Hollande : virage à droite ?

Virage social libéral (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

Le regard de René Le Honzec.

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Hollande a repris du poids depuis sa silhouette maigrichonne de la campagne électorale, quand il n’y avait pas de crise, mais un mauvais Sarkozy. Du coup, il s’est rendu compte (ou Valérie lui a dit : « tu as pris des fesses » – elle s’exprime plus directement, mais nous autres libéraux aimons flirter genre vieux françois – non, pas Tonton) que son popotin de programme débordait du siège auguste de l’État, et pris d’une soudaine illumination, il s’est dit : « T’as le cul entre deux chaises, profite ! » Et il a réussi l’exploit de faire l’alliance au centre UMPS (parce qu’on peut dire ce que l’on veut sur l’UMP, mais ils ne sont pas de droite) en se la jouant virage à droite, ou social-libéral selon les titres de médias dixit.

Le Medef de Gattaz sent un frémissement côté portefeuille, Copé sent un frémissement coté poche arrière de pantalon (vous me comprenez, j’aurais pu dire dans le Fillon, mais on ne va pas jouer les M’Bala, surtout en ce moment). C’est que Flanby lui a quasiment fauché son texte de rentrée et que dire de plus sinon « il n’a rien fait qu’à me copier ». Mais qu’il soit rassuré : ce n’est pas un sciences-po-énarquien blanchi (enfin, cheveux teints, mais…) sous le harnais socialo-marxiste qui va brusquement comprendre et appliquer les règles du marché de la concurrence.

Entre dire que l’État est trop gros, et le faire maigrir, y’a de la marge. Il me souvient d’un fringant ministre qui voulut « dégraisser le mammouth » en son temps. Et là, Hollande-le Barbare, c’est tout le troupeau qu’il devrait trucider ? En conservant les défenses pour ne pas heurter la sensibilité de la tribu alliée des Verts.

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