« Chômeurs ou esclaves » de Philippe Simonnot

Dans Chômeurs ou esclaves,  Philippe Simonnot se penche sur le problème français du chômage, et de la préférence pour le chômage du pays.

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« Chômeurs ou esclaves » de Philippe Simonnot

Publié le 3 mars 2013
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Dans Chômeurs ou esclaves,  Philippe Simonnot se penche sur le problème français du chômage, et de la préférence du pays pour celui ci.

Par Francis Richard.

Vous êtes-vous demandé pourquoi les Français sont les plus grands consommateurs d’antidépresseurs au monde ? Le dernier livre de Philippe Simonnot apporte un élément de réponse à cette lancinante interrogation.

En effet les Français auraient une vision du monde à nulle autre pareille. Leur dilemme dans la vie serait d’être ou chômeurs ou esclaves. Une vision enthousiasmante, à tous points de vue. Encore que.

Au tout début de son livre Philippe Simonnot pose les termes du problème : le chômage en France augmente inexorablement depuis trente ans, par paliers successifs, sans jamais redescendre, par effet de cliquet : « Le chômage en France, de fait, est devenu un mode de régulation de la crise sociale. Les chômeurs sont silencieux, ayant honte de leur état, ils descendent peu dans la rue, ils n’ont aucun moyen de pression. Outsiders par excellence, ils ne sont défendus par personne ; de plus, la menace du chômage pèse sur l’ensemble des salariés et fait qu’ils se tiennent cois comme des esclaves. »

Comment a-t-on pu en arriver là ?

En France tout le monde, ou presque, est anticapitaliste, même les patrons, qui n’osent pas s’affirmer comme tels. Il faut dire que les Français, dans leur grande majorité, conçoivent les patrons comme des exploiteurs, des spéculateurs, guidés par la seule cupidité. Ils l’apprennent tout petits, à l’école, et ils écoutent sans broncher cette antienne jusque sur les bancs de la fac : »Le peuple français est peut-être le peuple le plus inculte économiquement. Il reste le champion de l’anticapitalisme. » Il n’est pas étonnant que le premier d’entre eux, celui qui porte le nom d’un autre pays, n’aime pas les riches.

Cet anticapitalisme primaire, l’auteur le fait remonter au Code Civil de Napoléon dont les rédacteurs craignaient que le salariat ne rétablisse l’esclavage. Aussi dans leur grande incompétence, distinguaient-ils travail manuel, qui pouvait faire l’objet d’un échange marchand, et travail intellectuel, qui ne pouvait être rétribué que par des honneurs… Distinction intenable aujourd’hui. À l’époque les auteurs du Code Civil pensaient que pour ne pas devenir esclaves il fallait que les salariés puissent résilier leur contrat de travail unilatéralement. Si le contrat était conclu ad vitam, c’était le retour à l’esclavage. De fait, le contrat à durée déterminée était donc considéré comme préférable au contrat à durée indéterminée, la liberté préférable à la sécurité…

Dans ce sillage beaucoup de juristes français ont perçu le salariat « comme une continuation plus ou moins civilisée de l’esclavage », qu’il convenait de dissimuler sous un habillage juridique fictif, Droits de l’Homme compatible, en distinguant deux personnes dans chaque salarié, l’homme libre et le salarié, et en corrigeant par des lois et des règlements étatistes tout ce qui pourrait porter atteinte à la première.

Conséquence du refus d’admettre l’existence d’un marché du travail (ou conséquence de le considérer comme une barbarie) : « Chômage massif, décrochage industriel et déclassement sur le plan international. »

« Le chômage involontaire provient du fait qu’on ne laisse pas jouer librement l’offre et la demande sur le marché du travail. »

Comment ce libre jeu de l’offre et de la demande est-il empêché ? Par des interventions étatistes. Le salaire minimum, Smic, qui s’applique uniformément en France, « sans distinction d’âge, de lieu, d’activité ou de profession », se situe « au-dessus du salaire qui s’établirait à la suite d’une libre confrontation de l’offre et de la demande de travail non qualifié », avec pour résultats mirifiques une augmentation de l’offre et une baisse de la demande, en conséquence un chômage massif et une proportion toujours plus grande de smicards. De plus, « en France, le salaire minimum est à l’origine d’un cercle vicieux qui s’auto-entretient : les hausses automatiques du Smic poussent à la désyndicalisation qui elle-même incite le gouvernement à donner des « coups de pouce » au Smic. » (4% de syndiqués dans le privé et 17% dans le public…)

