n’est pas affectée à la consommation) ne décrivent pas les mêmes actions économiques. Pour thésauriser, il faut d’abord épargner.

        La fonction d’intermédiaire de l’échange suffit à définir une monnaie. Les fonctions de réserve de valeur et d’unité de compte ne sont que conséquences de la première : elles sont parfaitement accessoires. Intermédiaire de l’échange, le bitcoin est sans contestation possible une monnaie.

        • Conserver une somme d’argent, peu importe la durée, c’est de l’épargne. Que cet argent ne fasse rien pendant une période n’y change rien.

          L’épargne est la part de mon argent que je conserve pour plus tard. Que cette part soit rémunérée ou pas n’y change rien, si elle l’est c’est de l’investissement.

          Je ne vois toujours pas ou est la différence entre épargne et thésaurisation, si ce n’est que l’un est le mot équivalent en langage gauchiste pour l’autre.

    • Beaucoup de sites qui tournent autour du bitcoin utilisent à présent le microBTC (0.001BTC) comme unité de compte.

      Pour garder cette analogie avec l’or, qui permet de mieux faire passer le message, il faut se représenter la valeur d’un BTC comme étant assez élevée, comme un lingot d’or (même si on est encore loin de cette valeur).
      Partant de cela et compte-tenu que sa divisibilité est grande (jusqu’à 8 décimales), le problème déflationniste n’en est plus un.

      Pour exemple, avec un cours actuel moyen de 600€ et si je vous payais avec 0,00000001 BTC vous auriez une valeur de 0.000006€. Quand bien même sa valeur monterait à plusieurs dizaines de milliers d’euros (ce que certains prévoient) que cela ne changerait pas grand-chose…

      D’autre part ne jamais perdre de vue que le Bitcoin est conçu comme une monnaie complémentaire, certes conservée dans un porte-monnaie numérique elle permet d’acheter des biens et des services en ligne (comme on peut déjà le faire avec Paypal mais avec des commissions liliputiennes en regard) mais in Fine on doit la convertir dans une monnaie locale (Euro, Dollar, etc.) .

      Le Bitcoin n’a pas vocation à remplacer l’Euro et le Dollar ni aucune autre monnaie. L’inquiétude des banques provient, en partie, de la perte de leur monopole sur les commissions dans les transactions bancaires, véritable poule aux oeufs d’or. Tant qu’elles « palpent » elles se moqueront bien de savoir si c’est en dollars, en euros, ou en bitcoins 😉

      • « Tant qu’elles « palpent » … »
        Je crois à ce sujet que la relative complexité informatique du bitcoin — lu sur certains sites, ça n’est pas à la portée de tous de savoir faire tourner un programme 😉 — est en fait un avantage car cela va conduire à la rentabilité pour des intermédiaires. Dans quelle mesure les banques pourront-elles conserver leur monopole ? Elles sont peut-être l’analogue de la presse écrite face à internet…

    • Je ne comprends pas les arguments basés sur le nombre limité de bitcoins. Personne n’a jamais utilisé cet argument pour l’or, à ma connaissance. Pourquoi faut-il un système inflationniste (et plus encore que le bitcoin, qui ne cessera de l’être que dans quelques décennies) pour faire une monnaie ? Comme le dit Gaubert, c’est une monnaie fiduciaire, et jusqu’à plus ample informé, la thésaurisation est plutôt une preuve de foi (ok, ou de crainte encore plus grande envers les monnaies classiques).

      Quant à la mesure des échanges, elle risque fort de devenir difficile dans la mesure où risquent de se généraliser les « produits dérivés », ventes à terme, à réméré, etc. qui ne se traduiront pas par un échange important sur le sous-jacent, mais contribuent à asseoir le futur du bitcoin.

