France – États-Unis : un nouvel âge d’or ?

John Kerry a cru bon de rappeler que les Français étaient les plus anciens alliés des Américains. En vérité, aucun autre pays en Occident n'entretient une relation aussi complexe avec les États-Unis que la France.
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France – États-Unis : un nouvel âge d’or ?

Publié le 13 septembre 2013
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John Kerry a cru bon de rappeler que les Français étaient les plus anciens alliés des Américains. En vérité, aucun autre pays en Occident n’entretient une relation aussi complexe avec les États-Unis que la France.

Par Guy Sorman.

Syrie : la convergence des analyses et des intentions stratégiques entre les gouvernements américains et français n’est pas fortuite mais s’inscrit dans l’histoire longue de la relation entre nos deux nations. On sait, c’est parfois agaçant, qu’aucun discours officiel par les diplomates et dirigeants français et américain ne commence sans une évocation de la guerre d’Indépendance américaine et de l’appui décisif de l’armée française : dans le débat syrien, John Kerry, secrétaire d’État, a cru bon de rappeler que la France était le plus ancien allié des États-Unis. Dans ces mêmes enceintes diplomatiques, on observe souvent que, de tous les grands pays européens, la France est le seul qui ne soit jamais entré en conflit armé avec les États-Unis. Une interprétation idéalisée de la relation franco-américaine qui rend mal compte d’une histoire tourmentée : en vérité, aucun autre pays en Occident n’entretient une relation aussi complexe avec les États-Unis que la France. Lors de la guerre en Irak, à partir de 2003, à laquelle le gouvernement de Jacques Chirac – seul en Europe – refusa de participer, l’ambassadeur de France de l’époque, Jean-David Lévitte, déclarait que l’entente avec les Américains remontait à l’Âge de Bronze plutôt qu’à l’Âge d’Or.

Dès les origines, l’accord franco-américain fut bref et ambigu : une poignée de Français vinrent au secours des rebelles américains par idéalisme républicain, Lafayette bien entendu. Mais la flotte de Rochambeau qui mit un terme à la colonisation britannique, était en guerre contre la Grande-Bretagne, une revanche contre la perte du Canada, plus qu’elle ne soutenait la République américaine.

En 1794, Talleyrand, futur ministre des Affaires étrangères, dont l’influence s’exerce encore sur la diplomatie française, écrivait de Philadelphie où il s’était réfugié pendant la Terreur, que la France « avait eu tort de soutenir ces Américains qui n’étaient, au fond, que des Anglais ». Talleyrand en voulait au gouvernement de George Washington d’avoir passé, avec la Grande-Bretagne, le Traité Jay (un diplomate américain d’origine française) qui garantissait le libre-échange entre les deux nations, au détriment de la France révolutionnaire. Bien plus tard, le Général de Gaulle reprochera à ces « Anglo-saxons », de privilégier leurs intérêts commerciaux tout en se drapant dans des déclarations de grands principes. L’Âge d’Or franco-américain fut si fragile qu’après le Traité Jay, les deux pays entrèrent sur l’Océan dans ce qui fut appelé une « quasi guerre ».

Les intérêts seuls n’opposaient pas les deux nations – aujourd’hui encore trouve-t-on des divergences d’intérêt (Airbus contre Boeing, par exemple). Depuis l’origine, s’ajoute une rivalité idéologique entre la France et les États-Unis qui tient à leur nature même. Elles sont les seules nations au monde à afficher une même prétention d’incarner des valeurs universelles : la France et les États-Unis sont, toutes deux, fondées sur la citoyenneté et pas sur le sang, la race, l’ethnie. Toutes deux incarnent ou prétendent incarner les Droits de l’homme par deux textes concordants, la Déclaration d’indépendance américaine de 1776 et la Déclaration des Droits de l’homme de 1789 : il est probable que Lafayette et Jefferson contribuèrent à ces deux proclamations, probable aussi que les couleurs du drapeau français furent inspirées par celles du drapeau américain. Cette communauté humaniste et universelle constitue le fondement idéologique de l’alliance syrienne puisqu’il s’agit, contre la Barbarie, de défendre un Ordre international fondé sur le Droit, le Traité de Genève de 1925 bannissant les armes chimiques.