Le chômage volontaire est entretenu par les aides multiples de l’État : « Le supplément de revenu qu’apporterait un emploi n’est pas suffisant pour faire abandonner les avantages de la situation de chômeur, même si ces avantages sont maigres. Dans certains cas même, retrouver un emploi ferait perdre de l’argent. »

Les 35 heures obligatoires sont une application de l’idée que le partage du travail est le meilleur moyen de lutter contre le chômage : « On sait aujourd’hui que les effets des lois Aubry ont été catastrophiques sur la place du travail et de l’effort dans la société, sans oublier l’augmentation du stress, des accidents du travail et l’appauvrissement du lien social au travail. L’accumulation de points de RTT dans le CET (compte épargne temps) est devenue un objectif, pour ne pas dire une obsession de tous les jours. » Et la création d’emplois s’est surtout faite dans « les entreprises de moins de 20 personnes non concernées par les 35 heures »…

L’interdiction du licenciement économique pour améliorer la rentabilité d’une entreprise, a pour but de bloquer la destruction d’emplois et se traduit en fait par le blocage de la croissance (« qui détruit des emplois à peu près autant qu’elle en crée ») et de la création d’emplois : « Une entreprise ne peut licencier qu’au bord de la faillite. Si ce n’est pas le cas, toute débauche est considérée comme scandaleuse et profitable seulement aux capitalistes. »

Face au manque de flexibilité du marché du travail les CDD, qui devraient être l’exception, et le statut d’auto-entrepreneurs sont des parades dérisoires pour le fluidifier… Les entreprises françaises, pour ne pas sombrer, n’ont d’autres possibilités que d’embaucher des immigrés, notamment en provenance d’Europe centrale, de délocaliser ou de substituer du capital au travail…

Le chômage continuera donc d’augmenter en France, inexorablement. Et n’y changera rien, au contraire, la création « d’emplois bidons subventionnés sur fonds publics qui transformeront de vrais chômeurs en faux travailleurs aux frais du contribuable »…

Un nouveau palier sera seulement franchi :

« À préférer le chômage à l’esclavage, beaucoup de nos concitoyens […] amplifient la terreur d’être virés dans le camp de ceux qui ont encore un emploi [qui doivent travailler pour tous les autres]. De sorte que plus il y a de chômeurs, et plus il y a d’esclaves, et plus il y a d’esclaves, plus il y a de chômeurs. »


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  • 35 heures, retour subliminal de la retraite à 60 ans, interdiction du licenciement, que des effets de manche pour soi-disant partager le travail. Mais en réalité le travail ne se partage pas comme on partage une donnée quantitative, il est le résultat d’une effort, d’une production et les signaux lancés d’abord par Mitterand (retraite à 60 ans) puis Jospin (35 heures) puis Hollande et zéro (retour symbolique de la retraite à 60 ans) n’ont eu pour effet que de dévaloriser le travail.

  • les salariés , sous napoleon, ont été les grands perdant de la revolution francaise. ils ne sont pas si libre que cela ( ils doivent montrer leur livret d’ouvrier a maintes reprises, un peu comme les immigrants interieurs en chine, aujourd’hui ). comme les salaires sont generalement, tres bas ( ils le resteront tous le 19ième siecle ), on est pas tres loin de l’esclavage !
    les salariés de la fin du 20ième siecle en france, sont au contraire les grand gagnant du socialisme, si on les comparent aux indepandants ( commercant, artisant, agriculteur ) . toute la legislation est faite pour eux ( salariés roi ! ), sont tres protèger, arrivent a la retraite bien avant les 62 ans promis par sarkozi: preretraite il y a quelques année encore, invalidité ou chomage de longue duré maintenant ( pour mettre du beurre dans les epinards, on travaille au noir ). les retraites sont comfortables, les maisons sont generallement payées depuis longtemps …on peut se bichonner, voyager, aider ses enfants.
    quand au chomage, qui est une extention du statut du salarié, il n’est pas si terrible que cela, pour peu que la maison soit payée, il y a les primes de licenciements, encore le travail au noir, on peut bien attendre 2 ans de trouver un nouveau travail.
    on voit mal avant longtemps, un dirigeant francais etre elu democratiquement en disant qu’il va reduire les avantages de ces-derniers ( par exemple en supprimant les 35 heures ), d’autant plus que la proportions des fonctionnaires ou assimillés a l’interieur de la classe salariale est de plus en plus important, au fils des ans.
    il faudra au moins attendre que  » les trentes glorieuses  » ( les beneficiaires des accords de grenelle de mai 68 ) soient en bonne partie dans la tombe. soit encore une bonne vingtaine d’année.
    il serait etonnant que les » masses asiatiques », laisse a la socièté francaise, une remission aussi longue.

