Les avantages d’un marché du travail flexible

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Flexibilité (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

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Les avantages d’un marché du travail flexible

Publié le 8 novembre 2013
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Par Youri Chassin.
Un article de l’Institut économique de Montréal.

imgscan contrepoints 2013766 flexibilitéPlusieurs travailleurs, notamment parmi les jeunes et les immigrants, ont de la difficulté à trouver un emploi, surtout à temps plein. Pendant ce temps, plusieurs entreprises, dans des domaines divers, peinent à combler des postes. Cette situation en apparence contradictoire découle de la difficulté d’atteindre une parfaite adéquation entre les chercheurs d’emploi et les emplois disponibles. Ce qu’on nomme la flexibilité du marché du travail constitue une solution privilégiée à ce problème, tant pour les employés que pour les employeurs. La présente Note économique vise à illustrer cette notion générale en se penchant plus particulièrement sur le rôle de l’industrie des agences de recrutement et de placement.

Un marché du travail en transformation

Le marché du travail s’est transformé en profondeur ces dernières décennies. Ce qu’on appelle encore l’emploi atypique a pris beaucoup d’importance par rapport à l’emploi « traditionnel », permanent et à temps plein. En fait, depuis le début des années 2000, il y a un peu moins d’employés à temps plein durant toute l’année que d’employés atypiques au Canada (voir Figure 1)1.

Chassin fig1

La croissance de l’emploi atypique correspond en bonne partie au choix de nombreuses personnes d’occuper un poste adapté à leurs obligations familiales, à la poursuite de leurs études ou à la retraite progressive. Pour d’autres, soit environ le quart de ceux qui occupent un tel emploi, il s’agit d’une option involontaire, parce qu’ils ne trouvent pas de poste permanent à temps plein2.

Pour s’adapter à cette évolution, le marché du travail actuel requiert plus de flexibilité de la part de l’employeur et de l’employé, ce qui augmente l’incertitude pour l’un et l’autre. Toutefois, cette tendance présente aussi des avantages puisque les garanties d’emploi et une plus grande uniformité dans les échelles salariales pour les travailleurs en place ont souvent pour corollaire de reléguer ceux qui souhaitent entrer sur le marché du travail — surtout les jeunes, les immigrants et les travailleurs moins qualifiés — à des postes temporaires ou au chômage. Rendre les marchés plus flexibles permet alors une intégration plus facile de ces personnes, qui sont souvent dans une situation d’emploi atypique de façon involontaire3.

Plusieurs études ont démontré les effets négatifs d’un marché du travail rigide et fortement réglementé, entre autres une plus faible création d’emplois et des taux de chômage plus élevés4. En Europe, où la réglementation du marché du travail est très lourde, sévit depuis plusieurs années un chômage généralement plus élevé qu’aux États-Unis5. Cette relation entre flexibilité et diminution du chômage se vérifie à travers le monde, avec un effet encore plus prononcé chez les jeunes6.

L’impossibilité ou la difficulté de mettre à pied des travailleurs en temps de récession réduit directement l’attrait d’embaucher en période de prospérité. Des politiques publiques bien conçues, visant à rendre plus flexible le marché du travail, peuvent donc encourager la création d’emplois et réduire le nombre de chômeurs. C’est en particulier le cas quand ces politiques diminuent les coûts d’embauche et de mise à pied de travailleurs pour les entreprises puisque les deux décisions sont intimement liées.

Les agences de recrutement et de placement

Au-delà de bonnes politiques publiques encourageant la flexibilité du marché du travail, des solutions émergent aussi d’initiatives privées. Le besoin de flexibilité exprimé par les employeurs et par un nombre croissant de travailleurs a favorisé le développement de l’industrie des agences de recrutement et de placement. Celles-ci facilitent l’arrimage entre les chercheurs d’emploi et les postes offerts par les employeurs, entre autres par le recrutement ou l’offre d’une main-d’œuvre d’appoint ou temporaire. Elles sont impliquées autant dans les industries axées sur le travail manuel ou manufacturier que dans les entreprises de services comme la santé ou l’informatique.