      • @Michelo
        Il y a deux raisons. L’or a une valeur en tant que bijoux et bien des utilisation il a donc un marché propre grand en dehors de l’activité financière.
        La deuxième est que l’or, on est pas sur de la quantité. On dit tant aujourd’hui mais soyez sur que demain on vous dira un autre chiffre avec la même certitude un peu comme le pétrole toujours en voie d’extinction.
        Je n’ai pas les chiffres mais il faut regarder la fréquence des paiement par rapport à la masse totale pour s’assurer que le marché globalement utilise le bitcoin et ne le thésaurise pas. Thésauriser l’or ne pose pas de problème, vous le revendrez à votre bijoutier. Mais pas le bitcoin.
        Bref je cherche un analogue à la vitesse monétaire. Parce que le bitcoin pour rester très volatile sans pour autant être très utilisé dans les commerces. Pour moi cela indiquerait une mort future sur. Mais ce n’est pas certain. L’inconvénient c’est que le bitcoin a été vendue comme le produit de réserve déflationniste contre l’inflation. Et tout ceux qui ont peur du QE sont entrain d’en acheter pour refaire leur tapisserie avec… Ce qui me semble être un mauvais départ.
        D’après ce que j’ai vu parmi les monnaies virtuelles dont le cours dépasse le dix dollars elles sont tout à tirage limités. Ce qui me fait craindre que les tout premier recherche à vendre leurs jetons aux paniqués du QE.
        @Cavaignac
        Intermédiaire d’échange ne suffit pas à définir un monnaie parce qu’en réalité n’importe quoi peut servir d’intermédiaire. Mais en réalité il n’existe pas de bonne définition de la monnaie, donc je pense pas qu’il soit utile d’aller très loin par là.
        Sur Silkroad par exemple on paye pas vraiment en bitcoin puisque les prix étaient en dollars mais on paye en bitcoin donc c’est pas encore un usage en tant que monnaie que l’on fait. Mais c’était on bon début.

        • « Intermédiaire d’échange ne suffit pas à définir un monnaie parce qu’en réalité n’importe quoi peut servir d’intermédiaire »

          Mais précisément, n’importe quel bien peut devenir une monnaie (du papier, des billes, des cigarettes…) Admettre enfin ceci éclaire deux points essentiels pour celui qui veut comprendre l’économie : la monnaie est un bien comme un autre (susceptible d’être remplacé par un autre à tout instant comme le bitcoin le montre) et la valeur de toute chose est relative (il ne peut pas exister d’étalon monétaire de la valeur, à ne pas confondre avec les UC).

          Accessoirement, comme pour n’importe quel bien, le monopole monétaire étatique (émission et destruction) est le responsable des crises systémiques à répétition que l’on observe. Seule la concurrence monétaire au sein des zones monétaires (et non plus seulement entre zones monétaires) permettra de mettre un terme à ces crises. Le monopole monétaire n’est pas un phénomène économique naturel : c’est un choix opportuniste, volontairement anti-économique, consciemment illibéral, destiné à concentrer le pouvoir, indispensable notamment pour prélever des taxes. Les politiciens, qui imposent le monopole monétaire parce qu’ils en vivent, savent que ce monopole provoque les crises mais ce n’est pas leur problème : c’est le nôtre.

        • L’or n’a que très peu d’utilisations non substituables. On peut toujours faire des bijoux en jade, des dents en céramique, etc. Et les crypto-monnaies ne sont pas de simples objets de collection. Ce sont les moyens d’un transfert infalsifiable, rapide et bon marché. Que la volatilité du bitcoin se tasse, et Western Union peut mettre la clé sous la porte…
          L’or n’est présent sur terre qu’à hauteur d’environ 200 000 tonnes. Bien sûr, c’est « environ », mais c’est plus 150 et moins que 300, donc un bitcoin « vaut » entre 7 et 15 kilos d’or en termes de rareté, et la production relative annuelle de bitcoins est bien supérieure à celle d’or.
          Certes, il y a le risque que ça ne vaille plus rien, tandis qu’on peut penser que l’or sera toujours recherché. Mais les gens le thésaurisent, donc il y a un consensus pour juger possible que ce risque ne se réalise pas. On peut en penser ce qu’on veut, ça n’a pas d’importance, ce consensus existe et c’est lui qui compte.
          La volatilité est effectivement la big question. Nous voyons les effets de délais imposés aux transactions, de frais d’entrée élevés, et de risques sur les opérations d’arbitrage. C’est toutefois une situation qui ne peut perdurer, on ne sait pas dans quel sens on va en sortir, mais soit le bitcoin meurt, soit il survit et il deviendra stable en conséquence.
          Je ne suis pas d’accord avec l’idée que les bitcoins seraient achetés contre le QE. Ils le sont par ceux qui font un pari sur un changement de paradigme, pour être dedans, et par des spéculateurs. L’idée est que soit ça vaut zéro, soit le ciel est la limite. On parle de facteurs 100, pas d’érosion monétaire d’un facteur 2.