Comment prétendre à l’universel, incarner la liberté quand on est deux sur le marché ? Au dix-neuvième siècle, les Républicains français jouissaient d’une sorte de monopole politique et intellectuel de cette pensée humaniste : il en subsiste des échos affaiblis dans des nations lointaines où l’on évoque encore Voltaire et Romain Rolland avec émotion. Mais depuis un siècle, l’évolution des rapports de force a détrôné les Français au bénéfice des Américains : qui, en France, s’est remis d’être relégué au second plan ? Pas notre diplomatie qui, depuis De Gaulle et aujourd’hui encore, se définit par opposition à « l’impérialisme américain ». Impérialisme réel qui est la projection, volontaire ou non, de la puissance dominante du gendarme du monde. Ne s’en remet pas non plus une certaine intelligentsia française qui, depuis le milieu du dix-neuvième siècle, s’est construite autour de l’antiaméricanisme, ainsi que l’a montré Philippe Roger dans son livre L’ennemi américain.

Un antiaméricanisme ni de droite ni de gauche mais qui réunit curieusement les deux. On sait peu qu’au dix-neuvième siècle, la Droite catholique était la plus virulente pour dénoncer cette société américaine qui défiait l’Ordre Naturel du monde en s’inventant elle-même et qui, de surcroît, était protestante. Continuité : Scènes de la vie future de Georges Duhamel emporte un immense succès de librairie en 1930, une diatribe antiaméricaine au nom d’une France éternelle qui refuse le machinisme américain. Duhamel se situait à gauche mais écrivait déjà comme le Maréchal Pétain. Et au moment où nous écrivons, la droite traditionaliste française manifeste dans les rues de Paris contre « l’agression américaine » en Syrie. Hier, les mêmes manifestaient contre le « mariage pour tous » : contre le régime de Assad, pas un mot ! Mieux vaudrait soutenir le Diable que les Américains ? Ce fut la position d’un célèbre avocat, prétendument de gauche, qui s’appelait Jacques Vergès. À gauche, l’antiaméricanisme se réclame de l’anticapitalisme contre une Amérique qui ne serait jamais que l’incarnation de Wall Street. Comme le remarquait Jean-François Revel dans son dernier livre L’obsession anti-américaine, publié en 2002, il va de soi que l’hostilité envers les États-Unis est une posture sans relation avec l’Amérique réelle.

Pour faire bonne mesure, admettons que la France dans le regard des Américains n’est pas plus neutre que les États-Unis dans le regard français. Le refus de se joindre à la coalition en Irak valut aux Français d’être traités de lâches ; certains à droite, Fox News en particulier, ne cessaient de relier ce refus de combattre à une soi-disant « défaite volontaire » en 1940. Dans la droite américaine, une certaine détestation de la France, socialiste de surcroît, est en ce moment une constante du Tea Party. Autre constante anti-française : l’accusation d’antisémitisme. La moindre agression, vraie ou montée en épingle, contre un Juif français, provoque dans la presse américaine, Wall Street Journal à droite, New York Times à gauche, un torrent éditorial qui identifie la France entière à l’affaire Dreyfus et au régime de Vichy. Dans ces milieux extrêmes, on aime la France quand elle se cantonne à son imagerie : des femmes minces, le béret, la baguette, le cinéma d’auteur.

Ainsi va la relation franco-américaine, de passion en déception, d’amour vache en tirs croisés de clichés transatlantiques. Ce qui honore d’autant plus les deux gouvernements de Barack Obama et de François Hollande. Leur refus conjoint – quelles que soient les modalités de l’action militaire ou diplomatique – de la Barbarie, leur défense simultanée du Droit international, aussi ténu soit-il, est enraciné dans le granit fondamental de nos deux nations. Par-delà la tragédie immédiate qui détruit le peuple syrien, la nouvelle alliance franco-américaine illustre combien la Déclaration d’indépendance et la Déclaration des Droits de l’homme ne sont pas des chiffons de papier, mais la vision la plus noble du destin de l’humanité jamais publiée. On formera des vœux, sans trop y croire, pour que ce nouvel Âge d’Or ne s’arrête pas à la Syrie : nos deux nations parlant d’une seule voix pourraient réparer le monde et pas seulement le Proche-Orient.


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  • « nos deux nations parlant d’une seule voix pourraient réparer le monde et pas seulement le Proche-Orient. »

    C’est bien cette conclusion qui fait peur. Cette idée de « réparer le monde » me paraît terriblement dangereuse. C’est de l’hybris .
    Et ce monde que la France et les Etats-Unis voudraient « réparer » en a plus que marre de cette prétention insensée.

    Si les Etats-Unis et la France commençaient à avoir un peu d’humilité, on pourrait enfin avancer dans le sens de la paix.