Ces agences représentent un secteur d’importance au Canada7. Leurs revenus d’exploitation ont atteint 10,6 milliards de dollars en 2011, provenant à plus de 90% de trois provinces : l’Ontario (54,5%), l’Alberta (23,4%) et le Québec (12,7%). Cette année-là, environ 4000 établissements actifs ont versé 6,6 milliards de dollars en salaires et avantages sociaux (voir Figure 2). Les clients du secteur privé représentent la majorité du chiffre d’affaires de l’industrie, alors que les gouvernements et organismes publics ne comptaient que pour 12,1%8.

Chassin fig2

Aux États-Unis, les agences de recrutement et de placement ont été responsables de 12% de la création nette d’emplois durant les trois dernières années, alors qu’elles représentent moins de 2% de l’emploi total, selon le Bureau of Labor Statistics9.

La présence d’agences de recrutement et de placement permet aux entreprises de mieux gérer leurs besoins de main-d’œuvre en fonction de plusieurs circonstances. Plus spécifiquement, un sondage mené auprès d’entreprises américaines montrent qu’elles ont recours aux services des agences principalement pour faire face à une augmentation imprévue des affaires (52%), pour combler des absences imprévues ou de longue durée (47%), en attendant le remplacement permanent d’un employé (47%), pour des projets spéciaux (36%) ou pour faire face aux périodes de pointe saisonnière (28%). Enfin, certains employeurs (21%) mentionnent qu’ils utilisent l’embauche de travailleurs temporaires pour présélectionner des candidats à des postes réguliers afin de s’assurer de leur compétence10.

Une étude allemande, dont les résultats vont dans le même sens, se penche sur le cas particulier des entreprises grandes utilisatrices des services d’agence de placement, soit celles qui y font appel pour 20% ou plus de leur main-d’œuvre. Les auteurs notent toutefois que la majorité de ces grandes utilisatrices ne le demeurent pas longtemps. Il s’agit d’un phénomène essentiellement temporaire, possiblement lié à une période de pointe, et il apparaît donc peu probable que les entreprises fassent appel à ces services dans la perspective d’une stratégie de réduction de leur masse salariale11.

Il est néanmoins intéressant de noter que les entreprises qui utilisent ce type de services et qui misent sur la flexibilité de leur main-d’œuvre ont tendance à mieux performer financièrement12. Les gains d’efficacité pour ces entreprises se traduisent par une plus grande création d’emplois dans l’économie en général.

Un tremplin pour les chômeurs

De manière générale, l’emploi atypique peut représenter une étape dans le processus d’intégration au marché du travail. Au tournant des années 2000, on observait par exemple que 60% des personnes sans emploi qui en avaient obtenu un au cours des deux années suivantes avaient d’abord occupé un emploi atypique13. Cela se révèle particulièrement important pour les groupes caractérisés par un taux de chômage plus élevé, comme les immigrants.

Ce phénomène explique pourquoi les agences de placement jouent un rôle de « tremplin vers l’emploi » pour toutes les catégories de chômeurs en augmentant leur capacité de trouver un emploi permanent. La probabilité d’obtenir un poste permanent est plus grande après avoir occupé un poste temporaire pendant dix-huit mois qu’après avoir été au chômage durant la même période. L’étude néerlandaise qui confirme ce résultat conclut également que les chômeurs qui ont obtenu un emploi permanent après avoir été employés temporairement obtiennent un meilleur salaire que ceux qui ont directement fait la transition à l’emploi permanent14.

Le même phénomène s’est produit en Italie, où le recours aux agences de placement a été libéralisé en 1997. Des chercheurs ont établi un effet de causalité positif entre le passage dans une agence de placement et la probabilité de trouver un poste permanent. L’étude démontre qu’en Toscane, par exemple, les agences de placement augmentaient de 19% la probabilité d’obtenir un emploi15.