          • @Cavaignac
            Je crois que l’on est d’accord. CE que je voulais dire c’est que l’on peut avoir une définission l’argent de la monnaie qui la rapproche du troc, et des définitions très restrictive.
            Je suis contre le monopole de l’émission monétaire.

            @MichelO
            C’est vrai que la quantité d’r dans les banques centrales dépasse de loin les besoins des bijoutiers. CE que je voulais dire c’est qu’il faut des débouchés nombreux pour le bitcoin, et pour l’instant c’est très difficile de payer en bitcoin des objets dont la valeur est donnée en bitcoin. Si par exemple le bitcoin avait été parfait pour spéculer en bourse, je n’aurai eu aucun doute. Mais pour l’instant le bitcoin est surtout très utile pour beaucoup d’opérations frauduleuses, et du simple paiement/transfert moins cher. Les état vont tout faire pour faire croire que le bitcoin est la monnaie des criminels, et si demain Al Qaeda s’achète des sucettes en bitcoin on peut dire adieu au paradis. On en arrive au paiement/transfert et la volatilité, si elle baisse, l’utilisateur moyen pourra payer en bitcoin et ce sera un succès.
            Mais pour moi la thésaurisation est un problème. Cela empêche le développement en temps que monnaie, ce dont le bitcoin a le plus besoin. Même si c’est pour l’instant l’indice que des gens lui font suffisamment confiance pour parier sur sa hausse.

            • Le paiement de biens et services réels en bitcoin : le nombre de commerçants augmente, mais c’est vrai que les pizzas en bitcoin, ça n’est pas courant. Cependant, les ventes le premier jour d’Overstock en bitcoin sont plus fortes que je ne l’attendais, et surtout il se développe une clientèle typique que les commerçants veulent séduire en acceptant les bitcoins. Encore quelques mois, et si le bitcoin n’est pas mort, il faudra proposer aux geeks branchés de payer en bitcoin sous peine de ne pas les attirer.

              Les opérations frauduleuses : ça me paraît anecdotique. Les mafieux ne sont pas plus que les autres immunisés contre la volatilité, et ils ne me paraissent pas spécialement gagnants avec une alternative au dollar et à l’euro. Il suffit de regarder les volumes pour voir que les billets ont encore de beaux jours devant eux et que les mafieux ne basent rien aujourd’hui sur le bitcoin. Bien sûr c’est un argument dans la bagarre entre les monnaies fiat et le bitcoin, mais pour des justifications a posteriori.

              Le transfert : ouverture aujourd’hui de Bitcoin.ph, pour que les Philippins à l’étranger puissent envoyer leur fric à la famille. Sans doute la nouvelle la plus importante de la semaine.

            • Je pense que le bitcoin est vraiment à la mode. Mais il faut se méfier des modes dans les technologies parce que ça va vite. Le cas Zynga fait réfléchir. A cours terme pour moi le cours ne peut qu’augmenter, parce qu’il n’a pas suffisamment de battons dans les roues. Il va falloir être très prudant sur les monnaie concurrente.

