Le Pape François veut une Église pauvre !

La méfiance affichée par le pape à l'égard des entrepreneurs a quelque chose d'étonnant.
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Pape François (Crédits Catholic Church (England and Wales), licence Creative Commons)

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Le Pape François veut une Église pauvre !

Publié le 18 juin 2013
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La méfiance affichée par le pape à l’égard des entrepreneurs a quelque chose d’étonnant.

Par Stéphane Montabert.

Sacré pape François ! Depuis son élection, Jorge Mario Bergoglio bénéficie d’un capital de sympathie intact, succédant au timide Benoît XVI et multipliant les déclarations improvisées avec le plus grand naturel. Dernière saillie en date, adressée à un parterre de journalistes: « je voudrais une Église pauvre, pour les pauvres ».

Pareille musique plaît. Les médias adorent relayer les appels à une vie plus simple lancés depuis le fond du palais de tel ou tel milliardaire, vedette ou homme d’État ; c’est presque un passage obligé pour les membres de l’élite. L’hypocrisie est si répandue qu’elle en est devenue banale. Mais sortis de la bouche d’un pape, les mots prennent une autre dimension.

On ne devine que trop bien la lassitude du Saint-Père face aux ors du Palais Saint-Pierre. Pour un homme habitué à un mode de vie frugal à Buenos Aires, cela n’a rien de surprenant. Il y a malgré tout une différence énorme entre le rejet du confort de son poste et l’appauvrissement systématique et généralisé de l’Église.

La charge soudaine du pape contre la richesse n’a rien d’un événement isolé ; quelques jours plus tard, il récidive dans son homélie en expliquant que « Saint Pierre n’avait pas de compte en banque » :

« Saint Pierre n’avait pas de compte en banque », a déclaré mardi le pape François, dans un plaidoyer pour une Église pauvre qui n’agisse pas en « entrepreneur », à l’occasion de la messe quotidienne dans la résidence Sainte-Marthe au Vatican. « Quand nous voulons faire une Église riche, l’Église vieillit, n’a pas de vie. » La pauvreté qui doit caractériser l’Église « nous sauve du risque de devenir des organisateurs, des entrepreneurs ».

Les entrepreneurs, quelle horreur !

L’attitude affichée par le pape François est étonnante de la part d’un homme de foi qui aurait prétendument rejeté la fameuse « théorie de la libération », soit l’imprégnation du christianisme par l’idéologie marxiste. Il semble que le prélat ne soit pas sorti totalement indemne de cette subversion sud-américaine ; à moins que son attitude ne trouve ses sources dans un héritage franciscain où dénuement et pauvreté sont des vertus cardinales.

Dans la Curie, on temporise. « [Les paroles du pape] ne doivent donc pas être interprétées comme une injonction aux institutions de l’Église à fermer leurs comptes en banque ou à ne pas poursuivre leurs nombreuses œuvres coûteuses en matière de santé, d’éducation, de secours aux pauvres à travers le monde », explique-t-on.

Il n’empêche. La pauvreté est tellement au cœur du projet du pape François qu’il s’est choisi son nouveau nom en rapport avec Saint-François d’Assise, le « saint des pauvres », mais aussi le descendant d’une riche famille marchande finalement déshérité à cause de ses excentricités. Quant à savoir si c’est une métaphore de la trajectoire du nouveau souverain pontife…

Jésus n’avait rien contre la richesse, mais rejetait la cupidité, ce qui n’est pas la même chose. Les premiers chrétiens – tout comme Saint-François d’Assise – vécurent largement de l’aumône ; comment auraient-ils pu détester les riches, alors que la générosité de ces derniers était souvent leur seule ressource ?

La méfiance affichée par le pape à l’égard des entrepreneurs a quelque chose d’étonnant. Ces derniers vivent en proposant de nouveaux produits et services à des clients qui n’ont nulle obligation de les accepter, sauf à accroître leur satisfaction. Les entrepreneurs ne peuvent donc exister qu’en contribuant au bien-être général. Saint-Pierre n’avait peut-être pas de compte en banque, mais il n’avait pas non plus accès à l’hygiène dentaire, à l’ampoule avec interrupteur ni aux voyages en avion – autant de trouvailles qui ne furent ni de son fait ni de celui de son Église, mais bien d’individus inventifs à travers les siècles. Eussent-elles existé à son époque, les aurait-il reniées ?