Comme dans la plupart des pays occidentaux, les membres des minorités ethniques et les immigrants au Canada ont plus de difficultés à se trouver du travail. En 2012, le taux de chômage chez les immigrants était de 8,3%, alors qu’il n’était que de 6,9% chez ceux nés au Canada16. Cependant, c’est précisément chez les immigrants et les minorités que l’effet de tremplin vers l’emploi permanent procuré par les agences de placement est le plus significatif.

Ce phénomène s’explique de trois façons17. Premièrement, il est difficile pour un employeur d’évaluer la productivité potentielle d’un immigrant qui a été éduqué et formé dans un contexte différent. Cette difficulté de valider l’information augmente donc les risques pour un employeur d’embaucher un immigrant avec un contrat permanent à long terme. En ayant recours aux agences de placement, les immigrants acquièrent l’opportunité de se faire valoir et de fournir aux employeurs l’information dont ils ont besoin, sans que ces derniers n’encourent dès le début les risques d’offrir un contrat permanent.

Deuxièmement, non seulement les immigrants acquièrent-ils de l’expérience de manière générale lors de leur emploi temporaire, ils développent aussi une expérience spécifique à leur pays d’adoption comme la langue d’usage et les coutumes au travail. Cette période d’apprentissage en milieu de travail représente un avantage important du recours à une agence de placement en faisant des immigrants des candidats plus attrayants pour les employeurs.

Troisièmement, les immigrants obtiennent grâce à l’emploi temporaire des contacts dans le marché du travail qu’ils peuvent utiliser en vue d’obtenir un emploi permanent.

De manière générale, ce sont les chômeurs qui ont une position relativement faible sur le marché du travail qui profitent le plus des bienfaits associés au travail temporaire facilité par les agences de placement. Les immigrants gagneraient donc à y avoir davantage recours. Dans cette optique, des politiques qui visent à faciliter l’accès à l’emploi temporaire pour ces personnes, par exemple en les aidant à s’enregistrer auprès des agences de placement, pourraient être mises en place pour réduire leur taux de chômage et favoriser leur intégration à l’économie canadienne.

Conclusion

Au fil des ans, certaines voix ont proposé de réglementer l’industrie des agences de placement, par exemple en limitant l’utilisation de l’aide temporaire et en réglementant les salaires et conditions des employés temporaires18. Au-delà des nobles intentions qui sous-tendent les appels à plus de réglementation, il y a un danger bien réel que ces propositions réduisent de façon significative la flexibilité du marché du travail, ce qui pourrait entraîner une hausse des coûts de main-d’œuvre et du chômage.

On semble aussi oublier que c’est bien souvent le travailleur lui-même qui choisit de travailler pour une agence de placement en raison des avantages offerts : meilleur encadrement, plus grande variété d’emplois, diversité d’employeurs, meilleures possibilités de formation et expérience, etc. Selon un sondage Léger Marketing réalisé au Québec, les trois quarts (77%) des travailleurs en situation d’emploi « non traditionnelle » affirment avoir choisi délibérément de travailler dans ces conditions19. Pour ceux qui n’ont pas fait ce choix, c’est précisément la flexibilité du marché du travail — facilitée entre autres par le rôle que jouent les agences de recrutement et de placement — qui représente un tremplin vers l’obtention d’un poste plus régulier.


Sur le web.