    • Tout à fait d’accord avec vous… et mettre une majuscule à barbarie pour mieux célébrer la légitimité d’une intervention armée en Syrie au nom de la vision la plus noble du destin de l’humanité relève de grandiloquence.
      Que les socialistes français aussi médiocres que prétentieux cessent de se poser en conscience universelle chargée de punir les déviants, qu’ils cessent de vouloir extirper les déterminismes chez les écoliers et d’encadrer leurs parents à force de règlementations, taxes, interdictions, contrôles et planifications.
      De l’air…

      • Parfaitement exact, on n’en peut plus d’être réparés, extirpés, encadrés etc.

        Qu’on nous fiche la paix. Cette expression est particulièrement parlante.

    • Totalement approuvé, Florence, et le terme « hybris » me paraît des plus justes.
      S’il est vrai que « les dieux rendent fous ceux qu’ils veulent perdre », j’aimerais qu’ils se hâtent , et évitent les « dégats collatéraux ».

      De toute façon la supériorité de l’universalité française est éclatante; si les dieux existent, leur cuisinier ne peut être que français; c’est ainsi que je conçois notre « messianisme ».
      La France a exilé Dieu, et visiblement n’en veut plus, alors que les USA actuels sont hantés par « la conformité à la volonté divine » de leur messianisme calviniste ( …. producteur d’une « cage de métal » mondiale à la Max Weber, ainsi que d’un mélange d’hyperpuritanisme et de perversions
      Mr Sorman confond le 18e et le 21e siècles: tant les pères fondateurs que les libertins de Loges maçonniques partageaient le goût de la pensée; le « messianisme » US actuel n’est qu’un monde désenchanté où il convient d’être « healthy and productive ».
      De plus, un grand oublié des nations messianiques: L’Allemagne.

    • réparer le monde en lèchant le cul de l’émir du quatar ?

      effectivement, ça fait peur, les combattant djihadiste qui crient allah ouque barre ( pauvre raymond, si tu nous regarde … ) pour défendre la déclaration des droit de l’homme ?

      on finit par etre content qu’il y a 1300 millions de chinois de plus en plus riche.

  • 10 000 français à la bataille de Yorktown, qui a scellé la défaite britannique, c’est plus qu’une poignée d’hommes surtout à cette époque et aussi loin de la France.
    De plus il ne faut pas oublier la guerre américano-britannique de 1812, quand les USA ont voulu envahir le Canada et qu’ils ont perdu. Washington a été occupée.
    Je ne pense pas que nous ayons jamais été en guerre avec les US, c’est quand meme un signe, alours qu’on a été en guerre avec toute la planête un jour ou l’autre dans notre histoire.

  • Bon recadrage historique, du 18e au 20e.
    Il n’est nul besoin de s’appuyer sur l’âge du bronze ou les Gaulois.
    L’illustration figure bien l’accolade de deux faux-frères, l’empathie asymétrique.
    L’un voyant dans l’autre un cloné de son socialisme revendicateur, l’autre misant sur le besoin hollandais de se redorer une image totalement dépréciée …

    La grandeur française ne faisant plus illusion (hormis aux nombrilistes que compte culturellement notre population), nous reconnaissons la figure du dominant et celle d’un frustré se bombant le torse !
    France, devenue 6e puissance mondiale, elle se complait politiquement dans des discours et les effets de COMM en lieu et place d’une rôle d’avant-garde qu’elle eut pu assumer. Ce ne sont pas les références à l’humanisme qui vaudront devant ces situations à la fois confuses et horribles de tant de pays où les droits de l’homme n’ont jamais été un trait culturel ou historique (ni Moyen-Orient, ni Afrique)…

  • La méfiance de Washington à l’égard de la France révolutionnaire semble plutôt logique, car ce n’était certes pas la France que voulait Lafayette… d’un côté une révolution réussie, pleine de noblesse, de l’autre une révolution ratée, qui finit par un bain de sang et l’avènement d’un dictateur. Quand à la position de De Gaulle elle peut se comprendre par ses difficultés avec Roosevelt – celui-ci n’avait-il pas envisagé de transformer la France en protectorat administratif? Mais ça ne change rien au fond. Quel est le meilleur régime politique: la liberté ou la dictature? Quelle est la meilleure philosophie politique, celle de Hegel ou des Pères fondateurs? C’est tout cela qui se joue actuellement. Un jour nos deux pays retrouveront leurs esprits, et quelques vérités profondes, avec d’autres hommes que Kerry et Hollande…

  • « La moindre agression, vraie ou montée en épingle, contre un Juif français, provoque dans la presse américaine, Wall Street Journal à droite, New York Times à gauche, un torrent éditorial qui identifie la France entière à l’affaire Dreyfus et au régime de Vichy. Dans ces milieux extrêmes, on aime la France quand elle se cantonne à son imagerie : des femmes minces, le béret, la baguette, le cinéma d’auteur. »

    Ca, c’est (pour moi) une vraie nouvelle. J’ose à peine imaginer ce qui nous attend suite à l’opération menée vis à vis de ce milliardaire franco-israelien ….

