« Je suis une femme, mère et citoyenne américaine, née libre »

Les scandales touchant l’administration Obama relancent le mouvement Tea Party. Le témoignage d’une mère de famille de l’Alabama et militante du mouvement.

Les scandales touchant l’administration Obama relancent le mouvement Tea Party. Le témoignage devant la Chambre des représentants de Becky Gerritson, mère de famille de l’Alabama et militante du mouvement.

Par Emmanuel Arthault.
Un article du Bulletin d’Amérique.

On le croyait disparu. Plutôt, on le voulait disparu. Le mouvement Tea Party aurait rendu l’âme il y a quelques mois, avant la réélection d’Obama. Les urnes auraient prouvé son inutilité.

Une mère de famille de Wetumpka, petite ville de 6.000 habitants de l’Alabama, a témoigné des difficultés fiscales du mouvement Tea Party. En quelques minutes, les spectateurs non avertis ont pu découvrir le visage d’une Amérique profonde ou, plus encore, redécouvrir un esprit particulier, constitutif de l’Amérique :

« Je ne suis pas ici un serf ou un vassal », a t-elle déclaré, les sanglots dans la voix. « Je n’implore pas la pitié à mes seigneurs. Je suis une femme, mère et citoyenne américaine, née libre. Et je viens dire à mon gouvernement que vous avez oublié quelle était votre place ».

« Ce n’est pas de votre responsabilité de chercher mon bien-être et de surveiller mon discours. (…) Le poste que vous occupez existe pour préserver la liberté américaine. Vous avez juré de remplir cette obligation et vous avez échoué. » car « ce qui est arrivé est arrivé sous votre surveillance, et il vous appartient que cela ne se reproduise jamais ». « Je veux préserver cette Amérique dans laquelle j’ai grandi, l’Amérique que des gens veulent rejoindre, traversant des océans et risquant leurs vies pour en être partie. Et je suis terrifiée à l’idée qu’elle s’éteint doucement ».

Dans l’absolu, peut-être a-t-elle tort. Au-delà du cas d’espèce, l’opinion faisant systématiquement des dirigeants des tyrans écarte les contingences et, de proche en proche, toute raison pratique. Ainsi ne parvient-elle pas à saisir le politique. Mais le discours de Becky Gerritson a indéniablement une vertu : « n’oublie pas que tu n’es qu’un homme », semble-t-elle dire.


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