« Ras-le-bol des écolos » de Maud Fontenoy

Ras-le-bol de la part des écolos ou ras-le-bol à leur égard ?

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Ras le bol des écolos, par Maud Fontenoy (Crédits : Plon, tous droits réservés)

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« Ras-le-bol des écolos » de Maud Fontenoy

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 10 janvier 2014
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Par Francis Richard.

Ecolos-FONTENOYLe titre du livre de Maud Fontenoy est ambigu. S’agit-il dans ce livre d’un ras-le-bol de la part des écolos ou d’un ras-le-bol à leur égard ? Pour en avoir le cœur net, je l’ai donc lu. Et je ne suis pas sûr que l’ambiguïté ait été complètement levée pour autant. Car la réponse à cette question est : « Les deux, mon colonel ! »

D’une part, l’auteur exprime son ras-le-bol de la part des vrais écolos, dont elle fait partie, cela va de soi, à l’encontre des 2% de climato-sceptiques qui remettent en cause le réchauffement climatique d’origine humaine, d’autre part elle dit son ras-le-bol à l’égard des écolos qui font de l’écologie politique au lieu de faire de l’écologie en politique : « Ne laissons pas ce combat essentiel pour chacun d’entre nous être pris en otage, écartelé entre des visions extrémistes rétrogrades et un négationnisme suicidaire. »

Il faut donc bien penser que le titre a un double sens et que ce jeu de mots voulu sert à renvoyer dos à dos des positions extrêmes.

Évidemment Maud Fontenoy est beaucoup plus crédible dans ses propos quand elle dénonce, par exemple, la pollution du Grand Bleu, qu’elle a sillonné à la rame, ou à la voile à contre-courant : « Six millions de tonnes de déchets sont rejetées à la mer partout à travers le monde. Produits chimiques toxiques, polystyrènes, bouteilles, objets flottants non identifiés, hydrocarbures, etc. Des milliards de détritus qui jonchent le fond des océans et traînent désespérément en surface dans l’attente d’une bonne âme pour les ramasser. »

Cette adepte de la religion du réchauffement climatique d’origine humaine prétend donc que ceux qui n’adhèrent pas à sa foi sont des négationnistes ultra-minoritaires, 2% contre 98% de vrais scientifiques… comme l’affirme également un certain Barack Obama… Cette charmante personne, qui a certainement prouvé qu’elle avait de grandes qualités de navigatrice, semble ne pas savoir que depuis quinze ans la température moyenne à la surface de la Terre n’augmente plus, en dépit de l’augmentation de la teneur en CO2 et en gaz à effet de serre dans l’atmosphère, après une légère augmentation, il est vrai, dans les trente dernières années du XXe siècle.

Mais, au fait, que signifie une moyenne scientifiquement ? Rien. C’est un indicateur, manipulable à souhait. Quand je fais, caricaturalement, la moyenne entre la température de New-York qui était hier de – 18°C et celle de Biarritz qui était le même jour de 18°C, je trouve 0°C, ce qui ne m’apprend rien du tout sur le climat hivernal dans l’hémisphère nord.

Un récent sondage au sein des météorologistes américains montre que 48% d’entre eux ne pensent pas qu’on assiste à un changement climatique d’origine humaine… Les fervents du réchauffement climatique sont donc en réalité faiblement majoritaires dans cette honorable compagnie… On est très loin du consensus sur lequel l’auteur s’appuie.

