Savez-vous ce qu’est le bitcoin ?

Bitcoin, une monnaie électronique, se répand de plus en plus. Comment fonctionne-t-elle ? Est-elle surévaluée ?

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Bitcoin (Crédits : Antanacoins, licence Creative Commons)

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Savez-vous ce qu’est le bitcoin ?

Publié le 13 avril 2013
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Bitcoin, une monnaie électronique, se répand de plus en plus. Comment fonctionne-t-elle ? Est-elle surévaluée ?

Par Robert David Graham.

Bitcoin (Crédits : Antanacoins, licence Creative Commons)Bitcoin est une monnaie électronique de plus en plus populaire, utilisée autant pour les transactions légales qu’illégales. Les économistes ne se sont pas encore sérieusement penchés sur Bitcoin, et j’ai donc décidé d’y jeter un oeil. En particulier, je vais essayer de trouver la « valeur intrinsèque » du Bitcoin, pour répondre à la question de savoir si une brusque montée de son prix (240$ au moment où j’écris ces lignes) est vraiment justifiée.

(Pour un résumé en une ligne : les Bitcoins ont une valeur réelle (ils ne sont pas un fantasme) et leur valeur peut s’étaler de 0,01$ à 15.000$)

Bitcoin comme monnaie

Il y a eu pas mal d’études peu sérieuses du Bitcoin. On pourrait prendre comme exemple ce billet paru en 2011 de l’économiste prix Nobel Paul Krugman, où il compare le Bitcoin à l’étalon-or. Il a complètement faux.

L’erreur que font les économistes est de partir du principe que les bitcoins fonctionnent comme une monnaie traditionnelle. Ce n’est pas le cas. Bien que bitcoin soit construit comme un « moyen d’échange », il ne fournit par les autres fonctions traditionnelles de la monnaie, comme « réserve de valeur », « unité de compte », et « mesure de valeur ».

Depuis quelques mois, le prix des bitcoins a explosé. En économie classique, ceci signifie que l’économie bitcoin a subi une « déflation » massive. De la même sorte, lorsque la bulle bitcoin explosera et que les prix dégringoleront, l’économie bitcoin subira une « hyperinflation”.

Mais cette inflation/déflation n’a aucun effet. Les prix ne sont pas exprimés en Bitcoin, mais bien dans une monnaie réelle (dollar ou euro). Les acheteurs échangent leurs dollars contre des bitcoins, donnent ces derniers au vendeur, qui, de son côté, les échangera immédiatement contre des euros par exemple. Toute la procédure prend environ 30 minutes. La seule contrainte est que le taux de change par bitcoin ne fluctue pas trop pendant cette période d’une demi-heure. Les bitcoins sont électroniques et peuvent être facilement subdivisés, et « un milliardième de bitcoin » est une valeur acceptable. Lorsqu’on analyse Bitcoin, on doit laisser tomber cette idée qu’il est une « mesure de valeur » et les idées relatives de déflation et d’inflation.

Les bitcoins ne sont pas une monnaie légale : c’est une monnaie « rebelle » construite pour échapper aux contrôles gouvernementaux. Mais ceci signifie qu’il n’y a pas de protection gouvernementale non plus. Ceci signifie que vous ne pouvez « emprunter en bitcoins », car le gouvernement ne pourra vous forcer à rembourser votre prêt. Et bien que vous puissiez déposer vos bitcoins dans une « banque », au lieu que cette dernière vous rémunère votre dépôt, elle pourrait plutôt vous facturer la garde. Il n’y a donc pas de système financier basé sur bitcoin. Notre système économique n’est pas basé sur la monnaie elle-même mais sur les dérivés de la monnaie, ce qui disparaît dans le cas des bitcoins.

Les bitcoins ne sont pas des « réserves de valeur ». Bien sûr, des spéculateurs stockent des bitcoins, mais c’est autre chose : vous ne pouvez pas stocker des bitcoins sur votre ordinateur, parce qu’ils seront perdus si votre disque crashe ou si vous attrapez un virus. Pour les raisons exposées plus tôt, vous ne pouvez compter sur quelqu’un pour les garder pour vous puisqu’il n’y a aucune loi les forçant à vous les rendre. Et comme le montrent les pénétrations frauduleuses de sites marchands en bitcoin, il est peu probable qu’un site en ligne soit suffisamment sécurisé. Seuls des experts ont les compétences requises pour stocker leurs bitcoins en sécurité sur une longue période de temps.

Et tout ceci constitue l’erreur des économistes : ils ont construit un ensemble d’hypothèses  sur comment la « monnaie » fonctionne, mais les bitcoins ne sont pas réellement de la monnaie, et ces hypothèses tombent. Nous devons revenir aux principes de base.