Les pauvres dont les catholiques s’occupent seront-ils séduits par une Église elle-même pauvre ? S’inspireront-ils du modèle ? Ce n’est pas certain. En sublimant la pauvreté, le pape fait aussi l’apologie de la soumission et de l’inaction. La pauvreté est une situation dont on ne peut s’extraire que par la volonté ; n’en déplaise au pape François, une Église riche, généreuse et incitant ses ouailles à s’élever est peut-être préférable à une Église pauvre n’ayant rien de mieux à partager qu’une pénurie larmoyante.

Par chance nous serons rapidement fixés sur l’ambiguïté du message, car la pauvreté est un objectif extrêmement facile à atteindre. L’humanité se bat depuis qu’elle existe pour sortir de la misère et n’y arrive que modestement depuis un siècle. Parcourir le chemin inverse ne devrait pas prendre trop de temps.


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  • Je trouvais ce pape sympathique et à la lecture d’ un autre billet à son sujet j’ ai relativisé. Le choix de ce pape ainsi que son discours semblent épouser d’ avance un avenir cenvenu, comme quoi le pouvoir du Vatican sert les pouvoirs politiques à l’ agonie: vous allez devenir pauvres, ce n’ est pas grave, Dieu vous aime comme ça.

  • Le Pape demande la pauvreté pour l’Eglise, pas pour les catholiques.

    Nuance.

    Lorsqu’il dit que l’Eglise ne doit être un entrepreneur, il veut dire qu’il faut laisser l’entreprenariat aux entrepreneurs.

    L’Etat devrait s’inspirer de ce chemin que prend l’Eglise, c’est à dire de ne s’occuper que de ce qui le regarde.
    L’autodéfense des citoyens pour l’Etat,
    Le salut de l’âme pour l’Eglise.

  • ben oui, la mission de l’Eglise est d’évangéliser, pas de monter des entreprises, ou des organisations.
    la mission première des catholiques est la même : annoncer l’Evangile à leurs frères..
    Monter une entreprise ou une organisation est donc secondaire par rapport à cette mission, fusse une organisation caritative très efficace.

    « Dieu premier servi », même parmi nos frères en difficulté.

    Par ailleurs, l’Eglise ne parle pas tant d’être pauvres, que d’avoir un cœur de pauvre, c’est à dire prêt à tout donner.

    Il s’agit avant tout de ne pas oublier que l’on n’emporte pas sa richesse dans l’Au delà, et que celle-ci n’est d’aucune utilité dans le salut des Ames.

    Quant à la « soumission à l’inaction », je n’ai pas lu cela dans les propos du Pape ; bien au contraire, l’Evangile et la Vérité libèrent.

  • Article pauvre de sens…

  • Pourquoi le rapport à l’argent est-il si différent entre catholiques et protestants ?
    De même que ce n’est pas le même point de vue, entre protestantisme et catholicisme, sur la déculpabilisation,de « posséder de la richesse ».

    • Si on met en perspective, cette différence est finalement assez minime.
      Vu d’un pays musulman ou communiste, les pays cathos ou protestants sont à peu près au même niveau.

    • L’argent ne doit pas être le but ultime; il doit être au service des personnes.
      On peut ne plus être capable d’aider ceux qui galèrent à côté de nous parce qu’on est avant tout attachés à notre grand confort et aux milliers d’euros qui s’entassent… Ce n’est pas de la culpabilisation mais une invitation à bien y réfléchir!

  • C’ est difficile l’ auto critique chez les cathos…allez va, je vous le sert sur un plateau, c’ est une ostie mensuelle, ça vaut le tilleul:

    http://mo.michelonfray.fr/chroniques/la-chronique-mensuelle-de-michel-onfray-n%C2%B0-95-avril-2013/

    • Onfray, qui se réclame de Proudhon, qui a soutenu Mélenchon et qui ne le soutient plus, qui apprécie Montebourg, et qui se dit capitaliste libertaire, pour des usines mutualistes gérées par les ouvriers. (Ne me demander pas d’où « viendra » le capital pour les machines.) Nan mais allô quoi.

