Définition du libéralisme en 6 principes clefs

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Qu’est-ce que le libéralisme ? Retrouvez en 6 idées-clefs résument une définition du libéralisme, philosophie de la liberté.

Par Vladimir Vodarevski.

Définition du libéralisme, philosophie de la libertéDonner une définition du libéralisme est un exercice difficile et présomptueux : résumer le libéralisme en quelques thèmes simples. En effet, les penseurs libéraux ne se cachent pas derrière des slogans simplistes et populistes. Ce texte ne rassemblera pas tous les suffrages (que serait le libéralisme sans débat ?), mais je le pense utile.

Définition du libéralisme en 6 principes

Le libéralisme, c’est d’abord un humanisme. Le libéralisme, c’est l’être humain, son développement, son accomplissement. C’est permettre à chacun de faire des choix, de suivre ses buts, en toute liberté. C’est l’être humain d’abord.

Le libéralisme, c’est le « vivre ensemble ». C’est l’être humain en société. Si chacun vivait en ermite, il n’y aurait pas de libéralisme. C’est même le « vivre ensemble » dans la grande société, la société ouverte, composée de milliards de personnes qu’on ne peut toutes connaître. Hayek oppose ainsi la vie dans la société ouverte à celle de la petite tribu où tout le monde se connaît. Le libéralisme, c’est la vie dans la grande société.

Le libéralisme, c’est le respect d’autrui. C’est respecter les opinions, le mode de vie d’autrui. C’est respecter la propriété d’autrui. La conséquence du respect étant la responsabilité : c’est assumer ses actes, sans en reporter les conséquences sur autrui.

Le libéralisme, c’est la règle. La société est régulée, dans le sens où il y a des règles (et non administrée, dans le sens où il n’y a pas de règles, mais un pouvoir qui décide de la manière d’agir). Que la règle découle du droit naturel, du principe premier de liberté pour les anarcho-capitalistes, ou des règles pragmatiques de juste conduite de Hayek. Le libéralisme, c’est la régulation.

Le libéralisme, c’est l’égalité. Dans le sens où tous sont égaux devant la règle, y compris les politiciens ! Un groupe, majoritaire ou non, ne doit pas imposer sa volonté sur les autres. Le gouvernement, s’il existe, doit faire respecter et respecter lui-même les règles, et non faire du clientélisme électoral.

Le libéralisme, c’est la coopération. Chacun a ses objectifs, ses désirs. Mais le respect oblige à tenir compte des objectifs et des désirs des autres. Alors, un vaste mouvement de coopération s’engendre, décrit primitivement par Adam Smith comme la division du travail, mais qui peut prendre diverses formes : coopération entre associés, au sein d’une entreprise, sur le marché, etc.

Humanisme, vivre ensemble, respect, règle, égalité, coopération. C’est le libéralisme.