Mesurer la quantité de monnaie « bitcoin »

Au moment d’écrire ces lignes, le Bitcoin s’évalue au dessus de 200$ / pièce. Ce prix est-il justifié ? Est-ce du aux spéculateurs ? Quelle est la valeur ‘réelle » d’un bitcoin ? Pour répondre à ces questions, nous devons d’abord trouver la valeur « réelle » de n’importe quelle monnaie, comme le dollar ou l’euro. Pourquoi 1$ vaut-il 1$ ? Ou, plus exactement, pourquoi 1$ vaut-il un quart de Big Mac ? La réponse est : les économistes ne le savent pas vraiment. Ils ont des théories, quelques preuves, mais ils ne sont pas certains.

Le principe de base de la théorie de la monnaie est « Offre et demande« . Les gens demandent de la monnaie aussi bien comme moyen d’échange que comme réserve de valeur. Les gens demandent une monnaie car le troc est inefficace. Si vous désirez faire réparer votre voiture, vous pouvez tenter d’offrir des poulets, une chèvre ou un an de coiffeur au garagiste. Mais si c’est un hippie aux cheveux longs, il ne voudra pas ces biens et services. Ce qu’il veut est quelque chose qu’il pourra échanger facilement ailleurs. En d’autres mots, il veut de la monnaie.

Il en va de même avec l’épargne : l’épargne de long terme, ce sont des choses comme une maison, mais en cas d’urgence, c’est difficile à vendre. En conséquence, les gens veulent une partie de leur épargne sous forme plus liquide, c’est à dire … de la monnaie. C’est de là que vient la valeur d’un dollar : offre et demande. Les gens demandent un bien qui soit facile à échanger et qui demande de créer de la valeur. Cette valeur est aussi réelle que la valeur de n’importe quoi d’autre.

C’est la théorie, et on a des preuves pour la soutenir. Ainsi, par exemple, lorsque le gouvernement imprime plus d’argent, l’offre grimpe, et comme on peut le prédire, la valeur de la monnaie décroît. Ceci signifie qu’il faut alors plus de monnaie pour obtenir le même bien.  En d’autres mots, les prix montent, et l’inflation arrive. C’est ce qui est arrivé en Allemagne avant-guerre et au Zimbabwe plus récemment : leurs gouvernements ont imprimé de plus en plus de monnaie, entraînant hyperinflation et des prix qui doublent quotidiennement.

Il y a d’autres théories sur la provenance de la valeur de la monnaie. Certains pensent qu’elle vient du gouvernement qui l’imprime. Les preuves derrière cette théorie ne sont pas solides : l’Irak de Saddam est un bon exemple. En 1991, la Guerre du Golfe coupa l’Irak du reste du monde. Au lieu d’utiliser des presses “suisses” de bonne qualité, le gouvernement irakien imprima une nouvelle monnaie sur des presses de moins bonne qualité. Il en imprima plus, causant une dévaluation et une inflation. L’ancienne monnaie continua cependant à être utilisée dans la région semi-autonome du Kurdistan, bien qu’elle ne fut plus reconnue officiellement par le gouvernement. Mieux : lorsque le régime de Saddam tomba, les deux monnaies irakiennes continuèrent à être utilisées, bien qu’aucun gouvernement n’existait alors pour en fixer la valeur. Même une mauvaise monnaie est mieux que de troquer trois poulets et une chèvre — la valeur provient de la demande, pas du gouvernement.

Une autre théorie voudrait que la valeur de la monnaie provienne d’une « foi » irrationnelle, ou d’une « perception » de la valeur. Les économistes ne sont pas d’accords. Un des axiomes économiques fondamentaux est que les gens sont rationnels. Lorsqu’ils valorisent de l’or, des dollars, ou des bitcoins, l’hypothèse des économistes est que ces gens ont une raison rationnelle de le faire. Les bulles pourraient sembler irrationnelles, mais proviennent de gens qui font des paris qui sont, eux, rationnels. Certains gagneront, certains perdront. C’est comme parier sur qui gagnera le Superbowl : le fait d’avoir perdu ne signifie pas simplement que les perdants ont choisi irrationnellement l’équipe de leur pari. Toutes les preuves suggèrent que valoriser la monnaie est ce qu’il y a de plus « rationnel » à faire, et mettre en place un système de troc est moins rationnel.

Et donc, si la valeur d’un bitcoin est définie par l’offre et la demande, quelle est « l’offre » et « la demande » pour bitcoin ?

Le fondement même de bitcoin est qu’il peut être utilisé par l’économie souterraine. Ceci inclut les activité illégales, comme l’achat de drogue, mais aussi les activités légales mais discrètes comme l’achat de porno, ou le transfert d’argent à votre cousin à l’étranger. Le fisc américain estime que l’économie souterraine s’évalue à  2000 milliards de dollars annuels (pour un PIB total de 14.000 milliards de dollars). Utilisons donc ce nombre dans la partie « demande » de notre équation.

Quelle est « l’offre » de bitcoin? C’est déterminé par les mathématiques de l’algorithmique bitcoin : il y a environ 10 millions de bitcoin actuellement, et il y en aura environ 20 millions au total dans la prochaine décennie. Ceci veut dire que ces 20 millions de bitcoins devront couvrir les 2000 milliards de dollars de transactions.