Maud Fontenoy est convaincue des bienfaits et de la rentabilité de l’agriculture bio et rejette toute contamination par les OGM. Soit. Mais, d’un autre côté, elle dit qu' »investir dans la recherche est indispensable »… Dans son esprit scientifique, il y a donc recherche et recherche. Et toutes les voies de recherche ne sont donc pas pénétrables et à pénétrer…

Comment voit-elle la transition énergétique ? Sans doute pour se conformer à son image, qui la situe à égale distance entre des extrêmes, elle ose dire très clairement : « La solution du nucléaire n’est pas à rejeter. » On ne lui donnera donc pas tort quand, avec beaucoup de bon sens, elle dit que toutes les solutions doivent être explorées et qu’il faut réconcilier écologie et économie : « La construction d’éoliennes, de panneaux solaires, le reboisement, la fabrication de voitures électriques, le développement de nouvelles techniques d’irrigation, la gestion du recyclage, la création de produits durables, la construction du bâtiment du futur… Tout cela va créer de nouvelles industries autant que de nouveaux emplois. »

Que préconise-t-elle cependant pour aboutir à cette réconciliation ? Des mesures étatiques nationales et supranationales, essentiellement, énoncées à la fin de chacun des dix chapitres du livre. Florilège :

  • « Créer une banque de la transition écologique. »
  • « Nous devons mettre en place de nouveaux accords internationaux fixant des cadres environnementaux clairs avec des incitations mais aussi des sanctions, tout en tenant compte des capacités moindres des pays en voie de développement. »
  • « Instaurer une fiscalité verte efficace qui permettra, pour encourager le changement, de taxer les produits polluants. »
  • « Réduire les subventions aux activités néfastes à l’environnement. »
  • « Adopter au niveau mondial un ambitieux plan d’éducation à l’environnement, des enfants comme des grands. »
  • « Aider au développement des véhicules électriques et des aménagements nécessaires à leur utilisation. »

Il n’est question que d’interventions, de crédits ciblés, d’aides, d’incitations, de sanctions, de taxes, de plans etc. Qui déciderait de tout ça ? Maud Fontenoy y répond par une autre question qui ne surprendra personne : « Et si la solution au niveau mondial était la création d’une grande agence internationale, d’une Organisation mondiale de l’environnement ? » Tentation mondialiste quand tu nous tiens…

Et si, au lieu de privilégier ces solutions qui ne marchent pas, et ne marcheront jamais, on laissait les acteurs économiques explorer eux-mêmes des solutions écologiques, en abandonnant les mauvaises pour adopter les bonnes, au bout d’un processus de recherche qui a fait ses preuves et que d’aucuns appellent marché ?… à la faveur d’un renouvellement des droits de propriété qui les responsabiliseraient…

Maud Fontenoy, Ras-le-bol des écolos – Pour que l’écologie rime avec économie, Plon, 240 pages.


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  • Le souci majeur avec les écolos est triple, en endémique :
    – le rejet de la pensée scientifique, qui part de recherches pour élaborer des théories, et qui doute en permanence, en pratiquant des remises en questions perpétuelles.
    – le rejet de tout fondement économique de base. Sans entrer dans un quelconque courant économique, même de gauche : les écolos n’ont PAS de notion d’économie, même communiste.
    – le rejet de tout débat avec quiconque n’est pas du même avis qu’eux.

    Partant de ce triple constat, on comprendra aisément la catastrophe pour la population lorsque les écolos obtiennent une once de pouvoir. C’est le cas en Belgique, dans la région wallonne, qui aura été durablement ruinée par eux. (plus de 10 milliards de trou, tout de même !)

    Mais je reste persuadé qu’il existe un courant écologique libéral, qui prône le petit commerce, la production locale (légumes et viandes bio, plantes médicinales, etc) et la circulation des marchandises. Ce courant est néanmoins noyé dans la tendance prédominante, qui confère plus du stalinisme.

    • Non seulement les ecolos sont irresponsables, mais en plus ils ne sont jamais d’accord entre eux.

      Ce qui est parfaitement normal dans la mesure où l’écologie regroupe tout et n’importe quoi dans une définition floue dont le seul point commun est finalement de dire non aux autres.

      En fait, tout le monde est écologiste. Personne n’a envie de respirer de l’air empuanti, d’avoir des ordures dans son jardin ou ce qu’il considère comme son jardin. Maud Fontenoy considère la mer comme son jardin, Nicolas Vannier considère que c’est les grandes étendues glacées. Idem pour Hulot ou Yann Arthus-Bertrand. Il y en a simplement qui s’attribuent le droit de propriété sur des jardins plus grands que les autres.