    • Dès la première phrase une erreur : nul besoin d’être cardinal pour être élu pape…

  • Bon, le Pape veut une Église pauvre?
    Il a qu’à délocaliser en France!

  • C’est moi ou vous n’avez rien compris à ce qu’a dit le Pape ?

  • Faut t’il rappeler le nombre de dirigeants d’extrème gauche qui sont passés par les écoles « jez »?
    Faut t’il rappeler que les « jez », fer de lance de la lutte contre la Réforme, sont d’actifs collectivistes, profondément anticapitalistes ( voir leur revue « Etudes », remarquable intellectuellement et quasiment bolchévique politiquement)

  • Le pape veut lutter contre le néo-libéralisme, source de la crise. Il l’a dit à de nombreuses reprises. Bref, une connerie de plus ou de moins, normal pour un pape gauchiste.
    Mais je vois que par ici on continue à le défendre mordicus malgré tout. Le papisme a de beaux jours devant lui.

    • Ah quand même! Enfin quelqu’un qui remarque qu’il n’y a rien d’étonnant à ce que le pape plus anti-libéral que l’Église ait connu depuis 1 siècle au moins ait ce genre de propos. Propos qui ne sont franchement peanuts par rapport aux débilites qu’il a proférées précédemment (« lutte contre le l’ultra-néo-méga-hyper-giga-turbo-libéralisme » par exemple comme le rappelle Tremendo).

      • Franchement, qu’il y ait des libéraux qui soutiennent ce pape-là est pour moi tout simplement incompréhensible étant donné son background franchement anti-libéral que ne renierait un Méchantcon.

        • Quel background?
          S’il ne s’agit que de cet article… relisez le discours d’origine…
          « L’annonce de l’Evangile doit aller par la route de la pauvreté », a-t-il expliqué, c’est-à-dire que celui qui annonce n’a pas de richesse et ne recherche pas de richesse, il ne cherche pas non plus à « devenir organisateur, entrepreneur » : sa seule richesse est « le don qu’il a reçu, Dieu ».

          • Ouais ben dit comme ça c’est pas tellement mieux.

            Franchement, ceux qui prétendent aider la terre entière sans rien rechercher pour eux-même ne m’inspirent que de la méfiance, que ce soit des gens de l’églises ou pas, en tout cas ils ont une mentalité de socialistes, et ont sait tous ici à quel point l’aide des socialistes est bonne pour l’individu.

          • « Alors que le revenu d’une minorité s’accroît de manière exponentielle, celui de la majorité s’affaiblit » (perdu François, la pauvreté et les « inégalités » se sont effondrées en 40 ans, malgré une très légère hausse de ces dernières ces 10 dernières années)

            «  Ce déséquilibre provient d’idéologies promotrices de l’autonomie absolue des marchés et de la spéculation financière, niant ainsi le droit de contrôle aux États chargés pourtant de pourvoir au bien-commun »

            « le fétichisme de l’argent et la dictature d’une économie sans visage, ni but vraiment humain »

            Les marchés financiers sont une « nouvelle tyrannie, invisible et parfois virtuelle »

            La mondialisation « représente plusieurs dangers »

            « À l’image du communisme, perdu par ses propres contradictions, le libéralisme va également s’effondrer par ses contradictions »

            « François en tant qu’archevêque s’est élevé à plusieurs reprises en faveur de la « justice sociale » et contre le « néolibéralisme ». » (dixit Contrepoints)

            Non, ces citations ne viennent pas de Jean-Luc Méchancon, mais du pape.

            Je continue ou il y en assez?

          • ceux qui prétendent aider la terre entière quand ils auront eux-même suffisamment de confort me paraissent irréalistes… On a toujours des motifs plus ou moins clairs quand on aide quelqu’un (des motifs généreux et d’autres plus égoïstes) mais si vous ne croyez pas qu’on peut aider quelqu’un sans rechercher avant tout son avantage financier sauf à être socialiste, je suis triste pour vous!