Comparons ceci avec l’économie officielle, avec 2400 milliards $ en monnaie (M1) pour 14.000 milliards $ de transactions, soit un ratio de 6.553. En divisant simplement les 2000 milliards $  par 6.553 et par 20 millions de bitcoin, pouf, on obtient la valeur d’un bitcoin : 15.260 $ par pièce  (oui, quinze mille dollars).

Ceci semble beaucoup, bien plus que le plus haut récent (250$ environ) mais c’est basé sur un énorme nombre d’hypothèses probablement fausses. Changer ces hypothèses change l’évaluation. Par exemple, si on estime que seul 10% de l’économie souterraine utilisera bitcoin, au lieu de 100%, la valeur du bitcoin est alors 10% de sa précédente valeur, soit 1.526$.

Dit autrement, lorsque Bitcoin approche les 300$, cela signifie que les parieurs font l’hypothèse que les bitcoins vont prendre 2% de l’économie souterraine. Si vous pensez qu’ils vont en prendre plus, vous devriez acheter des bitcoins. Et inversement, si vous pensez que les bitcoins en prendront moins, vous devriez plutôt en vendre.

Notez que j’utilise M1 comme mesure de l’offre de monnaie dans ce calcul. Parlons un peu de l’offre de monnaie. Il y a trois bonnes mesures de l’offre de monnaie : M0, M1, et M2.

  • M0 c’est la quantité de monnaie physique en circulation, soit 800 milliards de $ en billets (essentiellement de 100$ et $20). Pour bitcoin, ce sont les 20 millions de bitcoins possibles. .
  • M1 inclut M0, et les comptes chèque (dépôts). Lorsque vous déposez de l’argent en banque, elle en prête la plupart. L’emprunteur dépense cet argent, qui sera à son tour déposé en banque, qui à son tour le prêtera à peu près totalement. Cette “réserve fractionnaire » bancaire multiplie la quantité effective de monnaie en circulation jusqu’à 2400 milliards de $.
  • M2 inclut M1 et M0, et l’épargne liquide comme les fonds des marchés monétaires. C’est l’argent que les foyers peuvent dépenser assez facilement mais qu’ils choisissent plutôt de même de côté. Il y en a à peu près 10.000 milliards de $.

Si vous pensez que Bitcoin sera utilisé principalement pour des transactions et non pour l’épargne, alors M1 est la quantité la plus appropriée. Si vous pensez qu’il y aura plus d’épargne, alors M2 est probablement meilleure, ce qui accroît la valeur de vos bitcoins par un facteur quatre.

Comme il n’y a pas de système bancaire en bitcoin, cela veut dire que M0 et M1 sont équivalents. Si vous pensez que des services de « réserve fractionnaire » peuvent apparaître, réduisez votre estimation de la valeur des bitcoins par un facteur trois.

La valeur du protocole 

La discussion ci-dessus est une analyse du haut vers le bas depuis une perspective “économique”, comparant le bitcoin à une monnaie. Faisons à présent une analyse du bas vers le haut en s’attardant au « protocole réseau » du bitcoin, comme moyen d’échange monétaire,  — mais pas comme monnaie lui-même. Ce dernier point est important : nous voyons bitcoin comme une monnaie, mais techniquement, c’est juste un protocole pour échanger des dollars en d’autres dollars.

Un élément essentiel de bitcoin est qu’une transaction prend 10 minutes. Ce nombre est compris dans le protocole : votre transaction est en effet ajoutée à une chaîne de blocs, et cette chaîne est recalculée et ré-émise à tout le réseau. Il y a une nouvelle chaîne émise toutes les 10 minutes. Une transaction typique prendra donc à peu près 30 minutes: 10 minutes pour l’acheter afin de convertir ses dollars en bitcoins, 10 minutes pour effectuer l’échange de bitcoins, et 10 autres minutes pour que le vendeur change ses bitcoins en dollar (ou autre).

Imaginons une économie de 2000 milliards de $ où les bitcoins sont convertis aussi rapidement que possible en monnaie traditionnelle, et où personne ne stocke ses pièces plus longtemps que nécessaire. En prenant ces chiffres (2000 milliards de $ divisé par  (365*24*60*2) divisé par 20 million) revient à 10 cents par bitcoin. Si l’on fait l’hypothèse d’une économie plus petite, dans laquelle bitcoin représente 2% de l’économie souterraine, on se retrouve avec 0.2 cents par bitcoin. Comme il y a un peu de mou dans le système, disons 1 cent et n’en parlons plus.

Cette hypothèse que les gens se débarrasseront de leur bitcoin aussi vite que possible ne sera pas vraie, bien sûr. Imaginons un site de paris en ligne, uniquement en bitcoins. Il prendra des paris sur la saison de baseball sur quelle équipe gagnera le Superbowl, et ne payera les gagnants qu’à la fin de la saison. Cette valeur de 10 minutes est, on le voit, le minimum. La moyenne sera plus grande.

