Réduire la dépense publique fait baisser le chômage au Royaume-Uni

Là où les keynésiens vous annonçaient une hausse du chômage avec la baisse de la dépense publique, l’exemple britannique montre au contraire une baisse du chômage.

Là où les keynésiens vous annonçaient une hausse du chômage avec la baisse de la dépense publique, l’exemple britannique montre au contraire une baisse du chômage.

Par Daniel Hannan, depuis Oxford, Royaume-Uni.

Aujourd’hui, 580.000 personnes de plus qu’il y a un an ont un travail au Royaume-Uni. Le nombre de chômeurs a diminué de 14.000 au cours des trois derniers mois pour lesquels nous avons des données, et le nombre total de personnes qui ne sont pas disponibles pour le travail est maintenant plus bas que jamais depuis… eh bien, depuis le gouvernement conservateur précédent.

Ces chiffres sont un coup dur pour tous ces keynésiens qui ont insisté sur l’idée que le chômage atteindra des niveaux sans précédent en raison du refus du gouvernement de dépenser davantage. En 2009, l’économiste David Blanchflower prévoyait que, si David Cameron parvenait au pouvoir, cela condamnerait cinq millions de travailleurs au chômage. À intervalles réguliers depuis, il se manifestait pour prédire, encore, une hausse massive du chômage. M. Blanchflower siégeait et s’exprimait au Comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre, ce qui apporte une certaine aide en termes de communicabilité.

Ce que les chiffres suggèrent en réalité, c’est que le secteur privé a été très bon pour créer de nouveaux emplois. Le «rééquilibrage» pour s’éloigner de la dépendance excessive à la dépense publique auquel le premier ministre se référait a bel et bien commencé. Les derniers arguments en faveur d’une politique de relance se sont évaporés.

Grâce au Ciel, nous avons gardé la livre. Le taux de chômage en Grande-Bretagne est de 7,8 %. Dans la zone euro dans son ensemble, il est de 12,4 %, alors qu’en Espagne et en Grèce, il est passé à 25 %. Rappelez-vous ces chiffres quand ces mêmes personnes qui nous ont dit que nous devions rejoindre la zone euro affirment maintenant que nous devons rester dans l’UE…


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