S’opposer à l’idée de logement social à Paris ?

1,3% de logement social dans le 7e arrondissement de Paris, oui, et alors ?

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Logement social (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

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S’opposer à l’idée de logement social à Paris ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 20 décembre 2013
- A +

Par le Parisien libéral.

imgscan contrepoints 2013-2502 logement socialIl nous font rire, ces élus de l’UMP qui s’opposent sur le fait de savoir s’ils sont contre le logement social ou pour la préservation du patrimoine. D’ailleurs, le Parti Communiste a beau jeu de pointer ces contradictions entre Rachida Dati et Jean-François Legaret, ce dont les concernés se défendent.

1,3% de logement social dans le 7e arrondissement de Paris, oui, et alors ?

Pointer cet élément est triplement ridicule !

  • D’une part, la façon dont la ville de Paris offre du logement social est idiote. Comme construire, c’est compliqué, la ville de Paris achète des appartements existants, au prix du marché, puis colle l’étiquette logement social dessus. Qui peut trouver juste le fait que non seulement le coût d’opportunité de tout cet argent utilisé à acheter des logements est énorme et que, d’autre part, ce système crée une injustice qui consiste à taxer les uns pour aider les autres à se loger ?
  • D’autre part, pourquoi la ville de Paris considère-t-elle le taux de HLM par arrondissement alors que la fiscalité parisienne, elle, est au niveau de la ville et non pas par arrondissement ? Pourquoi pointer le nombre de HLM dans le 7e arrondissement et non pas au niveau de l’ensemble de Paris ? On nous parle de mixité sociale par arrondissement, mais dans ce cas, pourquoi pas par rue ou même par immeuble ? On devrait pouvoir s’assurer du fait que dans chaque immeuble, on soit certain qu’il y ait 10% d’ISF, 50% de classes moyennes et 30% de pauvres, si on voulait vraiment faire de la mixité sociale. En quoi l’arrondissement est-il la bonne échelle pour mesurer la mixité sociale ?
  • Enfin, en quoi le fait que des Parisiens aient des difficultés pour se loger devrait-il intéresser les élus de la ville de Paris ? Un Parisien, c’est quelqu’un qui habite à Paris. S’il ne le peut pas, alors il habite ailleurs et devient autre chose, sans que cela ne change rien aux qualités propres de cette personne. Par nature, Paris attirera toujours des nouveaux venus, qu’ils soient SDF d’Europe de l’est, immigrés illégaux africains, riches qataris ou touristes américains à la recherche d’un pied à terre. Faut-il que tous ces gens gagnent un droit au logement dès qu’ils mettent le pied à Paris, en dehors de celui que leurs moyens et leur bail avec un propriétaire leur donnent ? Autrement dit, en dehors même de la philosophie du droit au logement (et les lois qui en découlent), faut-il accorder un droit au logement basé sur la présence dans une ville ? Le mécanisme de marché n’est-il pas le moins mauvais pour assurer cette fonction ?

La loi est la loi, donc si la loi dit qu’il faut 20, 30 ou 60% de logement social, alors il faut le faire, en attendant de changer la loi. En 10 ans de pouvoir, la droite s’est montrée incapable de supprimer la loi SRU. Normal, puisque Legaret nous dit que le groupe UMP-PA est favorable à la production de logements sociaux, à Paris notamment, au lieu de dire que, vu la rareté, seul le marché doit donner un prix aux logements, à Paris comme ailleurs. Impossible pour l’UMP de dire cela, puisqu’on sait que les membres de ce parti bénéficient de ce système injuste financé par les contribuables, pour favoriser leurs propres amis et clientèle.

Si l’UMP est d’accord avec le PS, sur ce sujet des HLM comme sur d’autres, pourquoi en mars prochain voter pour les listes socialistes de droite menées par NKM alors que l’original, les socialistes de gauche d’Anne Hidalgo, sont au moins francs dans leurs intentions et leur idéologie ?

Les électeurs, on peut toujours les bercer d’illusion en parlant d’égalité des chances, de mixité sociale et de droit au logement, mais ils ne sont pas dupes. Ils savent que la mixité sociale, ils n’en veulent pas trop, même s’ils sont de gauche et habitants de quartiers bobos. Quant au droit au logement dans une région, l’Île de France, où 60% des habitants sont, sur le critère du revenu, éligibles aux HLM, c’est illusoire, à moins de soviétiser complètement le secteur de l’immobilier, c’est-à-dire allouer de force les logements de façon à ce que chacun ait le même nombre de mètres carrés.

En résumé, face à une gauche qui promet 30% de logements sociaux à Paris d’ici 10 ans (d’ailleurs, pourquoi 30% et pas 100%, après tout ?), la droite et les centristes feraient mieux de se différencier en réaffirmant qu’habiter dans une ville où une offre peut attirer 40 ou 50 clients potentiels a un coût. Ce coût pourrait être atténué si on jouait un peu plus la carte du Grand Paris. Il ne devrait pas être une tare et un handicap d’habiter au delà du périph.


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  • Sans rire, vous suggérez une excellente mesure : obliger chaque ville à avoir 10% de redevables de l’ISF.

  • Rien n’est trop beau pour les pauvres, Paris compris.

  • Point important: à chaque fois que des logements, ou plutôt la surface au sol qu’ils occupent, est « réquisitionné » pour faire du logement social, l’offre privée s’en trouve diminué (surtout dans les villes saturées comme Paris), et donc cela fait monter les prix, ce qui provoque une demande accrue pour du logement social etc. C’est un cercle vicieux sans fin.

  • Les socialistes aiment tellement les pauvres qu’ils en créent tous les jour pour les exhiber dans des zoos rebaptisés HLM par décence.

  • J’aime beaucoup. Je suis un Aquitain. Mais deux de mes soeurs habitent Paris. Pas des HLM, et leurs loyers me font dresser les cheveux sur la tête.
    Je suis d’accord, vivre à Paris, c’est un choix. Ca a été le leur, pour des raisons professionnelles et elles l’assument très bien. Moi je choisis et assume d’exclure le 75.
    C’est vrai que ce taux arbitraire de logement social, ça ne sert à rien, ça ne rime à rien, ça n’est que de belles paroles attrapes couillons.
    Il faut espérer que la Droite ou n’importe qui autre que la Gauche proposera des vrais solutions incitatives fiscalement pour louer pas trop cher (sans chercher, inutilement à encadrer les prix). Les pauvres de Paris sont les classes moyennes de la Province.

    Venez habiter à Bordeaux et son agglomeration ! C’est une superbe ville, sa banlieue ne craint pas et on se ruine pas pour un logement même étant étudiant !

  • Non, mais c’est tellement injuste , une personne qui paies presque 1000 euros de loyer par mois pour 40m carrée , tandis que le voisin du bâtiment a coté payes la moitié pour un appartement deux fois plus grand. C’est abusé ! Paris c’est une ville cher certes, donc si tu n’as pas le moyen tu n’habite pas à Paris.

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