Et votre estimation sur combien de temps un bitcoin sera conservé (en moyenne) va en conséquence changer l’équation : si la moyenne de conservation est d’un jour au lieu de 30 minutes, sa valeur grimpe de 50 fois. Inversement, le temps mis pour une confirmation de chaîne de bloc peut diminuer (elle est actuellement de 7 minutes au lieu de 10), réduisant la valeur des bitcoins. La valeur récente de 240$ / bitcoin implique dans cette équation qu’une personne conserve un bitcoin 7 ans (toujours sur l’hypothèse que les bitcoins manipuleront 2% de l’économie souterraine).

La valeur politique

Le gouvernement peut-il interdire bitcoin, réduisant sa valeur à zéro ?

De ce point de vue, le gouvernement a un historique excellent. Il a mis en faillite d’autres monnaies électroniques comme « e-gold”. Les Américains ne peuvent plus obtenir de comptes en Suisse, ces derniers étant fatigué du harcèlement perpétuel du gouvernement américain à leur encontre. Ceci signifie qu’il y a un risque que le gouvernement puisse arrêter bitcoin complètement, ou lui imposer de rester totalement souterrain, minant son utilité et sa valeur.

Mais il y a une chose particulière à propos de bitcoin : il est basé sur les mathématiques, et aucune organisation ne le contrôle. Même si le gouvernement met des sites publics comme MtGox en faillite, et jettent son propriétaire en prison, les transactions en bitcoin transactions continueront. Et vous pouvez même avoir l’effet inverse : plus le gouvernement s’acharne à détruire les monnaies concurrentes, plus un bitcoin deviendra cher, puisque seule monnaie que le gouvernement ne peut pas stopper. Il y aura toujours une très forte demande pour une monnaie souterraine, non gouvernementale qu’aucun gouvernement ne peut écrabouiller avec succès.

Conclusion : est-ce un bulle ? 

J’ai exposé quelques arguments sur pourquoi un bitcoin peut valoir de 1 cent à 15.000 dollars. En conséquence : devez-vous acheter ou vendre des bitcoins, la valeur ayant monté autour de 200$ ?

Imaginons que vous ayez acheté Amazon.com au plus haut de la bulle des télécoms. Combien auriez-vous perdu ? En haut de la bulle, le prix de l’action était de 100$. il est à présent de 300$. Vous n’auriez pas perdu d’argent, vous auriez plutôt multiplié par trois votre investissement. Bien sûr, 99% des autres startup ont ou bien fait faillite, ou bien perdu la plus grosse partie de leur valeur. Amazon est une des quelques unes qui ont gardé leur valeur.

Ce que je veux dire est que simplement parce qu’il y a une bulle actuellement, cela ne veut pas dire que c’est un mauvais moment pour investir : selon certaines hypothèses, j’ai donné quelques bonnes raisons comment un bitcoin peut atteindre des milliers de dollars et donc bien plus que ce plus haut récent de 240$. Si vous êtes d’accord avec ces hypothèses, vous devriez acheter des bitcoins.

Et cela veut aussi dire ceci : Internet a décollé, dépassant largement les rêves les plus fous des visionnaires les plus optimistes. Mais cela ne veut pas dire que les premiers investisseurs dans les startups internet ont fait de l’argent. Beaucoup ont perdu leur chemise dans le crack de la bulle télécom. Bitcoin pourrait devenir extrêmement fructueux, représentant 1000 milliards de dollars en transactions annuelles, et avec 1c par bitcoin comme valorisation. Ce qui veut dire que vous pourriez parfaitement perdre de l’argent même en ayant eu « raison ».

Transparence totale : je possède 4 bitcoins (que j’ai obtenu en minant), et je n’ai pas l’intention de les vendre. Et je n’ai pas l’intention d’en acheter non plus.

Mise à jour : entre le début et la fin de la rédaction de cet article, la bulle bitcoin semble avoir éclaté :

A lire aussi :

Traduction Contrepoints – Article original

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  • Article un peu optimiste, je suggère de lire l’article Wikibéral pour avoir une vision plus nuancée : http://www.wikiberal.org/wiki/Bitcoin

    Cela dit, Bitcoin pourrait être viable s’il atteint une certaine masse critique. Si une économie souterraine suffisamment ample peut vivre uniquement avec Bitcoin sans utiliser du tout la monnaie fiat, son avenir est assuré.

  • Pour comprendre les fondamentaux de la monnaie, rien ne vaut la lecture du chapitre « Echange » des Harmonies Economiques de Frédéric Bastiat :
    http://bastiat.org/fr/echange.html

    Il aurait été fasciné par les bitcoins, j’en suis certain.

  • Le bitcoin ne peut s’imposer que si sa volatilité s’effondre. La durée de transaction n’est pas un problème en soi si on échange directement en bitcoins, car c’est seule la confirmation qui prend les 10 minutes, mais il faut alors que la valeur du bitcoin reste stable entre deux usages.