              « Bien sûr c’est un argument dans la bagarre entre les monnaies fiat »
              Mais vous et moi savons que quand l’état dira MAFIEUX ils penseront impôt et évasion fiscale. Et aujourd’hui le moindre trou dans la chape de plomb fiscale que l’on cherche à dresser partout en occident est un problème pour les gouvernement. Ca ne vous étonne pas que le bitcoin soit presque légale en Chine(sachant qu’ils viennent juste de légaliser les consoles vidéos), et toujours pas reconnu aux US la patrie de la liberté? Si nos amis suisses invente des produits à base de bitcoin il va falloir faire très attention. Parce que je suis sur que Ben Laden a déjà acheté ses sucettes et qu’Obama attends de voir si l’impact que le bitcoin peut avoir sur les finances US, pour nous sortir cet argument.

              J’ai vu que Western Union propose de l’envoi d’argent avec des frais de l’ordre de 1 ou 2 euros un peu partout dans le monde. Pour cela il faut que celui qui envoi ai un compte en banque ce qui est tout de même restrictif.

          • « On peut toujours faire des bijoux en jade »

            Mais si on veut de bijoux en or, il faut forcément les faire en or.

            Cela est important. De la même manière, n’importe qui peut jouer du Slayer. Mais si je veux voir jouer Slayer, il faut que j’aille à un concert de Slayer, pas d’un autre artiste qui joue du Slayer.

            Un bijou en jade n’est pas un bijou en or. La valeur de l’or ne dépend fondamentalement pas de ses propriétés.

  • Personne ne peut deviner le prix du bitcoin dans 15 jours ou 1 an… il suffit qu’ une mauvaise nouvelle fasse la une d’un journal et qu’un gros portefeuille panique et vende ses bitcoins pour que le cours se crashe en quelques heures….Je pense qu’il est plus prudent de ne placer que ce que l’on peut se permettre de perdre…

    • Juste, en même temps, malgré les annonces des banques et des différents gouvernements, le Bitcoin s’en relève à chaque fois et plutôt rapidement, ce qui surprend tout le monde…

  • « le bitcoin est à la finance ce que l’Internet est aux télécommunications » ou Wikipédia à l’académie française.

  • Bitcoin en france
    13 janvier 2014 at 10 h 37 min

    Il sera intéressant de noter que la plupart des gens mélange le « protocole bitcoin » et la « monnaie bitcoin ». Dès que les media comprendront que la technologie du Bitcoin est révolutionnaire (comme le protocole Internet ou l’email à leur création)..la démocratisation et le nivellement par le haut se fera. Ce n’est qu’une question de mois… 🙂

  • Pourquoi est-ce que l’auteur de l’article est ‘Contrepoints’ alors qu’il s’agit de Stéphane Bortzmeyer ?

    • Cet article est pour l’instant le seul article de Stéphane Bortzmeyer sur contrepoints (c’est une reprise au titre de la licence GFDL) … et une fiche auteur n’est créée que lorsqu’il y a plusieurs articles. Par commodité on utilise alors l’auteur générique ‘Contrepoints’.
      Notez quand même que le nom de Stéphane Bortzmeyer figure immédiatement en haut de l’article, en gras,
      et que le lien vers l’article original figure en bas de l’article. (ainsi qu’un lien vers un autre de ses articles).

      Ceci dit, je vais quand même voir si on peut créer une fiche auteur (… parce que beaucoup d’articles de S.B. sont bien intéressants et méritent d’être diffusés).

  • Un japonais achete une boite de Monopoly dans laquelle se trouve un nombre fini de billets et invente un nouveau jeu :
    il programme un algorithme de production d’enigmes et propose aux internautes de les resoudre. A la resolution de la premiere enigme seront distribues un certain nombre de billets de la boite de monopoly. Pour faire durer le plaisir, il est decide qu’a chaque nouvelle enigme, moins de billets seront distribues de sorte que les premiers joueurs ont un avantage certain sur les derniers mais egalement que la difficulte a obtenir de nouveaux billets augmente leur « valeur » pour les nouveaux joueurs. Les joueurs ne sont pas connus mais il est possible de voir le nombre de joueurs et le nombre de billets qu’ils ont.
    Un jour, un joueur decide de créer un marche des billets en circulation qui peuvent alors etre vendus et achetes contre de vrais billets.
    Puis le japonais disparait apres s’etre assure que le jeu peut fonctionner de manière automatique, sans lui…

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