Pisa : bonnet d’âne pour l’école française

Le regard de René Le Honzec.

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Le niveau de l’éducation nationale (je ne mets plus de majuscule) a commencé à régresser dès le début des année 70, avec comme symbole la théorie des ensembles, destinée déjà à empêcher les « classes nanties bourgeoises » à ne plus pouvoir communiquer et aider leurs enfants. Déjà, le but était de créer un homme moderne (traduisez socialiste) en l’arrachant à ses déterminants religieux, sociaux, affectifs (parents), comme le rappelait Peillon dans son petit livre rose. Pédagogues patentés et syndicats-patrons niaient et  méprisaient les critiques « fascistes » alarmantes. Bref, l’effondrement est tel qu’on a admis du bout des lèvres (roses) qu’il y avait un léger tassements essentiellement dû aux mauvais résultats des catégories défavorisées (banlieues difficiles) et qu’il fallait envoyer 60 000 kapos supplémentaires pour régénérer la France multiculturelle.

PISA arrive pile pour remettre les pendules à l’heure: notre école est mauvaise. Et pour une raison tabou : nos enseignants, primaires et secondaires. Si toutes les réformes ont échoué, peut-être peut-on se poser le problème de la qualité de ceux qui sont quand même en première ligne. Une expérience de proximité de 40 ans me permets de vous dire en toute discrétion mon point de vue : 25% d’enseignants sont incompétents pour diverses raisons, dont l’alcool et les problèmes psychologiques ; 25% font insuffisamment bien, par fainéantise ou incompétence ; 25% le font bien, 25% le font très bien. Mais un gosse raté par un crétin en CE1 ne sera pas rattrapé, sauf prof dévoué rare. Indignez-vous !