    Un point aussi que j’ai peu vu discuter, il me semble que le modèle est optimiste en ce qui concerne la technologie. La synchronisation préalable nécessaire à une transaction requiert soit un matériel puissant et une liaison haut-débit, soit de faire confiance à un tiers qui la gère à votre place ce qui nous ramène à la dépendance dont on voulait s’affranchir.
    La puissance et la bande passante disponibles quasi-gratuitement croîtront-elles plus vite que ce qui est nécessaire à faire tourner bitcoin ? Quel est le pourcentage de la surface du globe où l’on « capte » le haut débit ?

    • Peu importe : cela peut se résoudre par un proxy de confiance (et cette confiance peut être très limitée, par utilisation habile de cryptographie). Autrement dit, on déporte le problème de synchronisation sur un peer dont la fiabilité est attestée cryptographiquement. Mais de toute façon, la BP nécessaire pour la synchro sera bientôt disponible à peu près partout où un échange en BTC a un sens.

  • excellent article en tout cas, merci à CP et au traducteur
    L’article de wikiberal est bon aussi, mais les deux ne sont pas vraiment comparable.

    L’auteur oublie un élément de valorisation du bitcoin : le prix de la production, du stockage et de la manipulation d’un Bc.

    Cela dit, le bitcoin est clairement spéculatif, sans valeur en dehors de son usage comme monnaie. Je ne dit pas « sans valeur intrinsèque », parce que rien n’a de valeur intrinsèque. L’or et l’argent non plus n’ont pas de valeur intrinsèque. Et bien sur pas les monnaies comme le $ et le €. Mais ces choses ont un lien concret avec l’ensemble des autres biens, ce qui permet de faire des rapport de valeur a peu près stable entre eux et les biens. C’est ce qui fait de ces choses des monnaies. C’est ce qui manque au bitcoin pour en faire une monnaie.
    Bref : le bitcoin sera une monnaie quand il y aura des gens qui exprimeront spontanément en bitcoins le prix de certaines choses. Savoir si cela arrivera, ou pas, est un pari

  • Dans l’article, je ne comprends pas la pertinence de la valorisation des bitcoins vis-à-vis du seul dollar. Si tout individu à travers le monde peut les générer et les utiliser, alors il convient de calculer le potentiel de valorisation des bitcoins par rapport à la somme des masses monétaires de toutes les monnaies mondiales, moins la masse monétaire des concurrents directs du bitcoin, s’ils existent. Cette remarque est également valable pour l’or, si jamais ce dernier redevenait l’unité de compte mondiale.

    Autre interrogation : si on peut subdiviser le bitcoin à l’infini, cela revient à émettre de la monnaie à l’infini. Ajouter des zéros avant ou après la virgule produit strictement le même effet inflationniste.

    Allez, encore une, pour la route : le lien du bitcoin avec l’économie souterraine est douteux. Le « truc » des économies souterraines consiste à se fondre dans la masse de l’économie officielle et certainement pas de se signaler en disposant de sa propre monnaie. Les mafieux, qui manquent généralement d’imagination pour tout sauf pour leurs crimes, n’ont pas d’autre fantasme que d’imiter le monde normal, si possible en s’élevant dans la hiérarchie économique, sans avoir à en supporter la contrepartie de création de valeur (parce que créer de la valeur, c’est décidément trop fatiguant, n’est-ce pas). Ainsi, la création de valeur de l’économie souterraine se produit seulement lorsque cette dernière obtient un « droit de tirage », littéralement un pouvoir, sur l’économie officielle : c’est la phase du blanchiment. En toute logique, les bitcoins devraient brûler les doigts des mafieux qui n’auront de cesse de s’en débarrasser. Dès lors, la fameuse équation MV=PT nous permet de comprendre que, puisque M-bitcoin est limitée par construction, c’est la hausse de V-bitcoin qui va provoquer inéluctablement l’hyperinflation, provoquant in fine la perte de valeur totale des bitcoins.

    • « Ajouter des zéros avant ou après la virgule produit strictement le même effet inflationniste. »

      Ok je cours convertir mes billets d’euros en centimes !

      • Spm, une nuance ne vous aura pas échappé que ce n’est pas vous qui décidez du nombre de zéros utiles (peu importe la position flottante de la virgule), simple convention qui détermine le nombre de transactions/prix qu’on peut effectuer sans modifier V, mais d’autres qui savent mieux que vous ce qui est bon pour vous, y compris pour le bitcoin.

    • Non, le bit coin ne peut être divisé au plus qu’en 100.000.000 (10^8) de parties, pas à l’infini.

      • Ma question était : qui en a décidé ainsi, pourquoi cette ^8 et peut-il décider de faire évoluer cette subdivision ?

        Ceci dit, si M est bloquée, c’est V qui subira des évolutions erratiques tout aussi destructrices de valeur que les émissions monétaires inconsidérées des banques centrales.