  1. Statistique Canada, Nombre de personnes gagnant un revenu d’emploi, selon le sexe et le régime du travail (annuel), Tableau 202-0103.
  2. Leah F. Vosko, Nancy Zukewich et Cynthia Cranford, « Le travail précaire : une nouvelle typologie de l’emploi », L’emploi et le revenu en perspective, Statistique Canada, vol. 4, no 10, octobre 2003, p. 17.
  3. Lawrence M. Kahn, « Labor Market Policy: A Comparative View on the Costs and Benefits of Labor Market Flexibility », Discussion paper no 5100, Institute for the Study of Labor (IZA), juillet 2010, p. 21.
  4. Lorenzo E. Bernal-Verdugo, Davide Furceri et Dominique Guillaume, « Labor Market Flexibility and Unemployment : New Empirical Evidence of Static and Dynamic Effects », Fonds monétaire international, 2012, p. 3.
  5. Ceyda Öner, « Unemployment: The Curse of Joblessness », Finance and Development, Fonds monétaire international, 2012.
  6. Lorenzo E. Bernal-Verdugo, Davide Furceri et Dominique Guillaume, op. cit., note 4, p. 5. Cette étude s’est penchée sur 97 pays sur une période de 28 années.
  7. Pour plus de détails sur l’industrie des agences de recrutement et de placement, voir l’Annexe technique.
  8. Statistique Canada, Bulletin de service, Services d’emploi, no 63-252-X au catalogue, 2011, p. 3.
  9. Bureau of Labor Statistics, Current Establishment Survey (National), Employees on Nonfarm Payrolls by Industry Sector and Selected Industry Detail, Tableau B-1, seasonally adjusted, dernière mise à jour en août 2013 ; Bureau of Labor Statistics, Business Employment Dynamics Database.
  10. Susan N. Houseman, « Why Employers Use Flexible Staffing Arrangements : Evidence from an Establishment Survey », Industrial and Labor Review, vol. 55, no 1, 2001, p. 156.
  11. Boris Hirsch et Steffen Mueller, « The productivity effect of temporary agency work: evidence from German panel data », The Economic Journal, vol. 122, 2012, p. F218.
  12. Nandkumar Nayar et G. Lee Willinger, « Financial Implications of the Decision to Increase Reliance on Contingent Labor », Decision Sciences, vol. 32, no 4, 2001, p. 678.
  13. Costa Kapsalis et Pierre Tourigny, « La durée de l’emploi atypique », Perspective, Statistique Canada, décembre 2004, p. 7.
  14. Marloes de Graaf-Zijl, Gerard J. van den Berg et Arjan Heyma, « Stepping stones for the unemployed: the effect of temporary jobs on the duration until (regular) work », Journal of Population Economics, vol. 24, no 1, 2011, p. 110.
  15. Andrea Ichino, Fabrizia Mealli et Tommaso Nannicini, « Temporary Work Agencies in Italy: A Springboard Toward Permanent Employment? », Giornale degli Economisti, vol. 64, no 1, avril 2004, p. 30.
  16. Statistique Canada, Enquête sur la population active, estimations selon le statut d’immigrant, le sexe et le groupe d’âge détaillé, Tableau 282-0106.
  17. Elke Jahn et Michael Roshlom, « Is Temporary Agency Employment a Stepping Stone for Immigrants? », Discussion paper no 6405, Institute for the Study of Labor (IZA), 2012, p. 2.
  18. Voir par exemple Jean Bernier, Guylaine Vallée et Carol Jobin, Les besoins de protection sociale des personnes en situation de travail non traditionnelle, Rapport final du Comité d’experts présenté au ministère du Travail du Québec, janvier 2003; Au bas de l’échelle, Commentaires d’Au bas de l’échelle sur l’examen de la partie III du Code canadien du travail, octobre 2005, p. 18-20.
  19. Léger Marketing, « Taux d’incidence des travailleurs à situation non traditionnelle », Sondage Omnibus provincial pour le ministère du Travail du Québec, 2002.
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  • En fait, ce que nous appelons l’interim n’a rien d’un second choix !

    Il permet à un nombre important de travailleurs de copieusement gagner leur vie, sans l’aliéner. Si on est bien coté dans son agence, il n’y a aucune difficulté à lui signaler qu’on ne travaillera pas de telle à telle date, la réponse étant « revenez-nous vite » …

    Pour les entreprises, c’est se mettre à l’abri de l’absentéisme : elle fait par exemple un contrat pour deux hôtesses quadrilingues, elle est certaine de les avoir chaque matin, celle qui est malade ou indisponible étant automatiquement remplacée.

    Le discrédit de cet excellent système vient évidemment de la mérule syndicale, qui sent ce marché lui échapper malgré toutes les entraves qu’elle invente.