      Peu se soucient des indiens qui polluent leur propre jardin en tentant de récupérer quelques roupies de nos déchets électroniques et encore moins de ceux qui ont besoin d’exploiter la nature pour vivre, de façon certes fort peu durable. Ils considèrent cependant que ces gens la s’attaquent à leur propre jardin, même s’ils vivent à des milliers de kilomètres. Quand il s’agit de réintroduire des ours ou des loups, les bergers qui pourtant vivent près de la nature et seraient en droit de considérer les territoires concernés comme leur propre jardin n’ont plus voix au chapitre. Pour protéger les braves requins réunionnais, quelques jambes ou bras de tourristes n’entrent pas en ligne de compte, pas plus que l’économie tourristique de l’ile. Touches pas à mon jardin.

      Avec le RCA, la notion de propriété des écologistes s’étend au dela de la surface : point le sous-sol tu n’exploitera, ni l’atmosphère ou la mer ne perturbera. La terre tu cultivera non pour manger mais pour fabriquer du bio-carburant pour ma prius. Car ce qui caractérise le plus finalement les écologistes (pas ceux que nous sommes tous quelque part, mais ceux qui prétendent expliquer aux autres comment ils doivent vivre) est une arrogance sans limite. Ils sont tellement persuadés de leur supériorité qu’ils ne sauraient prendre en compte des avis de gestionnaires, d’économistes, d’historiens, de scientifiques ou accepter le fait qu’ils ne sont qu’une minorité de citoyens aisés désoeuvrés de pays riches qui exploitent le travail des pays pauvres.

    • J’ajouterai plusieurs choses :

      1/ En science, on observe les faits et de ces faits on élabore les théories. Pour le RC, on part d’une théorie et on recherche toujours les faits.
      2/ Ils n’ont aucune connaissances économiques, mais l’économie est un de leurs principaux sujets idéologiques ainsi que l’économie politique et leurs premiers arguments consistent à dénigrer les économistes et leurs travaux.

      • Vous avez raison:1) je ne crois pas vraiment non plus que les modifications climatiques (cycliques!) soient déterminés par l’homme et la production de CO2, certainement pas, mais possiblement par d’autres gaz toxiques, nuisance pour les êtres vivants (dérivés du souffre, par exemple qu’on retrouve dans l’essence mais aussi dans le vin et la bouillie bordelaise à ne pas confondre, malgré son âge, à un produit « naturel »)

        2) ils ont le mérite d’exister et leur mission est de sensibiliser la classe politique et les agents de l’économie à ce « souci écologique » qui devrait pénétrer tout responsable, ce qui devient une réalité dans bien des pays et bien des domaines. J’habite un pays où les considérations écologiques s’assimilent dans la vie courante de mieux en mieux. Seuls résistent ceux qui veulent le pognon pour le pognon, et toujours plus, et après eux, les mouches! Mais il est vrai qu’il existe toute une nouvelle économie basée sur l’écologie et la basse consommation d’énergie (et d’autres matières premières) rentable, et arrêtant de nuire. Par exemple, on a inventé, même en Français, le « packaging » coûteux, inutile et toxique: cela répond à des normes européennes mais nos poubelles débordent d’emballages non recyclables, actuellement (mais possible). J’ai tenté d’éduquer mes enfants contre la surconsommation et le faux « bonheur » qu’elle apporte, et par l’exemple. Je ne m’en plains pas!

      • Vous avez oublié : « La nature est une salope qu’il faut dompter ou détruire » (ph11).

  • L’écologie ça appelle le « capitalisme » Même Marx l’avait reconnu !!! Comme système qui économisait le plus, car le capitaliste essai de faire toujours mieux avec moins !!!

  • Tiens y’a pas de troll,
    Ils sont trop occupés par la quenelle.

  • Elle roule pour Copé.