  • Il y a beaucoup d’incomprehension dans cet article.
    Je recommende plutot cet article paru sur contrepoint en 2001:
    http://www.contrepoints.org/2011/07/08/33982-bitcoin-une-monnaie

  • Ce qui interessant par rapport à la dernière « bulle » bitcoin, c’est que l’éclatement des derniers jours n’a ramené la valeur qu’à ~60$, soit le niveau d’il y a moins d’un mois.

    Donc contrairement à l’instabilité que l’on pourrait redouter, bitcoin s’est très bien comporté en n’effacant que la phase en croissance exponentielle (qui fait suite à l’expropriation chyriote).

  • On peut aussi évaluer la future valeur de bitcoin en supposant qu’elle va être utilisée dans toutes les épargnes et toutes les transactions mondiales, et on obtient une valeur de 10^beaucoup en euros de 2013.

    Personne n’a aucune idée de ce que va donner bitcoin, pour la bonne raison qu’on ne sait pas quel nouveau concurrent va apparaitre dans les monnaies.

    Un or plus facilement échangeable ? Une autre monnaie virtuelle mais avec d’autres avantages ? Ou tout simplement que les banques centrales fassent moins tourner l’epson ?

    Mais dans le contexte actuel, avec la crise de dette contournée à grand coup de crédit, le futur proche de bitcoin semble radieux.

    • Un autre probleme est qu’un bitcoin perdu (panne disque dur) n’est jamais remplacé et perdu à jamais…mais je suppose que quand le coud sera généralisé, ce risque sera négligeable.

      Je pense que cette monnaie est encore un peu jeune et doit encore connaitre pas mal de maladie avant d’etre acceptée à grande échelle.

      En résumé:

      Est-ce que cela à de l’avenir?
      Oui c’est certain ( un peu comme l’email !! )
      Est ce que ca sera Bitcoin? Ca rien n’est moins sur…

      Personnelement j’ai acheté qq bitcoin mais plus pour soutenir un projet et me sentir impliqué dans le projet que pour m’enrichir

      • Non, les bitcoins de se perdent pas plus que les billets, car ils sont imprimables (avec certains logiciels, libres) et ils sont copiables autant de fois que vous le voulez sur support numérique. Mais cela ne vous permet pas pour autant de les utiliser plusieurs fois…

      • Les bitcoins sont d’autant moins perdus que leur valeur augmente …

  • Il y a dans cet article quelques inexactitudes de fond (comme je suis d’un naturel conciliant, je ne dis pas « erreurs »).

    « je vais essayer de trouver la « valeur intrinsèque » du Bitcoin »
    Voir la réponse de P. La notion même de « valeur intrinsèque » n’a pas de sens.

    « les bitcoins ne sont pas réellement de la monnaie » parce que « il ne fournit par les autres fonctions traditionnelles de la monnaie, comme « réserve de valeur », « unité de compte », et « mesure de valeur » »
    La fonction fondamentale de la monnaie, c’est d’être un moyen d’échange indirect, point barre: « Money is the thing which serves as the generally accepted and commonly used medium of exchange. This is its only function. All the other functions which people ascribe to money are merely particular aspects of its primary and sole function, that of a medium of exchange. ». (Mises, Human Action).
    Il est complètement évident que, dans les faits, le bitcoin sert aussi d’unité de compte puisque les prix de certains biens ou services sont exprimés en bitcoins, de réserve de valeur puisque les utilisateurs les conservent en vue d’achats ultérieurs, mais bien sûr pas de « mesure de valeur » puisque la valeur est par nature non mesurable.

    « Il n’y a donc pas de système financier basé sur bitcoin »
    Peut-être actuellement, mais rien dans le système du bitcoin n’interdit qu’il s’en constitue un, et je pense que ça va arriver très vite, par une succession d’initiatives individuelles visant à répondre à des demandes précises.

    le calcul de la « valeur » du bitcoin par l’offre et la demande
    Oui, les prix se forment sur le marché par confrontation de l’offre et de la demande. Mais on sait depuis les marginalistes que personne ne propose jamais d’échanger TOUT ce qui existe d’un bien contre TOUT ce qui existe d’un autre, mais toujours des quantités précises qui résultent des intentions des échangistes quant à l’utilisation qu’ils veulent faire de ces biens. (la solution du fameux paradoxe de l’eau et du diamant) Le calcul de l’article est sans fondement.