  • Je ne crois pas que le drapeau tricolore ait été copié sur le S&S. Il proviendrait des couleurs de Paris Rouge et Bleu puis on y a ajouté le blanc monarchique. La couleur du drapeau républicain est normalement rouge, rouge sang et c’est Lamartine qui a dissuadé les émeutiers de 48 de l’adopter. Ceci ne changeant rien à l’affaire, l’esprit est bien au drapeau rouge.

  • Lafayette n’a rien à voir avec la déclaration d’indépendance du 4 07 1776, car à cette période, il était en france ( il débarque au US en 77 )
    par contre, il a un role fondamentale dans la création du drapeau tricolore, puisque c’est lui, qui insère le blanc, couleur de la monarchie française entre le bleu et le rouge, couleur de paris ( voir le PSG ) le 17 juillet 1789, pour amadouer louis le dernier, et tenter une réconcilliation nationale.

  • Très émouvant, M. Sorman.
    Il faut lire ce texte avec comme musique de fond l’Hymne à la Joie. Si vous n’avez pas la nausée après ça, c’est que vous avez les tripes solides.

  •  » l’age d’or franco-américain  »

    tu parle d’un age d’or: les US refusent de rembourser l’argent prèté par la france, et refusent d’aider cette dernière à récupèrer le canada. dans la partie à trois bandes entre le US, la france et l’angleterre, chacun défend ses interets réciproque et les américains, protestants et anglophone, se sentent plus proche des anglais que des français.
    sous le directoire, c’est les americains qui tentent d’approcher talleyrand pour étudier un rapprochement entre les deux nations, mais celui -ci, vénal comme à son habitude, demande aux diplomates qui ont traversés l’atlantique ( 3 semaines ) une importante somme d’argent pour les recevoir. ces derniers, honnètes puritains, claquent aussitot la porte, est s’en retournent chez eux pour dissuader leur gouvernement de s’allier avec de tel faux – jetons. ce qui aboutira à un statut quasi belliqueux, et à la démission du diable boiteux.

  • « nos deux nations parlant d’une seule voix pourraient réparer le monde et pas seulement le Proche-Orient »

    Essayons plutôt de donner l’exemple de nations qui fonctionnent.
    En donnant celui de la décadence nous ne réparerons rien.

    GS persiste dans le déni des problèmes de l’islam, que le renversement d’Assad ne réparerait pas, et qu’il est grand temps de regarder en face si nous ne voulons pas que, loin de réparer le monde, nous ne redevenions un champ de bataille du djihad.

    Mon refus de renverser Assad n’a rien à voir avec l’antiaméricanisme et tout avec l’islamopsessimisme.

    Et oui, le refus du mariage pour tous est extrêmement important: Libéral, je m’oppose à ce que l’État définisse des droits, surtout fondés sur une « morale » qui justifie aussi bien l’État-providence.
    De penchant conservateur, je peux en revanche accepter, et même souhaiter, qu’il nous appelle à nos devoirs.
    Alors l’abolition d’un vrai devoir au profit d’un « droit à » insensé me révolte, même si au premier abord tout cela semble être hors de l’économie (mais vous verrez bientôt que tout est lié…)

  • Comme souvent, du grand n’importe quoi dans les articles de Guy Sorman :

    « Lors de la guerre en Irak, à partir de 2003, à laquelle le gouvernement de Jacques Chirac – seul en Europe – refusa de participer, »

    On est heureux d’apprendre que l’Allemagne, la Belgique, l’Autriche, l’Irlande, les pays scandinaves et d’autre ne sont pas situés en Europe.

  • pour contrebalancer la conclusion inepte et dangereuse de cet article, je ne peux m’empêcher de reproduire la fin de la tribune de Vladimir Poutine dans le New York Times :

    « My working and personal relationship with President Obama is marked by growing trust. I appreciate this. I carefully studied his address to the nation on Tuesday. And I would rather disagree with a case he made on American exceptionalism, stating that the United States’ policy is “what makes America different. It’s what makes us exceptional.” It is extremely dangerous to encourage people to see themselves as exceptional, whatever the motivation. There are big countries and small countries, rich and poor, those with long democratic traditions and those still finding their way to democracy. Their policies differ, too. We are all different, but when we ask for the Lord’s blessings, we must not forget that God created us equal. »