  • Notre patronat est incapable de faire travailler à plein temps, 35 heures par semaine, les salariés qui sont au boulot, et l’on voudrait nous faire travailler plus. Mais pour travailler plus il faut tous avoir, pour commencer, un travail. Il ne peut y avoir durablement, dans une société démocratique, une partie qui travaille plus, et l’autre qui crève la dalle ! Cela ne durera qu’un moment. Cette mentalité individualiste, personnelle, égoïste, qui nous rapproche de cette classe dirigeante sans morale, nous a amené là ou nous sommes. Personne ne peut vivre de son propre travail sans le travail des autres. Elle est là la clef pour notre avenir, les plus anciens l’avaient compris, ils seraient bon que les générations suivantes arrêtent de se gargariser de leur pseudo connaissances, qui ne sont qu’un carcan dont ils n’ont même pas conscience.

    voir : http://2ccr.unblog.fr/2013/10/24/ils-nous-prennent-pour-des-cons/

    • commencez par créer votre entreprise et embauchez. Vous viendrez en parler après : ce sera plus instructif !

    • Ah, vous voyez de l’individualisme, de l’égoïsme quelque part, vous ? Dans un pays où 45% des revenus sont socialisés (prélèvements obligatoires) sans compter toutes les œuvres caritatives réelles où les gens donnent en sus de cette « solidarité » (involontaire, d’accord) ?

      Alors que l’individualisme n’est que la reconnaissance qu’il y a un ensemble d’individus tous différents et non une masse de clones uniformes ? Et que l’égoïsme est ce « vice privé qui est vertu publique » au sens de la fable des abeilles, et plus simplement la simple reconnaissance qu’avant d’aider et d’aimer les autres je me dois de m’aider et de m’aimer moi même.

      Décidément, la propagande à bien fonctionné, si maintenant on dit bleu quand on voit rouge et on se plaint du manque d’une chose qu’on à soigneusement détruit.

      « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. » (Bossuet)

      • juste pour rappel :

        ⇒ 200 milliards d’euros : c’est le montant de la richesse créée par le travail, détournée chaque année des salaires vers les profits, depuis 30 ans,

        ⇒ 330 milliards d’euros : c’est le montant des richesses cumulées par les 500 plus grosses fortunes de France en 2013, en progression de 25 % par rapport à l’année 2012,

        ⇒ 40,9 milliards d’euros : c’est le montant des dividendes versés aux actionnaires des entreprises du CAC 40 en 2012, en augmentation de 5 % par rapport à 2011,

        ⇒ 200 milliards d’euros : c’est le montant cumulé des aides publiques, déversées chaque année aux entreprises, sans contrôle ni contrepartie.

        ⇒ 30 milliards d’euros : c’est le montant des exonérations de cotisations sociales patronales accordées chaque année aux patrons.

        ⇒ 80 milliards : c’est le niveau de la fraude et de l’évasion fiscale.

        ⇒ 10 milliards : ce sont les ressources en cotisations sociales aux horizons 2020 qui pourraient être atteintes en appliquant l’égalité salariale entre les femmes et les hommes (pour rappel les salaires des femmes sont inférieurs de 27% à ceux des hommes).

  • MonPea.fr - gain de 36% sur TESLA Motors
    8 novembre 2013 at 11 h 17 min

    En France on a choisi d’avoir un status de salariat ultra-privilégié et un chomage de masse. Choix discutable.

    • Regardez moins TF1 et sortez dans la vie réelle…et allez repetez ça a des chomeurs, des precaires, des gens qui meme en travaillant n’arivent pas a joindre les deux bouts? Vous vivez ou ?

  • @Fusible :
    Non, vous n’avez jamais créé ou dirigé une entreprise et employé du monde, ou alors de façon très brève en retournant couiner chez maman au bout de 3 semaines.

    Si vous aviez dirigé une entreprise, vous en connaitriez la complexité juridique, fiscale, sociale.
    De nos jours, en France, il faut être dingue pour être gérant ou PDG d’une société, vous ne savez absolument pas de quoi vous parlez.
    Après une vie à créer et diriger des entreprises, j’estime avoir passé l’âge d’entendre des conneries débitées par des types dans votre genre, je n’ai plus de filtre, plus de retenue, il en a assez des insultes, mêmes proférées par un mou du bulbe comme vous.