  • Je trouve que L’exemple de l’irak n’est pas assez bon pour infirmer l’idée que la valeur de la monnaie fiat provient du gouvernement. D’ailleurs je voudrai requalifier cette hypothese: Quand je dis que la valeur de la monnaie fiat provient du gouvernement, je veux dire qu’elle vient de la confiance en LA MENACE provenant du gouvernement. Je tiens a rappeler que selon la loi francaise et europeene, tout emetteur ou utilisateur du bitcoin ou autre monnaie alternative a l’Euro dans la zone euro, est passible de 5 ans de prison et 75 000EUR d’amende.
    Quand un gouvernement comme celui de l’Irak n’est plus en mesure de faire appliquer ce genre de peine, la monnaie d’Etat devient juste un moyen de paiement residuel qui va lentement decliner. A L’epoque ou ce phenomene de double monnaie existait en Irak on préferait quand meme les monnaies étrangères (lire turque par exemple). Il ne faut par ailleurs pas oublier que dans un pays en guerre civile, les monnaies alternatives ne se bousculent pas pour envahir la zone économique concernée. Les flux financiers deviennent méfiants.

    Nier la valeur accordée a la monnaie fiat par son status monopolistique imposé par la violence des armes de l’Etat est à mon sens une négligence dans le raisonnment. Si vous faites sauter le monopole monétaire en zone Euro (bye bye cours légal et cours forcé), vous pourrez toujours préserver une valeur à l’Euro en exigeant que les impots soient payés avec cette monnaie par exemple. Mais concretement l’Euro cesserait rapidement d’exister au profit de monnaies convertibles en marchandise (or, actions, propriétés foncieres, matières premieres type pétrole, farine ou que sais-je encore) qui rentreraient en concurrence au niveau local, international ou regional avec des bureaux de change assurant le relai.

    Il reste pertinent de croire que la valeur des monnaies Fiat que nous utilisons actuellement vient du fait que leur monopole imposé par les armes crée une rareté artificielle. Ca semble meme franchement évident.

  • Aucune mention du Théorème de régression?

    • Le « théorème de régression » (Ludwig von Mises) part du constat que, pour estimer la valeur d’une monnaie dans le futur immédiat, nous utilisons sa valeur dans le passé immédiat. Il s’ensuit logiquement que seule peut être spontanément adoptée comme monnaie une chose qui a déjà une valeur due à ses usages non monétaires.
      Mais, comme l’écrit Mises « the regression theorem aims at interpreting the first emergence of a monetary demand for a good which previously had been demanded exclusively for industrial purposes ». A partir de là, la valeur de la monnaie évolue en fonction de l’offre et de la demande, tous usages confondus, et si cette monnaie devient pérenne, la composante monétaire de l’offre et de la demande devient très fortement prépondérante par rapport aux autres usages.
      Dans le cas du bitcoin, il est clair que ses premiers adopteurs lui ont accordé une valeur. Que ce soit parce qu’il était convertible en dollars ou par simple foi idéologique est sans importance. A partir de là le mécanisme décrit par Mises s’est enclenché et le bitcoin a maintenant une valeur sans rapport avec sa valeur initiale, comme toutes les autres monnaies.

      • Je n’ai pas évoqué le Théorème de régression comme argument contre le Bitcoin, mais comme l’article tente à un moment d’expliquer d’où vient la valeur de la monnaie sans mentionner le Théorème de Mises, j’ai tenu à mentionner cette lacune. Ceci dit, le bitcoin satisfait le théorème de régression puisqu’il emprunte, comme vous le signalez, sa valeur aux monnaies-papier existantes qui elles-mêmes satisfont le théorème.
        Quoi qu’il en soit, le bitcoin n’est pas une monnaie idéale (que le libre marché pourrait choisir de manière spontanées) puisque, à l’instar des monnaies papier, il n’a aucune valeur intrinsèque, aucun usage autre que celui de servir comme moyen d’échange.
        Ceci dit, le bitcoin est un instrument subversif intéressant.

        • @MercatoR
          Je ne sais pas si le bitcoin est une monnaie « idéale », mais je pense que dès l’instant où il est utilisé comme moyen d’échange par une communauté suffisamment large, c’est bel et bien une monnaie et il en possède tous les attributs. En bon subjectiviste, je ne crois pas qu’une monnaie doive plus avoir une « valeur intrinsèque » que n’importe quel autre bien.
          Maintenant, que le libre marché le choisisse ou non de manière spontanée, ça dépendra de tas d’autres circonstances, mais je pense que rien de fondamental ne s’y oppose a priori.

        • @MercatoR Une monnaie « idéale » est une monnaie privée en concurrence avec d’autres monnaies privées sur un marché organisé, ouvert et connu de tous, transparent, c’est-à-dire un marché qui n’autorise pas les opérations de gré à gré sans publicité. Que la monnaie soit physique ou dématérialisée n’a aucune espèce d’importance. Selon la rationalité propre à chaque intervenant et les situations des divers moments de la vie, à chacun de choisir telle ou telle monnaie selon ses besoins, ou pour les plus prudents, un panier de plusieurs monnaies.

