10 observations sur le sauvetage de l’Espagne

Cela n’a aucun sens de résoudre un problème de dette en créant plus de dette.

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10 observations sur le sauvetage de l’Espagne

Publié le 16 juin 2012
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Cela n’a aucun sens de résoudre un problème de dette en créant plus de dette.

Par Daniel Hannan, depuis Oxford, Royaume Uni.

1. Madrid vient juste d’ajouter 100 milliards d’euros à son passif à l’étranger. Jusqu’au week-end passé, les euro-optimistes nous assuraient que l’Espagne n’avait rien en commun avec le Portugal et la Grèce parce que sa dette et son déficit étaient bien plus bas. Ce n’est plus le cas. La Deutsche Bank explique à présent que la dette du gouvernement espagnol atteindra 97,2% du PIB en 2014-2015.

2. Cela n’a aucun sens de résoudre un problème de dette en créant plus de dette.

3. L’Espagne devait contribuer au Fonds Européen de Stabilité Financière à hauteur de 93 milliards d’euros. Ceci n’arrivera donc pas, ce qui veut dire que le passif de tous les autres pays va augmenter à proportion.

4. Cela n’a aucun sens de résoudre un problème de dette en créant plus de dette.

5. L’Espagne n’a plus la capacité de rembourser ces prêts, pas plus que la Grèce. Ses dettes augmentent plus vite que son économie, rendant le défaut mathématiquement certain.

6. Qu’il est à ce point prévisible (et déprimant en même temps) de voir le marché de court-terme rebondir sur le dos d’encore un autre sauvetage ! Le marché, comme l’explique Allister Heath, est devenu accro, prêt à tout pour la prochaine injection de cash gouvernemental. Et chaque envolée est bien sûr plus courte que la précédente ; la sensation de manque revient vite… Quel pipeau que ce capitalisme-là !

7. La plupart des gouvernements participant aux fonds de sauvetage sont eux-mêmes en déficit. La dette est ainsi empilée sur de la dette. L’Europe s’administre une transfusion en prenant du sang de l’un de ses bras pour se l’injecter dans l’autre. Et en plus, le tube fuit.

8. Combien de fois ces sauvetages bancaires devront échouer ? Aucun des sauvetages précédents n’a eu l’effet désiré ; au contraire, les pays qui ont injecté les plus grosses sommes ont souffert les plus grosses déconfitures. Ce que nous devrions faire, c’est fermer gentiment les banques en déroute, convertir leurs obligations en actions, et forcer les actionnaires et les possesseur d’obligations à subir les conséquences de leurs décisions malheureuses plutôt que faire porter leurs pertes sur les contribuables.

9. Ce n’est pas vraiment un sauvetage de l’Espagne. C’est un sauvetage de l’Euro. L’Europe traite la tumeur, et pas le patient.

10. Cela n’a aucun sens de résoudre un problème de dette en créant plus de dette. C’est si important que je vais le traduire au bénéfice de tout ministre espagnol qui pourrait lire ces lignes : Utilizar deuda para solucionar la crisis de la deuda es ilógico.

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