  • une dernière petite pique :

    « Elles sont les seules nations au monde à afficher une même prétention d’incarner des valeurs universelles : la France et les États-Unis sont, toutes deux, fondées sur la citoyenneté et pas sur le sang, la race, l’ethnie. Toutes deux incarnent ou prétendent incarner les Droits de l’homme par deux textes concordants, la Déclaration d’indépendance américaine de 1776 et la Déclaration des Droits de l’homme de 1789  »

    il est intéressant de se rappeller qu’une bonne partie des rédacteurs de la déclaration d’indépendande de 1776 possédaient des esclaves…

    L’idée selon laquelle les états unis se sont toujours considérés comme une « proposition nation » plutôt qu’un état fondé sur des bases ethniques et identitaires est une fadaise moderne. Rappellons également que jusqu’en 1965 l’immigration en provenance du tiers-monde était interdite aux USA.

    • sans dire qu’il y a en outre, au moins deux nations qui ont eu ou auront encore des prétentions à l’universalisme:
      l’angleterre, avec sa domination des mers au 19ième siècle, et son empire sur les 4 continents, son god save the queen …
      et la chine, qui s’est toujours vue comme le centre du monde.
      sans parler de l’allemagne nazi, ou encore de l’islam panarabiste et prolifèrateur d’aujourd’hui.
      décidément, il n’ y a que la suisse ou le bouthan qui n’ai pas de prétention à  » l’universalisme « 

    • Esclavage américain qui a duré jusqu’à la victoire des yankees sur le conférés lors de la guerre de sécession ( 1865).
      Rappelons aussi la ségrégation raciale, le KKK et le discours de Martin Luther King « I have a dream » pronocé en 1963.

      Je ne reviendrai pas sur le sort réservé aux « indiens » et autres « peaux rouges ».

      J’aime bien les Etats-Unis, c’est un des pays plein de bonne choses où, s’il le fallait j’irais bien vivre, mais de là à l’idéaliser. Non.
      La vérité, tout simplement

      • il ne faut jamais rien idéaliser. idéaliser les USA, c’est comme idéaliser elvis presley: on peut aimer sa voix, sa gueule, ses chansons, ses films mais il ne faut pas oublier que contrairement a cochran ou chuck berry, il etait un piètre musicien, il n’ecrivait pas ses chanson ni sa musique, n’a pas toujours bien gèrer sa carrière, et a finit toxico au médicaments. la, d’un coup, l’estime baisse.

  • C’ est vrai qu’ il y aurait beaucoup à dire sur notre relation. Pour y être allé plusieurs fois, autant dans le middle west que sur la côte Est, je peux juste confier que les américains moyens nous aiment! Et qui aime bien…
    Votre conclusion m’ a rappelé la conclusion de l’ édito de Brice Couturier la semaine dernière. On peut bien entendu blablater des heures sur une intervention en Syrie, pour ou contre, mais on peut aussi considérer que sans nos gendarmes du monde, ce dernier serait un vrai Farwest. Je pense que les valeurs de l’ Amérique, défendues d’ une manière juste ou pas, plus proches des notres, valent bien plus que des valeurs chinoises, musulmanes, défendues d’ une manière juste ou pas.

    • La Farwest semble préférable finalement. Contrairement au mythe cinématographique, cette « nation » sans état était plutôt tranquille et les gens y vivaient en bonne harmonie.

  • « le Général de Gaulle reprochera à ces « Anglo-saxons », de privilégier leurs intérêts commerciaux tout en se drapant dans des déclarations de grands principes »:
    De Gaulle préférait les principes du bon vieux Staline et détestait les « Anglo-saxons » qui l’avaient écarté des négociations après la défaite allemande. De Gaulle ne visait que sa grandeur, qu’il appelait, en toute modestie: la France!

  •  » l’hostilité envers les États-Unis est une posture sans relation avec l’Amérique réelle »: Revel soulignait que la tactique des communistes consistait toujours à inventer un ennemi imaginaire pour mieux le contrer avec des arguments falacieux. Nombre de responsables politiques français ont fait de même.
    En fait, notre constitution et celle des US montrent à quel point les deux pays divergent: un « absolutisme inefficace » (Revel) élaboré par De Gaulle contre une véritable séparation des pouvoirs, élaborée par un peuple américain.

    • La France n’est pas libérale, la défense des liberté n’est qu’une posture et l’idéale Français est la monarchie absolue matinée de populisme d’ou le suffrage universel, d’ou le socialisme débridé, d’ou l’autoritarisme toujours rampant quelques soit les gouvernements.

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