  • De nombreuses erreurs affaiblissent malheureusement l’intérêt de l’article:
    1° Le wiki Bitcoin, lui-même, compare le bitcoin à l’étalon-or, en soulignant le fait que la valeur de l’or elle-même n’est pas absolue et serait beaucoup plus faible qu’elle n’est si l’or n’avait pas été choisi depuis longtemps comme valeur refuge de référence;
    2° La procédure de validation d’une transaction en bitcoins est inférieure 10 minutes et non 30 (la conversion en une autre monnaie est quasi instantanée);
    3° Le bitcoin est divisible en 100 millions de partie et non en 1 Milliard, on peut donc utiliser des milli ou micro bitcoins;
    4° le bitcoin est une monnaie totalement légale, aucune juridiction nationale ne l’interdit (mais je fais confiance à la France pour être la première à le faire);
    5° les bitcoins sont stockables sur tout support numérique, mais aussi sur papier: on peut les imprimer pour conserver leurs « numéros » et les réutiliser, même après avoir détruit le disque dur, donc n’importe qui peut les stocker sans être un expert;
    6° « Il n’y a donc pas de système financier basé sur bitcoin », justement pour s’affranchir de toute centralisation capable de tripatouillter cette monnaie suivant le bon vouloir des pouvoirs politiques;
    7° le bitcoin est une valeur très volatile (souligné par le site Bitcoin lui-même) mais sa valeur est une véritable valeur subjective d’échange (fondement de l’économie libérale) en non pas une valeur de travail ou de coût de production;
    8° le calcul ramenant le bitcoin à 15.260 $ par pièce est peut-être juste mais le bitcoin étant divisible en 100 Millions de parties, le raisonnement qui en découle est totalement invalidé, c’est comme de penser que l’or ne pourrait se négocier que par kilo alors qu’il se négocie par gramme, par comparaison le bitcoin pourrait se négocier par cent millième de gramme, il est donc notablement plus fractionable; en résumé 21 Millions (et non 20, mais passons) donneraient 2 quadrillion de fractions de bitcoin, soit très au-delà des 800 milliards de $ ou 80.000 milliards de cents de M0;
    9° une monnaie qui n’a que 4 ans d’existence n’a pas encore de système bancaire étant donné sa nouveauté, mais cela ne devrait tarder, si l’on considère qu’elle représente dejà environ 1 Milliard de dollards?
    10° e-gold a été rapidement éradiqué car il y avait un organisme central émetteur de cette monnaie, il n’y en a aucun pour le bitcoin, les bitcoins peuvent être produit par n’importe qui consacrant le temps de calcul suffisant pour mener à bien l’algorithme de production, il faudrait donc potentiellement saisir tous les ordinateurs du monde;
    11° « un bitcoin peut valoir de 1 cent à 15.000 dollars », c’est de la théorie, mais sa valeur subjective est d’ores et déjà fixée autour de quelques dizaines de dollards;
    12° le fondement de bitcoin n’est pas l’économie souterraine, mais l’économie libre, déliée de toute main mise par une oligarchie politoci-financière, et par les temps qui s’annoncent, ce n’est certainement pas une mauvaise chose que de se préserver du vol légal de l’État (lequel déteste le vol car cela lui fait de la concurrence).

    • @hermodore, je ne comprends pas votre remarque 8. Quand on exprime M1 en dollar, plutôt qu’en cents, on pratique la même opération que dans l’article sur les bitcoin plutôt que sur des fractions de bitcoin. En quoi est-ce que ça change le calcul ?

  • une bulle qui va faire mal.

    La vraie bonne idée serait un GoldCoin, ça serait pareil sauf qu’il y aurait quelques part stocké dans le monde l’équivalent en or. Le Coin sera alors une vraie pièce d’or virtuelle. (marche aussi pour l’argent : SilverCoin).

    ça, ça pourrait mettre a terre les monnaies papiers mondiales. Du mois libérer les transferts et le commerce avec petit à petit la majeure partie des commerces internet (ou pas) qui se mettraient à accepter le GoldCoin et SilverCoin.

    • Il suffit d’un peu de foi, n’importe qui peu vous vendre un goldcoin, mais comme il vous sera impossible d’avoir accès à l’or (et même à la preuve que la barre qui sert de garantie ne sert pas de garantie aussi à 359 autres monnaies garanties, et n’est pas la propriété au final d’une banque centrale qui croit ne l’avoir que mise en dépôt), on est toujours ramené à la même affaire de sens étymologique du crédit. L’or tangible inspire confiance, mais l’or chez un margoulin à l’autre bout du monde ?

  • J’adore le style…

  • « vous ne pouvez pas stocker des bitcoins sur votre ordinateur, parce qu’ils seront perdus si votre disque crashe ou si vous attrapez un virus »

    euhhhhh….

    • Oui, comme si je stocke des billets dans mon portefeuille et qu’il tombe dans un égout ou s’il brûle dans un accident.

    • L’affirmation ne tient pas debout, comme je l’ai indiqué plus haut, car les bitcoins peuvent être dupliqués en autant d’exemplaires que souhaité pour des raisons de sécurité, mais, de plus, ils peuvent être imprimés!
      Ce n’est certes pas le cas des billets de banque et je partage votre euhhhhh….

  • Les commentaires sont fermés.

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