    Les entreprises embaucheraient, notamment celles artisanales, si les charges n’étaient pas si écrasantes, de plus le code du travail est aussi débile que le code de l’urbanisme, à croire que ce sont les mêmes qui pondent les textes.

    Je passe sur les tribunaux prudhommes, ou les conseillers n’ont aucune formation en droit, c’est pour ces incapables que le code du travail est écrit comme un mode d’emploi.

    Au rang des réformes :
    – supprimer tous les prélèvements sur les entreprises, les reporter sur les salariés en augmentant de facto leurs salaires
    – créer une flat tax 15% sur tout et on en parle plus
    – refonte totale du code du travail, en 40 lois et sur 20 pages, basta, je vous l’écrit demain si vous voulez

    Un employeur c’est fait pour générer du travail, la gestion d’une entreprise devrait être limitée à la prospection de clientèle, l’amélioration de l’outil de travail, son développement.
    Actuellement, une entreprise artisanale avec 5 salariés, c’est devenu une annexe de l’administration, le gérant passe l’essentiel de son temps en taches administratives (celles dédiées à l’état) et le reste à soigner ses ulcères.

    Avec une réforme telle qui citée plus avant, en 2 ans, ne resteront chômeurs que ceux qui veulent l’être, mais ça vous échappe, vous préférez vous accrocher à vos certitudes, accusant les autres de vos propres turpitudes.

    • baisser les charges, depuis 30 ans elles n’arretent pas de baisser sans creer le moindre emploi, donc quand une recette ne marche pas on arrete les degats et on fait autres chose. Mais ce gouvernement, comme le precedent et les autres avant lui deverse dans un puit sans fond des aides, des subventions, des allegements d’impots, des…enfin bref, des cadeaux sans contrepartie a une petite clique de privilégiés qui ruinent la France. Depuis des années on nous fait croire que ces milliards doivent « inciter » le patronat à investir, mais depuis des années, les grandes entreprises, celles qui exportent et qui n’ont que le mot « compétitivité » à la bouche, dépensent plus en dividendes reversés qu’elles n’investissent !

      Et une petite precision, les charges n’existent pas, ce sont des cotisations…quand a ce que je fais, nettoyez votre boule de cristal .

      • Les « cotisations » sont des charges « sociales », ne vous en déplaise, qui pèsent sur les entreprises et vous êtes le seul à dire qu’elles baissent, depuis 30 ans, elle est bonne celle la.
        Il y a pleine lune ?

        • vous etes plein d’humour … non seulement les fameuses charges et impots sur les sociétés baissent regulierement depuis 30 ans, mais les aides et les subventions sans contreparties explosent, sans aucun effet sur le chomage, bien au contraire.

          Pour créer de l’emploi il ne faut pas alléger les charges des entreprises, qui ne sont d’ailleurs que des cotisations sociales, mais au contraire instaurer un impôt sur les sociétés indexé sur le nombre de chômeurs. Plus le nombre de chômeurs augmente, plus l’impôt augmente, le nombre de chômeurs diminue, l’impôt diminue et si le chômage disparaît, l’impôt disparaît ! Il faut que le MEDEF et le patronat n’ait aucun intérêt à ce qu’il y ait du chômage.

          http://2ccr.unblog.fr/2012/11/09/vous-avez-dit-baisser-les-charges/

          • Merci de me dire que je suis plein d’humour; vous, je ne saurais dire de quoi…

            Vous êtes totalement binaire ce qui vous empêche de voir plus loin que le bout de vos chaussures, allez y, instaurez des impôts, à la différence que peu importe ou ils s’appliquent, ce sont toujours les couches sociales les plus défavorisées qui en payeront le plus lourd tribu.

            Vos arguments sont connus, ils sonnent creux car, ce que vous reprochez aux entreprises c’est le dysfonctionnement de l’état, pas l’inverse.