  • « Non vraiment, je reviens aux sentiments premiers,
    » l’infaillible façon de tuer un homme
    » c’est de le payer pour être chômeur.
    » Et puis c’est gai dans une ville, ça fait des morts qui marchent ! »

    100.000 façons de tuer un homme — ©Felix Leclerc

  • Léon Napo était jacobin, ceci expliquant qu’il concevait le salariat comme de la valetaille – Cette catégorie n’était pas concernée par la DDH ; elle ne pouvait participer aux élections (ceci étant bien cahché par nos commissaires du passé vrai qui se font appeler oitrageusement historien !) – Le travail manuel était déconsidéré et on le constate avec les droits de l’enfant naturel qui ne pouvait prétendre « qu’à des aliments et à un travail mécanique » Nos problèmes remontent aux jacobins

  • Les grands gagnants de l’affaire sont les politocards qui font leur business sur le dos des salariés et des chômeurs.

  • A propos du travail salarié et de sa relation au luxe….
    Un nouvel article sur Libérons La Monnaie

    Un instit de banlieue à Gérard Depardieu
    par Alain Vidal

    Ta fortune (120 millions €), comme tout millionnaire, tu la dois à l’appauvrissement d’une armée de salariés, notamment ceux des cités de banlieue !
    En effet, dans les entreprises, 40% des richesses produites par les salariés sont accaparées comme profit par les actionnaires. Ces profits, investis, entre autre, dans des productions cinématographiques, t’ont permis de toucher de fabuleux cachets.
    Plutôt que de servir à la croissance des services publics, ces richesses marchandes alimentent, sous forme monétaire, un secteur de luxe réservé aux plus riches. C’est autant de richesses gaspillées, de temps perdu, pour la création de postes d’enseignants, de médecins hospitaliers, de postes dans les crèches, les centres culturels, dans les bibliothèques, les dispensaires, les centres sportifs, les colonies de vacances…sans oublier les intermittents du spectacle en situation précaire qui devraient avoir le droit de vivre dignement.
    Comment oses-tu prétendre que ta fortune est due à ton travail ?
    Sans les salariés dont 80% touchent moins de 2500 euros par mois, il t’aurait été matériellement impossible de gagner en un an après impôt, 1 700 000 € (simulateur ISF pour un revenu de 3 millions d’euros par an, ce qui est certainement au dessous de ce que tu gagnes). L’équivalent de 140 années de travail pour un smicard !…
    Tu bénéficies tout simplement d’un système de vases communicants : pour qu’une minorité s’enrichisse, les salariés sont ponctionnés de 70% des richesses qu’ils produisent. Avant même toute déclaration au fisc, le salaire net ne correspond qu’à 30% des heures travaillées…[voir lien 1]
    De la douche que tu prends à la caméra qui te filme, en passant par ton scooter ou ton hôtel particulier, ton environnement matériel (privé et professionnel), tu le dois essentiellement à 24 millions de salariés anonymes (92% de la population active), sans lesquels, tu serais à la rue : les travailleurs de l’agriculture, de l’industrie et des services, peuvent se passer d’un acteur de talent, mais le talent d’un acteur peut-il se passer d’eux ? …………….Suite : http://liberonslamonnaie.blogspot.fr/2013/01/un-instit-de-banlieue-gerard-depardieu.html

    • Baptiste Creteur
      7 mars 2013 at 15 h 28 min

      Sur quel critère affirmez-vous que les richesses produites par les salariés sont « accaparées » par les actionnaires ?

      Est-ce sur le même critère que vous affirmez qu’ils sont ponctionnés de 70%, traitant de la même façon les actionnaires et l’État dont vous semblez pourtant espérer que ses « missions de service public » se développeront ?

    • Oui quand on ne sait pas de quoi on parle on se la f*rme..

      En tous cas il y a de quoi être inquiet pour les jeunes enfants qu’il a la lourde charge « d’éveiller »..

    • J’aime beaucoup ce site: défense de théories au mieux faussées au pire pathologiques, entre personnes consentantes… Bref, quand on regarde un peu ailleurs, on tombe par exemple sur les travaux de Rob Gray, un des plus grands chercheurs en comptabilité socio-environnementale actuel (cofondateur du CSEAR), qui affirme (et cela reprend le message d’Alain Vidal) que si l’ensemble des coûts cachés étaient réellement internalisés, nous nous rentrions compte que notre économie est totalement insoutenable. Mais bon, est-ce le but de l’économie orthodoxe?

