Marché automobile européen : plus de 20% de baisse depuis le point haut

Le marché automobile européen continue à très mal se porter, avec une baisse annuelle de 7,8% et une baisse cumulée de 21% depuis 2007.

Le marché automobile européen continue à très mal se porter, avec une baisse annuelle de 7,8% et une baisse cumulée de 21% depuis 2007.

Par la rédaction de Contrepoints.

Le marché automobile européen continue à très mal se porter, avec une nouvelle baisse franche : -7,8% en 2012 par rapport à 2011. Avec 12,5 millions de voitures vendues en Europe, cela représente une baisse de 3,5 millions par rapport à 2007 qui était le point haut. Plus de 20% de baisse en quelques années donc, sur un marché pourtant essentiel pour l’économie du continent.

Une mauvaise santé qui explique les nombreuses fermetures d’usines annoncées en Europe et en particulier en France. La production européenne s’est ainsi effondrée de 1,2 millions de véhicules, passant de 17 millions à moins de 16 millions. En France, c’est de 14% que la production s’est affaissée entre 2011 et 2012. Une baisse bien plus forte que pour le reste de l’Europe, qui s’explique « par la très forte dépendance des constructeurs aux marchés sinistrés et par l’absence de débouchés hors d’Europe ». Les principaux marchés sinistrés ont été la France  (-13,9%), l’Espagne (-13,4%) et l’Italie (-19,9%). À l’inverse, le Royaume-Uni, malgré ou à cause d’une austérité plus franche qu’ailleurs, a vu son marché automobile croître de +5,3%.

Selon l’institut d’analyse PwC Autofacts, la tendance baissière devrait se poursuivre sur le marché européen au moins jusqu’à la mi 2013, et le second semestre ne verrait-il encore qu’un « début progressif de reprise ». Les ventes s’établiraient ainsi à 12,4 millions de véhicules en 2013, en légère baisse de 0,1 million.

Pour l’expliquer, l’institut cite l’apaisement (relatif) des tensions autour des dettes souveraines mais aussi les mesures de hausse d’impôts en place dans les pays européens qui impactent négativement les perspectives de croissance du marché automobile.

Au vu de ces chiffres, on peut en outre se demander si les politiques violemment anti voitures à l’œuvre, en particulier en France, sont vraiment les bienvenues pour soutenir un marché de l’emploi particulièrement mal orienté.

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