          • @ Mateo
            Est-ce qu’un système est parfait? Le(s) libéralisme(s) est-il parfait? La recherche de l’argent doit-elle être le seul but? L’égoïsme peut-il être altruiste? Je constate que quand il est question d’argent, on n’en a jamais assez… et on attend alors toujours un hypothétique niveau supérieur pour penser à aider les autres. Là où les libéraux et les socialistes se rejoignent, c’est qu’ils veulent tous de l’argent (qu’il viennent des autres ou d’eux-même… mais qu’est-ce qui vient uniquement de soi-même alors que la construction de la personne se fait grâce aux relations avec les autres?)

  • Ce pape est Argentin, Argentine politique néo-socialiste.

  • Je suis libertarien. Je ne suis pas chrétien.

    J’ai pourtant très vite compris que l’auteur de l’article traitait un sujet qu’il ne connaissait pas. D’où un mélange inopportun entre religion et politique et une interprétation à l’aveuglette qui fait peine à voir sur Contrepoints.

  • En remplaçant les mots dans leur contexte :
    « L’annonce de l’Evangile doit aller par la route de la pauvreté », a-t-il expliqué, c’est-à-dire que celui qui annonce n’a pas de richesse et ne recherche pas de richesse, il ne cherche pas non plus à « devenir organisateur, entrepreneur » : sa seule richesse est « le don qu’il a reçu, Dieu ».

    Soit : l’annonce de l’Evangile ne doit pas se faire comme un entrepreneur, en vendant un service. Cela fait aussi écho à « vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement! »

    Dommage que Contrepoints se fasse le relai d’articles basés que des mots hors de leur contexte comme ce qui se pratique dans le journalisme habituel…

  • Dans cet article, M. Montabert pratique la pensée par analogie et amalgames, livrant une bouillie conforme à celle des merdias.

    Et certains commentaires surfent sur cette vague avec des arguments ad hominem sur les jésuites…

    Or, comme le soulignent d’autres commentaires, le thème du pape est l’église, et non les entrepreneurs.

    Dans la première homélie de son pontificat, il rappelait que sans le Christ, l’Eglise ne serait qu’une ONG. S’agissait-il d’une critique contre les ONG. Certainement pas. Il s’agissait de rappeler que l’Eglise est autre chose qu’une ONG (même si elle contient et soutient des ONG, comme le Secours catholique).

    Le propos du pape est pastoral et non politique, spirituel et non moral. (Ces distinctions sont au fondement de la laïcité: rappelons-les sans cesse!)

    La pauvreté EN esprit, la pauvreté de coeur, c’est celle du riche qui donne généreusement – comme le Christ lui-même qui « de condition divine (…) s’anéantit lui-même » en donnant sa vie. C’est un don gratuit et volontaire, non une spoliation étatique comme l’impôt.

    Il ne s’agit d’ailleurs pas que des « ors du Vatican », mais de toutes formes de richesses: intellectuelles, physiques, sociales, culturelles…

    Dans son propos, le pape s’attaque à la peur de risquer, de se donner. Il encourage l’Eglise dont il est pasteur à ne pas avoir peur de perdre en se donnant à fond dans sa mission.

    Pourquoi déformer un propos encourageant, positif et généreux pour en faire un jugement négatif sur autrui?

    Entrepreneurs, inventeurs et créateurs de richesse, continuez d’être généreux, de donner votre énergie et votre temps.

    • Mouais. Bon, et Benoît 16. Maintenant qu’il est parti? Quelqu’un de religieux peut il nous dire s’il a lu et apprécié « La Charité dans la Vérité » y compris vérités les économiques papales qui y sont distillées? A part Wojtila, je vois pas quel pape serait digne de mon admiration, mais je ne suis agnostique.

  • Qu’est-ce que je disais? Le pape est gauchiste (et les citations de Mateo sont explicites) mais même sur un forum libéral on le défendra parce que oui tu comprends bla bla bla. Les chrétiens qui se disent libéraux pourraient au moins reconnaitre que le pape actuel n’est franchement pas top et loin d’être libéral.

    Et être chrétien ce n’est pas adhérer au discours intégral du chef de l’Egalise et dans tout ce qu’il dit se cacher derrière des explications alambiquées juste pour combiner foi et libéralisme. « Tu n’auras point d’idole », ça vous rappelle quelque chose?

    • Un système peut-il être parfait? Le libéralisme est-il parfait? Est-il le but ultime? Est-ce le bien ultime? Le libéralisme, une autre idole?

