Et si on privatisait le mariage, gay ou pas ?

Mariage forcé

Dans une tribune parue dans Le Point, le journaliste Pierre-Antoine Delhommais s’interroge sur la privatisation complète du mariage, la position défendue par les libertariens.

Par Pierre-Antoine Delhommais.

Dans une tribune parue dans Le Point, le journaliste Pierre-Antoine Delhommais s’interroge sur la privatisation complète du mariage  la position défendue par les libertariens. En voici quelques extraits, l’article, d’un grand intérêt, est disponible en ligne sur le site du Point :

On l’a compris, les libertariens défendent des thèses radicales, radicalement décapantes aussi. Au nom de la défense des libertés individuelles, les libertariens se montrent a priori favorables au mariage homosexuel, pardon au « mariage pour tous », pour s’exprimer de façon politiquement correcte. Ils jugent scandaleux qu’on puisse être discriminé dans sa vie sociale à cause de ses préférences sexuelles, scandaleux comme l’étaient les anti-miscegenation laws qui ont longtemps interdit dans de nombreux États américains le mariage entre Blancs et Noirs par crainte du métissage.

Mais les libertariens vont beaucoup plus loin en prônant une séparation totale du mariage et de l’État. « Que l’État cesse de s’occuper de définir ce que doit être ou ne pas être un mariage », expliquait récemment David Friedman sur son blog. En un mot, les libertariens sont favorables, accrochez-vous, à une privatisation du mariage.

Selon eux, l’État doit être totalement tenu à l’écart d’une affaire qui relève de la vie privée. Il revient aux mariés d’établir eux-mêmes, par libre consentement, un contrat privé de mariage, un peu comme le feraient deux parties pour un contrat commercial.

[..]

À ce titre, les libertariens jugent que les partisans du mariage pour tous se trompent lourdement lorsqu’ils prétendent mener leur combat au nom des libertés individuelles. Au contraire, en demandant à l’État d’intervenir et de légiférer dans la vie privée, le mariage pour tous porte à leurs yeux une atteinte supplémentaire à la liberté de chacun. La seule solution est donc de privatiser cette union, comme le secteur bancaire ou le marché de l’eau, avec pour immense avantage de résoudre au passage la question délicate du mariage entre deux personnes de même sexe.

L’article intégral sur le site du Point