            Que l’état s’occupe de ce qui le regarde, c’est à dire tout mais surement pas du monde du travail.
            Ça fait des décennies que nous entendons dire que des élus vont se charger de l’emploi, que nous allons voir ce que nous allons voir (comme pour les plans banlieues du reste), pourtant, c’est bien l’état qui créé les conditions du chômage, pas l’entreprise.

            L’état n’est même pas foutu de gérer ses fonctionnaires, des économistes en sont à prétendre que ce sont des vecteurs de richesse, c’est dire si ce pays et foutu (copyright H16).
            https://www.contrepoints.org/2013/11/06/145260-jean-marie-harribey-pipoconomiste-de-combat

            L’emploi c’est l’affaire des entreprises, pas de l’état, vos propositions sont grotesques : encore un peu d’impôt, de dirigisme, toujours plus d’état, tout le contraire de la libéralisation du travail, seule alternative à l’emploi.

            Mais il est vrai qu’en lisant quelques articles sur le lien que vous avez mis, on vous comprend de suite mieux, si besoin était.
            Celui la est bien : http://2ccr.unblog.fr/2013/11/07/langlais-agent-de-la-soumission-au-capital/
            Pas mal aussi : http://2ccr.unblog.fr/2013/10/14/a-propos-du-bijoutier-nicois/
            La cerise sur le capot (c’est ici que l’on découvre que la crise, finalement, c’est à cause du socialisme libéral) : http://2ccr.unblog.fr/2013/10/04/le-budget-2014-dans-la-logique-liberale/

            Le summum, que dis je, la crème de l’élite : http://2ccr.unblog.fr/2013/10/22/nazisme-et-communisme-attention-a-la-propagande/

            Finalement, ne changez pas, vous me faites penser à Georges Marchais.

    • Mes utopies rejoignent celles de @Patronus … alors que @fusible nous décrit 40 années du dirigisme économique d’état, plus piloté par la haute administration, les syndicats salariés et patronaux et les banques qui se partagent le gateaux juteux, que par les politiques simples porte paroles.

      @patronus a surement oublié, mais c’était sous entendu dans ses commentaires, l’abandon de toutes subventions et niches fiscales …

      Mon utopie à moi reve de responsabiliser les individus…

      –> la liberté totale de licencier et d’embaucher n’a de sens que si le consommateur, le candidat à l’embauche le savent : c’est facile l’administration dispose des infos et doit afficher en ligne : ancienneté médiane et taux d’absentéisme pour toute les entreprises.

      –> la liberté totale d’entreprendre et d’employé n’a de limite que la santé des clients, des salariés et du voisinage … un droit du travail doit juste rappeler que tout travail mérite salaire, que l’employeur est responsable de la santé de ses salariés dans le cadre du travail, que le salarié vend compétences, du temps, de la disponibilité de sa forces, de son cerveau…
      un article concernera la responsabilité environnementale de l’entreprise, et sa responsabilité indirecte vis à vis de ses sous traitants et fournisseurs.

      • marrant votre copain n’a pas cité celui-ci :

        http://2ccr.unblog.fr/2013/11/05/le-ppp-sigle-des-predateurs-du-service-public/

        sans doute a-t-il fait une selection, je ne lui en veut pas. Il est lobotomisé par le systeme et ne se rend pas compte que ce qui nous coute cher ce sont les riches, tout ceux qui vivent sur notre dos et croit qu’ils se sont fait tout seul . Le probleme c’est qu’ils essaient de le faire croire aux autres! Qu’ils aillent se faire tout seul en Somalie ou en Ethiopie, on va bien rigoler !

      • @Cap2006 : vous complétez bien, le débat avec le communiste n’est pas possible, il a tout dit lorsqu’il parle des riches, un univers nous sépare lui et nous.
        Allez voir le lien qu’il a mis au sujet de l’URSS, ils en sont à dire que le communisme n’a jamais existé, c’est pour ça que ça n’a pas fonctionné… c’est plus clair…

  • avant de partir, une dernière pour la route que je viens de trouver sur un site…grandiose !

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article138105

  • Le besoin de flexibilité du travail pour les chomeurs et pour les entreprises est une évidence reste à en discuter les détails.

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