    • L’idole mise en cause est l’argent. C’est d’ailleurs sous cet angle que je critique régulièrement la vision matérialiste qu’ont certains (beaucoup en fait) catholiques qui pronent la répartition des richesses. C’est une belle idée, pleine de compassion mais qui échoue régulièrement et renforce le pouvoir de l’Etat. Il en va de même pour la « justice sociale », tromperie indélébile que le catholicisme a récupérée dans les poubelles d’idéologies foncièrement anticléricales pour lesquelles le pauvre n’est plus respectable, mais est un sujet auquel il convient d’inoculer la jalousie et l’envie.
      Seulement le Pape ne dit pas que les entrepreneurs sont des pustules néfastes, il explique que l’Eglise ne doit pas prendre la forme d’une société commerciale qui vendrait du rêve, des chapelets, ou des formations en développement personnel. En somme, rendez à Bill Gates ce qui est à Bill Gates et à Dieu ce qui est à Dieu.
      Cet article est particulièrement ridicule puisqu’il s’échine à chercher des poux dans la tête d’un chauve, même si je dois avouer que la formulation du Pape François est assez équivoque puisqu’elle cultive l’idée contradictoire que la pauvreté doit être respectée alors qu’il explique régulièrement que le pauvre est privé de sa dignité, du fait de sa piètre condition matérielle. L’Eglise devrait sortir de sa vision matérialiste du salut (qui est effectivement le fond de la théologie de la libération).
      Je cite Bernanos pour finir :
      « Aux hommes qui ont lu Karl Marx ou Lénine, et fait entre eux le grand rêve de la dictature prolétarienne, il est tout de même comique d’offrir, en trépignant de ferveur, l’encyclique « rerum novarum »… Mais que veut-on qu’entendent à l’ordre social chrétien de braves types auxquels vos multiples occupations – secrétaires de syndicats, caissiers de coopérative, agents des Mutuelles ou courtiers – n’ont pas permis d’apprendre le moindre catéchisme ? Qu’est-ce que l’ordre social chrétien, d’ailleurs, hors du plan de la Rédemption ? »

  • On peut concilier catholicisme avec libéralisme mais avec le pape François c’est dur ! Il paraît que Bergoglio était le principal concurrent de Ratzinger en 2005 ; aile gauche de l’Eglise ? L’Eglise ne se limite pas au pape mais elle apparaît bien contaminée idéologiquement…

  • La seule déesse c’est Ayn.

  • dinsdale,

    Une manière de résoudre cette contradiction est de supprimer les riches.

    « Marie, ayant pris une livre d’un parfum de nard très pur, très précieux, en oignit les pieds de Jésus, et les essuya avec ses cheveux. Et la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Alors, un de ses disciples, Judas Iscariote, celui qui devait le trahir, dit : ‘Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, pour les donner aux pauvres ?’ Il dit cela, non qu’il se souciât des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et qu’ayant la bourse, il dérobait ce qu’on y mettait. Jésus lui dit donc : ‘Laisse-la ; elle a gardé ce parfum pour le jour de ma sépulture. Car vous aurez toujours des pauvres avec vous ; mais moi, vous ne m’aurez pas toujours !' » (Evangile selon Saint Jean)

    • Il ne faut pas supprimer les riches, mais au contraire, les laisser développer leurs talents bénéfiques. En revanche, il faut supprimer (en les décourageant et en les mettant à nu) les marchands d’envie et de jalousie auxquels appartiennent les théologiens de la libération, les socialistes et autres constructivistes.

  • Je propose une solution au problème : pauvreté comme grâce / pauvreté comme indignité.

    Comme le rappelle notamment Mateo, les libéraux peuvent avoir un a priori défavorable sur le pape François. Que l’Esprit Saint lui vienne en aide …& à nous tous !

  • Kaliste VENNUCZ
    23 juin 2013 at 11 h 54 min

    Le Pape demande à l’Eglise d’être pauvre. Ca ne veut pas dire que tout le monde doit être pauvre. Et le terme pauvreté ne signifie pas rejeter toute richesse matérielle. L’argent est un mauvais maître mais un bon serviteur. la pauvreté, c’est mettre ses richesses au service des autres et du bien commun dans l’amour et dans la vérité en opposition à l’accaparement pour soi des biens du monde. Pour se rapprocher de Dieu, il faut être détaché des biens matériels. Ce que dit le Pape n’est pas un dénigrement des entrepreneurs. Ils ont leur fonction. L’Eglise a une fonction différente. Si certains font la confusion entre ces deux rôles, il est important de les distinguer à nouveau.