  • C’ est toujours la même vieille escroquerie cette histoire de 2% de climato-sceptiques: on pose les trois question suivantes,  » est -ce que la température a augmenté depuis un siècle? »  » Est-ce que l’ homme est responsable de l’ augmentation récente du taux de co2 dans l’ atmosphère? »  » Est-ce que les hommes ont une action sur le climat? ». La réponse à ces trois questions est oui, et c’ est oui aussi pour 97% des sceptiques. La vrai question qui n’ est jamais posée dans ce genre d’ enquête est la suivante: « Pensez vous que par sa faute, l’ humanité va à la catastrophe, que la survie de la civilisation et de la vie sur terre est menacée à moins de revenir dans les pays riches à la consommation énergétique des années cinquante, et de stopper immédiatement tout développement dans les pays pauvres, et ce dans les quelques années qui viennent? ». La vraie différence entre réchauffistes et sceptiques, elle est là.

  • si je me souviens nien de l’exploit derisoire de maud fontenoy , c’etait une traversée de l’atlantique à la rame…
    et quand on lui demande pourquoi elle a fait ça..elle repondait je crois que c’etait pour faire prendre conscience à la france de la destruction de la foret amazonienne ou des océans , je ne sais plus.

    Pour moi ..tout etait dit. La defense de l’environnement des « aventuriers écolgistes » est un pretexte, le but c’est le vedettariat et l’utilisation de la notoriété à des fins de pouvoir personnel.

    Et quand bien meme ils mettent le doigt sur un problèles , ils adoptent toujours la meme attitude : brasser du vent au propre comme au figuré.

    Je dédire toujours qu’on fasse un premier bilan des imbecillité à la
    rtus bertrand pour compenser leurs emissions de carbone… j’adore aussi les gens qui s’approprient les absorptions de CO2 par des certains arbres?

  • Question: c’est quoi la légitimité de Maud Fontenoy en matière de science ?

    • Réponse : zéro.
      C’est précisément parce qu’elle est nulle en science qu’elle est aussi sollicitée pour enseigner aux jeunes comment « sauver la planète ».

  • écolo c’est un mélange de panthéisme pratiqué et de communisme milité.

  • Je me torche avec votre article, chers libéraux (extrémistes), et je vais vous dire pourquoi (oui parce que moi je ne cherche pas à imposer mon avis crétin) :
    -premièrement, vous contestez le réchauffement climatique à partir d’une pause climatique… C’est bien… Mais contrairement aux sottises que vous affirmez, veuillez vous renseigner sur l’avis des scientifiques (je vous met le lien vus que vous ne semblez pas savoir vous abreuver de sources un tant soi peu crédibles…) http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9chauffement_climatique#Controverses_sur_le_r.C3.A9chauffement_climatique (merci de ne pas polluer internet avec vos considérations lobbyistes la prochaine fois)
    -Deuxièmement, vous affirmez en gros que les OGM c’est bien et que la liberté totale des marchés, c’est bien, tandis que l’intervention de l’état c’est mal… Bon ce n’est pas un article, certes mais un discours politique, même manichéen se doit de donner des arguments pour répandre votre dogmatisme comme de la peste parmis la population(que vous vérifierez au préalable…) (vous me faites penser au gens du site français de souche d’éextrème droite)

  • Il règne en France une dictature intellectuelle alimentée par les écolos de EELV (seulement 2% aux élections) qui fait qu’on ne peut même plus faire de la recherche.
    La navigatrice Maud Fontenoy ose ouvrir un débat posé et sensé sur l’exploration des gaz de schistes :

  • Le dernier paragraphe est juste une blague! Bienvenue au monde des bisounours! Il est bien connu que, dans la société actuelle, des acteurs économiques, pour reprendre l’expression, vont privilegiés des solutions ecologiques moins rentables plutôt que leur portefeuille. Si l’écologie (au sens large) était un bon moyen de se faire de l’argent, tout le monde l’aurait adopté depuis longtemps….

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