      • « si l’ensemble des coûts cachés étaient réellement internalisés »

        Encore un gros malin qui pérore sur les coûts cachés ! L’écologie politique et ses thèses pourries, c’est vraiment un truc de gosses de riches impudents et désoeuvrés. On a bien compris que les gains cachés, les parasites les « internalisent » sans honte, eux qui profitent du travail des autres pour débiter tes tirades stupides, sans jamais avoir supporté le coût réel du confort inouï dans lequel ils se prélassent, à commencer par internet.

        S’il y a bien une chose insoutenable, ce sont les idéologues du parasitisme.

        • « Encore un gros malin qui pérore sur les coûts cachés !  » Que répondre?… Si ce n’est, encore un gros malin qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez? Je vous renvoie à quelques règles de comptabilité vieille comme l’origine du capitalisme du genre: lier les produits aux charges, ne pas oublier de charges au passage, présenter une image fidèle de l’entreprise, appliquer un principe de prudence et surtout maintenir le capital quoiqu’il arrive.
          Evidemment, ça défrise un peu certains qui aiment bien surenchérir sur les produits, sous-estimer les charges et s’amuser comme des petits enfants avec des VAN à tout va: c’est comme cela qu’on arrive à rendre normal des taux de rentabilité de 15%. Seulement, voilà, comme la réalité existe, ces taux de rentabilité déconnectés de l’économie réelle doivent reposer sur ce que Jean-François Rischard (furieux idéologue écologiste (non, je plaisante) – ancien vice-président européen de la Banque Mondiale) appelle des stéroïdes, comme les produits dérivés complexes et autres amusements financiers.
          « eux qui profitent du travail des autres pour débiter tes tirades stupides » Vous avez dû bien profiter du travail des autres alors. Vous confondez, comme vos sympathisants, utiliser une situation actuelle pour la questionner (et tenter par exemple de faire en sorte de ne pas profiter du travail des autres de manière inique) et justifier ce qui se fait aujourd’hui (voire amplifier – car j’imagine qu’on ne va pas encore assez loin dans la libéralisation pour vous).
          La différence entre l’Ecologie Politique et le Libertarisme est juste de ne pas vouloir absolument et pathologiquement réduire la complexité de notre monde (par exemple à des droits de propriété), mais bon, je vous laisserai vous escrimer à défendre que le Libertarisme tient compte de la complexité et que l’Ecologie Politique est du vent, ce sera amusant. Au passage, sur quels auteurs vous basez vous pour remettre en question l’Ecologie Politique? Je pose la question parce que généralement (mais je ne veux pas faire de procès d’intentions), l’Ecologie Politique est critiquée sans qu’on ait lu le moindre ouvrage sérieux en parlant, tandis que la critique du Libertarisme repose sur une bonne connaissance de ses propositions.
          Je termine juste en disant que pour contrecarrer les thèses défendues par R. Gray et d’autres, il faut quand même un peu plus d’arguments. Tiens, dans les autres, il y aurait apparemment de dangereux idéologues chef d’entreprises, experts-comptables, commissaires aux comptes, etc.. qui ont rédigé un « manifeste pour une comptabilité universelle » (L’Harmattan, 2012), reprenant cette idée horrible de coûts cachés et autres incongruités écolos… mais alors, on nous aurait menti: le paradis libertarien n’est pas le paradis de ces gens là et nous pouvons avoir une autre vision de la valeur autrement????

  • Oui, mais pour autant l’industrie et le ‘patronat’ ne crée pas plus d’emplois, avec comme excuse majeure le ‘coût de l’emploi’, si souvent amené comme menace pour baisser le salaire versé. C’est aussi une réalité, tout comme les privilèges donnés aux plus riches, et les évasions fiscales multiples. Je suis dans le Pays de Gex, où par crainte trois associations bloquent un projet accepté de construction d’une zone commerciale de 70 boutiques avec 8 restaurants, pour plus de 500 emplois nets. Des patrons bloquent des concurrents, c’est beau l’innovation dans mon pays. Et c’est un exemple concret. Il y a des investisseurs, mais ce ne sont pas les salariés qui coincent, qui bloquent, ce sont trop souvent les autres patrons, les ‘installés’ qui refusent le changement, par peur de perdre leur précieuse clientèle, alors qu’eux mêmes n’innovent plus depuis longtemps et vivotent sur leurs acquis. Voila ce qui mine en partie la relance économique en France.

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