  • Cet article, comme plusieurs commentaires (heureusement pas tous, c’est la joie de la diversité), est à côté de la plaque.

    Pauvre, en langage catholique, réfère surtout au qualificatif de humble.

    Lorsque le Vatican politisé commet des excès (opulence, complots, connivences, ou toute autre pratique qu’on aime bien voir dénoncées par Contrepoint), le Pape se contente de rappeler ce besoin d’humilité, et que l’Eglise et ceux qui la servent, A LA DIFFERENCE DE L’ENTREPRISE, n’ont pas à rechercher le profit. Or ce n’est effectivement pas son propos de parler de l’entreprise, et tant mieux.

    Mais j’avoue m’étonner encore plus du passage « La méfiance affichée par le pape à l’égard des entrepreneurs a quelque chose d’étonnant ». Où le Pape a-t-il décrié les entrepreneurs en tant que tels?

    Enfin, je voudrais juste rappeler la thèse de Bastiat dans La Loi: « il m’est tout à fait impossible de séparer le mot fraternité du mot volontaire. Il m’est tout à fait impossible de concevoir la Fraternité légalement forcée ». La solidarité est une vertu portée par l’Eglise avec le Pape comme chef de file. Mais le Christ nous a créés et nous veut libres. Je suis preneur de citations de différents Papes louant la solidarité légale et forcée!!

    Et lorsque je lis que « le pape actuel n’est franchement pas top et loin d’être libéral », je préfère en rire, tout en rappelant que la quête ou le denier du culte, je suis libre de les verser, et qu’aucun Pape ne m’a jamais prélevé le moindre impôt de force.

  • je cherche un bienfaisant qui va m’aider pour construire une chapelle de chez moi pour sauvber l’âmes de mes alentours, merci , j’habite à Madagascar . yvonne , j’attends votre réponse+

  • « Jésus n’avait rien contre la richesse » écrivez-vous … on trouverait bien des paroles dans l’Évangile qui disent le contraire, notamment celle où Jésus déclare « Il est plus difficile à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu qu’à un chameau de passer par le trou d’une aiguille ».
    Ce n’est pas là une condamnation c’est une constatation attristée : à partir du moment où on est riche c’est qu’on garde plus que le nécessaire pour soi, on s’exclue donc du royaume de Dieu qui est le royaume de la fraternité et donc du partage.

    Saint Basile de Césarée (4ème siècle) a dit :

    Tels sont les riches. Des biens qui sont communs, ils les regardent comme leur étant propres, parce qu’ils s’en sont emparés les premiers.

    Que si chacun, après avoir pris sur ses richesses de quoi satisfaire ses besoins personnels, abandonnait son superflu à celui qui manque du nécessaire, il n’y aurait ni riche ni pauvre.

    N’êtes-vous pas sorti nu du sein de votre mère? Ne retournerez-vous pas nu dans le sein de là terre? Et d’où vous viennent les biens dont vous êtes possesseur?
    ………………….

    Vous qui engloutissez tout dans le gouffre d’une insatiable avarice, vous croyez ne faire tort à personne, lorsque vous privez du nécessaire tant de misérables.

    Quel est l’homme injustement avide? N’est-ce point celui qui n’est pas satisfait lorsqu’il a suffisamment?

    Quel est le voleur public? N’est-ce pas celui qui prend pour lui seul ce qui est à chacun?

    N’êtes-vous pas un homme injustement avide, un voleur public, vous qui vous appropriez seul ce que vous avez reçu pour le dispenser aux autres?

    On appelle brigand celui qui dépouille les voyageurs habillés : mais celui qui ne revêt pas l’indigent nu, mérite-t-il un autre nom?

    Le pain que vous enfermez est à celui qui a faim ; l’habit que vous tenez dans vos coffres est à celui qui est nu ; la chaussure qui se gâte chez vous est à celui qui n’en a pas ; l’or que vous enfouissez est à celui qui est dans le besoin.
    ……………………

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