Rythmes scolaires : les profs dans la rue

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Les enseignants des écoles maternelles et élémentaires ont décidé de défiler dans la capitale pour protester contre le retour de la semaine de 4,5 jours.

Vincent Peillon présentera demain en conseil des ministres son projet pour l’éducation. Une journée de grève nationale est prévue, mais Paris prend les devants : les enseignants des écoles maternelles et élémentaires ont décidé de défiler dans la capitale pour protester contre le retour de la semaine de 4,5 jours.

Un article de SOS Éducation.

Le Ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon a bien du mal à faire passer la réforme des rythmes scolaires. Tous les acteurs de l’éducation étaient pourtant d’accord, lors de la concertation, pour fustiger des journées de classe trop longues et une semaine trop courte.

Ce consensus n’a pas empêché, pourtant, le Conseil supérieur de l’éducation de rejeter le 8 janvier dernier, massivement, le décret sur les rythmes scolaires. Ce projet propose de ramener la semaine des écoliers à 4,5 jours par semaine. Le texte n’a recueilli que 5 votes favorables. En revanche, il a obtenu 30 abstentions et 14 voix défavorables.

Le Snuipp-FSU, principal syndicat du primaire, parle d’un projet « incomplet, bricolé et insatisfaisant ». Le secrétaire général du SE-Unsa demande, lui, une revalorisation financière des enseignants…

Au ministère de l’Éducation nationale, en revanche, on se refuse à y voir un échec des négociations : « Il y a des gens qui ont refusé de voter soit pour des considérations qui nous incitaient à aller plus loin, soit qui demandaient davantage d’informations, soit qui voulaient des choses différentes, ce qui nous laisse penser qu’on n’est pas très loin d’un point d’équilibre qui a vocation a être trouvé dans les jours qui viennent ».

Le CSE, dont l’avis n’est que consultatif, réunissait notamment syndicats d’enseignants, fédérations de parents d’élève et collectivités locales. Même là où un accord des acteurs de l’éducation semblait possible, tout est bloqué. Et cela grâce aux syndicats, véritables dinosaures de l’Éducation nationale. Aujourd’hui, le mouvement de grève devrait être très suivi et le service minimum d’accueil des élèves n’est prévu que dans 66 des 662 écoles parisiennes.

Mais quand mettront-ils enfin l’intérêt de l’enfant avant tout le reste ?


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